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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 06:39

Ils sont considérés comme la honte sociale

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Certes, l’Algérie figure parmi les pays les moins concernés par ce fléau, mais les milliers de cas enregistrés suscitent réflexion. Si ces enfants nés sous x, sont élevés dans des familles d’accueil, quel sera donc leur devenir, une fois les parents adoptifs décédés ? Comment faire pour éviter l’abandon en cours de route de ces enfants adoptifs ? Par ailleurs, beaucoup font l’objet d’abandon par des mères célibataires qui les donnent de main en main sans pour autant les faire bénéficier au moins d’un statut de pupille d’Etat ! Faut-il rappeler le rôle primordial que doit jouer l’action sociale pour éviter le pire ? Quoi que l’on dise et que l’on fasse tant que nous vivons dans une société hypocrite, ces créatures innocentes resteront éternellement coupables. La solution idéale serait de commencer par changer certaines mentalités, d’aller vers l’ouverture d’esprit et la tolérance pour sauver ces victimes.

«Ma mère adoptive me frappait et me brûlait avec le fer à repasser !»
Sans papiers, sans identité, ces enfants craignent d’être rejetés par les familles d’accueil une fois, les parents adoptifs décédés.

Très perturbée, Ouahiba née sous x en 1967 et adoptée à l'âge de trois ans par une famille à Belcourt, nous raconte les faits saillants de son histoire émouvante qui, sans doute, fera vibrer les cœurs de ceux ont à charge ces enfants abandonnés par leurs propres parents et rejetés par la société.
D’une voix triste, Ouahiba, 44 ans, revient sur les faits les plus importants qui ont vraiment marqué et bouleversé sa vie. «J’ai trop souffert, je ne me souviens ni de mon enfance ni de ma jeunesse. Je ne pourrai jamais et jusqu’à maintenant accepter mon sort et surtout être victime d’une trahison venue de ma mère adoptive», nous dit-elle. Et de préciser : «J’ai été trahie par ma mère que Dieu lui pardonne. Elle a acheté un formulaire d’un extrait de naissance vierge chez un employé de mairie pour le remplir ensuite à mon nom.
Ce n’est que deux jours avant l’examen du BEM que j’ai appris par l’enseignante de français et tout mon entourage que c’était un faux papier et que j’ai été placée par la DAS et élevée dans cette famille nourricière.
A cette époque, je ne comprenais pas grand-chose, surtout que j’avais à peine 14 ans. Mais le fait de découvrir la vérité m’a beaucoup choquée. Du coup, j’ai abandonné mes études alors que j’étais une brillante élève. 4 ans après, ma mère meurt et ce n’est que ce jour-là que sa sœur, à savoir ma ‘’tante’’, qui, le jour de l’enterrement, pleurant ma mère, disait : «Si au moins tu avais laissé un enfant !»
Là, j’ai été choquée. Et encore plus lorsque j’ai découvert que je n’étais pas inscrite sur le livret de famille que mon père m’a remis personnellement après la mort de son épouse. A 27 ans, j’ai été mise à la porte par la femme de mon frère adoptif.
Aujourd’hui, c’est vrai que je suis tranquille au sein de ma 2e famille d’accueil mais j’ai peur de subir le même sort. J’insiste sur ce point précis : Ce n’est qu’à 29 ans que j’ai réussi à sortir mon premier extrait de naissance ! Je ne pardonnerai jamais à ma mère biologique, sauf si elle a été victime d’un viol ou d’une agression sexuelle.»
De son côté, Khadidja née sous x, 45 ans, mère de trois enfants, habitant un chalet à Réghaïa, n’a pu cacher sa mélancolie en nous dévoilant amèrement quelques faits choquants de l’histoire de sa vie. «J’ai été privée de tendresse toute mon enfance. Ma mère adoptive me frappait tout le temps. Elle me brûlait avec le fer à repasser. A l’âge de 8 ans, j’ai appris la vérité par le biais de voisins et proches qui ne cessaient de m’insulter en m’appelant ‘’fille du péché’’. A cette époque, j’ai été abandonnée par ma famille. Et c’est alors que mon père m’a emmenée chez sa belle-fille à Belcourt où j’ai vécu le calvaire.»
Khadidja a quitté l’école précocement. A 12 ans, elle a été récupérée par la DAS pour être transférée dans un centre d’assistance à Oran où elle n’a séjourné qu’un mois pour revenir à Alger. «Une enquête a été ouverte par la DAS sur mon abandon par cette famille adoptive.»
«Sans papiers, ni abri..., je n’ai plus d’espoir», nous révèle Mohamed, la quarantaine. Reprenant difficilement son souffle, il nous confie : «Après la mort de mes parents adoptifs qui sont partis avec leur secret quant à ma situation, je vis sans repères. Je ne suis qu’un malheureux vagabond !».

Enfants confiés de main en main...
La garde privée, un phénomène qui prend de l’ampleur, fait de l’enfant un objet de profit, de l’avis de Mme Adjali. «Selon la réglementation, l’enfant, le citoyen de demain, doit être protégé. Cependant, les mères célibataires, pour qui l’abandon de leur enfant est un véritable déchirement, le confient souvent à n’importe qui.
Le confier à l’Etat reste l’unique solution d’autant plus qu’il pourra bénéficier d’un statut de pupille de l’Etat. Nous n’avons pas de difficulté avec les enfants placés par la DAS. Ils peuvent même jouir de tous les droits : aller à l’école normalement et avoir même des papiers tels que la carte d’identité, le passeport. Les nourrices considèrent que l’enfant est devenu une source de financement. Une fois que la mère célibataire n’à plus les moyens de payer, cela fait l’objet d’un chantage. Et c’est l’enfant qui en fait les frais, souvent victime de maltraitance ou de violence.
On ne peut, en revanche, confier un bébé à quelqu’un qui ne dispose pas de toutes les commodités. L’abandon peut être considéré comme une lueur d’espoir pour certains enfants, les demandeurs de kafala étant nombreux. Les enfants inscrits à l’assistance publique n’ont pas de problème avec l’administration. Ils disposent d’une attestation de la DAS qui permet d’établir une pièce d’identité nationale, un passeport, l’acte judiciaire de la kafala... Le phénomène qui a tendance à se répandre depuis trois ans, ce sont ces mères célibataires qui n’abandonnent plus leur enfant à la maternité ou à l’hôpital, mais plutôt à des tiers.
Et lorsque survient le moindre problème, les parents «adoptifs» s’adressent à la DAS pour justifier de la présence de l’enfant. Ils sont alors orientés vers la justice mais le vide juridique en la matière est contraignant. Chaque année, de nombreuses demandes arrivent à l’inspection pour inscrire ces enfants à l’école.»

«Je me suis mariée avec le premier venu»
«Nous n’avons pas une place dans la société, les gens nous poussent au suicide et notre avenir est incertain», nous a révélé Leila, mère de deux enfants, qui dit avoir vécu l’enfer au sein de sa belle-famille.
«J’ai été maltraitée durant toute ma vie pour une faute que je n’ai pas commise. Là, où je vais, les gens me disent : ‘’Tu as été retrouvée dans une poubelle’’ (…). Même au sein de ma propre famille, je ne suis pas épargnée (…). J’ai été jetée à la rue par ma belle -famille et j’ai vécu pendant des années dans une cave avec mes deux enfants. J’ai du mal à poursuivre mon histoire.
Lorsque j’ai perdu ma mère adoptive, j’avais 21 ans. J’ai grandi avec des complexes et ma mère me frappait pour un rien. Je me suis mariée avec le premier venu, ma mère n’a pas jugé utile de s’informer sur cette personne.
En 1994, mon mari a été tué par des terroristes, ce qui m’a poussée à chercher du travail. Aujourd’hui, je suis femme de ménage et je ne veux pas que mes enfants connaissent le même sort que moi.»

La rue après le décès des parents adoptifs
Ces enfants sont niés, effacés du réel. Ils n’existent pas.

