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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 23:30

On peut chouchouter ses pieds chez soi, avec des soins de base

Pied.jpg

 

L’amas de peau sous le talon ou la base des gros orteils forme une sorte de protection : la corne, souvent épaisse et jaunie, qui renforce la peau dans ces zones soumises à des pressions et des frictions répétées (marche, chaussures), une personne faisant environ 6 000 pas par jour !

Complications possibles

Les pieds secs, en plus d’être désagréables au toucher, risquent de connaître certaines complications :

- Des crevasses plus ou moins profondes qui peuvent se former au niveau du talon ou des orteils, et s’avérer très douloureuses.

- Des hyperkératoses.

- Des cors.

Toutes ces pathologies doivent être traitées rapidement, car à long terme, elles pourraient causer d'autres types de désagréments, comme des douleurs lombaires dues à une mauvaise posture. Par ailleurs, si l'on souffre de maladies particulières, comme un diabète, une artérite, une forte insuffisance veineuse, une polynévrite... il est très important de prendre en charge des problèmes de pieds, comme des pieds secs (avec l'aide d'un podologue). Prendre soin de ses pieds est donc très important. Pour cela, plusieurs méthodes sont possibles. Pas le temps, ni l’argent pour une séance chez un professionnel ? Pas de problème, on peut chouchouter ses pieds chez soi, avec des soins de base :

- Commencer par un gommage doux à l’aide d’une pierre-ponce, d’une râpe ou d’un gommage spécialement conçu pour les pieds (à base de pierre ponce…).

-Effectuer ensuite un bain de pieds nourrissant et hydratant auquel on peut ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles ou d’huile d’amande douce pour un effet encore plus velouté.

- Et enfin, appliquer en massages légers un soin réparateur spécial pieds secs et/ou abîmés, en insistant bien sur les parties les plus sèches (talon, base des orteils). Utiliser cette crème quotidiennement ou une fois par semaine, selon l’état de sécheresse des pieds.

Source El Watan Yazid Ouahib

Le Pèlerin

 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 23:07
 

Voici le poème de Sophie !

Tes yeux

Ce qu'ils sont beaux tes yeux,
Surtout quand ils ont l'air heureux,
Parfois quand tu as du chagrin,
Dans tes yeux, tout de suite, je le lis bien.
Quand tu m'embrasses et que tu dis m'aimer,
Aussitôt tes yeux se mettent à briller.
Quand un homme me regarde un peu trop parfois,
Tout de suite la jalousie dans tes yeux, je la vois.
Les jours où tu es fâché après moi,
Je n'aime pas tes yeux à ce moment-là,
Car ils me regardent d'un air méchant,
Et ça me fait de la peine tout le temps.
Quand ça t'arrive d'avoir très mal en dedans,
Et que je vois de tes yeux, glisser une larme doucement,
Ce que ça me fait, je ne peux te l'expliquer,
Mais tes beaux yeux je ne peux les voir pleurer,
Car tes yeux, mon amour,
Je veux les garder pour toujours,
Et je veux qu'ils soient toujours souriants,
Car c'est la seule manière pour moi d'être content.

Le Pèlerin 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 23:03

Séisme : Une université internationale

 

de sismologie en Algérie

 

 seisme-accelerogramme-msila

 

«Toute l’Algérie du nord est une zone à risque sismique ». Ce « malheureux » constat revenait tel un leitmotiv sur les lèvres des chercheurs ayant pris part hier à une conférence internationale sur « la géophysique, géodésie et tectonique de la limite de l’assiette de l’Afrique du nord pour de meilleures évaluations des risque des séismes et des tsunamis ».

Cette rencontres s’est tenue au niveau de l’unité des équipements solaires de Bousmail à l’initiative de la direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en collaboration avec le centre international «Abdus Salam » de physique théorique de Trieste d’Italie.
Compte tenu de l’importance de cette problématique « transnationale », cette rencontre a été sanctionnée par la décision de mettre en place prochainement une université internationale en Algérie dédiée à la recherche en sismologie et en tsunamis et ce dans l’optique de réaliser un centre national au service de toute la zone nord-africaine, elle aussi concernée par ce phénomène.Cette université sera totalement financée par les Nations unies, a fait savoir Abdelhafid Aourag,  directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique. Cette structure permettra de réaliser des études approfondies sur le phénomène des tremblements de terre et des tsunamis tout en collectant l’ensemble des données les concernant en particulier dans la région nord-africaine qui est mal connue, selon les chercheurs. L’université, a ajouté M. Aourag, sera par la suite jumelée au Centre de recherche internationale en sismologie, situé au Japon, pour « coordonner tous les efforts consentis en ce sens et des mesures de prévention et d’éducation à développer en direction des populations pour y faire face ». L’Algérie peut-elle connaître maintenant d’éventuels tsunamis ? Karim Aoudia, représentant du centre international de physique théorique, affirme qu’il est impossible de faire des prévisions en ce sens, mais certifie-t-il, « le risque tsunami existe aussi bien pour nous que pour les pays de la rive nord de la Méditerranée. 
La rencontre, quant à elle, vise, entre autres, la mise en place de réseaux de chercheurs et spécialistes en Méditerranée et en particulier en Afrique du nord pour mieux connaître la plaque nord-africaine. Pour ce responsable, les séismes ne connaissent pas de frontières et ne nécessitent pas de « visas ». Il sera à l’avenir plus intéressant de les appréhender de manière coordonnée dans l’ambition de mettre en place une « carte mondiale des séismes ».

