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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 23:29

Algérie – Santé - Ramadhan: 60% des diabétiques mettent leur vie en danger

sucre Gare au sucre

 

Le professeur Aïssa Boudiba, chef du service de diabétologie au CHU Mustapha Pacha, a indiqué que 60% des diabétiques mettent leur vie en danger en observant le jeûne durant le mois sacré de Ramadhan.

Lors d’une journée de sensibilisation au diabète organisée, hier, par le quotidien El Moudjahed, le Pr Boudiba a précisé qu’« un nombre important de diabétiques ne suivent pas les conseils du médecin traitant et observent le jeûne ». Les médecins tentent, par différents moyens, de dissuader les patients d’observer le jeûne durant le mois de Ramadhan, mais la majorité d’entre eux ne respecte pas ces conseils, ce qui entraîne des complications de leur état de santé, a-t-il ajouté. L’ancien ministre des Affaires religieuses, le Pr Mohamed Beredouane, a relevé, quant à lui, le manque de sensibilisation, soulignant la divergence des avis au sein d’une même famille concernant les questions de fiqh.

Le corps paramédical a également un rôle à jouer aux côtés des médecins en vue de sensibiliser les malades aux dangers du jeûne. De son côté, le président de la Fédération algérienne des associations des diabétiques (FAAD), Noureddine Boucetta, a affirmé que de nombreux diabétiques sont morts en observant le jeûne. Les spécialistes recommandent aux diabétiques de consulter un médecin avant le début du mois sacré de Ramadhan afin de ne pas exposer leur vie au danger.

Source El Watan APS

Le Pèlerin

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 23:22

Humour - La pizza de Dédé

Pensée du jour

 

La Pizza

Dédé commande une pizza et on lui demande si on devait la couper en 6 ou en 12 morceaux...

Dédé répond : "6 morceaux, je ne pourrai jamais en manger 12."

Le Marin

C'est un couple qui se fait réveiller par le téléphone à une heure tardive. Le mari répond et raccroche violemment. Sa jolie femme lui demande :

"Qui c'était au téléphone mon chéri ?

Il lui répond : "J'pense que c'était un maudit marin qui s'est trompé de numéro, il voulait savoir si la côte était claire...

La Robe

Savez-vous pourquoi la mariée est vêtue d'une robe blanche ?

Parce que ça se marie avec la cuisinière, le frigo, la laveuse, la sécheuse, ect.

Le Pèlerin

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 05:20

Randonnée en montagne : les conseils pratiques des gendarmes

image-n--31-lac-de-soulcem.jpg.jpg

 

En ce début de période estivale propice à la randonnée, cinq à six appels au secours quotidiens parviennent au standard du PGHM. Des personnes inquiètes signalent la disparition d’un proche. Il s’agit dès lors pour nous, secouristes, de localiser une personne isolée dans le milieu montagnard en ignorant d’emblée sa position , mais aussi son état de santé. La chose est loin d’être aisée dans l’immensité d’un massif montagneux très boisé, au relief tourmenté et pourtant parcouru d’innombrables sentiers.

La gendarmerie sait mobiliser tous ses hommes pour mener simultanément enquête et secours. Parfois, des semaines d’investigations seront nécessaires pour élucider le mystère d’un accident, d’une disparition. L’erreur humaine est très souvent à l’origine des drames montagnards. Aujourd’hui, on intervient peu sur des victimes mal équipées. Beaucoup de pratiquants ignorent ou transgressent les deux règles fondamentales de la randonnée qu’il convient de rappeler :

Ne pas pratiquer la montagne seul.

Partir seul est une mode , se séparer et abandonner son compagnon de route est aujourd’hui une pratique courante. C’est sans compter qu’une personne isolée ne pourra bénéficier dans des délais raisonnables d’un prompt secours puisqu’il faudra déjà la trouver. Quand en plus, elle porte des vêtements camouflés, ne dispose pas d’un téléphone et n’ a pas indiqué à quelqu’un son itinéraire et ses horaires, l’opération devient difficile, longue et coûteuse en moyens dispensés. Quand elle peut le faire, la personne en difficulté doit savoir se faire repérer en criant, en agitant des vêtements, en se positionnant dans une clairière, en faisant un feu… L’hélicoptère soumis à des contraintes de vol peut passer trop vite et il est impossible de repérer quelqu’un qui ne manifeste pas sa présence. Le fluo, le rouge, le jaune, le blanc sont des couleurs très visibles .

S’il dispose d’un téléphone, le randonneur doit contacter le 112, économiser ses batteries pour pouvoir communiquer avec les secouristes et suivre leurs consignes durant toute l’opération.. Enfin, il vaut mieux s’arrêter que prendre des risques, préparer éventuellement une nuit improvisée qui ne peut se concevoir qu’avec un sac à dos contenant aussi un vêtement chaud, un vêtement imperméable, une boisson, une trousse à pharmacie, un briquet, du papier…

Partir tôt pour revenir tôt

Cela permet de bénéficier de la relative fraîcheur matinale, d’éviter de fournir des efforts durant les heures les plus chaudes de la journée propices aux malaises graves. Bien sûr, par cette simple règle, on évite les orages estivaux de fin d’après midi , mais surtout en prévoyant un retour de bonne heure, on permet aux secouristes d’intervenir avant la nuit , ce qui garantit une prise en charge plus rapide.

