Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

Archives

14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 08:00

Le président français a annoncé, hier, la « décristallisation » des pensions des anciens combattants étrangers.

retraites-algeriens.jpg

Concrètement, cette décision devrait marquer la fin de l’inégalité officielle de traitement entre militaires retraités français et ceux issus des troupes coloniales, et qui sont pour la plupart des Africains ayant servi dans l’armée française. Les pensions des combattants étrangers sont en effet gelées depuis 1959. L’annonce a été faite, précise l’AFP qui a rapporté l’information, lors d’un déjeuner réunissant les dirigeants de 13 pays africains. « C’est pour témoigner de notre reconnaissance indéfectible envers les anciens combattants originaires de vos pays que nous souhaitons les voir bénéficier désormais des mêmes prestations de retraite que leurs frères d’armes français », a notamment déclaré M. Sarkozy. Il est à souligner que la « cristallisation » des pensions au moment de l’indépendance des colonies françaises était vécue comme une « sanction » infligée par la France à l’égard de combattants qui s’étaient pourtant battus pour elle pendant les deux guerres mondiales et qui avaient contribué de manière décisive à débarrasser l’Europe du nazisme et du fascisme. Des milliers d’entre eux y ont d’ailleurs laissé leur vie.

Dans une décision rendue le 28 mai dernier, le Conseil constitutionnel français, rappelle l’AFP, avait estimé non contraire au principe d’égalité que les pensions soient différentes, selon que l’ancien combattant réside en France ou à l’étranger. Mais il avait censuré des dispositions législatives qui réservaient un sort différent aux bénéficiaires français et étrangers résidant à l’étranger. La dépêche de l’AFP précise que cet alignement devrait bénéficier à quelque 30 000 personnes. Selon la presse française, il en coûterait un peu plus de 150 millions d’euros au budget français pour mettre un terme à cette injustice qui aura duré plusieurs décennies. Dans un article consacré au sujet, le quotidien le Monde rappelle que depuis 1959, le gel permanent des pensions des vétérans africains a fini à la longue par devenir un important sujet de discorde entre Paris et les capitales africaines. Plus encore, ce gel « était même devenu une preuve du "racisme" officiel de la France ». Au-delà du symbole, si l’annonce de l’alignement des retraites des anciens combattants issus des troupes coloniales et résidant à l’étranger sur celles de leurs homologues français a été accueillie favorablement en Afrique, il se trouve que certains d’entre eux estiment tout de même qu’il est de leur droit légitime de réclamer les sommes qui leurs ont été enlevées depuis les années 50. La presse française de gauche estime, en tout cas, que c’est à cette seule condition qu’il sera possible de mettre définitivement fin à la polémique suscitée par ce dossier.

Source El Watan Z.C.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 07:48

Algérie - Indemnités des enseignants - Les rappels 2009 versés en septembre

greve enseignement

 

Le ministre de l’Education nationale a tenu à rassurer l’ensemble des enseignants de son secteur sur le versement de leurs indemnités au titre de l’année 2009. M. Benbouzid a ainsi mis fin à des rumeurs faisant état d’un report de l’opération de régularisation des rappels.

S’exprimant, hier soir, lors d’un point de presse en marge de la cérémonie organisée en l’honneur de ceux ayant obtenu les meilleurs résultats au bac, tenue au cercle de l’armée à Béni Messous, le Dr Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Education nationale, a réaffirmé que l’opération de régularisation des rappels des enseignants se poursuivra comme prévu, c'est-à-dire au mois de septembre prochain. De ce fait, le premier responsable de l’Education a mis fin à certaines «rumeurs» faisant état d’un report de versement des indemnités en question pour l’année prochaine, voire pour l’année 2012, en évoquant même une circulaire gouvernementale allant dans ce sens. «En septembre les enseignants recevront leur rappel de 2009», s’est-il engagé en rappelant que son secteur est le premier à avoir procédé au règlement des dossiers épineux liés essentiellement au statut particulier de l’enseignant, les salaires et le régime indemnitaire.

L’occasion était également de revenir sur la confusion entretenue par l’opérateur public de la téléphonie mobile «Mobilis» qui aurait fourni un nombre d’informations «erronées» en donnant un certain nombre d’élèves admis au bac, alors que leurs noms ne figuraient pas sur les listes officielles des établissements scolaires. Le ministre a décidé de ne plus recourir à Mobilis pour l’annonce des résultats du bac. «Nous allons avoir recours à l’Internet et aux établissements scolaires.

«Désormais nous ne ferons plus recours à Mobilis», a-t-il déclaré en indiquant que, la prochaine fois, il y aura l’intervention de l’Office national des concours pour éviter la fuite de l’information avant l’annonce officielle des résultats. «Nous allons trouver la parade pour que l’information ne soit pas diffusée avant le jour J», a-t-il dit, en exprimant son mécontentement par rapport aux fuites enregistrées cette année, en découvrant les résultats du bac disponibles avant même la date prévue par le ministère de tutelle. Concernant le cas des enseignants contractuels et ceux de langue et culture amazighes qui sont montés au créneau pour revendiquer leurs droits à l’intégration, le ministre a tenu à rappeler les règlements de son secteur. «Ne peut être enseignant que celui qui est titulaire d’une licence, et ne peut être titularisé que celui qui est admis au concours de recrutement», affirme-t-il.

n Une centaine d’élèves, ayant obtenu le bac avec mention «excellent et très bien», ont été honorés, hier soir, par le ministère de l’Education, et ce, après avoir été reçus, dans la journée d’hier, par le président de la République.

A titre de récompense, les meilleurs bacheliers de la session du bac 2010 ont reçu des lap tops (micro-ordinateurs portables), et bénéficieront d’un séjour de dix jours en Turquie. D’autres lauréats, ayant également obtenu leur bac avec mention «très bien», qui sont au nombre de 5 100, bénéficieront, indique le ministre, de cérémonies similaires dans les différentes wilayas, et ce, en présence des membres du gouvernement.