«on n’empêche pas un tremblement de terre on réduit ses effets »

Karim Aoudia atteste de son côté de la nécessité « d’agir vite et bien » en vue d’avoir les moyens appropriés pour faire face à d’éventuels risques. « Etant un grand pays, l’Algérie est exposée à un plus grand risque sismique. « Les failles sismiques ont été détectées notamment au niveau de la zone nord du pays », a-t-il précisé en soulignant qu’il faut impérativement comprendre le potentiel sismogène au niveau de l’Afrique en engageant dès à présent une coopération internationale, dans le souci de cerner au mieux ces phénomènes naturels. Peut-on prévoir ce genre de catastrophe ? Notre interlocuteur répond : « on n’empêche pas un tremblement de terre mais on réduit ses effets. La science nous permet de savoir où le tremblement peut arriver. On n’est pas encore capable de faire des prévisions au jour et à l’heure, mais la science avance ». Cependant, enchaîne-t-il, les cartes sismiques doivent être actualisées et transmises régulièrement au ministère de l’Habitat qui doit légiférer dessus.

«Bâtir est un acte scientifique »

Yellès Abdelkrim, directeur du CRAAG, affirme que les séismes interviennent tout au long de l’année.  Maintenant, recommande-t-il, il faut prendre en compte cette donnée et intégrer cette problématique dans les soucis quotidiens des citoyens. M. Yellès fait remarquer que les autoconstructeurs posent réellement problème, dans la mesure où ils ne respectent pas les normes de construction antisismiques.
«Actuellement, indique-t-il, il faut fournir des efforts notamment en matière de sensibilisation, comme cela s’est fait dans le domaine des assurances contre les catastrophes naturelles ».
Le DG du CRAAG est catégorique, « il est impossible de faire des prédictions à court terme ». Ce qui oblige à être toujours en éveil et ne céder en aucun cas au relâchement. Suite au  séisme de 2003,  une loi sur la prévention contre les risques majeurs a été élaborée en 2004, mais hélas l’application fait défaut. Le CRAAG procède en permanence à la mise à jour de la carte sismique algérienne par l’intermédiaire des réseaux de surveillance. «  L’acte de bâtir est un acte scientifique. La meilleure prévention c’est la construction antisismique », conclut-il. 

Source Horizons - Karima Alloun.

Le Pèlerin

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 21:42

Mondial 2010 - Pays-Bas-Espagne - Paul le poulpe a choisile-poulpe.jpg

 

L'oracle de l'aquarium d'Oberhausen fait de l'Espagne le futur champion du monde.

Ce sera l’Espagne ! Le poulpe le plus célèbre du monde n’a guère hésité, hier, face aux boîtes espagnole et néerlandaise qui se présentaient à lui. Il a rapidement opté pour la sélection ibérique, qui devrait selon toute vraisemblance devenir championne du monde demain.
Car le céphalopode de l’aquarium d’Oberhausen, dans l’ouest de l’Allemagne, reste sur un sans faute dans cette Coupe du monde. Les victoires de l’Allemagne ? Il les avait prévues. Les deux défaites contre la Serbie (1-2) et l’Espagne (0-1) ? Elles ne lui ont pas échappé non plus.
Véritable star internationale, la Pythie à huit bras a même vu sa dernière prédiction retransmise en direct sur les télévisions du monde entier, pendues à ses tentacules. Un peu auparavant, Paul avait hésité une dizaine de minutes avant d’opter pour l’Allemagne dans le match pour la troisième place.
Sans doute un choix diplomatique, tant il peut craindre pour sa vie. Après la défaite de la Mannschaft en demi-finale, plusieurs supporters allemands ont réclamé sa tête, se demandant à quelle sauce agrémenter l’animal en vue d’un festin futur. Jose-Luis Zapatero s’en est d’ailleurs ému sur les ondes de la radio espagnole Cadena Ser. « Je m’inquiète pour le poulpe, a-t-il lâché. Je pense à lui envoyer une équipe de protection. »

Source RMC.fr

Le Pèlerin

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 07:01

Une alternative pour parer au déficit des ressources en eau

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Un projet de traitement et de réutilisation des eaux usées dans l’irrigation des terres agricoles est actuellement en cours de réalisation dans le cadre du programme pour la généralisation de l’utilisation des eaux d’assainissement dans le secteur agricole.

