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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 11:59

Il a été accueilli hier, par le wali

jp chevenement

Le président de l´association France-Algérie a fait une tournée hier dans la wilaya de Tizi-Ouzou. L´hôte de la ville des Genêts qui venait de la capitale a été accueilli par le premier responsable de la wilaya de Tizi Ouzou, Abdelkader Bouazgui, ainsi que plusieurs cadres de la wilaya. La visite de courtoisie que M. Chevènement a effectuée dans la capitale du Djurdjura a été l´occasion pour lui de se recueillir dans le cimetière chrétien de la ville après une entrevue avec le wali de Tizi Ouzou. Notons également qu´aucune information n´a filtré sur le contenu des discussions entre le premier responsable de la wilaya et l´ancien ministre de la Défense français. Son collaborateur a dû d´ailleurs affirmer à la presse présente que l´hôte n´avait pas suffisamment de temps pour rencontrer les journalistes présents, nombreux. L´autre étape de sa visite a été, par ailleurs, la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de la même ville. Chevènement a été invité à visiter les stands des expositions de peinture ainsi que les différents ateliers qu´elle abrite. A noter que l´invité de Tizi n´a pas fait le détour par l´allée où est exposée la réplique de la guillotine qui servait aux exécutions à la prison de Tizi Ouzou à l´époque coloniale. Les présents s´interrogeaient d´ailleurs, si l´itinéraire a été omis pour éviter de parler des choses qui fâchent ou est-ce juste une simple omission du calendrier de visite. Enfin, l´hôte de la ville de Tizi Ouzou a rendu visite au centre culturel français existant dans la ville de Tizi Ouzou avant de clore son périple dans la ville des Genêts.

Source L’Expression Kamel Bouidjadi

Le Pèlerin

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 11:55

il succède officiellement à Benchikha

Vahid Halilhodzic

Après avoir discuté avec Raouraoua,Vahid se voit offrir sa deuxième sélection durant sa carrière d’entraîneur.

Après seulement deux semaines d´attente, la Fédération algérienne de football (FAF), a officiellement désigné le futur patron de la barre technique nationale le Bosniaque Vahid Halilhodzic qui prendra ses fonctions à partir du 1er juillet 2011.
Ainsi, après avoir étudié les dossiers, la Commission désignée par le Bureau fédéral pour examiner les candidatures au poste de sélectionneur de l´Equipe national «A», a tenu lundi dernier sa deuxième réunion. Elle a alors examiné, lors de cette réunion, les dernières candidatures arrivées au siège de la Fédération algérienne de football (17 dossiers).
Puis toujours en reprenant les bribes d´informations de la FAF, «seuls deux candidats ont été retenus et avec lesquels la Fédération a engagé des négociations au terme desquelles sera désigné, au plus tard fin juin 2011, le futur sélectionneur de l´Equipe nationale «A». Et c´est ainsi que deux jours après cette réunion, la FAF engage le Franco-Bosniaque pour trois ans. Point de chiffres sur son salaire. Ce qui est normal aussi chez la FAF. Il y a mieux encore, on n´évoque aucune information sur les futurs adjoints de Vahid bien qu´ils aient été également sujet à discussion entre les responsables concernés lors des négociations.
Néanmoins, des sources concordantes indiquent que Hassan Belhadji et Abdenour Kaoua, les ex-adjoints de Benchikha sont maintenus à leurs postes de coachs des gardiens de but au sein du staff technique des Verts et donc avec Vahid.
Par ailleurs, le staff médical de l´Equipe nationale, outre l´assistance des spécialistes d´Aspetar, sera assuré par les Docteurs Mohamed Boughlali et Ali Yekdah et les kinésithérapeutes de la FAF.
Après avoir discuté avec Raouraoua, depuis la CAN et son limogeage de la sélection ivoirienne de football battue par Saâdane et sa troupe, Vahid se voit offrir sa deuxième équipe nationale à driver durant sa carrière d´entraîneur.
Il est vrai que, d´une part, c´est l´ami de Raouraoua et qu´il a plusieurs atouts que certains ne possèdent pas: il connaît le football africain, il a drivé une sélection africaine avec ses vedettes et il n´aura aucun problème de langue en Algérie puisqu´il est, certes, Yougoslave (Bosnie), mais il a bien vécu à Paris où il a, non seulement évolué en qualité de joueur, puis en tant que coach d´un des plus prestigieux clubs de la capital française, le PSG.
Il faut rappeler que Vahid avait d´abord rejeté poliment l´offre de Raouraoua au moment où il s´occupait du Dynamo Zagreb.
Néanmoins, le 6 mai dernier, il explose à la face de son président dans les vestiaires et c´est le divorce. Halilhodzic a manifesté son intérêt pour un retour en France dans une interview dans le quotidien sportif L´Equipe et une autre à la radio RMC. Il est pressenti pour entraîner à Valenciennes avant Lyon, en vain. Il se résigne enfin à discuter avec son ami Raouraoua pour un contrat de 2011 à 2014. Il est utile de savoir qu´en qualité d´entraîneur, il a coaché plusieurs clubs dont en France (AS Beauvais, Lille OSC, Le Stade Rennais et le PSG). Il a également coaché le Raja de Casablanca (Maroc), Trabzonspor (Turquie), Al Ittihad Djeddah (Arabie Saoudite) et le Dynamo Zagreb (Croatie). Il a été sélectionneur de Côte d´Ivoire de 2008 à 2010.
Ainsi, Vahid Halilhodzic aura tout le temps de préparer une Equipe nationale algérienne digne de représenter l´Afrique au prochain Mondial 2014 prévu au Brésil.
Il possède au moins cette chance d´avoir ce temps nécessaire pour bâtir une nouvelle équipe capable de faire bonne figure lors de la CAN 2013 et au Mondial 2014. Déjà, d´ici au mois de novembre prochain, il aura quatre matchs à disputer, deux en amical et deux autres officiels.