Mention très bien …dans un chalet ! l C’est le cas de l’élève Sara Kirati, qui a décroché son bac avec une moyenne de 18,06 sur 20, et ce, bien qu’elle vive dans des conditions difficiles après le séisme de 2003 de Boumerdès. En effet, l’excellente lauréate a relevé le défi en supportant, outre le drame psychologique reçu après le décès de son père lors de ce séisme, la vie d’enfer dans un chalet, suite à l’effondrement de leur bâtiment. L’excellente Sara, qui compte poursuivre ces études à l’Inelec, souhaite que l’enfer du chalet cesse et que le relogement promis par les autorités, voie le jour.

Source Infosoir D.D.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 07:43

Algérie - Plage de Tipasa : La défection des estivants

plage_tipasa.jpg

 

La moitié du premier mois de la haute saison, en l’occurrence juillet, est presque consommée et les plages de Tipasa n’auraient pas apparemment su comment séduire les grandes foules, du moins fidéliser les estivants qui s’y étaient rendus l’année dernière.

Les statistiques obtenues de la protection civile ne font pas état d’un écart, par rapport à 2009. On parle d’une chute qui aurait atteint la barre des 44,45%. En effet, depuis le 1er juin, date marquant le début de la saison estivale jusqu’au 13 de ce mois, les 43 plages tolérées à la baignade sur tout le littoral de Tipasa ont connu une fréquentation estimée à 2 millions d’estivants, tandis qu’en pareille période de la saison dernière l’affluence a atteint les 3,6 millions d’estivants, tout en sachant aussi que ce dernier chiffre n’est pas une référence comparativement aux records enregistrés précédemment, notamment en 2008 lorsque Tipasa a terminé sa saison estivale avec un bilan faisant ressortir une fréquentation globale de plus de 31 millions.
Et pourtant, en matière de commodités et aménagement des plages, force est de reconnaître que toutes les dispositions ont été prises, particulièrement ces dernières années, par les pouvoirs publics à différentes échelles pour que les sites de baignades soient à la hauteur des attentes des vacanciers. A cela s’ajoute les dispositifs de sécurité mis en place durant chaque été par le groupement de la gendarmerie nationale et la sûreté de wilaya, dans ses plages et ses axes routiers, aux fins de garantir aux millions d’hôtes un climat de tranquillité et de sécurité. En somme, la cause de ce recul est à chercher ailleurs. En attendant les réponses, la réalité est là. Les grandes plages jalonnant le littoral de Tipasa attendent désormais les week-ends pour faire tant bien que mal « le plein » de baigneurs. La partie ouest de la bande littorale (Damous, Gouraya…) déjà moyennement fréquentée en temps normal, peine cette année à drainer le minimum des foules. Les grands axes routiers traversant la wilaya à l’instar des RN11 et RN 67 qui, en période pareille contenaient difficilement leurs usagers en partance vers les plages respirent mieux cette année, du moins jusqu’à maintenant.
« J’emprunte quotidiennement la route nationale du littoral pour rejoindre mon poste de travail à Tipasa ville. Ce qui m’a marqué est que par rapport à l’année dernière, cet été je n’ai pas trop souffert au milieu des embouteillages qui se formaient surtout durant les matinées en entrant ou en sortant par exemple dans les villes de Khmisti, Bouharoun et Ain Tagourait. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il n’y a plus de bouchons, mais ce dont je suis sûr c’est qu’ils ont baissé au point de remarquer la différence. Cependant, le week-end dernier j’avais du mal à m’y déplacer facilement au bord de mon véhicule», atteste Ahmed un habitant de Bou Ismail.
Pour Mohamed, un père de famille de Hadjout, la cause de la baisse d’affluence dans les plages s’explique par l’approche du mois sacré de Ramadhan. « Aller à la plage, surtout en famille, suppose immanquablement des dépenses supplémentaires qu’on puise dans le budget mensuel. Le mois de carême est presque aux portes. Pour un père de famille de conditions moyennes le choix est vite fait. Il opte pour le principe de la thésaurisation afin qu’il puisse faire face, non seulement aux exigences de la table d’El Iftar, mais aussi pour les achats d’El Aïd. A mon avis, l’algérien moyen peut sacrifier sans regrets ses vacances pour mieux se préparer financièrement à un meilleur rendez-vous qu’est le Ramadhan », explique-t-il.
Toujours est-il, la baisse du taux de fréquentation des plages à Tipasa s’est traduite par une diminution sensible du nombre des accidents de la route enregistré depuis le début de la saison estivale.

Source Horizons Amirouche Lebbal.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 07:34

Sud algérien - Ghardaïa – La vallée du M’zab à l’heure de l’été : Le mariage collectif une traditionGhardaia-Palmeraie-de-Beni-Isguen.jpg

 

 Ghardaïa vit un été particulièrement chaud semblable aux précédents. En ce début du mois de juillet caniculaire, la ville étouffe sous une chaleur torride. Huit heures passées d’une grappe de minutes, les rues se vident des citoyens. Le mercure atteint parfois les 50 degrés. Cependant, les habitants de cette région désertique font du mieux qu’ils peuvent en vue de bien passer la saison estivale. Zoom sur la vallée du M’zab.

A Ghardaïa, la solidarité se manifeste sous plusieurs formes. La plus importante est sans conteste l’organisation de mariages collectifs, devenue ces dix dernières années une tradition bien établie. En effet, trois associations organisent, depuis plus de vingt ans, des mariages collectifs au profit des personnes issues de familles démunies. Les habitants de cette région se sont inspirés d’un mariage collectif organisé en Indonésie, il y a de cela vingt ans, lors duquel cinq mille couples se sont mariés.

Et depuis, il ne se passe pas d’année sans qu’un mariage collectif ne soit organisé en faveur des personnes issues de familles nécessiteuses. Tout le monde s’accorde à dire que ce mode de mariage est bénéfique à plus d’un titre, en plus qu’il permet de réduire les frais, et cette coutume procure du bonheur. Technicien supérieur en sport, Brik Lakhdar est membre d’une association qui organise les mariages collectifs. Il garde intact le souvenir du premier mariage du gure, organisé en 1989. Fier des services rendus à ses concitoyens, il dira que depuis cette année-là, «Nous avons organisé quelque 14 mariages au bénéfice de 178 couples». Il précise qu’avant que cette initiative ne soit érigée en tradition, les familles aisées n’acceptaient pas que le mariage de leurs progénitures se fasse ainsi. En effet, celles-ci estiment que ce mode de mariage sied uniquement aux familles nécessiteuses, parce qu’il leur épargne de délier les bourses.