Ce projet qui devrait permettre de satisfaire les besoins de l’Algérie en ressources hydriques, est en cours d’élaboration conjointement par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural et celui des Ressources en eau, a annoncé avant-hier le ministre de l’Agriculture, Rachid Benaïssa, lors de son intervention au Conseil de la nation. Il a précisé que ce projet favorisera la règlementation de l’utilisation des eaux d’assainissement traitées sur une superficie pilote de 4 500 hectares environ qui englobe les wilayas de Tlemcen (1 000 ha), d’Oran (350 ha), de Boumerdès (350 ha), de Borj Bou Arrérij (250 ha), de Sétif (800 ha ), de Constantine (600 ha), de Mascara (300 ha) et de Ouargla (800 ha). «L’opération concernera une superficie de 200 000 hectares avec l’utilisation de 1,2 milliard m3 à l’horizon 2020», a-t-il ajouté. Actuellement, l’Algérie dispose de 102 stations d’épuration d’une capacité de 570 millions de mètres cubes par an. Le programme quinquennal de développement 2010-2014 prévoit la réalisation de 40 stations d’une capacité de 1,2 milliard m3 d’eaux usées par an dans les dix prochaines années. Les spécialistes évaluent le volume actuel des eaux usées jetées à la mer à 750 millions m3/an et passera à plus de 1milliards de m3 vers 2020. «Un volume important qui pourrait constituer à l’avenir une alternative importante en matière de réutilisation de ces eaux dans l’irrigation des terres et même dans l’industrie», estime-t-on.

Interrogé au sujet de la plaine d’Abadla, une zone agricole située dans la wilaya de Béchar qui connaît des problèmes d’envasement et de vétusté des canalisations en dépit de ses potentialités, le ministre a assuré que des solutions seront apportées dans le cadre de l’exécution du programme de mise en valeur par la concession. Il a précisé que l’Office national des terres agricoles procèdera à la régularisation des agriculteurs concernés et que la société d’aménagement et de mise en valeur des espaces agricoles se chargera de la réhabilitation de ce périmètre. A une question relative au programme de renouveau rural dans la wilaya de Skikda, le ministre a rappelé que 64 projets de proximité de développement rural ont été adoptés depuis 2007 dans cette wilaya, dont 49 ont coûté 1,8 milliard de dinars en 2009. Il a rappelé que ces projets ont profité à plus de 240 000 habitants et 39 000 ménages. A une question de la presse sur l’effacement des dettes des agriculteurs par les établissements financiers concernés, le ministre a simplement répondu que l’opération se déroule «normalement». Quant au sujet de l’importation des viandes fraîches, il a rappelé que «toutes les mesures ont été prises pour alimenter le marché, notamment lors du mois de ramadan».

Source Le Jeune Indépendant Z.M.

Le Pèlerin

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 07:00

Plusieurs wilayas du pays vont enregistrer une hausse des températures.

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Les fortes chaleurs sont de retour. Il fait chaud, même très chaud. Cette canicule cyclique ne sévit pas uniquement en Algérie, mais touche plusieurs autres pays et continents à l’instar des Etats-Unis, l’Amérique du Sud, la Chine, le Canada, la France... Les services concernés au niveau de ces Etats ont décrété des mises en garde, des alertes et des recommandations à observer en cette période de canicule, notamment par la population vulnérable.

Hier, l’Office national de météorologie a émis un bulletin spécial indiquant que des températures caniculaires, dépassant les 40° et atteignant localement 45°, affecteront durant les après-midi de vendredi, samedi et dimanche prochains les régions intérieures de l’ouest et du centre du pays. Quinze wilayas sont concernées par cette hausse des températures, à savoir le sud de Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Saïda, le sud de Mascara, Relizane, Tiaret, le sud de Chlef, Tissemsilt, Aïn Defla ainsi que les régions de Blida, Médéa, le sud de Boumerdès, le sud de Tizi Ouzou, Bouira et M’sila. Une baisse des températures est heureusement prévue à partir de lundi prochain.