Source L’Expression Saïd  Mekki

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 11:48

L’ouverture des frontières terrestres n’est pas pour demain

algerie maroc

 

 

 

Selon une enquête mise en ligne par l’hebdomadaire marocain, Maroc Hebdo International, entre le 1er et le 22 juin 2011, la moitié des sondés seraient contre l’ouverture des frontières entre les deux pays.

Un sondage qui tombe à point nommé pour conforter la sortie médiatique du Premier ministre algérien qui avait déclaré que l´ouverture des frontières terrestres entre les deux pays «n´était pas à l´ordre du jour» suite à la campagne orchestrée, notamment, par l´agence de presse officielle marocaine MAP qui accusait l´Algérie d´envoyer des mercenaires pour prêter main forte au régime du colonel libyen. «Ces derniers temps, on observe (...) des déclarations de l´agence officielle marocaine et une agitation du lobby officiel marocain aux Etats-Unis pour vouloir impliquer l´Algérie dans l´envoi d´armes et de mercenaires en Libye», avait fait remarquer Ahmed Ouyahia à l´occasion d´une conférence de presse qu´il avait tenue à Alger.
Ce paramètre est-il rentré en ligne de compte pour que le sondage mis en ligne par l´hebdomadaire marocain ait abouti à un tel résultat? Selon toute vraisemblance, les Marocains seraient plutôt partagés sur la question de l´ouverture des frontières: 45,5% d´entre eux se sont tout de même exprimés pour.
C´est le second sondage d´un média de la presse écrite marocaine qui vient confirmer qu´une majorité de Marocains demeure réticente à la réouverture des frontières terrestres entre son pays et l´Algérie. Ce type de constat aurait pu revêtir un caractère anodin s´il ne venait pas renforcer les résultats d´une autre enquête qui confirme cette tendance. Elle a pour particularité d´aller à l´encontre du souhait des autorités du royaume chérifien. Et ce n´est certainement qu´à ce titre qu´il est intéressant de se pencher sur la question qui a été soumise aux lecteurs de l´hebdomadaire marocain.
«Etes-vous pour ou contre l´ouverture des frontières entre le Maroc et l´Algérie?» C´est dans ces termes qui ne souffrent donc d´aucune ambiguïté qu´elle interpelle ceux qui se sont exprimés au sujet de ce «différend» qui mine les relations politiques algéro-marocaines depuis 1994. Il y a tout juste une année, d´après une enquête mise en ligne par le quotidien arabophone Al Alam, organe officiel du parti l´Istiqlal, plus de la moitié des 41.000 personnes sondées, soit 53%, se sont prononcées contre l´ouverture des frontières entre l´Algérie et le Maroc.
Une enquête qui a retenu l´attention des observateurs. Et pour cause. Ce sondage qui est à mettre au crédit d´Al Alam n´est rien d´autre que l´organe officiel de l´Istiqlal. Parti dont le patron est l´actuel Premier ministre marocain, Abbas El Fassi qui, en plus de mener une campagne acharnée en faveur de la réouverture des frontières entre l´Algérie et le Maroc, rêve d´annexer Tindouf...
Les Marocains lui ont répondu non à 53%! Ce qui n´a pas empêché quelques frémissements dans le réchauffement dans les relations algéro-marocaines de se dessiner à travers, notamment, une «initiative de dynamisation des relations qui devrait donner lieu à une «avancée positive» pour l´activation et la consolidation des relations de coopération économique et sociale entre les deux pays», a indiqué le chef de la diplomatie algérienne dans une interview accordée au mois de février dernier à la chaîne de télévision France 24 d´expression arabe. «Le Maroc est en faveur de la normalisation des relations avec l´Algérie et la réouverture des frontières», a affirmé, quelques jours après les déclarations de Mourad Medelci, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, Taïeb Fassi Fihri, dans un entretien accordé à l´agence de presse portugaise Lusa.
Deux approches qui différencient les gouvernements des deux pays quant à la mise en oeuvre d´une normalisation globale des relations algéro-marocaines. Le peuple marocain a, quant à lui, pour le moment, les yeux rivés sur le projet de la nouvelle Constitution qui sera soumis à un référendum le 1er juillet 2011 qui s´achemine apparemment vers un Oui massif.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 08:39

Algérie - L’armée algérienne face au défi de la transition démocratique - 1re partie