Désormais, les ménages riches en premier, font recours aux mariages collectifs, l’idée ayant prouvé son efficacité sur le terrain. Dans ce cadre, ce technicien supérieur en sport souligne qu’au départ, les mariages collectifs étaient réservés exclusivement aux orphelins et les personnes nécessiteuses, mais petit à petit, les familles aisées ont compris le vrai sens de notre démarche et s’y sont inscrits». Le jour de la célébration du mariage, chacun s’acquitte scrupuleusement de sa tâche pour réussir une bonne organisation, pour la simple raison que plus de deux mille personnes assistent au mariage. Pour la restauration des convives, quatre familles sont chargées de la cuisine, alors que jadis cette mission revenait aux cuisiniers professionnels. Chacune d’elles prend en charge la restauration des personnes invitées.

Lakhdar Brik se souvient qu’en 1998, l’association dont il fait partie a servi plus de deux mille personnes en quarante-sept minutes. En raison de la chaleur caniculaire qui caractérise cette région désertique, les associations en question organisent le plus souvent ces mariages en septembre et en mars de chaque année. C’est dire la bonne organisation et le sérieux dont font preuve les membre des associations organisatrices des mariages en question.
A l’issue de chaque mariage, souligne-t-on, des présents sont offerts aux couples. D’habitude, l’on fait dons aux couples d’un téléviseur, d’un réfrigérateur et, parfois, d’argent. En ce qui concerne les frais, il est exigé du couple cinq mille à dix mille dinars. Une somme symbolique, si l’on sait qu’en moyenne ceux d’un seul mariage valent plus de trois cent mille dinars. Même les autorités locales, convient-il de rappeler, mettent leur grain de sel en vue de perpétuer cette coutume.

Par ailleurs, en plus des mariages en question, les trois associations organisent le couffin de ramadhan, les circoncisions collectives et le trousseau scolaire pour les familles démunies, en plus des campagnes de sensibilisation contre les fléaux sociaux.
A vrai dire, les actions de bienfaisance sont autant nombreuses que diverses. Les associations suscitées organisent également des tournois de foot, dont les bénéfices sont versés aux nécessiteux. Grâce à leur travail, des malades ont pu être transférés à l’étranger pour des soins.

Source Horizons Djamel Oukali

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 04:45

Algérie - Afrique du Sud- Le départ Ben Bella, l'arrivée Mandelanelson-mandela.png

 

L'Afrique du Sud vient de prouver qu'elle se porte mieux que l'Afrique. Le Mondial y a été une réussite, on ne s'y est pas battu à coups de machette, la jungle n'a mangé personne et le monde sauvage sait jouer au ballon ou au moins l'applaudir et offrir des stades magnifiques qui se parlent par-dessus les montagnes du trop vaste pays. Ce pays est donc un pays à retenir pour rêver. Zoom sur le grand lot de terrain local : qu'aurait-il fallu vivre et faire pour que l'Afrique du Nord habite le même étage des évolutions que l'Afrique du Sud ? Quelques actes majeurs et fondateurs. On s'imagine une sorte de scénario avec un Mandela algérien qui affronte, dès les premiers jours de l'indépendance, l'armée des frontières et ses colonels, en leur disant, près d'Aïn Defla où les premiers hélicoptères algériens ont tiré sur les premiers algériens morts après l'indépendance : «Prenez vos armes et vos couteaux et jetez-les à la mer». On s'imagine alors ce fameux bon départ : les colonels auteurs d'un coup d'Etat avant la création de l'Etat qui obéissent, rangent les armes, s'occupent des fermes et laissent aux Algériens le choix de décider de leur démocratie. On s'imagine ce même Père de la nation, ce Madeba imaginaire, pharmacien d'origine ou simple avocat, être élu à la Présidence, faire le choix d'un pays à l'économie libre et à la démocratie réelle, ne chasser aucun Français ni aucun Juif algériens, ni personne d'autre, et demander à tous de construire le pays au lieu de le quitter. On s'imagine alors cet homme expliquer que l'Algérie nouvelle est pour tous, que c'est le pays de l'arc-en-ciel et pas seulement du Croissant, et que tous ceux qui y sont nés y ont droit à la racine. Quelques années plus tard, au lieu de se faire culbuter par un colonel ou de garder le Pouvoir jusqu'à la mort et la haine du peuple, Mandela se retirera donc pour consacrer l'alternance et se consacrera aux enfants victimes des mines et à la lutte contre la corruption. Il n'aura pas «nationalisé» les terres au profit des bras cassés, ni cassé la classe moyenne au nom de l'égalitarisme et du socialisme, ni ravagé des régions au nom de l'industrialisation, ni tué un opposant ou un ministre de l'Intérieur, ni interdit les partis et la presse et l'audiovisuel libre, ni poussé le peuple à la paresse et à la ruse en le nourrissant au pipeline. Fort de son histoire, respecté pour ses hommes, craint pour sa force et admiré pour ses choix, le pays local aurait pu bien finir, avec une sacralisation de l'effort, une haine du coup d'Etat, un choix de la démocratie, une gestion saine du régionalisme et un respect pour le patronat honnête et la création de l'emploi et de la roue.