Interrogée sur le sort des enfants adoptifs une fois leurs parents décédés, Nacéra Merah, sociologue, répond que «les lois existent mais que représentent-elles dans la réalité ? Quels sont les recours possibles pour ces enfants ? Bien sûr qu’ils sont jetés à la rue par les familles après le décès des personnes qui les ont recueillis ! A moins que ces dernières pensent à leur faire des dons ou legs. Officiellement, ils n’ont pas droit à l’héritage, la religion est claire sur ce point.
A quelle garantie peuvent-ils prétendre sachant que notre société hypocrite les rejette, la religion les renie, car nés hors mariage ? Bien sûr, nous trouverons tous les muftis et religieux qui nous garantissent que la religion les protège ; que nous sommes musulmans et, par définition, humains, mais qu’en est-il dans la réalité ? Il suffit de poser la question autour de nous !» Les enfants nés sous x peuvent-ils espérer retrouver un jour leur mère ? En réponse, Nacera Merah dira que ces derniers ont très peu de chance. «La société se protège du scandale, du déshonneur. C’est pour cette raison que l’identité de la mère n’est pas divulguée, au détriment de l’enfant qui naîtra dans le secret... Rares sont les mères qui laissent des traces qui risqueraient de compromettre leur avenir social après cet événement qui est considéré comme la pire des calamités.»
A la question de savoir s’ils sont protégés juridiquement, la sociologue soulignera : «Si ‘’protégé’’ signifie existence de lois, je dirai oui. En revanche, ces enfants ne sont pas protégés en réalité.
Qui se sent réellement responsable d’eux, eux qui sont considérés comme la honte sociale. Ils sont nourris, hébergés par les services publics, mais des témoignages révèlent de nombreux cas de maltraitance. Je ne me limite pas à la violence physique, mais à la maltraitance sous toutes ses formes.
Et la pire est celle psychologique. La manière dont la société les traite et les services publics qui confortent cette attitude, c’est inacceptable ! Avez-vous assisté à un accouchement d’enfant sous x ? C’est précisément à ce moment-là que commence la maltraitance ! Lorsqu’un enfant né sous x est traité de «oulid lahram», «enfant du péché», a-t-on un recours quelconque contre la personne qui l’insulte ? Qui acceptera la plainte ? Qui acceptera d’écouter ? Osera-t-on, même se plaindre ? C’est là que nous voyons s’il y a oui ou non protection juridique ! Quelle protection juridique trouve-t-on lorsqu’on est jeté à la rue à 19 ans ? Assure-t-on à l’enfant adopté, une fois adulte, un emploi, un logement…? Analysons la problématique de l’identité qui constitue un véritable problème pour eux.»
Notre interlocutrice a estimé que l’hypocrisie sociale est renforcée par les instances religieuses, qui «ne reconnaissent pas» la relation sexuelle hors mariage. Ce qui laisse entendre que ces enfants n’existent pas. Ils sont niés, effacés du réel. Illégitimes. Par rapport à qui et à quoi ? Seul le mariage donne la légitimité à un enfant ? Quels sont les droits élémentaires de ces créatures innocentes et coupables d’être nées ? Ont-elles demandé à naître hors cadre socio- juridique ? En parler, défendre leurs droits élémentaires à la dignité humaine nous ont été reprochés, car cela signifie pour les hypocrites un encouragement à la dissolution des mœurs. Comme si cela n’existait pas et que nous appelions à la procréation hors mariage !
La démarche pour demander une filiation avec l'accord des parents «légitimes» bute aujourd'hui sur une réglementation contraignante. Non seulement la réglementation bloque, mais tout le système juridico-religieux interdit la filiation des enfants nés hors mariage.
Les enfants abandonnés sont doublement rejetés, par les géniteurs et la société. «Ils sont considérés comme illégitimes. Ce qui est un non-sens, car la non-filiation entraînerait des mariages incestueux, à moins qu’ils espèrent que personne ne risque de les épouser. Et s’ils se marient, seulement, entre eux, il risque aussi d’y avoir inceste. Donc, du point de vue religieux, la filiation doit impérativement être établie», conclut notre sociologue.

A quand une filiation parentale ?
Le projet de loi sur la recherche de la filiation en paternité des enfants nés sous x proposé par l’ancien ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbès, tarde à voir le jour. En outre, cette décision gouvernementale a été contrariée par certains islamistes qui qualifient ces mesures quant à la prise en charge des mères célibataires d’«incitation et d’encouragement à la prostitution». Sur ce point-là, la sociologue Nacéra Merah, dira que cette opposition n’est pas le seul fait des «islamistes». Un grand nombre de personnes, prétendument sensibles à la question, gardent une image négative de ces enfants. Le fait de les abandonner à leur sort, limite-t-il le nombre de viols ou de relations hors mariage ?, s’est-elle interrogée. «Croit-on vraiment qu’au moment de la relation sexuelle, le couple s’imagine qu’il va concevoir un enfant que la société prendra en charge ? Si l’homme ne pense même pas aux conséquences de son acte ni à l’assumer, au cas où il apprendrait que l’enfant est de lui, la femme ne peut assumer sa grossesse dans la société. Donc, cet argument est inacceptable.»

Mme Nora Adjali* à InfoSoir - «Nous ne gérons pas un dossier mais une vie»
InfoSoir : Quel est le champ d’intervention de la DAS dans la protection de l’enfant adoptif ?
Mme N. Adjali : La DAS est appelée à sensibiliser et à informer les parents qui postulent à une adoption. Il s’agit de les informer sur les problèmes d’hérédité, de les sensibiliser quant à la préparation de l’enfant «makfoul» mais aussi de savoir au préalable s’ils sont pour ou contre la concordance des noms. Tout cela est mentionné sur le questionnaire à remplir par le couple. La filiation parentale est interdite par la religion, il n’y a pas à discuter là-dessus. Le problème de l’hérédité ne concerne pas toutes les familles. Il y a des cas où si la femme qui ne donne pas naissance à un garçon est menacée par ce problème. Pour prévenir, la DAS informe de tous ces détails la famille «kafila» , en lui demandant de préparer son enfant. Les parents viennent nous voir pour savoir quand et comment dévoiler ce ‘’secret’’ à l’enfant qu’ils ont adopté. Ce sont des enfants du cœur et non du ventre. L’enfant doit être donc informé de sa situation de «makfoul» pour épargner tout choc traumatique lors de la scolarité. Des parents ont préparé leurs enfants à 3 ans ou 3 ans et demi, et de la sorte ils ont pu dépasser leurs angoisses.

Quelles sont les conditions d’adoption imposées aux familles d’accueil ?
Les conditions de l’accueil légal sont réglementées par la kafala. Nous nous référons au code de la famille, article 116 125, qui stipule que la famille kafila doit être musulmane, lucide, pouvant recueillir l’enfant en le considérant comme son propre enfant biologique. Lui assurer une bonne éducation et une bonne scolarité. Pour un couple qui postule pour l’accueil par le biais de la DAS, nous n’exigeons pas de dossier. Nous ne gérons pas de dossier mais une vie, un enfant. Nous préférons avoir affaire à un couple. Nous procédons à un entretien avec les deux futurs parents adoptifs. Une fois que le couple est décidé et que leur projet est mûrement réfléchi, nous lui demandons de remplir un imprimé (demande de motivation). Voilà comment se fait le placement en kafala. Nous souhaiterions que les couples fassent le deuil de leur état de stérilité, mais souvent ils sont motivés par le fait qu’ils veulent faire du bien, sauver un orphelin… et surtout ont ce désir ardent d’être parents... C’est cette dernière option que la DAS encourage.

L’idée d’être rejetés par les familles d’accueil hante les enfants adoptifs... Comment les rassurer sur ce point ?
Nos portes sont ouvertes, nous essayons de faire des enquêtes sociales. D’abord, nous sélectionnons des couples qui répondent aux critères de la kafala. Les couples stériles qui ont un toit, qui sont à l’aise et ceux qui ont mis du temps à faire le premier pas pour la kafala. Nous privilégions des couples qui sont encouragés par la grande famille dans leur démarche d’adopter. Pour ce qui est de la peur, le risque existe aussi bien pour nos propres enfants. Cela ne veut pas dire que les ruelles d’Alger sont pleines d’enfants adoptifs. C’est dommage de stigmatiser l’enfant «makfoul» dans la mesure où une fois qu’on le confie à un couple adoptif, cela veut dire que cet enfant jouit pleinement de tous ses droits. Le risque de précarité guette tout le monde. Si je meurs, la future épouse de mon mari pourrait mettre mon propre fils dehors. Vous voyez donc où je veux en venir. Une fois les parents décédés, nous ne pouvons pas travailler en dehors de la législation qui puise ses lois de la charia. Nous privilégions des familles stables qui ont un métier permanent et nous leur expliquons que ces enfants n’ont pas droit à l’héritage, sauf dans le cas où elles leur céderaient un bien. Vu la demande, la DAS d’Alger privilégie actuellement les couples sans enfants et ceux qui sont à l’aise financièrement.

* Chef de service à la direction de l’action sociale de la wilaya d’Alger.

Et les enfants handicapés

La DAS rencontre beaucoup de difficultés à placer en kafala les enfants handicapés lourds, d’autant que les personnes qui recourent à la kafala demandent un enfant en bonne santé. Et la DAS respecte leur choix. Les pouponnières ont du mal avec ces enfants qui y séjournent longtemps, vu leur handicap souvent lourd. Ceux qui ont de légères malformations sont tout de même placés en kafala. Selon les statistiques arrêtés en 2010, on recense 34 enfants handicapés à la pouponnière d’El-Biar, 9 à la pouponnière d’Aïn Taya, 5 à celle de Palm Beach.