Rappelons qu’en début de la semaine dernière, le ministère de la Santé avait rendu public un communiqué d’alerte pour la démarche à suivre en cette période caniculaire. Ainsi, la population la plus vulnérable, constituée d’enfants en bas âge, de personnes âgées et de malades chroniques, est appelée à prendre plusieurs précautions comme d’éviter de sortir aux heures les plus chaudes et de rester à l’ombre à l’abri d’une exposition prolongée au soleil, de boire suffisamment d’eau en évitant les boissons très sucrées.

Le communiqué du département de Ould Abbès a énuméré, en outre, les différents symptômes qui peuvent indiquer un coup de chaleur, comme les maux de tête, l’envie de vomir, la soif intense, une peau anormalement chaude, rouge et sèche, ainsi que la confusion mentale. Par ailleurs, il est à noter qu’après les Etats-Unis c’est la Chine et la France qui subissent les vagues de chaleur. En France, plusieurs départements ont été placés en vigilance orange. La canicule qui s’est abattue sur le nord-est des Etats-Unis a poussé les autorités à mettre en garde la population de New York et de Washington. Les températures devraient rester très élevées toute la semaine et les municipalités ont mis en place des « centres de rafraîchissement » où les personnes n’ayant pas de climatiseur à leur domicile pouvaient se reposer.

Au Canada, les services météorologiques ont lancé un avertissement de smog (mélange d’humidité et de pollution), invitant la population à plus de précautions. La Chine est, quant à elle, victime de cette grosse vague de chaleur depuis le début du mois. Les températures ont atteint les 40° à Pékin où des véhicules ont pris feu à cause de la canicule. Les autorités ont ainsi été obligées de diffuser une alerte à la population. Cette vague de chaleur survient un mois après les pluies torrentielles qui ont frappé le sud du pays et fait au moins 266 morts.

Source El Watan N.A.

Le Pèlerin

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 06:40

France – Algérie - Politique française de délivrance de visas : Les Algériens très lésés

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Les consulats de France en Algérie battent le record en matière de refus de demandes de visa avec une moyenne de 35% de dossiers rejetés, 14% seulement au Maroc. Le taux moyen de refus par les consulats de France dans le monde ne dépasse pas les 9,6%. Les Algériens sont les plus lésés dans la politique française de délivrance de visas. Les conclusions du rapport de la Cimade, une association française qui défend les droits des étrangers immigrés en France, confirment une réalité longtemps dénoncée en Algérie. Cette association a mené, durant l’année 2009, une enquête « Visa refusé », sur les conditions d’octroi des visas dans six pays différents, dont l’Algérie. Afin de dénoncer les inégalités dans le traitement des dossiers, les enquêteurs de la Cimade ont, lit-on dans le rapport, mené des missions d’observation d’une quinzaine de jours dans chacun des pays concernés par l’étude.

Dans la partie concernant l’Algérie, la Cimade relève d’emblée le taux extrêmement élevé de refus de visa enregistré. En effet, l’Algérie figure en pole position des pays où l’on refuse le plus les demandes de visa : « Environ 35% des dossiers sont rejetés, alors que le taux moyen de refus n’est que de 9,6% pour l’ensemble des consulats de France à l’étranger. Chez le voisin marocain, le taux de refus de visa est évalué à 14%. C’est un record. En Algérie, c’est le taux faramineux de refus de délivrance de visas qui est en cause ; trois fois plus élevé que la moyenne des autres consulats de France », relève la Cimade. Outre les taux excessifs de refus de visa, le rapport souligne aussi l’absence intrigante de motivation du rejet des demandes. C’est d’ailleurs la préoccupation majeure des demandeurs algériens. Les enquêteurs de la Cimade ont rapporté des témoignages de certaines personnes confrontées à cette situation. « On ne nous donne aucune information lors du dépôt. S’il manque des informations pourquoi ne pas le dire tout de suite ? On nous laisse déposer le dossier pour ensuite refuser le visa parce qu’il manque telle ou telle pièce », déplore un témoin.

Une autre personne interrogée, répond sur un ton ironique : « Le visa pour la France, c’est comme acheter un ticket de loto. C’est payant, mais on ne gagne pas à tous les coups. Mais est-ce que la France a vraiment besoin des 6000 DA d’un pauvre malheureux ? » D’autres témoins interrogés expriment, selon le document, une profonde déception vis-à-vis de la France, non seulement parce qu’elle représente « le pays des droits de l’homme », mais encore en raison des liens historiques qui lient les deux pays. « Cette absence totale de transparence est un choc pour un pays qui se dit démocratique. Le fait que la France soit sous pression, nous pouvons l’accepter mais cela n’explique pas tout. Je ne peux pas accepter qu’un pays comme la France, qui se dit démocratique (...), vienne aujourd’hui appliquer des règles de non-droit qui vont à l’encontre d’un idéal qu’il promeut et qu’il a lui-même créé », commente un autre Algérien.