Les brigades de gendarmerie, les offices du tourismes mettent à disposition gracieusement des brochures ou dépliants qui délivrent tous les conseils utiles à la bonne pratique montagnarde. Le site internet du PGHM de l’Ariège est un moyen d’information complémentaire :

Source  http://www.pghm-ariege.com/

Le Pèlerin

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 05:03

Les premiers essais de la chaîne de production prévus fin 2011.

Renault Fluence

Le projet de Renault à Tanger semble bien avancer.

Après les retards au début des travaux dûs aux intempéries, le constructeur a mis les bouchées doubles pour accélérer la cadence. Selon un cadre supérieur en charge du projet, les travaux de terrassement ont été achevés et ceux des fondations aussi. Les équipes sur place, 1000 personnes environ, ont entamé les constructions du site qui s’étendra sur 220 000 m2 (22 ha) sur une parcelle d’une superficie globale de 280 ha.

Depuis quelques semaines, ce sont deux équipes qui se relaient à raison de 8 heures chacune 7j/7. A partir de la maison mère, les yeux des responsables sont rivés sur le projet. Tout cela pour que le site soit prêt dans les temps. D’ailleurs, selon la même source, les premiers essais de la ligne de production devront démarrer fin 2011. Dans cette perspective, 300 futurs ingénieurs, cadres et techniciens sont déjà en formation un peu partout dans les autres sites de Renault notamment en France et en Roumanie.

D’un autre côté, le constructeur français continue de préparer le terrain quant aux relations avec ses futurs équipementiers dont une douzaine est déjà installée, soit à proximité immédiate du site, dans la zone d’activité de Tanger Med, soit à Tanger Free Zone (TFZ). Mais il en faudra certainement plus. D’ailleurs, pas plus tard que les 28 et 29 juin, et à l’initiative de Renault, plusieurs équipementiers français ont fait le déplacement à Tanger et à Casablanca aussi pour des réunions de prise de contact.

A cette réunion, ont été conviés des équipementiers de 1er rang mais également de 2e rang. Ces derniers ne fournissent pas directement le constructeur mais fabriquent des parties qui entrent dans la composition de pièces fabriquées par les premiers. Pour les responsables de Renault, le principal argument mis en avant pour convaincre ces industriels de venir s’installer consiste à «leur démontrer qu’en venant s’implanter au Maroc ils peuvent, en plus du futur site de Renault, se positionner sur des marchés de proximité, notamment l’Europe, grâce à la compétitivité des coûts des facteurs mais aussi aux infrastructures et à la chaîne logistique performante qu’offre le port Tanger Med», détaille un responsable chez Renault Maroc.

Rappelons que l’usine de Renault de Melloussa, dont les travaux ont démarré en janvier 2008, devra entrer en service début 2012. Pour le groupe il s’agit là d’une usine pilote, la première qui aura le label «Zéro carbone» en plus de technologies qui seront utilisées pour la première fois. Renault veut en faire un site modèle. Et ce n’est pas pour rien que le patron, Carlos Ghosn, suit lui-même le projet de très près, comme le confie une source chez Renault, à travers un raport quasi quotidien.

Source la vie économique

Le Pèlerin

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 05:01

Algérie : Le pari perdu de la croissance économique

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Les patrons fédérés au sein du Forum des chefs d’entreprises (FCE) ont sonné, hier, le tocsin à l’occasion d’une rencontre-débat ayant pour thème « Quel avenir pour l’entreprise algérienne ? » La situation économique du pays ne fait pas sourire et les « incitations macroéconomique et microéconomiques font défaut pour créer de la croissance ».

Le président du FCE, l’ex-ministre des PME, Réda Hamiani en l’occurrence, n’y est pas allé par quatre chemins pour critiquer la politique économique actuelle du gouvernement marquée par « le gonflement exponentiel du budget d’équipement de l’Etat. Faut-il rappeler que les dépenses d’équipements publics sont passées d’un volume annuel de 453 milliards de dinars en 2002 à 2814 milliards de dinars en 2009.

Cette hausse des dépenses publiques « ne profite que marginalement à l’entreprise algérienne et, par voie de conséquence, ne produit que peu de résultats en termes de croissance économique », selon M. Hamiani. C’est donc, pour M. Hamiani, un investissement de l’Etat dans l’importation puisque « l’explosion de la facture des importations est directement liée à l’augmentation sans précédent du niveau des dépenses d’équipement du budget de l’Etat ». Le président du FCE, qui use habituellement d’un langage diplomatique quand il s’agit de critiquer les actions du gouvernement, ira jusqu’à dire que « l’orientation prise vers un retour graduel à la gestion administrée des importations est une mauvaise solution ».

Le FCE, qui a jugé récemment l’instauration du crédoc (lettre de crédit) comme seul moyen de paiement des importations, a estimé, hier, par la voix de son président, que « les mesures censés restreindre l’importation, à l’image de cette obligation de passer par le crédit documentaire, sont des mesures qui, aux yeux des chefs d’entreprise, pénalisent nettement plus les producteurs qu’elles ne contribuent à réduire les importations ».

M. Hamiani s’est même interrogé sur « la justesse de la décision du gouvernement de limiter la part étrangère à 49% dans l’investissement lorsqu’elle est autorisée à 70% dans les activités de pur commerce ». Après avoir ainsi balisé le terrain aux intervenants, le professeur Abdelmadjid Bouzidi, lui, n’a fait que noircir davantage le tableau représentant les fondements de l’économie nationale et la vulnérabilité des moteurs de croissance.