Source Infosoir Samia Lounes

Le Pèlerin

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 06:34

Sud algérien - Ghardaia : Les dattes «M’naguer» font leur première apparition

Les-dattes-M-naguer-Ghardaia.jpg

 

 

Les premières dattes précoces à moitié mûres, connues sous le nom de "M’naguer", ont fait leur première apparition sur les étals des marchands de fruits et légumes de Ghardaïa, en ce début de fortes chaleurs. Cette variété de datte, issue principalement des palmeraies de la région de Tidikelt (In Salah et In Ghar), est proposée à des prix qui varient entre 550 DA et 600 DA le kilogramme, selon le goût et le calibre du fruit. Mielleuse aux reflets mordorés, très prisée par la population du sud du pays, cette datte est grappillée une à une, régime par régime, brindille par brindille, avec précaution tôt le matin ou en fin d’après-midi, selon les explications d'un fin connaisseur, marchand de fruits au quartier Theneit El Makhzen de Ghardaïa. "Les fortes chaleurs qui ont marqué ces derniers jours la région de Tidikelt, ont précipité le mûrissement de cette variété de datte", a-t-il précisé, ajoutant que "si elle n’est pas cueillie à temps, cette datte risque de pourrir".  "La datte précoce M’naguer est très fragile, elle doit être consommée rapidement ne dépassant guère trois jours après sa cueillette", a-t-il averti.

Source Horizons

Le Pèlerin

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 06:34

Tipasa : Grande affluence sur les plages

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Depuis la fin des examens de fin d’année, les estivants sont de retour sur les plages de Tipasa. Ainsi, le littoral de la wilaya renoue avec l’été, après un passage à vide durant la première semaine de ce mois. Rien que pendant le week-end dernier, 65.500 vacanciers s’y étaient rendus.

«Depuis le début de l’été à ce jour, 168.000 estivants ont fréquenté les 43 plages autorisées à la baignade. Comparativement à la même période de la saison précédente, on note une petite baisse en termes de fréquentations, puisque alors, nos bilans faisaient état de 180.000 estivants. Tout de même, on prévoit que le nombre d’estivants est appelé à augmenter substantiellement au cours des prochains jours, et ce compte tenu du rush important qui va crescendo.
Ceci s’explique en somme par deux facteurs. A savoir, la canicule et la fin de la période des examens», a indiqué le lieutenant Michalikh, le chargé de communication au niveau de la direction de la protection civile à Tipasa. Selon lui, les surveillants des plages ont pu sauver d’une noyade certaine, depuis le coup d’envoi officiel de la saison estivale, 125 personnes et porté assistance à 128 autres, victimes de diverses blessures. «Sur les 128 blessés, 36 cas ont nécessité une évacuation vers les hôpitaux, alors que 132 ont été soignés sur place», détaillera-t-il.
Un enfant et un adolescent morts par noyade
Les surveillants de la plage El Hamdania, daïra de Cherchell, ont repêché vendredi dernier le corps sans vie d’un enfant de six ans, natif de la ville de la Chiffa, wilaya de Blida, à 300 mètres du rivage du Rocher Blanc, une zone interdite à la baignade, située à proximité d’El Hamdania. «Malheureusement nos éléments n’ont rien pu faire.
Il était déjà mort lorsqu’on a repêché son corps à 09 h 50 du matin. La dépouille a été ensuite acheminée vers l’hôpital de Sidi Ghilès», confie le lieutenant Michalikh. Le même jour, un autre drame de même nature s’est produit à la plage Chenoua. La victime est un adolescent de 15 ans habitant à Tissemsilt. «Il était 17 h 56 en ce vendredi, lorsque les maîtres nageurs aperçurent un baigneur en détresse à 200 mètres du rivage. Immédiatement donc, l’opération de sauvetage a débuté. Le jeune adolescent respirait encore lorsqu’il a été sorti hors de l’eau. Cependant, son cas était grave et le médecin de la Protection civile, malgré ses tentatives répétées en vue de le sauver, n’a malheureusement rien pu faire, puisque quelques minutes après son sauvetage, il a rendu l’âme», dira notre interlocuteur. Cela dit, vendredi dernier, la baignade était interdite à Chenoua. Dès la matinée, les éléments de la Protection civile avaient hissé le drapeau rouge.
Malgré cette interdiction, des baigneurs ont bravé les consignes de sécurité au péril de leur vie. «Je lance un appel à tous les estivants, pour votre sécurité, respectez les consignes et les conseils des surveillants des plages, car cela va de votre vie», avertit le lieutenant Michalikh
.

Source Horizons Amirouche Lebbal.

Le Pèlerin

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 06:29

Algérie - Permis à points : Le texte d’application prêt

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Le projet de loi sur le permis à points sera présenté prochainement au gouvernement. C’est ce qu’a annoncé, hier, le ministre des Transports, Amar Tou, en marge des travaux de la journée d’évaluation de l’application du code de la route.

«Nous avons déjà préparé le texte d’application sur le permis à points », a-t-il dit, ajoutant que les parties concernées, dont le ministère des Transports, la Justice et la Gendarmerie nationale, se sont réunies pour étudier toutes les propositions faites par les départements ministériels et se sont mises d’accord pour la rédaction finale de ce projet de loi consacrant le permis à points.
Le permis à points vise la protection de la vie des usagers de la route et l’application de la loi, mais permet aussi au conducteur de corriger ses erreurs. Car pour la directrice du transport terrestre et urbain, le facteur humain est la cause la plus élevée dans les accidents de la route. Elle a fait savoir que le permis à points est un dispositif pédagogique qui contribue aux objectifs de sécurité routière. Du capital de 24 points, il sera retiré 4 points en cas de contravention et 8 points en cas de délit.
Le conducteur peut obtenir reconstitution des points s’il se soumet, à ses frais, de poursuivre une formation. Lorsque le conducteur perd la totalité de ses points, il est fait mention au fichier national d’infraction aux règles de la circulation routière. Cette mention est retranchée de ce fichier lorsqu’il n’aura pas commis d’infraction pendant les deux années qui suivent. Dans son intervention à l’ouverture des travaux, M. Tou a affirmé que de février 2010 à janvier 2011, 3.639 morts et 53.045 blessés ont été recensés. Soit une baisse de 976 en termes de victimes et 11.103 de blessés par rapport à la période de février 2009 à janvier 2010.
M. Tou a indiqué que de février à mai 2009, le nombre de personnes tuées dans les accidents de la route a atteint 1.322. Une baisse a été enregistrée pour la même période en 2010. Toutefois, a-t-il constaté, durant la même période en 2011, elle a atteint 1277 victimes, soit 277 de plus.
Le ministre explique cette hausse par une certaine retenue de la part des agents de l’ordre public suite aux émeutes de janvier et aux événements dans la région du Maghreb. M. Tou a précisé qu’« après l’application de l’approche pédagogique en privilégiant la sensibilisation des conducteurs, on s’est rendu compte de la nécessité d’appliquer de manière rigoureuse des nouvelles dispositions ». Le ministre a affirmé que si la loi n’est pas appliquée, on perdra 1000 âmes cette année. Le représentant de la Direction générale de sûreté nationale a constaté que comparativement à 2010, une hausse de 25% des accidents a été enregistrée pour le premier trimestre de l’année en cours, avec 26% de blessés de plus et de 2% de morts. Dans le même ordre d’idées, il a affirmé que les accidents ont coûté 40 milliards de dinars en 2009 et pas moins de 32 milliards de dinars en 2010. Le même orateur a indiqué que depuis janvier dernier, il a été enregistré 13.540 contraventions, 4033 infractions et 8273 mises en fourrière.
De son côté, le représentant de la Gendarmerie nationale a affirmé que les transports de voyageurs et de marchandises, qui ont causé 45% des décès survenus sur les routes, sont à l’origine de 3% des accidents et 32% des blessés. Il a relevé que depuis février dernier, le nombre d’accidents a connu une hausse de 35,37%, celui des morts 23,31%, et les blessés 36,98%. Sur un autre plan, il a noté le retrait, depuis janvier dernier, de 97.452 permis de conduire.
Le directeur du Centre national de prévention et de sécurité routières a mis l’accent sur la formation, la sensibilisation et la répression pour limiter le nombre d’accidents de la route.

Source Horizons Djamel O.