Face à ses nombreuses plaintes, le consulat et l’ambassade de France à Alger tentent de justifier. « Ces refus s’expliquent par le risque médical, c’est-à-dire, la crainte que des personnes âgées ne veuillent venir en France uniquement pour se faire soigner et qu’elles grèvent ainsi sur le budget de la Sécurité sociale française. » Ils avancent également l’argument du « risque migratoire ». Ces arguments ne semblent pas convaincre la Cimade qui critique justement l’absence de motivation des refus de visa. « La non-motivation de ces refus de visa provoque l’incompréhension des intéressés et, par voie de conséquence, du ressentiment envers la France », souligne l’association.

Possibilité de recours ignorée

Le même rapport met l’accent aussi sur les problèmes que rencontrent des commerçants algériens qui s’approvisionnent à Paris et à Marseille pour faire renouveler leur visa de circulation dans le cadre de leur activité professionnelle. Pour les visas d’études, l’organisation note les lourdeurs des procédures qui font que les étudiants algériens ne rejoignent les établissements qu’après le début de l’année universitaire. « Les délais administratifs, tant du côté algérien que français, sont très souvent longs. Il arrive fréquemment que l’étudiant ne puisse rejoindre l’établissement français qu’après le début de l’année universitaire », explique le rapport. Et d’ajouter : « Du côté algérien, la commission qui examine le dossier de l’étudiant est composée d’universitaires algériens qui connaissent mal les structures universitaires françaises et leurs évolutions récentes. Et cela provoque des avis négatifs injustifiés. »

Dans le même ordre d’idées, la Cimade critique l’absence de communication sur les possibilités de recours. « A aucun moment, il n’est avisé de la possibilité d’exercer un recours contentieux », explique-t-on encore. « En général, ils (les demandeurs algériens) connaissent la possibilité d’exercer un recours gracieux, mais ils n’ont pas toujours connaissance de l’existence de la commission des recours de Nantes contre les refus de visa, et encore moins de la possibilité de saisir le Conseil d’Etat. L’information sur les possibilités de recours apparaît sur le site Internet du consulat d’Alger, mais seulement en allant dans la Foire aux questions », précise la Cimade qui a conclu son rapport avec des recommandations.

« Les refus seront motivés à partir de mars 2011 », selon le ministre de l’immigration

Le ministère français de l’Immigration a réagi au rapport accablant de la Cimade sur les conditions de délivrance de visa aux étrangers. Dans une déclaration à l’Agence française de presse (AFP), le département que dirige Eric Besson affirme qu’à partir du 5 mars 2011, les refus des pays de l’espace de Schengen de délivrer un visa de court séjour seront motivés. « A compter du 5 mars 2011, tous les refus de visa de court séjour seront motivés en vertu d’une obligation introduite par le code communautaire des visas, adopté le 13 juillet 2009 par l’UE », précise la même source. Le ministère français rappelle en outre que le code communautaire des visas (CCV) fixe à 15 jours le délai maximal d’instruction des dossiers, « sauf pour les dossiers posant problème ». « Les dossiers simples peuvent être traités dans la journée », précise-t-il. Le CCV fixe aussi les frais d’instruction des dossiers à 60 euros pour un visa de court séjour, auxquels peuvent s’ajouter 30 euros au maximum si la prestation est externalisée.

Propositions de la Cimade

La Cimade a donné un certain nombre de propositions pour améliorer la situation. Elle propose d’abord de créer un droit au visa pour certaines catégories de demandeurs (telles que les personnes dont le droit de vivre en famille est protégé par des textes internationaux) et de fixer, pour les autres, des critères limitatifs sur lesquels peuvent se fonder un refus de délivrance de visa (comme c’est actuellement le cas pour les visas sollicités par les conjoints de Français). L’association exige aussi la fixation par décret de la liste des pièces justificatives à fournir pour chaque type de demande de visa. Elle suggère aussi la généralisation de la délivrance d’un récépissé de demande de visa (comme c’est actuellement le cas pour les visas des conjoints de Français). Pour réduire les délais de traitement de dossier, l’organisation propose aussi d’« imposer aux consulats une réponse dans le délai imparti, pour en finir avec le régime actuel de refus implicite de délivrance de visa » et d’instaurer l’obligation d’une motivation circonstanciée des refus de visa pour tous les demandeurs.