Sans le poids des anciens (les martyrs seront payés par Dieu et les survivants ne mangeront pas la terre mais la partageront), commandant à l'armée et pas le contraire et soumettant les «services» au lieu d'en dépendre, l'héritier élu de Madeba aurait donc continué le chemin du ciel, expliquant que l'identité n'est pas dans la langue mais dans l'avenir, qu'être algérien n'est pas une honte face au Moyen-Orient, mais une affirmation face au monde, que nous avons un pays avec plusieurs fenêtres et dix mille cultures, contrairement à d'autres, et que la religion ne doit pas servir à cacher le visage dans la barbe mais à aller plus loin que la vie, pendant la vie et pas après la mort. Enrichi, protégé et construit, le pays aurait servi de modèle, sa diplomatie ne serait pas réduite à un avion qui propose du pétrole et des fichiers de terroristes et son équipe national aurait exporté des joueurs et on aurait pu organiser la Coupe du Monde et y être candidat sans ridicule. Bien sûr, on dira que la colonisation en Afrique du Sud n'a pas été la même que celle de l'Algérie, que la guerre et le maquis y ont imposé des choix, que ce n'est pas la même histoire, mais n'empêche, on a commis de terribles erreurs et ceux qui les ont commises sont encore vivants, ne se sont pas excusés et continuent à nous traiter comme un peuple douteux. C'est pourquoi on ne peut pas organiser la Coupe du Monde mais seulement de fausses élections et quelques festivals de plastique.
Source Le Quotidien d'Oran Kamel Daoud

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 23:12

Des judokas vivent sans papiers en Europe

athletisme.jpg 

Quelques jours avant le début du Mondial sud-africain de football, deux anciens judokas algériens étaient tués par une voiture de police près de Londres. Ils vivaient en situation irrégulière en Grande-Bretagne depuis 4 ans. Comme d’autres athlètes de talent, ils avaient rejoint les contingents de harragas en terre européenne. Dans leur cas, le sport qui devait leur ouvrir les portes du succès et de l’aisance matérielle en Algérie était une condamnation à la précarité. Les champions ne sont pas mieux lotis. Détenteur de plusieurs médailles, Omar Meridja s’apprête à rallier Londres pour entamer une carrière dans le combat de cage.

Un drame aux apparences de fait divers a précédé l’entrée en lice du onze national dans le tournoi sud-africain en juin dernier. Une semaine avant le Mondial de football, deux anciens judokas algériens, Sid Ali Mellal et Réda Lecheheb, âgés respectivement de 27 et 35 ans, étaient tués par une voiture de police à Luton, près de Londres.
Ils étaient en situation irrégulière en Grande-Bretagne depuis quatre ans. La nuit de l’accident, Réda avait invité Sid Ali, son cousin Djamel et Mouffok, un quatrième colocataire, à dîner dans un restaurant pour célébrer l’acquisition d’un appartement à Bab El-Oued, son quartier d’enfance. De retour vers la maison, les anciens athlètes sont percutés violemment par un véhicule des agents de l’ordre. Ils rendent l’âme sur la chaussée. Quelques jours plus tard, leurs parents ont rendez-vous à l’aéroport d’Alger. Ils croisent des supporters joyeux en partance pour le pays de Mandela. Ils sont jeunes, de la même génération que leurs enfants renvoyés au pays dans deux cercueils. “Si Réda avait pu acheter un logement quand il vivait encore à Alger, il n’aurait jamais tenté l’aventure de l’émigration clandestine. C’est la misère qui l’a ramené ici”, déplore Mouffok. Plein de rage, il accuse les autorités algériennes de transformer des sportifs de talent en pitoyables harraga, contraints de renoncer à leurs rêves pour gagner leur croûte en terre étrangère. Détenteur d’un diplôme de technicien supérieur en sport, Réda travaillait au noir dans une sandwicherie professionnelle à Luton. “Il n’a jamais pu exercer son métier quand il était en Algérie, ni même poursuivre sa carrière de judoka”, relate Mouffok, de plus en plus furieux. Sa colère enfle quand il compare l’indigence de son ami avec le faste dans lequel se sont déroulés la préparation des Verts et leur déplacement en Afrique du Sud. Avion spécial, hôtels de luxe, rémunérations astronomiques…

“Les joueurs ont été traités comme des stars pendant que d’autres sportifs crèvent la dalle et choisissent en définitive de quitter le pays”, constate Salah, président d’Algerian Relief, une association d’aide aux Algériens du Royaume-Uni. Au Lendemain de l’accident, il s’est déplacé à Luton, muni d’une caméra, pour recueillir les témoignages des rescapés et les poster sur Youtube. Parmi ses connaissances figurent des athlètes sans papiers, qui ont posé leur baluchon sur les rives de la Tamise. Il cite le cas d’un jeune lutteur qui a trouvé un emploi dans une boulangerie. Il économise une partie de son salaire et utilise le reste pour s’entraîner dans une salle. “Il pense s’en sortir un jour en se faisant remarquer par le patron d’un club”, révèle Salah. L’éjection prématurée des Verts du Mondial exacerbe son courroux. “Si les footballeurs locaux étaient bien pris en charge. Saâdane n’aurait pas ratissé l’Europe à la dernière minute pour recruter des joueurs issus de l’émigration”, fait-il remarquer. Sur le vieux continent, en France plus précisément, se trouvent des amateurs du ballon rond dont le sélectionneur national ignore l’existence. Ils sont sans papiers comme certains handballeurs, basketteurs, coureurs et beaucoup de judokas.

Rachid, appelons-le ainsi, compte parmi les nombreux lecteurs de Liberté qui ont réagi au décès de Réda Lecheheb et Sid Ali Mellal. Il les connaît pour les avoir fréquentés à Alger. Au lieu de se rendre à Londres, Rachid a choisi Paris. Il avait à peine 21 ans à son arrivée dans la Ville lumière, il y a quelques années. Dans ses bagages, il n’a pas oublié d’enfouir son kimono. “Je n’ai jamais eu l’intention d’abandonner le judo”, avoue-t-il. L’expérience plutôt réussie de certains de ses camarades lui a donné foi en l’avenir. “En France, il est possible pour un sans-papiers d’évoluer dans un club et de disputer des tournois”, assure le judoka. Depuis peu, il a intégré une équipe de Sartrouville, en espérant que ses performances pousseront les responsables du club à l’aider à obtenir des papiers. En attendant, il gagne sa vie en pratiquant la plomberie. “Je ne serais arrivé nulle part si j’étais resté au pays”, dit-il en s’inspirant du sort peu reluisant de judokas renommés. “Salim Attouche est trois fois champion d’Algérie. Mais il n’a jamais été appelé en équipe nationale”, constate Rachid. Il évoque l’existence d’embûches qui entravent le développement des carrières des judokas. Ces obstacles sont à la fois bureaucratiques et matériels. “Le judo est un sport délaissé. C’est dommage, car cette discipline a donné beaucoup de médailles à l’Algérie”, assène l’athlète en exil en piochant au hasard dans un réservoir de vainqueurs comme Salima Souakri, Soraya Haddad et Omar Meridja.
Le dernier cité se prépare à rejoindre Londres dans peu de temps. À 34 ans, il veut donner une nouvelle impulsion à sa carrière en pratiquant le combat de cage (the cage fighting), un sport multidisciplinaire très violent qui comprend le judo, la lutte et la boxe. “C’est un sport de maturité dans lequel se convertissent les grands champions de judo”, affirme Omar. Il admet également que le combat de cage est un sport qui rapporte de l’argent à ceux qui le pratiquent.