Le Pèlerin

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 06:21

Le mois de tous  les dépassements

Une question mérite d’être posée au cours de ce mois sacré : Les Algériens ont-ils spirituellement évolué au cours des dix derniers ramadans ?
En d’autres termes, nous sommes-nous améliorés dans notre rite ? Dans notre propre vie ? Bref, gérons-nous aujourd’hui notre jeûne comme il y a dix ans, par exemple, et avons-nous compris son véritable message ?
La réalité, malheureusement, est tout autre sur le terrain. Le comportement négatif des uns et des autres les années précédentes – voire  les années à venir –, abonde dans ce sens. Exemple : nos administrations. Elles travaillent au ralenti. Personne n’est jamais à l’heure y compris dans les institutions les plus en vue.
Et pour cause, tout le monde veille le soir parfois jusqu’au petit matin. Alors forcément on lâche du lest dans les services, on fait semblant de ne rien voir, comme si de rien n’était, de nombreux travailleurs sortent avant l’heure et apparemment, ils sont tous excusés. Aucun dossier n’est jamais réglé, ficelé.
Il l’est toujours à moitié. Soit parce que le directeur est en congé car il supporte difficilement le ramadan, soit parce que le chef de département tourne dans les services, soit enfin parce que la secrétaire chargée de la saisie n’est pas encore venue.
 Certains responsables font deux apparitions la journée au bureau une le matin pour que leurs supérieurs notent leur présence et une en fin d’après-midi à un quart d’heure avant la fermeture du service pour les mêmes raisons. Que font-ils le reste de la journée ? Ils dorment pour récupérer leur soirée de veille ou font les marchés pour oublier les affres de la faim et de la soif,
un  peu comme un passe-temps.
Pour cause de ramadan, certaines communes, il y a dix ans, ont fonctionné en deçà de leur possibilité alors même que tous les employés étaient à leurs postes.
Pire, tous leurs projets ont été volontairement bloqués ou retardés pour des raisons invraisemblables liées à la particularité de ce mois qui a fini par avoir bon dos… Rares sont les décisions qui sont prises pendant le ramadan y compris en «haut lieu». Rien n’est jamais réglé pendant  ce mois, tout est reporté à après l’aïd.
Dans les officines, les entreprises et les  ateliers, le même demi-sommeil engourdit cadres et employés. Et comme tous sont atteints de la même paresse personne n’ose hausser le ton.
Bref, l’absentéisme, pendant ce mois, fait des ravages dans tous les milieux socioprofessionnels, qu’ils soient de service ou de production… Or le carême est tout le contraire, il est l’émulation du travail, l’effort soutenu au travail alors que le ventre est vide. C’est cela le jeûne, le vrai qui a un sens.
C’est le ventre qui nous guide
Pour être tout à fait en conformité avec notre rite, la franchise la plus élémentaire nous oblige à dire que nous marchons à côté de nos pompes…
Parce que le jeûne, comme tout le monde le sait, ne consiste pas seulement à se priver d’eau et de nourriture pour s’empiffrer le soir et se détendre devant un thé ou un numéro de danseuses du ventre quelque part sur la côte. Le jeûne, c’est d’abord  mettre un bémol à ses convoitises et à ses instincts. C’est tout le corps qui doit, en fait, jeûner.
Les yeux doivent éviter de regarder ce qui est illicite en religion et interdit, les oreilles doivent éviter d’écouter ce que la morale réprouve tous les jours, comme les grossièretés et autres plaisanteries de très mauvais goût, la langue, surtout la langue, doit éviter le piège de la critique gratuite, du mensonge, de la médisance, du commérage. Suivons-nous ces préceptes ? Honnêtement non.
Regardez autour de vous, regardez ce qui se passe dans vos marchés et vous serez fixés sur le comportement des gens qui va à contre-courant de l’essence même du jeûne. Ici c’est un commerçant qui triche carrément sur le poids de sa balance, là c’est un autre qui triche sur la qualité de ses produits et il est prêt à jurer qu’ils sont de première qualité.
Plus loin, c’est un marchand qui jeûne comme vous, et qui vous fourguera des yaourts avariés — en connaissance de cause très souvent — ou des flans ayant dépassé la date de péremption. Tout près, un autre marchand, pas très net, est pris à partie par la foule qui lui reproche de vendre comme premier choix, des dattes mélangées avec d’autres de qualité médiocre, là encore c’est un marchand qui vous propose un rachitique bouquet de persil,  4 fois  son prix de la veille.
Pire, le ramadan pour de nombreux citoyens, est une «aâda» (habitude) et non une «ibada» d’où la confusion en ce qui concerne le sens à lui donner. Que ce soit à Alger, à Oran, à Constantine ou dans n’importe quelle grande ville du pays, les mêmes images reviennent chaque année, à pareille époque comme des copies dupliquées, fidèles à l’original et sans retouche aucune.
Des citoyens de tous âges, un couffin à la main arpentent les souks et les marchés, le front en eau, fulminent et pestent contre la cherté et la rareté de certains produits. C’est au niveau de la pâtisserie orientale, le seul espace où l’on ne se   bouscule pas, que le citoyen lambda, souffle un peu, récupère quelques forces avant de faire son choix et de retourner chez lui. C’est le ventre qui guide les jeûneurs, le ventre uniquement.
… Et on recommence
C’est une éternelle répétition. Nos ramadans se suivent et se ressemblent. Les mêmes scènes que vous avez vécues il y a cinq ans par exemple, vous les vivrez sûrement cette année, à quelques variantes près.
L’année dernière, à la veille du mois sacré, tout le monde criait au scandale des prix dans les marchés. C’est même devenu un réflexe. Autant que je m’en souvienne, dix ans auparavant, le même scandale était dénoncé avec les mêmes propos et la même conviction… Pour les plus âgés d’entre les lecteurs, il y a 20 ans, en 1989, les mêmes commerçants, du moins la même corporation était fustigée pour les mêmes pratiques. Tout le monde à l’époque criait au loup à la vue des nouvelles étiquettes sur les cageots des fruits et des légumes, à la vue de l’incroyable poussée des prix des viandes rouges ou blanches.
Un détail pourtant : en ce temps-là, on ignorait jusqu’à l’existence de la viande congelée. En tous cas, elle n’était pas invitée dans nos assiettes. Il y  a donc cinq ans, dix ans, voire vingt ans, les commerçants, toutes filières confondues, se frottèrent systématiquement les mains à l’approche d’un mois qui allait leur donner la meilleure  recette de l’année.
Pensez donc. Ce mois de la consommation par excellence gonfle par nature et dope les ventes et souvent l’offre reste très en deçà de la demande. Les mêmes scènes vécues en direct, il y a quelques années, voire deux à trois décennies, se répètent tout naturellement comme si on les avait extraites d’un film. Des ménagères, un couffin à la main faisant le tour des marchés, sont glacées par les nouvelles mercuriales qui jouent au yoyo d’un point de vente à un autre. Pour l’exemple, le bouquet de persil passe entre la veille du ramadan et le premier jour du jeûne  de 1 à 10 fois son prix. La coriandre est passée, à titre illustratif, de 15 à 75 DA à Tlemcen.
A chaque ramadan, le prix des œufs monte de manière factice sans qu’aucun levier économique l’explique ou le justifie. Il était en juillet à 8 DA, il est proposé aujourd’hui quasiment 50% plus cher, soit à 12 DA.
Comme il y a dix ou vingt ans, les mères de famille et les filles au foyer passaient la moitié de leur temps à la cuisine, devant les fourneaux, pour essayer, au besoin, de préparer une nouvelle recette qui fera plaisir aux jeûneurs, qui ne grignoteront pas grand-chose une fois le couvert posé… Comme il y a dix ou vingt ans, les hommes termineront leur soirée soit dans des cafés enfumés au milieu des brouhahas de toutes sortes, soit à la mosquée pour la prière du taraouih.
Comme il y a dix ou vingt ans, les marchands de chaussures et de prêt-à-porter commencent, eux aussi, et dès les premiers jours du ramadan à aiguiser leurs prix et leur…
La vraie bénédiction
A la fin de chaque ramadan, de nombreux fidèles s’empressent de renouer avec leurs travers quotidiens comme si ce mois de purification n’était qu’un passage obligé sans aucun impact.
Il ne faut pas sortir d’El-Azhar pour comprendre que ce jeûne, au-delà des privations qu’il faut observer, est une occasion inespérée pour le musulman de faire une halte, de faire le point et de se remettre en question à tous les niveaux. Le jeûneur est un peu comme la voiture qui roule sans cesse, sans faire de break et qui aurait besoin d’être vidangée, purgée, relookée. C’est pendant ce jeûne que le fidèle doit dresser son bilan et se demander en quoi il a fauté au cours de l’année, en quoi il a exagéré, en quoi il a été prodigue, en quoi il a été avare, pingre ou tout simplement économe, en quoi il s’est surpassé, en quoi il s’est fourvoyé, en quoi il a calé et en quoi il a réussi.
Et s’il ne se pose aucune de ces questions, c’est qu’il n’a strictement rien compris à ce mois que l’on appelle «baraka» et son jeûne n’aura été qu’un calvaire quotidien long de trente jours de soif, de sueur et de faim inutiles.
Outre l’endurance qu’il impose et qui est en elle même une bénédiction dans la mesure où le fidèle apprend à retenir ses instincts et à refréner ses appétits, le ramadan délivre très souvent des pratiques anti-santé comme la consommation de cigarettes.
Des centaines, voire des milliers de fumeurs, ont cessé de fumer à la fin du ramadan qui reste une excellente école de volonté.
D’autres, sans doute plus nombreux et pas du tout atteints par le «vice» du tabac, sont sortis avec de très bonnes résolutions à la fin du ramadan, comme par exemple multiplier la charité autour d’eux, faire preuve de compassion à tout moment de la vie et surtout de solidarité avec la frange la plus démunie et la plus fragile de la population.
Quelques-uns se sont auto-interdit tout ce qui est illicite en matière de religion comme les relations extraconjugales, la corruption ou le commérage. N’est-ce pas là une bénédiction du jeûne ?
L’exemple du Moyen-Orient
Contrairement à ce qui se passe dans notre pays, à la veille et pendant le ramadan où les prix grimpent pour atteindre des cimes inimaginables, dans certains pays musulmans comme la Syrie, pour ne prendre que cet exemple, c’est tout l’inverse qui se passe.
Dans les marchés et les points de vente, légumes, fruits, produits de large consommation, viande ovine et bovine sont proposés à la baisse sans que l’Etat ait à intervenir.
Pourquoi ?
Pour que ce mois de jeûne soit vraiment un mois de piété et d’amour du prochain.
Source Info Soir Imaâd Zoheir
Le Pèlerin

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 05:01

2 La vraie nature de l’Ariège

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Ici commence l’Ariège, à l'aube surtout 

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 Le lac du Laurenti est situé sur un versant orographique tellement oriental qu'il n'aurait jamais dû être ariégeois ; la géographie des hommes en a décidé autrement. Peu importe ! Le Laurenti, avec ses aubes subtiles, toutes de délicatesse presque méditerranéenne, est une mise en bouche rêvée aux saveurs tantôt océanes, tantôt cathares de l'Ariège «  montagnarde ».