Source El Watan Madjid Makedhi

Le Pèlerin

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 06:30

30 personnalités du cinéma français à Alger pour soutenir “hors-la-loi”

Bouchareb présentera le film aux Oscars au nom de l’Algérie

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Algérie – Culture – cinéma - Plus de 30 artistes français, en majorité des réalisateurs et producteurs, sont venus spécialement de France pour soutenir l’avant-première de Hors-la-loi, jeudi à 18h, à la salle El Mouggar à Alger.

Parmi les invités les plus importants, on cite notamment Costa Gavras et sa femme Michelle, qui avaient produit le film Mon Colonel, Djamel Bensalah, auteur de Il était une fois dans l’oued, le producteur Richard Djoudi et Philipe Faucon qui avaient notamment produit et réalisé la Trahison, à cela s’ajoute l’inamovible Jacques Verges, le cinéaste Amor Hakar, le producteur de Cartouche Gauloises, Salem Brahimi, ou encore Yasmina Adi, auteure notamment du fameux documentaire l’Autre 8 Mai 45. Il y avait également de nombreux intellectuels, producteurs, scénaristes et auteurs français, qui avaient notamment signé la lettre de soutien à Bouchareb dans le quotidien le Monde.

Tous invités par la ministère de la Culture, Khalida Toumi, qui a tenu à mettre le paquet pour récompenser un film qui avait redonné au cinéma algérien ses lettres de noblesse dans les concert des nations du cinéma. Plus qu’une avant-première, c’est une véritable démonstration de force politique et cinématographique de l’Algérie après la campagne médiatique acharnée de la France contre le film Hors-la-loi lors du Festival de Cannes.

Le tout en présence de quelques figures révolutionnaires du pays, à l’image de l'héroïne de la Bataille d'Alger, Zohra Drif. Dans le camp politique, seule Louisa Hanoune a tenu à assister à cette avant-première spéciale. Mais la plus grande attraction de la soirée à la salle El Mouggar, c’était incontestablement Djamel Debouzze et toute l’équipe de Hors-la-loi, (Roshdy Zem, Bernard Blancand, Samir Gasmi, Chafia Boudraâ ou encore Mustapha Djemdjam et Ahmed Benaïssa), seul Sami Bouadjila était absent pour cause de tournage.
Le comédien franco-marocain, Djamel Debouzze, a pris avec philosophie le fait que l’Algérie lui ai refusé deux fois le visa, déclarant qu’il a bien fait d’attendre. Très sollicité et toujours disponible, il avait échappé à la foule, accompagné d’une discrète protection rapprochée pour se promener dans et découvrir pour la première fois de sa vie les belles ruelles d’Alger.

Prochaine étape :  les Oscars

Mais l’objectif réel de la projection du film Hors-la-loi à Alger, c’est d’inscrire avec cette date de projection le film aux Oscars pour la course du meilleur film étranger en mars 2011, a avoué le producteur et associé Jean Bréhat.
Selon le règlement de l’Académie des arts et science des Oscars, le film qui postule pour la candidature pour l’Oscar du meilleur film étranger doit être présenté dans le pays candidat à l’inscription, même si ce n’est pas le pays du producteur majoritaire ou la langue étrangère parlée dans le film. Ce qui fait que le réalisateur Rachid Bouchareb a choisi d’inscrire le film Hors-la-loi au nom de l’Algérie aux Oscars, comme pour Indigènes en 2008 et Poussière de vie en 1995. Des voix vont encore s’élever contre ce choix du réalisateur et producteur algérien qui a choisi la voix du cœur de la patrie à celle de la raison artistique et productrice d’un pays. D’ailleurs, l’une des craintes de la production, c’est la sortie du film le 22 septembre prochain en France. Le film risque de faire l’objet d’une énième contestation de la part de l’extrême droite et des partisans de l’Algérie française.
Mais malgré les pressions politiques et médiatiques, le film a été présenté avec succès au Festival de Cannes. Après la projection tant attendue au palais du festival, le réalisateur répondra avec son équipe et ses producteurs à toutes les attentes des journalistes, mettant ainsi un terme à plus de trois semaines de cabale médiatique française, alors que le film n’avait même pas été présenté à la presse. Une audace artistique et politique qui a valu au réalisateur d’être écarté du palmarès, alors que sa présentation a reçu un accueil royal, ponctué par un standing ovation de 15 mn.

L’Algérie, qui aspire à revenir sur la scène cinématographique internationale, a tenu à produire ce film à hauteur de 20%, soit environ 4 millions d’euros (plus de 40 milliards de centimes), sur un financement global du film qui a atteint les 19,5 millions d’euros, partagé entre la France, la Belgique et la Tunisie.
Avec cette avant-première à Alger, l’Algérie est sur le point d’être nominée une nouvelle fois aux Oscars, puisque avec un oscar gagné en 1969 avec Z, de Costa Gavras, et 3 nominations pour le Bal, d’Ettore Scola, Poussières de vie et Indigènes, de Rachid Bouchareb, elle se classe à la 15e place des pays oscarisés et nominés juste derrière la Russie.