En Algérie, ses médailles ne lui ont même pas permis d’acheter un logement. “Je suis champion d’Afrique individuel et en équipe. Mais je n’ai toujours pas de maison”, martèle le judoka. Il connaît aussi Réda Lecheheb et comprend pourquoi il a plié bagage. “On lui a dit qu’il n’y avait pas de postes budgétaires dans sa spécialité. Il était au chômage. Il n’avait pas trop le choix”, relate Omar. Peut-être qu’il aurait également opté pour l’étranger s’il avait su qu’il deviendrait un champion infortuné. “Si c’était à refaire. Je partirai”, dit-il. Plein d’amertume, le judoka dénonce l’ingratitude dont les adeptes des sports individuels font l’objet alors qu’ils ont honoré l’Algérie à plusieurs occasions. “Hormis le football, toutes les autres disciplines sont négligées”, note Omar. À titre de comparaison, il cite le montant dérisoire des primes que touchent les judokas lors de leur participation à des tournois internationaux.

Elles sont évaluées à quelques centaines de milliers de dinars en moyenne contre des montants faramineux en devises pour les footballeurs du onze national. Le traitement inconvenant d’Amar Benyekhlef, vice-champion olympique, illustre, à ses yeux, le mépris dont sont victimes les judokas. “On lui a fait don d’un logement LSP qu’il a été obligé de payer par la suite”, révèle Omar. Selon lui, la situation risque de s’aggraver si les clubs continuent à tourner le dos au professionnalisme. “Le Mouloudia d’Alger est le seul à payer ses judokas. Mais ce n’est pas grand-chose”, observe l’athlète en précisant que ces émoluments couvrent uniquement la période de la compétition. “Si un judoka se blesse et se retrouve sur la touche, personne ne lui payera un salaire. C’est un peu comme le cheval. En cas d’infirmité, son maître l’achève”, assène Omar. Ne tarissant pas d’exemples, il illustre la précarité de ses camarades en citant le cas de l’un d’entre eux, un ingénieur qui travaille comme agent de sécurité à la Sonelgaz. Aguerri, l’ex-champion d’Afrique entend désormais prendre son destin en main. À son arrivée en Grande-Bretagne, il compte signer une licence avec un club. Le contrat lui permettra d’avoir un titre de séjour dans le pays et de lui procurer l’aisance matérielle dont il rêve. D’ici là, il s’initie à d’autres sports comme la boxe pour être prêt à affronter les colosses de la cage.

À Londres, l’attend Salim Bougoffa, un ancien judoka de l’est du pays qui a propulsé un Irakien, Ryad El Azaoui, a la tête du palmarès mondial du kick boxing.  Entre le début de sa carrière sportive au club Sider d’Annaba et sa consécration comme entraîneur de champion planétaire, Salim a traversé un certain nombre d’épreuves et la Méditerranée pour assouvir ses rêves de réussite et de gloire. Il a quitté l’Algérie en 1993, alors qu’il avait a peine 22 ans. À cette époque, sa famille avait réintégré la ville de Batna d’où elle est originaire.
À la mort de son père, Salim interrompt ses études de droit et opte pour un cycle court dans le paramédical, afin d’avoir un emploi dans l’hôpital de la ville. Mais, avec le temps, il se rend compte qu’un salaire de technicien de la santé ne pouvait pas lui permettre de nourrir sa mère, ses frères et ses sœurs dont il était le seul soutien financier. À la place, il largue les amarres, direction l’Italie, la Grèce puis la France et enfin le Royaume-Uni où il arrive en 1996. Il est sans papiers, mais travaille au noir et très dur pour envoyer de l’argent aux siens. Grâce à sa dextérité de judoka, il devient garde du corps. Depuis quelques années, il dirige une entreprise de garde rapprochée et offre ses services aux émirs du Golfe lors de leurs déplacements au Royaume-Uni. En même temps, il monnaye ses compétences sportives en entraînant des professionnels de combat de cage et des amateurs d’arts martiaux. Salim a quitté l’Algérie alors qu’il était détenteur d’une ceinture noire. Il l’a obtenue quand il était judoka au Mouloudia de Batna. Sacré champion de la région est du pays, il pensait avoir mérité sa place au sein de l’équipe nationale. Mais il n’a jamais été convoqué ni pris part de ce fait à un tournoi international. “Je ne sais pas si c’est une question de régionalisme. Mais les gens d’Alger ont toujours été favorisés”, dit-il. La capitale lui a réservé un accueil plutôt mitigé lorsqu’il s’y est rendu pour passer un concours d’entrée à l’Institut supérieur des techniciens du sport (ISTS). Il a été recalé et ce fut le motif de trop qui l’a poussé sur le chemin de l’exil. Aujourd’hui, l’ancien judoka des Aurès roule en 4x4 et porte une montre diamantée que ses clients du Golfe lui ont offerte en remerciements pour ses loyaux services.