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Diversité ! C’est le maître mot ! N’essayez pas de réduire les paysages ariégeois à quelques schémas existants ;ici, la nature est par essence différente,d’une vallée à l’autre, d’une Ariège à l’autre.

Il y a déjà près d’un siècle, avec l’une des formules dont il  avait le  secret, Henri Beraldi, l’historiographe avo­cat de la chaîne des Pyrénées, présentait ainsi l’Ariège et ses montagnes : « L’Ariège a sa chaîne frontière [belle chaîne dont la beauté remarque[le géographe! Elysée Reclus, est précisément la simplicité de profil, la forme normale], plus de cent kilomètres de pics se maintenant entre deux mille cinq cent et trois mille mètres... L’Ariège, régal délicat pour pyrénéistes fervents... » II était inévitable qu’une telle éten­due de montagnes offrit une diver­sité de présentations constituant ainsi l’une des grandes caractéris­tiques de cette chaîne ariégeoise. Ainsi, du Crabère, première sentinelle de l’occident ariégeois, aux pics Pédrous, Lanoux ou Roc Blanc et pic de Ginèvre, ultimes vigies de l’orient, il y a place pour de nom­breuses entités naturelles très différentes.

Ariégeoises par l’état civil

À cet alignement méridional s’ajou­tent divers ensembles montagneux moins connus mais tout aussi atta­chants : un peu décalées à l’est, les montagnes d’Orlu ne sont pas en reste pour ce qui relève du paysage. Les montagnes du Quérigut, ariégeoises par l’état civil mais audoises par la géographie, appar­tiennent, elles, aux régions les plus secrètes des Pyrénées - aujourd’hui moins connues même que cer­taines régions de l’Aragon !

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Les sommets noirs de la haute vallée d’Aston. avec le pic de Rulhe (2 783 m) et le lac de Joclar

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Panorama matinal depuis le Montcalm (3 078m), point culminant de l’Ariège. Le regard englobe la pica d’Estats, sommet fétiche des Catalans.

La vallée de Bethmale, en Couserans, vaut autant par son folklore que par la splendeur de son environnement

Restent enfin le massif des Trois Seigneurs et la montagne de Tabe, montagne aux sortilèges et maléfices, inscrits dans la topony­mie et déjà détaillés dans d’anciens écrits de la Renaissance et pour le dernier cité christianisé sous le nom de Saint-Barthélémy. Ces deux ensembles séparés par la vallée de l’Ariège sont admirablement dis­posés en avant-scène, situation en balcon qui, tout en permettant de dévoiler la plus grande partie de la chaîne axiale, recèle aussi ses propres joyaux naturels : lacs dArbu, dArtats, dAppy, du Diable ou des Truites.

D’une telle profusion de richesses naturelles, où l’on peut, entre autres merveilles, admirer plus de 150 lacs, ressortent cependant un certain nombre de points remarquables à qui il convient de réserver quelques commentaires plus détaillés. À l’est de la pastorale vallée de la Bellongue et à l’extrémité de celle du Biros les pyramides du Crabère et du Maubermé attirent imman­quablement le regard dès que l’on quitte Toulouse par la route des Pyrénées. Rendu sur les lieux et à mi-distance entre ces deux som­mets, il est un superbe belvédère, régulièrement oublié dans les pro­grammes de course et qui a pour nom pic de Serre Haute, sommet précédé et suivi de charmants petits lacs cachés de toute part et point de vue qui de surcroît dévoile le superbe ensemble lacustre des étangs de Liât, ainsi que les mon­tagnes du val dAran.
Au cœur du pays des orrys se dressent les grands 3 000 ariégeois derniers sommets de la moitié orientale de la chaîne
Malgré son altitude modeste (2 838 m), le mont Valier, en Couserans, sait ménager ses effets et dévoile aux randonneurs des allures quasiment andines.
Si l’on se déplace plus à l’est, sur­git alors le fameux mont Valier, fier sommet du Couserans qui, par la position, ressemble étrangement au pic du Midi de Bigorre, mais sans avoir subi les outrages des diverses politiques d’aménagement qui ont défiguré ce dernier. Vers l’est, pour­suivant la découverte et quittant schistes ou calcaires, on atteint le pays du granit. Cette particularité géologique, comme surgie en bloc d’un magma primitif s’étant soli­difié en plein ciel, se présente sous l’aspect d’un clair et blanc massif, compact et pavé de lacs nichés dans les courbes et plis de la roche mère.
A cheval sur schiste et granit
S’étendant du pic du Certascan, à l’ouest, pic où une faille sert de limite géologique de telle façon que l’on peut y progresser un pied sur le schiste et un pied sur le granit, ce massif englobant les montagnes dAulus, d’Ustou et une partie des montagnes d’Auzat, se termine dans le cirque de Bassiès au nord et près du port de l’Artigue à l’est. Certains sites méritent le déplacement ; on se doit de mentionner les secteurs du Montabone, de l’étang dAubé et des laquets des Lavants de l’Escale cernant la Pique Rouge de Bassiès et surtout la célèbre cascade dArs, Ce pays sait marier austérité et splendeur, comme ici en haut Couserans, sur les rives solitaires du lac d’Aube, au pied de la dent de Mède.


C’est depuis toujours une des attractions favorites des curistes d’Aulus. Une heure de marche suffit pour rallier la cascade d’Ars, impétueuse cataracte ariégeoise, troisième des Pyrénées pour sa hau­teur de chute (250 m), mais première par sa beauté. Dans le Vic­dessos, se dressent enfin au cœur du pays des orrys, les grands

3000 ariégeois, les six derniers sommets culminants de la moitié orientale des Pyrénées : Pique d’Estats (3 143 m], Montcalm (3 078 m], pic du port de Sullo (3 072 m] et trois autres sommets fraîchement baptisés par des Catalans de noms... catalans : Rodo de Canalbona (3 004 m], pointe Gabarro (3 115 m], pic Verdaguer (3 131 m), appellations oubliant que la première ascension d’un 3 000 de ce massif, le Montcalm, fut effectuée et décrite par le grand botaniste de Candolle le 18 juillet 1807 !

Ce grand massif offre la possibilité d’effectuer une somptueuse course de crête qui, d’est en ouest, par Rioufred, le lac de Canalbonne, le lac supérieur de la Pique d’Estats (2 860 m, le plus haut des Pyrénées], permet d’enchaîner dans la même journée les six 3 000. La randonnée se conclut au sommet du Montcalm.

Outre ses 3 000, la morphologie du Vicdessos fait de cette région un ensemble montagneux du plus haut intérêt. Entre autres vallées, on peut encore y distinguer la haute partie de Soulcem faisant jonction entre trois pays (Andorre, France et Espagne] et celle dArtiès, laquelle, dans ses étages supérieurs dominés par le pic de Tristagne (2 878 m), recèle les vallons constellés de lacs et de laquets du Fourcat, de la Goueille et de Petsiguer, dépres sions admirablement placées pour déterminer une jolie boucle pédestre de haute altitude, parcours que l’on peut prolonger vers les montagnes de Siguer, couronnées par le pic du même nom qui offre la particularité de posséder l’un des derniers petits glaciers de l’est pyrénéen.

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Sautons par-dessus pics, ports, lacs et névés, pour rejoindre les mon­tagnes de lAston, enchevêtrement de grandes vallées pastorales où l’on sent, par la richesse de la végétation et des herbages, une certaine influence méditerranéenne. Pays de Tambel, ancien et dernier grand chasseur d’ours dAriège, on n’a que Fembarras du choix entre la vallée de Rieutort et son sauvage lac de Mille Roque, la haute vallée de la Sabine donnant accès au lointain lac du Soulanet, la secrète vallée de Coume de Jas où méandre une rivière que l’on croirait faite pour un décor de cinéma ou enfin les vallons conduisant à Mirabail, Fontargente ou Joclar au-dessus des­quels trône le majestueux pic du Rulhe (2 783 m], ultime point de ce nœud de montagnes. 