Selon la production, une nouvelle campagne sera bientôt menée pour empêcher Hors-la-loi de se présenter pour les Césars du cinéma français, mais Rachid Bouchareb ne semble pas intéressé, puisque, selon toujours les mêmes sources, son film sera présenté dans d’autres festivals internationaux : Dubaï, Marrakech, Toronto, Sundance.  Rachid Bouchareb a de toute façon gagné son pari, celui de présenter un grand film sur la Révolution algérienne au palais des Festivals à Cannes, le plus grand rendez-vous international du cinéma dans le monde, attirant tous les projecteurs de la planète sur la fresque colorée et dramatique de la guerre d’Algérie, et devenant plus connu et célèbre que celui qui a remporté la Palme d’or en 2010.

Source Liberté Adlene Meliani

Le Pèlerin

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 06:20

Une première en Algérie - Lancement d’une ferme aquacole à Béjaïa

aquaculture

 

Tazeboudjt-sur-Mer. À mi-chemin entre Sahel et Boulimat dans la commune de Béjaïa, une ferme aquacole, “Malikate al Bahr”, sera lancée incessamment. L’initiateur du projet, M. Djamel Hocini, conseiller pédagogique et enseignant à l’école maritime de Béjaïa, compte faire de la pisciculture semi-intensive en circuit ouvert et sur terre ferme. Cependant, le projet n’a pas été un long tranquille, loin s’en faut.
Les travaux d’aménagement du site, de construction des bassins et d’installation des équipements ont été entamés fin 2005 grâce à un montage financier avec la Banque Algérienne de Développement Rural avec une subvention du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques.
Et bien qu’il ait bénéficié aussi des avantages octroyés par l’ANDI (Agence nationale de développement de l’investissement), des problèmes techniques auxquels se sont greffés des complications administratives, ont retardé le projet et qui ont failli le compromettre. Pourtant avec une telle exploitation, le porteur du projet prévoit une production annuelle de 30 à 50 tonnes de loup de mer.
Le volume pourrait, a affirmé M. Hocini, atteindre 120 tonnes une fois le process de grossissement bien maîtrisé. L’investisseur a annoncé également l’acquisition prochainement de cages de 6 à 12 mètres de diamètre pour porter la production jusqu’à 1000 tonnes.
Une fois atteint le rythme de croisière, le patron de la ferme n’exclut pas la possibilité d’exporter ses poissons. S’agissant du montant de l’investissement, il est de quelque 110 millions de DA. Une dizaine de personnes y travaille en permanence et 20 autres occasionnellement. Avec l’acquisition des cages, le nombre d’emplois permanents sera porté à 30, a-t-on indiqué.

Source Liberté Moussa Ouyougoute

Le Pèlerin

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 05:37

Comment doit-on le négocier ?

Jacques-Toubon 2

 

L’Algérie et la France se préparent à mettre en place un quatrième avenant à l’Accord franco-algérien du 27 décembre 1968 qui réglemente le séjour, l’emploi et la circulation des ressortissants algériens en France. Quels sont les points forts que le gouvernement algérien doit soulever et défendre dans l’intérêt de l’Algérie et ses citoyens ?

Les dernières rencontres entre les représentants politiques des deux pays laissent croire qu’un nouvel avenant franco-algérien se dessine d’ici l’automne prochain. Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a, le 20 juin 2010, reçu le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, et le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Levitte. Lors de cet entretien, la question de l’avenant a été abordée. Le 22 juin 2010, Jacques Toubon, président de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration et ancien ministre de la Culture, de la Francophonie et de la Justice, a annoncé, lors d’une conférence sur le thème « Immigration et intégration en France : histoire et perspectives », au Centre culturel français d’Alger, que l’accord franco-algérien sera modifié en octobre 2010.

Ce projet devait être abordé durant la visite officielle du président algérien en France en juin 2009. Cette rencontre était devenue caduque en raison des divergences entre Alger et Paris sur le passé colonial de la France en Algérie. Les tensions entre les deux rives caractérisent les relations bilatérales et les modifications ultérieures de l’accord de 1968 ont toujours été longues et compliquées. Lors de l’accession de l’Algérie à l’indépendance, les Accords d’Evian reconnaissaient aux Algériens la liberté de circulation entre l’Algérie et la France ainsi que le principe de l’égalité des droits sociaux et économiques avec les citoyens français.