Grâce à ses compétences sportives et à sa ténacité, Salim a ramassé assez d’argent pour mettre à l’abri sa famille en Algérie et offrir un bel avenir à ses enfants. Ses trois garçons pratiquent le karaté. “Ils se débrouillent assez bien”, dit-il avec fierté. Secrètement, il souhaite qu’ils deviennent des champions internationaux, un projet que lui-même n’a pas pu réaliser dans son pays à cause d’une carrière abrégée par la marginalisation sociale et sportive. “Je suis toujours content d’entendre parler d’athlètes algériens qui ont réussi à l’étranger”, dit-il en citant l’exemple de Djamaleddine (dit Djamo) Nezzar, un ancien judoka issu comme lui de Batna et qui s’est converti dans le body-building aux États-Unis. Mais combien d’autres ont brillé ? Le sort tragique de Réda Lecheheb et de Sid Ali Mellal montre que tous les sportifs qui grossissent les contingents des harraga ne vivent pas toujours un conte de fées. Vu de près, la mort des deux judokas n’est pas totalement accidentelle. Ils n’auraient jamais mis les pieds à Luton où une voiture de police les a tués si leur vie était meilleure dans leur pays.
Quelque part à Alger, des responsables politiques et sportifs doivent se sentir un peu coupables de leur décès. Les victimes ont été enterrées dans l’anonymat au moment où l’ensemble des Algériens avait les yeux rivés sur les écrans de télévision pour regarder les Verts en Coupe du monde.

Source Liberté Samia Lokmane-Khelil

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 10:59

Ariège – Pyrénées - Plateau de Beille : le mystère du randonneur disparu

disparu-de-Beille.jpg

 

Jean-Loup Couttenceau, 60 ans, est un jeune retraitéqui, selon ses proches, « est en pleine forme ». Habitué de la randonnée, il pratique aussi le vélo depuis des années. Sa femme (à droite sur la photo de gauche) ses enfants et des proches critiquent la

Le dispositif mis en place pour retrouver Jean-Loup Couttenceau, un randonneur de 60 ans, porté disparu depuis le 3 juillet dans le secteur du plateau de Beille, en Ariège, a été renforcé hier. Malgré ce déploiement, il est resté introuvable.

« Il est parti vers 8 h 30 pour 3 heures de marche et nous ne l'avons plus jamais revu », lâche, le visage rongé par l'inquiétude, Nadine, la femme de Jean-Loup Couttenceau, ce vacancier de La Crèche, dans les Deux Sèvres qui s'est littéralement « volatilisé ». C'est la veille, le 2 juillet dans l'après-midi, qu'il était arrivé avec son épouse en camping-car au plateau de Beille. Hier, des gendarmes du peloton de haute-montagne de l'Ariège (PGHM) et de la compagnie de Foix, renforcés par des maîtres chiens, le groupe de secours en montagne des pompiers, des chasseurs et des bergers du département ont ratissé plusieurs centaines d'hectares en quête du moindre indice à même de les mettre sur la piste de cet ancien chauffeur livreur en retraite. Mais cette quarantaine de personnes n'a malheureusement rien trouvé. « La végétation complique les recherches. Les bosquets de rhododendrons peuvent dissimuler un homme. Et ce, même si l'on passe à proximité » souligne et regrette le commandant Fauvet du PGHM. Magalie et Thierry, les enfants du disparu, ont également pris part à cette inspection du secteur. Pour eux, « ce ratissage est bien mais survient vraiment trop tard ». (lire ci-dessous). Dès qu'il a appris la disparition de son oncle, Yannick, qui vit à la Pointe du Ras dans le Finistère, a aussitôt rejoint l'Ariège. C'est lui qui a sollicité Colette Rolet, technicienne à la fédération départementale de la chasse, pour organiser de nouvelles recherches avec les chasseurs du coin. Recherches qu'ils ont menées hier avec les gendarmes. « Par endroits, le terrain est accidenté. Il y a des barres rocheuses et ce n'est pas forcément évident de retrouver quelqu'un dans ce coin que nous connaissons pourtant bien » assure Colette Rolet. « De plus, poursuit le commandant Fauvet, M. Couttenceau est parti avec des vêtements de randonnée assez sombres. Des habits qui ne se distinguent que très difficilement de la végétation, même depuis un hélicoptère. Et puis, personne ne l'a vu ».

Nadine a décidé de rester dans son camping-car, sur le parking du Plateau de Beille « tant que Jean-Loup ne sera pas retrouvé ». Comme ses enfants, elle sait que chaque heure passée, réduit l'espoir de le revoir en vie. « Mort ou vivant, jure-t-elle des larmes dans les yeux, il faut que nous le retrouvions ! »

Une enquête élargie

Comme toujours dans ce genre d'affaire, les gendarmes ne négligent aucune piste même si celles de l'accident de randonnée ou du malaise peuvent apparaître comme les plus probables. Il n'en demeure pas moins que les enquêteurs auraient également mené des investigations dans les Deux Sévres, là où il vit, afin de s'assurer qu'il ne serait pas rentré là-bas. Il arrive, en effet, par exemple, que des personnes soient frappées d'amnésie partielle et ne se souviennent donc plus de certains épisodes de leur vie. Comme il a disparu avec sa carte bleue, les gendarmes surveillent également son compte bancaire. Aujourd'hui, un hélicoptère pourrait à nouveau survoler la zone. Dans quelques jours des chiens de recherches pourraient aussi être une nouvelle fois dépêché sur les lieux.

« Mort ou vivant, il faut que nous retrouvions mon mari. Je resterai là tant qu'on ne saura pas ce qu'il est devenu.» Nadine Couttenceau, épouse du randonneur disparu depuis le 3 juillet.

Les recherches en cause

La famille de Jean-Loup Couttenceau considère que « les gendarmes n'ont pas déployé suffisamment de moyens au début des recherches ». Thierry, le fils du disparu, insiste sur le fait que « si son cousin Yannick n'avait pas trouvé des bénévoles pour organiser hier un ratissage, les gendarmes ne l'auraient pas fait et auraient baissé les bras ». Un avis que partage Magalie, sa sœur, qui, comme lui, est spécialement venue en Ariège pour participer à ces recherches qui ont regroupé près d'une quarantaine de personnes, dont une quinzaine de gendarmes avec des chiens et sept pompiers spécialisés dans le secours en montagne. Yannick qui, dans un premier temps, avait, lui aussi, mis en cause les secours, a reconsidéré sa position : « Les gendarmes sont des gens biens. Mais, ils n'ont pas toujours assez de moyens et cela n'est pas de leur faute ». Il est persuadé que « si l'on avait demandé, dès le début de la disparition, des renforts de Pamiers, Jean-Loup Couttenceau aurait eu davantage de chance d'être retrouvé ». Le commandant Fauvet, du peloton de haute montagne de l'Ariège entend « le désarroi de la famille ». Pour lui, « il se comprend que pour les proches d'un disparu, les secours n'en font jamais assez ». Il veut cependant indiquer que « lui et ses hommes sont des professionnels du secours en montagne, qui vouent leur vie à cette mission, et qu'avec les gendarmes de la compagnie de Foix, ils ont mené les recherches comme cela se fait toujours en pareil cas ». Le commandant tient à faire savoir « qu'il ne sert à rien de laisser un important dispositif au bout de plusieurs jours et qu'il convient, après un certain temps, d'organiser les recherches différemment et de les mener sur plusieurs fronts ».