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L’Ariège a conservé un certain caractère primitif qui peut devenir un atout
Le lac sans nom
Ce morceau de montagnes d’Ariège franchi, on atteint les montagnes d’Ax : vallée du Najar terminée par un lac Bleu qui porte fort bien son nom, haute vallée de l’Ariège qui possède les belles vallées colatérales du Sisca et des Bésines. Vallée du Sisca largement ouverte dans ses confins tout en étant cernée des grands pics d’Ascobes ou de l’Albe et vallée des Bésines à la riche végétation où se marient en alti­tude sorbiers et pins à crochets ser­vant d’écrin au lac qui occupe le centre de la vallée. Tout en haut de cette dernière, il ne faut à aucun prix manquer de visiter l’étonnant lac en balcon de Soûla Couloumé (2 324 m), ni omettre l’entretien confidentiel que réserve le très secret petit lac sans nom (2 600 m environ) niché entre pics de Madides et de Lanoux ou Lanos.
Passé les dernières montagnes schisteuses, l’Ariège se fait méditerranéenne et offre quelques magnifiques exemples de falaises calcaires, comme le Quié de Lujat
Vivre pleinement la nature
Restent les vallées d’Orlu, gardées par la dent du même nom, et dont les belles perspectives se dévelop­pent entre vallée de l’Oriège ou d’En Beys et celle du vaste barrage de Naguille que l’on laissera en contrebas pour préférer les amples replis ourlant les deux étangs des Peyrisses, le supérieur possédant une délicieuse petite île près de laquelle se reflètent l’âpre versant de l’Esquine dAse et la régulière petite pyramide du pic de Nabre.

Le lac de Mille Roques, dans son environnement austère, au pied du pic du Pas du Bouc (2 602 m), en haute vallée d’Aston.

C’est ici que l’Ariège flirte avec sa voisine l’Andorre, vers Fontargente et le port d’Inclès

Enfin n’oublions pas les noms aussi évocateurs que pic de la Tribune, Roc de la Musique, pic de la Camisette, étang du Laurenti... Cette présentation non exhaustive des paysages et sites des montagnes de lAriège ne doit pas oublier de rendre compte que l’on est ici en présence d’une nature les plus préservée qui soit sur la chaîne pyrénéenne. Il y a bien, ici ou là, les restes peu esthétiques des travaux hydroélectriques, des tracés de routes ou de pistes abusifs, mais plus que dans certains départe­ments pyrénéens, on a nettement l’impression d’être en présence d’un cadre ayant conservé un certain caractère primitif, particularité se raréfiant de plus en plus dans les diverses montagnes du monde et qui peut constituer un atout pour peu que l’on songe à la conserver. Très favorable à la randonnée en vallée, de lac en lac, ou par les hautes routes pédestres des « déserts pyrénéens », la nature ariégeoise se prête parfaitement à une pénétra tion diffuse, favorisée en cela par un bon réseau de cabanes à l’équi­pement peut-être assez sommaire, mais tout à fait suffisant pour per­mettre de vivre pleinement cette nature.

Il faut aussi noter l’ambiance pas­torale assez marquée qui se dégage encore d’un certain nombre de vallées et montagnes ariégeoises et plus particulièrement, l’on ne pourra que se réjouir d’assister aux pérégrinations des derniers grands troupeaux de vaches, en grande majorité gasconnes, évoluant dans les massifs de l’étang de Lers, de Siguer ou de l’Aston ; avec les orrys du Vicdessos ce sont les derniers signes d’un temps qui avait une autre valeur.

Et si l’Ariège était la dernière vraie frontière sauvage d’Europe ?
Source Pyrénées Magazine
A suivre demain l’Industrie descend de la Montagne
Le Pèlerin

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 03:49

Algérie, mon beau pays...

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Pays du million et demi de martyrs, l'Algérie est aussi celui du million et demi de merveilles.

«A la recherche du temps perdu», tel est l'objectif assigné au secteur du tourisme algérien. Les dommages collatéraux des révolutions arabes ont fait que les touristes désertent ces pays. Ce qui représente une occasion en or pour le pays de promouvoir la destination Algérie et cela que ce soit pour le tourisme national ou international. Ce contretemps a ainsi fait prendre conscience aux décideurs de l'importance du tourisme, comme l'a expliqué Smaïl Mimoune, ministre du Tourisme et de l'Artisanat: «En Algérie, le tourisme doit être promu au rang des secteurs créateurs de richesses.» Cette prise de conscience s'est traduite par le décret décidant l'organisation d'une Journée nationale du tourisme, fixée au 25 juin.
A l'occasion de la 1re célébration de cette journée, l'Office national du tourisme (ONT) et la tutelle, ont organisé deux «éductours» (tous éducatifs) en faveur des journalistes de la presse nationale. Ces deux caravanes de journalistes qui ont pris deux directions opposées, Ouest et Est, ont été l'opportunité pour la presse et les médias de découvrir la beauté de l'Algérie...Mais surtout d'établir les états généraux du secteur et cela afin d'amorcer la véritable relance de la «destination Algérie». Votre fidèle serviteur a, lui, été convié à cette «aventure» avec comme destination, l'ouest du pays avec départ à partir de la Perle du Maghreb, Tlemcen, ensuite Aïn Témouchent et Oran.
Tlemcen, El Ghalia
La première étape de «l'eductour», a été un véritable bouillon de culture et d'histoire. Tlemcen, la capitale des Zianides, et capitale de la culture islamique 2011, recèle un patrimoine naturel et historique des plus excitants. Les grottes de Beni Aad, sont l'exemple le plus concret des merveilles naturelles dont dispose la wilaya. Les journalistes émerveillés par la beauté des motifs formés par les stalactites et stalagmites, ne se sont pas fait prier pour immortaliser ces moments qui les marqueront à jamais. Emerveillés comme des enfants, ils se sont aisément prêtés au jeu de l'imagination de ce que le rassemblement de ces stalactites et stalagmites peuvent représenter. Un visage, un corps, un animal, les propositions fusaient de part et d'autre, il y en a même qui ont cru voir le visage de leur directeur...Ce qui eut le don de détendre l'atmosphère et créer une ambiance unique dans son genre. La beauté des grottes de Beni Aad est telle, qu'elle sont classées 2e au monde après celles du Mexique. Il est prévu qu'elles soient protégées en étant classées au patrimoine mondial de l'Unesco. Le plateau de Lalla Setti, est également un autre endroit qui a laissé sans voix les présents. Un site féerique! Des réalisations magnifiques! Le plateau de Lalla Setti est l'endroit de promenade par excellence pour les familles tlemcéniennes. L'éclat des lieux n'a d'égal que le sentiment de sécurité qu'éprouve le visiteur! En plus d'être «gâtée par la nature», Tlemcen est une ville qui remonte aux racines mêmes de l'histoire de l'Algérie. Accompagnés par des guides qui maîtrisent admirablement bien leur sujet, les journalistes ont également voyagé dans le temps avec toutes les histoires et les secrets de la ville qui garde un aspect architectural sont marqués du label des Zianides, des Mourafidounes (Almoravides) et des Idrissides. Le palais d'El Mechouar est un grand monument incontournable, celui qui n'a pas vu le Méchouar, n'a rien vu de Tlemcen. Le Méchouar, signifie littéralement «le lieu de Mouchawara» - soit le «Conseil consultatif» - est une merveille architecturale qui a été récemment restaurée. Son architecture à elle seule témoigne du passé historique de la ville.
Sidi Boumediene n'a rien à envier à Sidi Bou Saïd...
L'autre monument historique, que les journalistes ont eu l'opportunité d'admirer et sans nul doute l'endroit le plus connu de Tlemcen, n'est autre que le mausolée de Sidi Boumediene. Depuis huit cents ans, ce tombeau est vénéré par les musulmans de toute l'Afrique du Nord. Les ruelles de Sidi Boumediene, ressemblent étrangement à celles de Sidi Bou Saïd (la ville touristique tunisienne) avec ses belles maisons mauresques blanches. Sauf que les Tunisiens, contrairement aux Algériens, ont su utiliser leur «Sidi» pour attirer les touristes du monde entier... Surplombant la ville de Tlemcen, Sidi Boumediene comporte de grands monuments entre autres la kouba de Sidi Boumediene, sa mosquée, sa médrasa, ainsi que sa médina. La qouba de Sidi Boumediene abrite le saint patron de Tlemcen qui fut un grand savant au XIIe siècle. Son mausolée reste l'un des monuments les plus visités de Tlemcen. La mosquée et la médrassa de Sidi Boumediene sont de purs joyaux inspirés du style andalou de Grenade. Le minaret est orné de briques et de céramiques polychromes. Seule fausse note dans la ville des Zianides, est le manque d'infrastructure hôtelière puisque la wilaya ne compte que 840 lits dans des hôtels classés. Cependant, ce chiffre qui a été quadruplé en un an (il n'y avait que 200 lits l'année dernière), ne prend pas en compte les 2522 lits d'hôtels non classés. De ce fait, des efforts sont consentis par les responsables locaux pour augmenter cette capacité avec 18 projets d'hôtels d'une capacité de 1775 lits actuellement en cours de réalisation. Parmi eux, l'hôtel Renaissance Tlemcen du groupe français Marriott. «Renaissance» semble sonner la renaissance de l'hôtellerie algérienne. Ce splendide 5 étoiles qui est un mélange entre le style local et la griffe Marriott, est d'après son directeur, André Saadé, le seul hôtel arabo-mauresque en Algérie ou à l'étranger. De la déco au plafond, chaque pièce diffère de l'autre. Le «Renaissance» qui devrait ouvrir au courant du mois de juillet, affiche des prix des chambres aux alentours de 12.000 DA, ce qui est très raisonnable pour ce genre d'établissement de luxe. Le Renaissance-Marriott qui ne compte dans son effectif que quatre étrangers ne peut faire que du bien pour le tourisme de la région, comme booster son économie.
Aïn Témouchent, ville aux plages enchanteresses
La deuxième étape de la tournée s'est poursuivie au Royaume de Syphax, Aïn Témouchent. Les journalistes ont eu droit une peu commode, mais très originale balade en chalutier. Ils ont ainsi pu contempler au large, la splendeur des côtes témouchentoises. Et par la même, admirer l'île de Rachgoun et ses vestiges. Dans cette ville tout aussi historique que Tlemcen, ce qui marque le plus, est la beauté des plages. Madrid, Beni Saf, Bouzedjer, Sassel...sont en effet des criques féeriques, avec une mer azurée, du sable fin allié à de vastes plaines verdoyantes. Ce qui fait que Aïn Témouchent a tout pour inspirer les poètes et faire rêver ses visiteurs... Malheureusement, elle n'est pas la destination touristique par excellence que laisse imaginer sa côte. Pour quelle raison? Mohamed, un commerçant de Aïn Témouchent croit avoir la réponse: «Manque d'infrastructure, prix excessifs», résume-t-il. C'est donc le même constat qu'à Tlemcen: magnifique panorama, sublime paysage, multitude de sites historiques qui font rêver. Mais parallèlement pas d'infrastructures qui ordonnent, la formule tant convoitée, qualité-prix. Qu'en est-il de la 3e ville au programme, à savoir Oran?
Wahran El Bahia
A Oran, la ville qui ne dort pas, tout est parfait. Wahran est vraiment «Bahia» (belle) de jour comme de nuit. En plus, les hôtels sont nombreux. Il y en a pour tous les goûts, toutes le bourses. Même un centre de thalassothérapie a été inauguré samedi par le ministre du Tourisme, Smaïl Mimoune. Un centre qui, faut-il le signaler, est le deuxième dans le pays après celui de Sidi Fredj. Parce qu'il faut comprendre que les centres qui ont abondé à travers le pays activent dans la balnéothérapie (eau douce) et non dans la thalasso (eau de mer). Il y a également le mythique complexe des Andalouses qui a été récemment rénové. Ce qui fait de lui un établissement qui répond tout à fait aux normes internationales. Les chambres ne sont pas luxueuses, mais restent plus que correctes. Toutefois, il manque quelques petits détails comme l'absence de climatisation dans les chambres. Mais les investisseurs du groupe Mehri, sont en train de donner une autre dimension aux infrastructures hôtelières de la ville, ce qui est en mesure de créer une certaine concurrence à même de booster le marché tout en contribuant à améliorer la qualité des prestations et services et en baisant les prix. L'hôtel Ibis d'Oran, qui a été inauguré par le ministre lors de la Journée nationale du tourisme, est un exemple parfait des investissements réalisés par le groupe Mehri. Mais, quand on visite l'hôtel Royal, du même groupe, l'Ibis qui nous avait impressionné un peu plus tôt, perd quelque peu de son aura. Car, sans avoir peur du ridicule, on peut avancer que le Royal est bien le plus bel hôtel du pays. Avec un service impeccable, des couloirs aménagés en galerie d'art avec les tableaux originaux des plus grands artistes peintres du pays, les moin-dres détails sont étudiés, les produits cosmétiques offerts par l'hôtel sont griffés Hermès. Rien que cela! Le Royal Hôtel peut être considéré comme un mini Ritz, ce qui nous redonne foi quant au développement du tourisme algérien. Les journalistes ont également été confondus par le panorama que propose la fameuse colline de Santa Cruz surplombant la ville d'Oran. Cet «éductour» qui a été admirablement encadré par l'ONT, a permis à beaucoup de découvrir la beauté sauvage de leur pays. Mais comme l'a expliqué M.Mimoune, cette beauté reste sauvage. «L'Algérie a des potentialités brutes qu'il faut développer et accompagner d'infrastructures.» 2011, serait-ce l'année de la relance touristique en Algérie? En tout cas cet «eductour» nous laisse très confiants et comme diraient les Tunisiens «Salmouna Aala Dzair»