Les voyants sont au rouge

Selon M. Bouzidi, « le régime de croissance actuel n’est pas bon. Il est extensif, coûteux et éphémère. C’est-à-dire que l’on injecte massivement des ressources sans pour autant créer de la richesse et le retour sur investissement est faible ». Chiffres à l’appui, le professeur a indiqué que l’écart entre la croissance du secteur hydrocarbures et la croissance hors hydrocarbures est de taille, se situant à -6,6% en 2009 contre 2,3% en 2008.

Déchiffrant les autres moteurs de croissance pour le cas Algérie, l’investissement public orienté vers le développement de l’infrastructure représente 84% (soit 10% du PIB) de la totalité des investissements, alors que le privé ne représente que 15% et les IDE (investissements directs étrangers) se limitent à un taux de 1%. Au niveau du Maghreb, l’Algérie se situe loin derrière ses voisins en termes de consommation puisque la moyenne annuelle entre 2005 et 2008 était de l’ordre de 78% du PIB en Tunisie, 75% au Maroc, alors que la proportion ne dépasse pas 44% en Algérie.

Sur le plan du commerce extérieur, l’Algérie est audsi le mauvais élève du Maghreb puisqu’elle n’exporte que 184 produits, contre 1193 produits pour la Tunisie et 1120 pour le Maroc. Ceci alors que la dépense publique, fortement critiquée par les patrons du FCE, est la plus importante en Algérie avec au tableau de bord un taux du 45,4% du PIB, alors que la dépense publique en Tunisie représente 27,5% et 28,9% au Maroc. A. Bouzidi a indiqué que « le voile des hydrocarbures risque de se déchirer et nous nous dirigeons droit dans le mur »

Le président d’honneur du FCE, Omar Ramdane, a, lui, résumé le climat des affaires en trois mots : « Inquiétude, illisibilité et blocages. » Selon lui, la situation économique et des affaires est « pire que celle vécue par les chefs d’entreprise durant les années 1990. Je me pose sérieusement la question : devrai-je continuer ou non ? » Ainsi, il s’avère que le désespoir et l’incertitude sur le plan économique ont atteint même la sphère qui crée la richesse. Economiquement, l’Algérie doit son salut à ses hydrocarbures.

Source El Watan Ali Titouche

Le Pèlerin

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 04:34

La région nord : Le commandement politique

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Où se trouve le commandement général et opérationnel ?

En Kabylie. Avant-garde des groupes terroristes, la région kabyle en particulier est le fief et le point de départ des terroristes, notamment pour l’exécution d’attentats terroristes dans la capitale. Cette région contient l’une des phalanges les plus meurtrières katibat El Ansar, spécialisée dans les rapts, les kidnappings, les attentats ciblant les casernes et les postes de police, afin de récupérer les munitions et les armes. Depuis l’intensification, les frappes de l’armée et la sophistication des moyens de lutte, ces cellules auraient plus de mal à communiquer entre elles, en particulier depuis avril 2009. Face à cette situation, les terroristes ont adopté une nouvelle stratégie : les phalanges sont devenues totalement autonomes. Elles se sont redéployées : les casemates ne sont plus les mêmes, elles se sont rapprochées des villes (ce qui rend la lutte plus difficile, car l’armée ne peut pas frapper les zones habitées). Par ailleurs, chacune des phalanges assure son autofinancement, ainsi que l’initiative des attaques.

Pourquoi les terroristes frappent-ils davantage l’été ?

D’abord parce que sur la côte, leurs déplacements deviennent plus faciles. Avec l’affluence des estivants, l’augmentation du trafic routier, les terroristes peuvent sortir du maquis et se fondre dans la foule. D’où l’augmentation des attaques et des rapts. D’autant qu’ils effacent tous les signes qui pourraient renseigner sur leur appartenance – barbe, kamis… Ensuite, c’est pendant l’été qu’ils peuvent se réapprovisionner en armes. Les températures pouvant atteindre plus de 56°C dans certaines zones du Sud compliquent la lutte, d’autant que l’emplacement exact des « aires » terroristes reste inconnues. Pour l’armée, impossible d’envoyer autant de troupes qu’en hiver. Reste la surveillance aérienne. Mais là encore, la chaleur est telle qu’elle compromet le fonctionnement du matériel. Profitant du nombre moins important de ratissages, les terroristes profitent de la situation pour acheminer leur matériel (téléphones satellitaires, armes, jumelles, munitions…). Un risque qu’ils n’hésitent pas à prendre même s’ils enregistrent des pertes humaines importantes : certains convoyeurs sont retrouvés en décomposition sur les routes de la contrebande avec leur cargaison. Une simple panne, par cette chaleur, peut suffire à les condamner. Pendant ce temps, les forces de sécurité se concentrent au Nord pour assurer la sécurité des citoyens, notamment à Alger (où un plan spécial est établi chaque saison estivale), mais aussi Boumerdès, Tizi Ouzou, Bouira, Béjaïa, Jijel, Bordj Bou Arréridj, Sétif, Skikda… et dans un moindre degré, Oran, Annaba, Constantine…

Les attaques terroristes sont-elles toujours des représailles aux actions de l’armée ?