C'est vers 20 heures, le 3 juillet, que Nadine a informé les gendarmes de la disparition de son mari. Parti vers 8 h 30, il devait rentrer au camping-car aux alentours de midi. « C'est dommage que nous n'ayons pas été informés plus tôt de son retard. ça aurait pu faciliter les recherches », est persuadé un gendarme.

Source La dépêche du Midi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 10:50

Sortie en France du livre Notre ami Bouteflika

livre-bouteflika.jpg

 

Algérie. Les auteurs déplorent que pendant dix ans, le pouvoir algérien a dupé le monde, stoppé l’élan novateur de la société algérienne et fait le lit d’une kleprocratie. Pour eux, Bouteflika symbolise l’échec du projet républicain sur la rive sud de la Méditerranée.

Un ouvrage collectif ”Notre ami Bouteflika: De l’Etat rêvé à l’Etat scélérat”, écrit sous la direction de Mohamed Benchicou, directeur du journal algérien “Le Matin” avec des textes d’une dizaine de journalistes et écrivains algériens de renom, vient de paraître en France et au Canada.

«Pourquoi ce livre puisque l’auguste ne fait plus rire et que la salle est vide? Parce que cette histoire, ils ne la raconteront pas. Ou alors, à leur façon. Ils expliqueront, la main sur le cœur, que Bouteflika, c’est le symbole de l’échec du projet républicain sur la rive sud de la Méditerranéeet qu’il nous faut nous résigner à notre impuissance», lit-on dans la préface de Benchicou.

Le sang mêlé aux affaires

En dix années de règne, et pour obtenir le pouvoir, il a décapité l’embryon d’ouverture démocratique, réduit la société au silence, réhabilité l’islamisme, changé la Constitution et aligné l’Algérie sur les dictatures arabes, résume-t-il.
L’ouvrage sorti le 25 juin aux éditions “Riveneuve”, dépeint au vitriol l’Algérie d’aujourd’hui: «Janvier 2010, Alger est devenue le Chicago des années 1930». annoncent d’emblée les auteurs.

«Le chef de la police est abattu dans son bureau. Qui l’a tué?». «Affaire de clans», dit-on à Alger. Le sang mêlé aux affaires d’argent sale, selon les auteurs, qui dénoncent le «détournement de milliards d’euros blanchis dans l’immobilier dans les quartiers chics d’Alger, de Paris et Barcelone».

«Un Etat voyou! Comment en est-t-on arrivé là?», s’interrogent-ils, avant de déplorer que pendant dix ans, le pouvoir algérien a dupé le monde, stoppé l’élan novateur de la société algérienne et fait le lit d’une kleprocratie. «Un pouvoir de malfrats, qui dirige aujourd’hui un Etat perverti, vide le pays de sa richesse et se livre aujourd’hui une guerre de gangs».

Parmi les auteurs de cet ouvrage, Abdelaziz Rahabi (Ancien ministre de la Culture et de la Communication, Ancien ambassadeur), Djilali Hadjadj, (président de l’Association de lutte contre la corruption en Algérie), Ali Yahia Abdenour (président de la Ligue des droits de l’Homme), Keltoum Zinou (veuve d’un journaliste assassiné par les intégristes, membre de l’Association des Victimes du terrorisme), Fayçal Metaoui, (journaliste-reporter à El-Watan), Zouani Houria (mère d’une victime du terrorisme), Mustapha Hammouche (chroniqueur du quotidien Liberté), Hassan Zerrouky (journaliste au quotidien l’Humanité).

Notre ami Bouteflika,

ouvrage collectif sous la direction de Mohamed Benchicou

Préface de Gilles Perrault

Édition Riveneuve

Source maroc-hebdo.press.ma

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 10:20

Algérie - Nucléaire contre solaire, une bataille franco-allemande qui a des échos au Maghreb

r-acteur-nucl-aire-2.jpg

Le débat «nucléaire contre solaire» qui ne peut que s'imposer au Maghreb est d'une certaine manière le pendant d'une lutte sourde entre l'Allemagne et la France.

Des responsables allemands ne se privent pas, off the record et parfois on the record, de souligner qu'il est incompréhensible pour la région du Maghreb de se lancer dans l'industrie nucléaire lorsqu'on a l'un des potentiels solaires du monde. La France de son côté, avec Areva et Edf, veut se placer comme leader de la filière nucléaire. Les offres de nucléaire civil font désormais partie des éléments apportés dans les valises du président français dans ses visites officielles à l'extérieur. Paris qui a subi un grand revers aux Emirats où les Sud-Coréens ont raflé un contrat de 20,4 milliards de dollars face au consortium français (EDF, GDF, Areva et Total) fait des pays du Maghreb (Algérie, Libye, Tunisie et Maroc) un marché cible. D'où une forme d'encouragement au nucléaire qui suscite parfois des commentaires acides de la part de partenaires européens au sujet de la « prolifération commerciale » de la France. A l'opposé, l'Allemagne est leader mondial des technologies solaires et ses entreprises sont sur une stratégie de création d'un marché régional de centrale solaire thermique. Pour Berlin, l'Algérie comme le reste des pays du Maghreb, s'engageraient sur une fausse piste en entrant dans l'aventure du nucléaire. L'avenir énergétique de la région se trouve, selon les Allemands, dans les technologies du solaires et accessoirement dans l'éolien.