Source L’Expression

Le Pèlerin

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 04:59

L’Ariège est un pays de paradoxes. undefined

  Malgré des diversités géographiques, linguistiques, industrielles, un boom démographique, ce département fait de « bric et de broc » a su conserver une certaine unité.
L’Ariège n’aurait peut-être jamais dû exister. Tel qu’on le connaît aujourd’hui, ce dépar­tement est un assem­blage d’entités aussi disparates que parfois antinomiques. « C’est un département fait de bric et de broc ! », entend-on souvent dans les hautes vallées. Au comté de Foix et à la vallée de l’Ariège, terre cathare, puis protestante et toujours rebelle, la Constituante a ravaudé en 1791 le Couserans, pays fortement christianisé ayant son évêché depuis le IVème siècle à Saint-Lizier, le Donnezan et l’évêché de Mirepoix. Ce qui fait qu’aujourd’hui encore, l’Ariège se cherche un centre. Foix (10 446 habitants), préfecture du département, n’a jamais pu dépasser le stade de pôle attractif de proximité ; ceux de Saint-Girons (7 065 habitants] préfèrent aller à Saint-Gaudens, tandis que c’est vers Carcassonne et Perpignan que regar­dent les habitants de Mirepoix (3 335 habitants! et Lavelanet (7 860 habitants). Les terres de l’Appaméen, autour de Pamiers (14 731 habitants! flirtent naturel­lement avec le Toulousain. Au risque de l’éclatement. La diversité, poussée parfois jusqu’au paradoxe, est le trait marquant l’Ariège.

 

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Quel point commun entre les collines de molasse irriguées des environs de Montbel et les crêtes schisteuses du haut Vicdessos, entre les vallées éminemment gasconnes du Couserans et les falaises calcaires des Quiés de Lujat ou Sinsat ? Par­tagée entre influences méditerra­néenne et atlantique, qui s’expri­ment climatiquement et linguistiquement, l’Ariège génère tout de même une forte impression d’homogénéité politique et com­portementale, traduite par un ancrage ancien à gauche et par une attitude souvent rebelle à l’égard des pouvoirs centraux
Une dissidence permanente

C’est cette défiance congénitale qui a mené le département à refuser tout net l’idée même de la création d’un parc national, en 1979. Ce refus a peut-être privé l’Ariège d’un outil de développement écono­mique qui fait preuve de son effi­cacité ailleurs dans les Pyrénées... La permanence du pouvoir socialiste dans ce département, même au temps des fortes poussées du vote conservateur au niveau national, trouve son origine dans cette dissi­dence ariégeoise. Déjà l’ensemble des députés du secteur avaient-ils voté la mort de Louis XVI. En d’autres temps, les élus du peuple d’Ariège refusèrent les pleins pou­voirs à Pétain. Le député Camel le paya sans doute de sa vie... Le paradoxe ariégeois se nourrit de ses diversités historiques, géogra­phiques mais aussi lin­guistiques. Ce pays se partage entre des régions séparées par une frontière plus ou moins C’est au port de Lers que l’Ariège affirme sa double identité : versant gascon et versant languedocien se conjuguent ici, entre Couserans et Vicdessos.

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marquée. Ainsi à Massât, village situé en terre gasconne, sur le versant ouest du col de Port et du port de Lers, parle-t-on déjà le languedo­cien. Au-delà de l’intérêt scientifique que suscitent de tels isolats, ce sont aujourd’hui encore deux civilisa­tions qui se côtoient au sein d’une même structure départementale.
Ariégeois avant tout
Un autre trait frappant de ce dépar­tement composite est la vigueur avec laquelle il fait face à l’adversité démographique : lAriège a perdu la moitié de ses habitants entre 1851 et 1954 ! Un tel cataclysme ne peut s’expliquer uniquement par les ponctions outrancières pratiquées par la guerre de 1914-1918. Un exode massif, dû en grande partie à la précarité des ressources dans un département à l’époque sur­peuplé, a poussé les Ariégeois vers des ailleurs plus attractifs. Ainsi, dans la tradition du colportage et des métiers ambulants, de nombreux habitants sont allés chercher au-delà des océans une vie plus digne. La culture de l’arachide au Sénégal a drainé de nombreuses personnes des communes des Cabannes ou du pays d’Aillou. L’Amérique, « découverte » par les montreurs d’ours de la vallée du Garbet, n’a cessé de fasciner les plus mal lotis des cantons de montagne qu’à l’aube des années 60. Certains, dans la restauration surtout, ont fondé de véritables fortunes à New York Comme en d’autres endroits des Pyrénées, c’est l’exil qui sert, a pos­teriori, de ciment à l’identité. Les différences locales s’estompent ; quand on est loin, on est Ariégeois avant d’être de Bethmale ou de Tarascon.