Oui et non. Au sein de l’organisation, il y a un mot d’ordre : dès une attaque de l’armée, il est demandé aux chefs d’organiser une réplique. Mais ce n’est pas toujours exécuté, d’autant que les phalanges fonctionnent de manière autonome. Parfois, ils n’ont, par exemple, pas le financement nécessaire. Les attaques sont plutôt organisées en fonction de leurs besoins opérationnels. Surtout en ce moment : ils s’attaquent aux casernes pour combler leur manque de munitions. Dernièrement, un groupe terroriste appréhendé dans la région de Draâ El Mizan par les forces combinées a démontré que les groupes terroristes manquent d’armes : les kalachnikovs et les autres armes trouvées chez les terroristes étaient vides de munitions. Toujours à Draâ El Mizan et à Boumerdès, deux habitants se sont vu subtiliser leur arme par un groupe terroriste.

La région sud : Approvisionnement et relations internationales

Existe-t-il un lien entre le terrorisme au Sahel et les maquis du Nord ?

Sans la région sud, les maquis du Nord n’existeraient pas. Et inversement. A la frontière de plusieurs Etats du Sahel, cette zone constitue la priorité aujourd’hui pour les services de sécurité, car c’est là qu’est acheminé le gros des armes vers les maquis du Nord. Les groupes, qui seraient réunis sous la direction d’un seul émir, également l’émir du GSPC, Abdelmalek Droukdel alias Abou Mosaâb Abdel Wadoud, travaillent avec la complicité des contrebandiers et autres trafiquants nombreux dans la région. Cette zone demeure la base de subsistance de la région nord, d’autant que c’est une plateforme de trafic de tout le Sahel (un nom attribué par les médias à la région, mais qui, pour l’armée, ne correspond à aucune réalité). Les connexions entre les marchands d’armes, les contrebandiers et les terroristes ne font plus aucun doute. A côté des groupes, il existe des phalanges installées au Mali, au Niger, en Algérie, en Mauritanie, qui abritent aussi des camps d’entraînement. Ces phalanges recrutent des djihadistes dans tout le Sahel (d’où la présence d’éléments de diverses nationalités capturés ou tués par les forces de l’ordre) et nouent des relations avec les autres mouvements djihadistes : Somalie, Yémen, Tchad… et les réseaux mafieux internationaux. 

Que se passe-t-il à Alger ?

La capitale n’est que le « bras » exécutif du commandement en Kabylie. Il s’agit de la seriat El Feth (voir encadré). Dépendante de la katibat El Farouk, elle travaille également pour les autres katibat : Al Ansar et El Arqem notamment. Ses réseaux de soutien se concentrent dans la région est. Un vrai défi pour le dispositif de lutte antiterroriste, car ces réseaux n’ont aucun lien direct avec les terroristes : l’argent passe par une multitude d’intermédiaire. Point important : c’est à Alger que s’effectue, principalement en hiver, le recrutement pour la Kabylie. De fortes suspicions pèsent sur certaines mosquées et certaines halaqat. En été, ils sont prêts à intégrer les maquis, une opération rendue plus facile du fait que les casemates se sont rapprochées des villes. Alger est aussi le centre de communication et de propagande d’où sont distribués les films subversifs et les fetwas djihadistes faisant l’apologie du terrorisme pour les autres groupes répartis notamment dans la région nord-est. En juin dernier, les éléments de la Sûreté nationale, postés dans les points de contrôle de la capitale, ont été destinataires d’une liste accompagnée de photographies de présumés terroristes activant dans la région est d’Alger. 

Source El Watan Zouheir Aït Mouhoub

Le Pèlerin

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 04:26

Bouteflika revient sur le partenariat d’exception dans un message de vœux adressé à Sarkozy

boutelika sarkozy

 

L’Algérie et la France ont-elles décidé d’arrêter définitivement la brouille qui caractérise les relations depuis quelques années ? Après un premier rapprochement constaté depuis peu sur le plan économique, notamment par le déblocage de certains grands dossiers, Alger et Paris tentent aujourd’hui de renouer le dialogue politique tombé au plus bas niveau depuis quelques années.

En effet, tout porte à le croire après le message adressé par le président Bouteflika à la veille de la fête nationale française à son homologue Nicolas Sarkozy dans lequel il lui réitère son engagement à œuvrer à l’approfondissement du dialogue politique. «Je voudrais, en cette occasion, vous redire mon engagement à œuvrer, de concert avec vous, à l’approfondissement de notre dialogue politique et à la poursuite de l’œuvre d’édification d’un partenariat d’exception et mutuellement bénéfique pour nos deux pays et nos deux peuples», a-t-il dit au chef de l’Etat français.

Le moment était opportun pour s’interroger sur les relations algéro-françaises et les moyens d’éviter qu’elles ne traversent à l’avenir d’autres «trous d’air» comme celui qu’elles ont connu en 2005 après le vote de la loi par le Parlement français positivant la présence coloniale.
L’occasion également de se parler franchement, hors du cadre des rencontres solennelles, après avoir procédé aux formalités d’usage sur l’ancestrale amitié entre les deux nations.

Plusieurs événements liés à la question de la circulation des personnes, au, Sahara occidental, aux investissements avaient ulcéré Alger. Une première décrispation était intervenue lors du sommet France-Afrique de Nice, où Nicolas Sarkozy avait rencontré longuement Bouteflika, et au G20 au Canada.