Une préférence solaire

Pourquoi renoncer au soleil ? L'ancien ministre de l'Energie, Chakib Khelil, est resté prudent à l'égard du projet Desertec, initié par des entreprises allemandes et Cevital, l'algérienne. Le programme public d'investissement dans les énergies renouvelables suit doucement son cours : on attend, d'ici fin 2010 sans doute, la livraison de la première centrale hybride solaire-gaz (CSP) de 180 mégawatts à Hassi R'mel.

Le partenaire dans l'affaire n'est ni français, ni allemand, mais l'espagnol Abener. En matière d'énergies renouvelables, l'Algérie pose d'abord une exigence élevée en matière de taux d'intégration. Et bien entendu, une participation algérienne à 51% et du transfert de technologie et la formation. La bagarre franco-allemande suscite un débat feutré en Algérie – sans doute dans le reste du Maghreb- entre partisans du nucléaire et ceux du solaire. Ces derniers soulignent que les technologies solaires ont une marge de progression importante qui va entraîner une baisse rapide du coût du kilowattheure. Pour M. Tewfik Hasni ancien vice-président de Sonatrach et fondateur de Neal, la filiale de Sonatrach dédiée aux énergies alternatives, cité par la revue Ideas-Afkar, «le solaire est de tous les points de vue, financier industriel ou éthique, l'énergie de l'avenir pour un pays comme l'Algérie».

Par contre, tout joue contre l'électronucléaire : «les coûts, la limitation de l'uranium qui en fait une énergie non renouvelable, les problèmes de sites d'implantations, de sécurité industrielle, de traitements des déchets et puis c'est une filière qui rend totalement dépendant sur le plan technologique».

Source Le Quotidien d’Oran Oussama Nadjib

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 10:14

Algérie - Saâdane s’en prend à Raouraoua -  : “Je n’ai encore rien décidé !”

saadane a coeur ouvert

En l’absence de communication de la part de la Fédération algérienne de football (FAF) au sujet de l’avenir du staff technique des Verts à la suite du Mondial 2010, le coach national Rabah Saâdane dont le contrat est arrivé à terme semble quelque peu désemparé.
Après avoir pendu jeudi dernier un communiqué à l’APS, pour exprimer son accord de principe pour continuer sa mission à la tête des Verts, et ce, sans que la FAF n’ait exprimé officiellement le souhait, Saâdane revient à la charge cette fois sur le site Viva l’Algérie pour dire attention les gars “je n’ai encore rien décidé quant à mon avenir à la tête des Verts”. “J'ai fait une déclaration, diffusée par l'APS, non pas pour dire que j'allais rester mais pour exprimer mon accord de principe sur une éventuelle poursuite de ma mission. Pour l'instant, je n'ai pris aucune décision”, dit-il. Soit exactement ce qui est écrit dans la dépêche de l’APS datée de jeudi dernier même si cette dernière ne fait pas référence à un communiqué de Saâdane mais à une simple déclaration faite à l’agence.

D’ailleurs dans cette même déclaration à l’APS, Saâdane a précisé qu'il allait discuter au retour de M. Raouraoua d'Afrique du Sud de toutes “les questions de fond liées au fonctionnement de l'EN (équipe nationale, ndlr), notamment celles ayant trait à l'organisation, la composante du staff, les objectifs et la durée du contrat”, ce que la FAF ne confirme pas aussi sur son site. Un silence de la FAF que Saâdane semble même reprocher à Raouraoua à en juger par le ton employé par Saâdane vis-à-vis de son employeur. Jugez en :  toujours sur le site Viva l’Algérie, l'entraîneur dément avoir eu une discussion avec Mohamed Raouraoua au sujet de son avenir dans l’EN.  “Comment voulez-vous que je discute avec un homme qui n'est même pas à Alger ?”, dit-il. Et de poursuivre : “J'ai effectivement reçu un appel du président de la FAF. Je lui ai répondu que ce sujet ne se discutait pas au téléphone. Je lui ai expliqué que la décision de rester ou de ne pas rester implique de s'asseoir autour de la table et d'avoir une vraie négociation. Or, il ne s'est rien passé pour l'instant. Il n'y a même pas eu le commencement d'un début de discussion. Les informations colportées sur mes exigences salariales ou le maintien de mon staff sont un pur mensonge.”

Récapitulons donc, au moment où la FAF ne souffle pas un mot sur ces tractations, ne serait-ce que pour confirmer leur existence, Saâdane divulgue, précise, dément et se rétracte. Il y a quelques jours, le 3 juillet dernier précisément, dans les colonnes du partenaire médiatique de la FAF, Echourouk, Saâdane avait même annoncé que son “maintien à la tête des Verts était acquis” et qu’il n’était pas “question de changer son staff”. “Je suis victime d’interviews imaginaires”, se défend-il sur Viva Algérie pour confirmer qu’aucun accord n’a été trouvé avec la FAF. Que se passe-t-il donc entre Raouraoua et Saâdane ? Le site Viva Algérie croit détenir un début de réponse. “Lors de cet entretien réalisé par téléphone, Rabah Saâdane a laissé transparaître beaucoup de dépit. Sans être très explicite dans le propos, il a laissé entendre que de profondes divergences l'opposent désormais au président de la FAF. Une collaboration entre les deux hommes paraît de plus en plus improbable”, lit-on dans l’article de Viva Algérie.

Sachant que Raouraoua a déjà pris contact avec des techniciens étrangers et même locaux, il apparaît clairement désormais que Saâdane a du mal à accepter la concurrence pour le poste de sélectionneur national. Alors, il veut pousser Raouraoua à sortir de son mutisme et à exprimer publiquement ses intentions par apport à ce sujet. Certains diront même qu’il veut lui forcer la main pour concrétiser et couper ainsi l’herbe sous les pieds des éventuels prétendants.

En tout cas, les sorties médiatiques de Saâdane cachent mal un profond malaise. À noter que Saâdane a été aperçu, hier, au siège de la FAF, à Dély-Ibrahim et d’aucuns affirment déjà qu’il prépare déjà le stage du mois d’août et le match amical contre le Gabon, prévu le 11 août au stade du 5-Juillet. C’est dire qu’entre ce que dit Saâdane et ce qu’il fait, il y a comme une petite différence dictée surtout par le souci de se présenter en position de force à la table des négociations pour la signature du nouveau contrat.

Source Liberté Samir Lamari

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0