La Région Midi-Pyrénées constitue également une alternative alléchante pour les candidats au départ qui se voient souvent versés dans la fonction publique, à Toulouse puis, par le jeu normal des promotions internes, sur l’ensemble du territoire national. Et si l’on revient en Ariège, c’est souvent pour y passer la retraite.

La nouvelle matière première


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Malgré les tentatives unificatrices des élus, il existe de fait deux Ariège, au développement et au profil socio­logique marqués. Si l’on en croit les projections faites par l’INSEE Midi-Pyrénées, l’arrondissement de Saint-Girons devrait perdre encore 7 000 habitants d’ici 2020, tandis que ceux de Foix et Pamiers verraient leur population se stabiliser, voire même croître légèrement. Seule l’industrie papetière assure encore quelques emplois industriels en Couserans ; les années de pénurie de neige semblent sceller définiti­vement le sort de Guzet Neige, sta­tion de ski du haut Salât. Alors que des crédits de reconversion vien­dront aider la haute vallée de lAriège après le désengagement annoncé de Pechiney et que le textile, dans le bassin du pays ‘d’Olmes, connaît un redémarrage encourageant. Les infra­structures routières mettront Foix et Pamiers à quelques dizaines de minutes de Toulouse, et à quelques heures de Barcelone. La nature ariégeoise sera peut-être demain la nou­velle matière première de lAriège. toffre devra être en place, structurée et opérationnelle. N’y a-t-il pas un risque à vouloir à tout prix percer des tunnels qui, loin d’irriguer les val­lées, draineraient vers des zones éco­nomiquement plus attractives (lAndorre, par exemple] un flux tou­ristique qui ne ferait que traverser l‘Ariège. Déjà, via le tunnel du Puymorens, les stations de ski de la Cerdagne bénéficient d’une nouvelle clientèle toulousaine, autrefois rebu­tée par la route de la vallée de lAude ou le passage du col de Puymorens. Et cela au détriment de stations comme Ax Bonascre ou Ascou-Pailhères. Reste donc aux habitants de ce département à inventer de nouveaux modes de gestion, qui préservent tout à la fois le cadre naturel et le déve­loppement endogène. Et si les métropoles régionales ne constituent pas une panacée, elles demeurent cependant les zones de chalandise de l’Ariège de demain.
Source Pyrénées Magazine
A suivre demain la vraie nature de l’Ariège
Le Pèlerin

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 04:48

 Simulation au large du port

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L’Académie militaire interarmes (AMIA) de Cherchell a proposé, hier, une autre chorégraphie pour clôturer l’année 2010-2011 et fêter la sortie des promotions d’officiers.

Nonobstant l’organisation de cette sortie des promotions à l’intérieur de la caserne, c’est à l’extérieur, précisément au niveau du port de la ville, que le spectacle était grandiose. Sur l’esplanade de la place des Martyrs de la ville de Cherchell, des centaines de jeunes, des familles et des badauds observaient le va-et-vient incessant des navires de guerre appartenant à la Marine nationale au large du port. Il s’agit de «débarqueurs», de bâtiments escorteurs, de patrouilleurs et de vedettes de sauvetage. La Marine nationale a mobilisé les moyens humains et matériels plus conséquents par rapport à la précédente sortie de 2009-2010. Le bruit des moteurs des hélicoptères a commencé à se faire entendre à partir de 13h35. Un léger vent soufflait.

Le port de Cherchell s’est subitement transformé en champ de bataille. Des commandos mariniers héliportés ont investi un navire. La sécurité, l’arrestation des terroristes et la libération des otages, tels étaient les thèmes de cette manœuvre qui se déroulait au large du phare de Cherchell. Plus d’une dizaine de navires de la Marine nationale sont restés en mouvement jusqu’à la fin de l’opération. C’est à ce moment précis qu’un hélicoptère aux couleurs de l’ANP balance ses parachutistes. Ils volaient à haute altitude au-dessus de la ville. Les yeux des citoyens étaient rivés cette fois-ci vers le ciel.

La Protection civile, qui vient d’acquérir 6 hélicoptères, n’a pas raté l’occasion pour nous agrémenter d’une parade de ses «hélicos» qui volaient à basse altitude, afin de permettre au président de la République de mieux les contempler. La sortie de promotion de l’AMIA a toujours quelque chose de particulier. La qualité de la formation militaire et les moyens pédagogiques mis à la disposition des pensionnaires de l’AMIA ont permis aux diplômés de cette institution d’acquérir, à la fin de leur séjour, des connaissances scientifiques, technologiques et militaires. Plus de 8000 demandes d’accès à l’AMIA sont enregistrées annuellement.

Mais il faut signaler que les capacités d’accueil limitées de cette académie militaire rendent malheureux des milliers de jeunes bachelières et bacheliers qui aspirent à une place au sein de cette structure. Le général-major, Malti Abdelghani, commandant de l’AMIA, se projette déjà vers l’horizon 2012 pour améliorer encore le programme de formation.

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 04:32

Halilhodzic fixe les règles du jeu

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Que cela soit sous l’ère de Saâdane ou sous le règne de Benchikha, l’un des points noirs relevés par les observateurs reste le manque d’autorité du staff technique au sein de la sélection nationale de football. L’existence de barons au sein des Verts est même avancée par la presse, au point où certains joueurs au rendement discutable sont devenus des intouchables avec des techniciens qui n’ont pas eu le courage de remettre en cause un ordre visiblement bien établi. La presse a même évoqué des interférences des joueurs dans le domaine technique et le choix de l’équipe.
De l’aveu même de Saâdane, à la veille du match contre les USA, certains joueurs auraient mérité d’être exclus du Mondial pour indiscipline, comme ce fut le cas du reste pour Lemmouchia à la CAN-2010 en Angola. Sauf qu’avec Saâdane, ce sont toujours les plus faibles — car ne faisant pas partie du clan — qui trinquent. Les cadres font la pluie et le beau temps sans que personne ne trouve à redire. Qu’en sera-t-il désormais avec l’arrivée de Vahid Halilhodzic, un entraîneur connu pour sa rigueur et son sens de la discipline ?
En tout cas, dans sa récente interview accordée au quotidien sportif français l’Equipe, Vahid Halilhodzic annonce la couleur et donne surtout le ton. “Souvent, en Afrique, il y a des problèmes de discipline. Les joueurs choisissent leur match, ce ne sera pas le cas avec moi”, a martelé le nouveau sélecteur des Verts qui ne manque pas d’analyser l’équipe algérienne. “Il y a de bons joueurs mais, psychologiquement, moralement, c'est un groupe marqué. Mais je n'ai pas encore tous les éléments pour juger. Moi, je vais arriver le 1er juillet, je vais mettre un règlement en place, ceux qui ne le suivront pas partiront. C'est simple.” Et d’ajouter : “Je ne sais pas encore si je vais changer beaucoup de joueurs. Mais il y aura des changements. Il va y avoir une vraie concurrence, même pour les cadres. Chacun des joueurs aura sa chance”, avertit-il. Une position visiblement partagée par Riad Boudebouz qui déclare à la presse française que la sélection nationale avait effectivement besoin d’un entraîneur rigoureux et sérieux. “J'ai toujours entendu dire que c'est un entraîneur qui faisait travailler ses joueurs et qu'il était très sérieux. C'est ce qu'il faut pour l'Algérie”, a affirmé Boudebouz. Et d’ajouter : “Enfin un coach européen ! C’est très bien. Il va remettre de la rigueur, un cadre en place, établir une distance entre joueurs et staff. Ça ne s’est pas bien passé au Maroc. On a été nuls. Mais on ne va pas en parler pendant 40 ans. Le coach a aussi commis des erreurs en faisant jouer certains qui ne le méritaient pas… La qualification n’est pas compromise…” Dans notre édition d’hier, nous révélions à ce titre que Vahid Halilhodzic compte convoquer un nombre assez important de joueurs pour le premier stage de l’EN le 10 août prochain, dans un lieu qui n’est pas encore arrêté. Ce regroupement aura lieu en Europe, pas en Italie en tout cas, et c’est le technicien bosniaque qui se charge personnellement de dénicher un coin paisible, loin de la curiosité des badauds et de la pression des supporters.
Il n’est pas aussi écarté que le stage ait lieu à Alger, sachant que lorsqu’il était à la tête de la sélection de la Côte-d’Ivoire, Vahid Halilhodzic avait l’habitude d’organiser ses stages à Abidjan.

Source Liberté Samir Lamari
Le Pèlerin

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