Dans ce contexte apaisé, le président Bouteflika a prôné «l’approfondissement de notre dialogue politique et la poursuite de l’œuvre d’édification d’un partenariat d’exception et mutuellement bénéfique pour nos deux pays et nos deux peuples». Après plusieurs mois de tensions, les relations entre Alger et Paris connaissent depuis quelques semaines un début de normalisation. Le président Bouteflika avait reporté, rappelons-le, sa visite de deux jours en France prévue au mois de juin 2009.

Cette visite de deux jours devait permettre à plusieurs projets de partenariat entre Alger et Paris d’être annoncés dans le domaine économique. La dernière visite de Bouteflika en France remonte au mois d’avril 2007 pour effectuer des examens médicaux, une visite qui a été accueillie par une campagne médiatique qui s’est acharnée sur les positions de Bouteflika concernant le traité d’amitié que Paris voulait signer avant la fin du mandat du président Chirac. Les partis de droite ont vivement réagi à la visite de Bouteflika, aidés, dans leur campagne acharnée contre le président de la République, par les différents médias dès qu’ils ont appris la venue du président Bouteflika à Paris, pour des examens médicaux prescrits par ses médecins après son intervention chirurgicale au niveau de l’estomac en 2006.

Mais, depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. La présence du président Bouteflika au sommet de l’UPM de Paris, le 13 juillet 2008, a, quelque peu, apaisé les relations tumultueuses entre les deux pays.
Récemment encore, l’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, a qualifié l’Algérie de «partenaire d’exception pour la France». Il a estimé que les échanges entre les deux pays «vont crescendo» et que la coopération s’inscrit dans la continuité, passant à chaque fois de nouvelles étapes «vers la mise en place d’un véritable partenariat d’exception». Le diplomate français dit ensuite que l’actuel président Sarkozy «est le plus motivé et affiche le plus d’intérêt pour l’Algérie», et il en veut pour preuve que le président français a effectué deux visites en moins d’une année en Algérie dont une visite d’Etat en décembre 2007.

Près de 320 filiales d’entreprises françaises sont installées en Algérie. La France demeure le grand investisseur hors hydrocarbures en Algérie, mais aussi le plus grand employeur étranger avec pas moins de 30 000 emplois directs créés.
Source Le Jeune indépendant Mahmoud Tadjer

Le Pèlerin

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 04:22

Les visas, abcès de fixation entre Alger et Paris

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Alors que l'Algérie et la France se préparent à conclure un nouvel avenant à l'accord bilatéral de 1968, la négociation est polluée par une enquête de la Cimade sur les conditions de délivrance des visas.

L’ONG a noté un taux de refus record avec 35% de refus que les autorités consulaires françaises ont attribué à un “risque migratoire” élevé des Algériens. Une précision sur la Cimade (Comité inter-mouvements auprès des évacués) : c’est une association née en 1939, dans le feu de la Seconde Guerre mondiale, pour porter assistance aux populations évacuées d’Alsace et de Lorraine, puis aux personnes enfermées dans les camps d’internement. Sa mission a évolué et, aujourd’hui, elle est vouée exclusivement à l’assistance aux immigrés clandestins. Depuis 1984 et jusqu’au 31 décembre dernier, elle était la seule à intervenir dans les centres de rétention administrative où sont enfermés les sans-papiers en voie d’expulsion.
Désormais, elle partage cette mission de vigile avec quatre associations (France Terre d’Asile, Forum Réfugiés, Ordre de Malte, ASSFAM). C’est une mission financée par le gouvernement sur le budget du ministère de l’Immigration qui va y consacrer 11,5 millions d’euros en 2010.
En se rendant en Algérie au même titre que dans cinq autres pays, la Cimade est revenue avec le constat que les Algériens, première communauté étrangère en France et premiers demandeurs de l’autorisation d’entrée dans l’Hexagone, sont discriminés en matière de délivrance des visas. Plus généralement, l’ONG s’émeut du coût des visas et du fait que les demandeurs ne sont pas remboursés en cas de refus. C’est une règle qui n’est pas exclusive à la France mais de tous les pays de l’espace Schengen, de la Grande-Bretagne et des États-Unis. Dans les années 90, les Algériens souhaitant se rendre à Londres devaient déposer leur demande à Tunis avec tout ce que cela impliquait comme frais... C’est dire que les choses ont bien changé. En laissant entendre que les Algériens sont discriminés, la Cimade a laissé jaillir un flot de critiques contre la France, renvoyée à son histoire coloniale. En matière de visas, l’Algérie applique depuis peu la règle de la réciprocité même si la plus forte demande émane des binationaux qui préfèrent voyager avec un passeport français. La Tunisie et le Maroc n’imposent pas de visa aux Français qui constituent une grande clientèle touristique. Avec la Tunisie, la France a signé l’année dernière un accord de gestion des flux migratoires. Elle souhaite conclure le même avec le Maroc avant la fin de l’année. C’est le délai qu’elle se donne pour la révision de l’accord de 1968 avec l’Algérie. L’enquête de la Cimade va-t-elle contrarier ce projet ? Peu sûr car les données livrées par l’ONG étaient publiques et donc connues des autorités algériennes. Le message du président Bouteflika à Nicolas Sarkozy à l’occasion de la fête nationale française est, par ailleurs, empreint d’une volonté d’apaisement.
La négociation prévoit d’ailleurs un volet sur les visas. Pour l’Algérie, il n’est pas question d’évoquer la lutte contre l’immigration clandestine mais de faciliter la circulation pour une meilleure cohésion de la communauté. “Une bonne négociation doit renforcer le droit des Algériens en matière d’établissement et de circulation”, assurait-on il y a quelque temps auprès de la délégation algérienne. L’Algérie souhaite ainsi des visas de un à cinq ans au bénéfice des hommes d’affaires, universitaires, artistes et journalistes.
Elle veut un renforcement du regroupement familial, notamment pour les enfants adoptés sous le régime de la kafala. Actuellement, l’examen de leur demande met entre un et deux ans. cela reste quand même un privilège puisque pour les autres pays, il n’est même pas reconnu, l’adoption étant régie par une réglementation sévère en France. L’Algérie demande aussi une “diligence” dans l’examen des demandes de visas dans le cadre de visites familiales, soins et démarches administratives dans le cas des successions. Pour ses étudiants, elle veut une suppression du permis de travail et une augmentation du volume horaire actuellement de 16 heures par semaine. Pour les étudiants des autres nationalités, il est de 20 heures. En contrepartie, la France demande la réciprocité pour la circulation, l’établissement et les droits patrimoniaux. Les Français voudraient se voir reconnu le droit d’acheter des biens immobiliers, de les vendre et d’en transférer les bénéfices. Une demande inaccessible. “Nous avons expliqué gentiment aux Français que de tels droits vont à l’encontre des principes de notre Révolution. Ils ont compris”. Les Français jouissent déjà en Algérie de privilèges qui ne sont pas reconnus aux ressortissants d’autres pays. Ces privilèges ont été consacrés par deux décrets publiés en 1976 et en 1988. Un Français installé en Algérie se voit délivrer un titre de séjour de deux ans, renouvelable une fois avant de passer à 10 ans. Après trois rencontres exploratoires, la négociation de fond va avoir lieu à Paris. Les chefs des deux délégations tentent de faire converger leur agenda en vue de fixer une date. La première rencontre a eu lieu en juillet 2009 à Alger et a servi à poser le cadre et les principes de la négociation. Deux autres, à Paris en septembre 2009 et à Alger en novembre 2009, ont permis à chaque partie de remettre ses propositions à l’autre. La France souhaite boucler le dossier avant la fin de l’année. L’Algérie n’est pas aussi pressée. Mais l’Algérie tient à l’accord bilatéral qui lui accorde un régime dérogatoire favorable et veut le renforcer avec les éléments positifs contenus dans le droit commun.