generaux algeriens

Mohamed Chafik Mesbah, collaborateur de notre journal, a présenté le lundi 13 juin 2011 au Cidob de Barcelone (Centre des relations internationales et études du développement, think tank que préside Narcis Serra, ancien ministre espagnol de la Défense) une communication intitulée «L’armée algérienne face au défi de la transition démocratique» . Dans cette communication, Mohamed Chafik Mesbah examine passé, présent et perspectives d’évolution de l’institution militaire et services de renseignement dans le pays. Au regard de l’importance du sujet et de l’intérêt des idées développées dans cette communication, nous avons jugé utile de la publier, in extenso, à l’intention de nos lecteurs.
Le président Narcis Serra nous a présenté un modèle théorique, parfaitement élaboré, qui ne souffre pas de contestation lorsqu’il s’applique à des sociétés développées. Le cas est différent, cependant, pour les pays de la rive sud de la Méditerranée qui viennent d’entamer leur processus de transition démocratique. La richesse d’expérience du président Narcis Serra en sa qualité d’ancien ministre espagnol de la Défense nationale, celui de la transition démocratique, ainsi que la rigueur méthodologique de son exposé, celle d’un académicien avéré, explique l’intérêt de cette communication. Il est clair, à cet égard, qu’il existe un grand intérêt à ce que la communication du président Narcis Serra ainsi que son livre intitulé La transition militaire, l’expérience espagnole, disponibles en espagnol et en anglais, le soient en arabe et en français. La courte contribution que je présente, aujourd’hui, ne prétend pas au standard académique. C’est le résultat d’un cheminement intellectuel personnel, laborieusement conduit tout le long d’une carrière militaire marquée par le souci constant de réconcilier dans un projet national fondateur l’armée et le peuple algériens. Cette posture intellectuelle comporte, à l’évidence, une charge émotionnelle. J’assume, sereinement, cette posture délicate. L’objet de cette contribution porte sur l’examen de trois aspects complémentaires liés à la problématique qui requiert notre attention. Il s’agit de soumettre à un éclairage approprié la problématique qui requiert notre attention. Il s’agit, premièrement, de procéder à une genèse rapide de l’évolution de l’armée algérienne, à partir de l’intérieur, notamment avant l’avènement du multipartisme en Algérie. Il s’agit, deuxièmement, de procéder à l’examen de la conduite de l’armée algérienne face aux événements douloureux qui, depuis 1992, ont pris place dans l’imaginaire populaire sous le libellé de «décennie noire». Il s’agira, troisièmement, de procéder à l’étude des perspectives qui s’ouvrent à l’armée algérienne, en rapport avec le nouveau positionnement politique et institutionnel qui, dans le nouveau contexte national et international, pourrait être le sien. Soulignons, avant d’aborder le corps du sujet, que la problématique du rôle de l’armée dans la sphère politique en Algérie s’est posée, de manière récurrente, depuis même le début de la colonisation. Les premières résistances menées contre l’occupant colonial français avaient été conduites par des leaders religieux, chefs guerriers simultanément, la question de la subordination du militaire au civil se trouvant, d’emblée, tranchée. Tout le long de l’évolution du mouvement de résistance politique, du début du siècle au déclenchement de la guerre de Libération nationale le 1er novembre 1954, ce sont des dirigeants politiques civils qui avaient constitué l’interface des