Cet accord établissait l’obligation pour les Algériens de présenter un passeport aux frontières, mais sans la contrainte du visa. Un titre de séjour particulier était créé portant le nom de « certificat de résidence ». Les deux avenants du 22 décembre 1985 et du 28 septembre 1994 conclus par la suite par les deux pays ont, de manière générale, eu pour objet de tenir compte des modifications du contexte migratoire, de rapprocher la situation des Algériens de celle des autres nationalités, sans toutefois que ce rapprochement soit total. En application de l’avenant de 1985, à titre d’exemple, un Algérien pouvait sans difficulté venir s’installer en vue de faire des études ou exercer certaines activités professionnelles ; il disposait de la liberté d’établissement en qualité de commerçant ou artisan.

Par contre, la situation de l’emploi lui devenait opposable dans le cadre d’un travail salarié.La situation de parent d’enfant français ne donnait aucun droit au séjour, notamment aucune carte de « plein droit », contrairement à la situation des autres étrangers. Ce point n’a été modifié qu’avec l’avenant du 11 juillet 2001. Dans l’optique d’un nouvel avenant, le gouvernement algérien doit en priorité défendre trois points dans l’accord et maintenir les acquis des précédents avenants. Tout d’abord, la régularisation à travers la règle des dix ans de présence sur le territoire français doit demeurer. En effet, la loi du 24 juillet 2006 relative à l’immigration et à l’intégration, dite « loi Sarkozy II », a abrogé cette disposition qui prévoyait l’attribution automatique d’un titre de séjour d’une durée d’un an aux ressortissants étrangers sur le fondement des dix ans de présence en France.

Il sera donc dans l’intérêt des ressortissants algériens qui demeurent depuis plus d’une décennie en France de pouvoir bénéficier d’une carte de séjour car le gouvernement français actuel pourrait être tenté de supprimer cet avantage aux Algériens, comme il l’a déjà fait pour les Tunisiens. Le gouvernement algérien doit également sauvegarder le principe de la régularisation des ressortissants algériens ayant la qualité de conjoint de français, sans toutefois exiger d’eux un visa long séjour. En effet, la règle générale est l’obligation de produire un visa long séjour pour la délivrance de plein droit d’une carte de séjour portant la mention « vie privée et familiale ». Les ressortissants algériens ne sont pas concernés par cette impérative du visa long séjour.

Enfin, un troisième point important concerne la régularisation par le travail. Les dispositions de la circulaire relative à la délivrance de cartes de séjour temporaire portant la mention « salarié » ou « travailleur temporaire » au titre de l’admission exceptionnelle au séjour ne s’appliquent pas aux ressortissants algériens. Ces derniers ne peuvent invoquer les dispositions de l’article L. 313-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et le droit d’asile. L’inapplicabilité de cette situation aux ressortissants algériens, alors qu’ils représentent près du quart des entrées permanentes en France, pose un véritable problème.

Jacques Toubon, lors de sa conférence, évoquait un régime dérogatoire avantageux comparé aux autres étrangers dans les dispositions de l’accord franco-algérien. Or, la circulaire qui prévoit de faciliter l’accès des ressortissants étrangers au marché du travail français n’est pas applicable aux Algériens. Dans le souci de créer cet équilibre, le gouvernement algérien doit intégrer ces principes dans le nouvel avenant qui se projette. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, avait déclaré à la presse : « L’immigration algérienne en France, un capital d’avenir. » Cela conduit, dans l’intérêt réciproque du gouvernement algérien et des ressortissants algériens en France, que l’Etat algérien prépare, en gardant les dispositions avantageuses acquises dans le 3e avenant, un nouvel accord qui intègre le nouveau volet sur l’« immigration économique » afin de faire bénéficier nos ressortissants résidant en France d’un véritable statut avantageux et favorable.

Les représentants algériens ne devraient pas négliger l’apport de la communauté algérienne en Europe pour le développement de l’Algérie. L’humanité vit aujourd’hui dans un monde où les migrations apparaissent comme une extension des marchés de l’emploi ; le migrant quitte un marché qui ne lui convient pas soit parce que la rémunération y est trop faible, soit parce ce marché est trop étroit, ou encore pour s’ouvrir de nouvelles perspectives de qualification. Tous ces échanges génèrent un gain et, ce faisant, les migrations internationales contribuent à l’accroissement des richesses mondiales et nationales. La Banque mondiale estime ainsi que la contribution des migrants à l’accroissement du revenu mondial avoisinera les 772 milliards de dollars en 2025. II s’agit dès lors de prendre acte de cette donnée cruciale dans l’économie algérienne.

F. M. : Docteur en droit et conseiller juridique

Source El Watan Fayçal Megherbi

Le Pèlerin

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