Source Liberté Ameur Ouali

Le Pèlerin

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 03:21

Algérie - Tipasa – Sécurité et Habitat 

 

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Protection civile : Une présence accrue sur tout le territoire de la wilaya

Après avoir désormais couvert l’ensemble des daïras de la wilaya, la direction de la protection civile compte étendre sa présence jusque dans les communes, même les plus reculées.

Il y a dix ans, la wilaya de Tipasa comptait seulement six unités de la  protection civile. Le déficit en matière d’infrastructures enregistré alors rendait plus ou moins difficile les missions et les interventions des sapeurs pompiers en cas de sinistres, notamment lorsqu’il s’agissait des  zones reculées. 
«En plus de l’unité de Tipasa et l’unité marine implantée à la Corne d’Or, la protection civile disposait avant 1999 de cinq autres structures à l’échelle de toute la wilaya. Celles-ci sont situées à Hadjout, Koléa, Cherchell, Oued El Bellah. Dans le souci de permettre une couverture plus étendue et une présence effective dans chaque daïra, notre direction a bénéficié au cours des deux précédents plans quinquennaux  de tout un programme d’investissements en ce sens»  révèle le lieutenant Michalikh, le chargé de la communication au niveau de la direction de la protection civile à Tipasa.
Le programme en question a été amorcé par un projet très important, celui  de la réalisation en 1999 d’une unité à la Daïra de Bou Ismail, l’une des circonscriptions importantes de la wilaya, jusqu’alors non couverte. Celle-ci a été réceptionnée en 2003.
En 2006, c’était au tour de Douaouda,  Gouraya et Damous de bénéficier de la même infrastructure. «Les deux unités de Damous et de Gouraya fonctionnelles depuis quatre ans maintenant  ont permis à la protection civile d’assurer une présence plus accrue de ses éléments dans la partie ouest de la wilaya, réputée par l’immensité  de son domaine forestier.
Ainsi donc, en cas par exemple d’un éventuel incendie notre présence permanente dans ces deux communes optimise grandement le temps de nos interventions sur les sites sinistrés. C’est vous dire l’avantage qu’offre ces nouvelles structures» souligne le même officier. De 2005 à 2009, sept autres projets ont vu le jour à Tipasa.
«L’année 2007 a marqué l’achèvement des deux premiers projets du second programme. Ceux-ci ont concerné la réalisation d’infrastructures administratives de la protection civile respectivement à Sidi Amar et à Ahmeur El Ain.
A ces nouvelles structures s’ajoutent l’unité de Ain Tagourait, opérationnelle depuis mars dernier, une autre à  Attatba ainsi qu’une unité marine à Cherchell, dont la mission est d’assurer, entres- autres,  des interventions en mer » éclaircira à ce propos le lieutenant Michalikh. La protection civile a également bénéficié au cours de la même période d’une salle de sport entièrement équipée, située dans l’enceinte de l’unité principale du chef-lieu de wilaya et un centre de regroupement à Cherchell, dont les délais de livraison sont fixés pour le 03 décembre 2011. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en dix ans, la protection civile de la wilaya de Tipasa, grâce aux investissements publics dont elle a bénéficié, est arrivée à s’implanter dans les dix daïras que compte Tipasa.
«L’autre impact positif de ce programme est assurément la création de 424 nouveaux postes d’emploi permanents et 141 autres temporaires » tient à ajouter le lieutenant Michalikh. La protection civile compte étendre sa présence à toutes les communes. En effet, à la faveur de l’actuel quinquennat plusieurs projets sont inscrits en ce sens et porteront sur la réalisation d’unités légères à Hadjret Ennos, à Kerkouba (grand quartier de Koléa), à Nador, à Sidi Rached et Bourkika et à Aghbal.
Aussi, il sera question de la construction d’un nouveau siège de l’unité principale du chef-lieu de wilaya, d’un autre pour la direction, d’un centre d’entraînement au port, d’un bloc pédagogique, d’un programme de 30 logements ainsi que d’un célibatorium.