autorités coloniales. Ce sont, cependant, des dirigeants de l’Organisation spéciale (OS), structure paramilitaire créée en 1947 par le PPA-MTLD, le principal parti nationaliste algérien, qui avaient déclenché la guerre de Libération nationale, après s’être érigés, de fait, comme instance politico-militaire connue, plus tard, sous l’appellation de «groupe des 22». Ce seront, d’ailleurs, trois principaux membres de ce groupe, les colonels Belkacem Krim, Abdelhafidh Boussouf et Abdallah Bentobal, connus sous la dénomination des «3B», qui se saisiront des leviers de commande du FLN et de l’ALN de guerre. Ils y parviendront après avoir fait abroger, en 1957, par l’instance délibérante de la Révolution algérienne, le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA), le principe de la primauté du politique sur le militaire. Un principe qui venait juste d’être adopté par le congrès de la Soummam réuni en 1956 avec Abane Ramdane comme figure de proue, lequel Abane Ramdane sera assassiné à l’initiative de ces mêmes «3B». La domination de fait de cette direction militaire sur les instances de la Révolution algérienne ne sera mise à mal que par la création, en 1960, de l’état-major général de l’ALN sous le commandement du colonel Houari Boumediene. C’est cette instance qui parviendra, progressivement, à supplanter les «3B». Il est établi, à cet égard, que c’est l’état-major général de l’ALN qui, depuis la proclamation de l’indépendance nationale en 1962, s’était assuré de la réalité du pouvoir, se servant, cependant, de la couverture politique de M. Ahmed Ben Bella, alors figure emblématique de la Révolution. Cette brève rétrospective historique n’est pas superflue pour comprendre comment l’interférence de l’armée dans le champ politique en est venue à constituer une donnée co-substantielle à la fondation de l’Etat moderne en Algérie. Examinons, à présent, le premier volet de cette contribution. Au lendemain de l’interruption du processus électoral, en 1992, l’armée algérienne, pour son rôle dans l’épisode considéré, avait fait l’objet d’attaques en règle jusqu’à être assimilée, parfois, à une armée de «pronunciamiento », ses chefs étant affublés du qualificatif de «junte» au sens le plus négatif du terme. A l’époque, pourtant, l’origine sociale des officiers généraux et de leurs collaborateurs immédiats était des plus modestes, essentiellement rurale. Leur comportement social n’était pas, particulièrement, ostentatoire, sujet à critique marquée de l’opinion publique. Il ne faut pas, certainement, céder à une forme d’idéalisation excessive de l’institution militaire. Certains chefs militaires, pas la hiérarchie en tant que corps social, s’étaient, certes, distingués par des comportements pathogènes qui ont pu contribuer à discréditer la corporation dans sa totalité. Mais ce qui doit retenir notre attention, ce n’est pas l’histoire liée aux modes individuels, c’est la société militaire à travers l’analyse de la structure dite «Commandement» qui est une de ses composantes essentielles. Issus de l’Armée de libération nationale, les chefs militaires de l’époque avaient, pour la plupart, complété leur formation dans les académies nationales et étrangères et il existait une homogénéité interne relativement solide au sein de la hiérarchie. Jusqu’à une heure tardive, une certaine ligne de fracture a bien existé entre officiers dits de l’Armée française et officiers dits de l’Armée de libération nationale faisant se juxtaposer, d’ailleurs, clivages idéologiques et techniques. Cette ligne de fracture s’est, à présent, estompée. Au