Visite des ministres de l’Intérieur et de l’Habitat à Tipasa : 2.331 logements distribués

2.331 logements LPL (logement public locatif) et LSP ont été distribués hier à travers 10 communes de la wilaya de Tipasa. MM. Dahou Ould Kablia et Noureddine Moussa, respectivement ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales et ministre de l’Habitat et de la Construction, ont présidé au chef-lieu de la wilaya la cérémonie officielle de remise des clefs à quelques bénéficiaires.

En clair, il s’agit de 1.136 unités de type LPL, anciennement désigné par LSL (logement social locatif), réparties à travers les communes de Tipasa (240 unités), Hadjout (200), Bou-Ismaïl (179), Bouharoun (60), Fouka (190), Cherchell (127), Sidi Rached (90) et Koléa (50), ainsi que de 1.195 logements LSP, dont les sites sont implantés dans sept communes. Avant de rejoindre le lieu de la cérémonie à Tipasa ville, les deux membres de gouvernement ont été accueillis par les autorités locales, à leur tête le wali, au niveau de la ville de Bou-Ismaïl. Là, ils ont inauguré le nouveau siège de l’APC. Cette structure, qui surplombe la ville du côté sud, vient remplacer ainsi l’ancien siège du centre ville qui n’arrive plus à prendre en charge dans de bonnes conditions les besoins exprimés par les citoyens. Le cortège ministériel s’est dirigé à Aïn Tagouraït pour l’inauguration du nouveau siège de l’unité de la protection civile. Ensuite, les deux ministres se sont rendus à Hadjout. Sur place, deux cérémonies de remise de clefs à quelques attributaires ont été organisées sur les deux sites où sont implantés les deux programmes LSP constitués respectivement de 309 et de 198 logements. L’assiette qui totalise presque 3 hectares et abritant 309 unités LSP a été récupérée par les pouvoirs publics après l’opération de démolition qui a concerné 262 habitations précaires et 17 commerces.

Les 262 familles de ces maisons vétustes ont été relogées dans de nouveaux logements à la cité Fadès. Au chef-lieu de la wilaya, deux autres inaugurations attendaient les deux ministres. A savoir le nouveau siège de la wilaya dont les travaux ont été réceptionnés en juin 2008, ainsi que celui de l’APC. Au siège de la daïra, Dahou Ould Kablia a inspecté le dispositif d’élaboration du passeport et de la carte d’identité biométriques. 

Source Horizons Amirouche Lebbal.

 

Le Pèlerin

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 23:59

Les limites de l’illimité de la téléphonie mobile

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Il est impossible pour l’abonné de savoir combien de minutes « gratuites » contient son forfait illimité. L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) n’a pas, légalement, les moyens de sanctionner les opérateurs pour les obliger à plus de transparence. Les voies des offres tarifaires des opérateurs mobiles en Algérie sont parfois impénétrables. Il est très difficile de s’y retrouver dans le brouhaha des messages publicitaires qui annoncent des communications illimitées et qui s’avèrent finalement limitées. Cette tendance, qui dure depuis plus d’une année, se retrouve chez les trois opérateurs : Orascom (Djezzy), Wataniya (Nedjma) et Mobilis.

Dans le cas de Nedjma, l’illimité annoncé est plafonné à 500 minutes pour les appels vers les abonnés Nedjma (soit un peu plus de 8 heures) sur une période de 30 jours. En cas d’appels vers les autres réseaux, l’offre baisse. L’abonné ne peut pratiquement pas avoir accès à cette information. S’il contacte le service clientèle, la seule réponse qu’il aura est que l’usage doit être « raisonnable ». Contacté par El Watan, le service marketing de Wataniya explique sa démarche : « La mention ‘‘communications illimitées pour usage raisonnable’’ utilisée sur nos différents supports vise à fournir aux clients des communications illimitées tout en limitant les dépassements abusifs de certains clients. Le niveau de dépassement est calculé sur la base d’un volume normal et acceptable de communications effectuées par un client dit ordinaire », avant d’ajouter que « dans toutes les offres illimitées de Nedjma, il y a une certaine abondance qui permet aux clients de communiquer à l’aise. A titre d’exemple, sur l’offre illimité, pour un tarif de 4000 DA, le client peut communiquer pour une valeur équivalente à plus de 8000 DA dans le marché. De manière générale, le volume d’appels est suffisant pour permettre au client de communiquer en toute liberté pendant 30 jours. Le client peut maîtriser ses dépenses car il est avisé par SMS sur son niveau de consommation ».

Même logique chez Mobilis qui a aussi une offre illimitée « raisonnable », la « Batel ». Dans les faits, les appels inclus dans le forfait ne dépassent pas les 2 heures pour une semaine quand ils sont faits vers les abonnés Mobilis. « Du fait que nous sommes dans l’obligation d’assurer une qualité de service à nos millions d’abonnés, on ne peut pas laisser une personne monopoliser le circuit à elle seule. Il y a des gens qui utilisent parfois le téléphone juste pour appeler entre deux chambres d’une même maison », nous a-t-on expliqué chez l’opérateur public, où l’on estime que la publicité de Mobilis est « claire et transparente ». De son côté, Djezzy, qui a une offre similaire, Liberty 7 jours, n’a pas jugé utile de nous donner son point de vue malgré sa promesse de le faire. Orascom offre aussi 2 heures de communications pour les appels vers Djezzy. A noter que Mobilis et Djezzy offrent en post-payé des appels illimités sous certaines conditions, qui peuvent être limités à certains numéros ou pendant une tranche horaire. Généralement, les communications sont coupées au bout de 20 minutes avec possibilité de reprise. N. Albane, gérant d’une boutique de mobiles dans la banlieue d’Alger, explique que « tout le monde dit que c’est illimité, mais les clients apprennent les limites après utilisation ». M. Hakmi, universitaire de Béjaïa, rencontré sur le site forumdz.com, affirme que dès le lancement de l’offre illimitée de Nedjma il a été « emballé ». « Au bout de trois jours, j’ai reçu le premier message m’indiquant que je me rapprochais de la limite et, au cinquième jour, il ne me restait plus de crédit sur ma carte », explique-t-il. Il a contacté l’opérateur par email et on lui a indiqué qu’il avait été informé des limites. « Je considère que c’est de la publicité mensongère. L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications devrait intervenir », affirme-t-il, estimant que « le consommateur est livré à lui-même » ; son vœu est qu’il existe « un cadre officiel pour le défendre ».

Et l’ARPT ?

Pour y voir plus clair, nous avons été prendre l’avis du gendarme du secteur des télécommunications, l’ARPT. Nous avons été reçus par son directeur général et un membre du conseil. Pour l’ARPT, cette situation n’est pas nouvelle. Elle a eu à intervenir, il y a plus d’une année, auprès des opérateurs pour leur demander d’arrêter d’utiliser les dénominations « illimité », « free », « batel » et tout ce qui a trait à la gratuité. Bien que les opérateurs aient suivi cette exigence, ils utilisent ces termes dans leur communication. Dans les faits, ils soumettent leurs offres tarifaires à l’approbation de l’ARPT, mais pas leur publicité. Au niveau de l’ARPT, on estime que « utilisation raisonnable ou sans abus » ne suffit pas. « Il faut que les chiffres apparaissent. Il faut que l’opérateur indique clairement le nombre de minutes auxquelles a droit l’abonné. Ceci permettra à ce dernier de faire un choix éclairé du moment qu’il a une information fiable et exacte », explique-t-on. L’Autorité doit veiller à ce que tout ce qui figure sur la notice qui lui est transmise figure sur la publicité, mais elle n’a aucun pouvoir sur la forme, la couleur et la taille des caractères, par exemple. « Nous avons dû intervenir par le passé pour obliger les opérateurs à mentionner dans leurs publicités tous les détails de leurs offres tarifaires. Ils ont obtempéré mais en utilisant de petits caractères illisibles. L’abonné doit utiliser une loupe pour les lire », affirme-t-on. « Dans ce genre de situation, l’ARPT ne peut rien reprocher à l’opérateur car ce dernier a légalement mentionné les tarifs. C’est le rôle de l’organe de contrôle de la publicité, qui relève du secteur de la communication. Un tel organe n’existe plus en Algérie depuis la disparition du CSA. » Ceci ouvre un débat sur les pratiques publicitaires en Algérie qui ne se limite pas au domaine des télécommunications.

La nécessité d’une réglementation ou d’un code de conduite qui s’appliquerait aux annonceurs se fait de plus en plus ressentir. L’ARPT reconnaît que ce n’est pas toujours facile avec les opérateurs. Elle n’a pas non plus, légalement, les moyens de sanctionner financièrement les opérateurs qui ne jouent pas le jeu. Toutefois, les consommateurs peuvent se plaindre auprès de l’ARPT. « Nous recevons régulièrement des plaintes de la part de consommateurs qui s’estiment lésés. Cela peut parfois concerner quelqu’un qui n’a pas pu utiliser une recharge de 200 DA, par exemple. » « Nous avons essayé d’encourager et de susciter le lancement d’une association de consommateurs des TIC. Notre intervention devait être limitée, au démarrage, du projet, car nous devons rester neutres. Nous avons travaillé sur le projet pendant plus d’une année. Mais comme cette association fonctionne sur le bénévolat, les gens sont restés réticents et le projet a avorté », affirment ces deux responsables, qui soutiennent qu’ils applaudiront toute initiative sérieuse de création d’une telle association.

Source El Watan Samir Ben

Le Pèlerin

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