plan interne, également, la situation, au sein de l’armée, se caractérisait par un tassement vers le bas des grades qui a laissé, parfois, végéter les plus instruits parmi les cadres militaires. Ces clivages ont, peu ou prou, disparus face à la nécessité d’une solidarité active face aux défis majeurs apparus, d’abord, avec l’éclatement du conflit du Sahara occidental, ensuite, avec l’irruption intempestive du Front islamique du salut. Il faut garder à l’esprit, à cet égard, le fonctionnement presque démocratique de l’institution militaire, puisque le ministre de la Défense nationale de l'époque prenait la précaution de réunir, jusqu’à un niveau relativement subalterne, les cadres de l’ANP en vue de requérir leur assentiment suscitant ainsi le consensus qui permettait au Commandement d’avancer les rangs serrés. Cela peut paraître une hérésie pour une institution fondée sur l’obéissance et la discipline. C’est bien selon ce mode, pourtant, que les forces armées portugaises avaient fonctionné pour trouver leur indispensable cohésion face à des événements d’une portée bien exceptionnelle. Toujours à propos de la composante interne de l’armée, il faut noter, d’un point de vue social, que les principaux responsables militaires en 1992, chefs de régions militaires comme commandants de forces, ne disposaient pas des attributs, du prestige social et des avantages qui étaient ceux de leurs homologues, durant le règne du président Houari Boumediene. Il ne faut pas non plus céder aux prénotions. Même sous la présidence de Houari Boumediène, les chefs militaires impliqués dans les processus politiques l’étaient intuitu personae à travers le Conseil de la révolution dont ils étaient membres. Ce n’était pas l’institution militaire, elle-même qui était concernée. Les études fiables sur la composition sociale de l’encadrement militaire en Algérie n’existent pas. Il est difficile, donc, de conforter scientifiquement les constats avancés dans cette contribution. Au vu de l’observation empirique, il est excessif, pourtant, de parler de caste militaire coupée de la société. L’état d’esprit prêté aux chefs de l’ANP, à propos de l’islam, est, également, un préjugé qui ne repose pas sur l’observation scientifique de la société militaire. Affirmer que le Commandement militaire était habité par une haine pathologique vis-à-vis de l’islam, c’est méconnaître les racines sociales et culturelles, essentiellement paysannes, d’où puise sa sève cette composante essentielle de l’armée. Le Commandement militaire est le produit de la société algérienne, pas une excroissance greffée de l’extérieur. Il faut distinguer entre l’analyse scientifique et les jugements de valeur politiciens. Beaucoup d’intellectuels algériens refusent de se libérer des prénotions teintées d’idéologie qui guident leur raisonnement chaque fois qu’il est question de l’armée algérienne. Mais pour revenir au corps du sujet, ce n’est pas sans pertinence que Nacer Djabi, sociologue algérien éminent, s’était livré à l’analyse d’un échantillon de cent ministres du pays pour aboutir à la conclusion que leur profil correspondait, parfaitement, à la configuration de la société algérienne. Pour résumer ce constat, il a eu cette formule décapante de bon sens qui peut, parfaitement, s’appliquer à au Commandement militaire en Algérie : «C’est une élite tout ce qu’il y a de plus normal évoluant dans un système politique anormal.»Comment expliquer, toutefois, que face à l’émergence prodigieuse du FIS, le Commandement militaire ait fait preuve d’un manque de lucidité politique ? Ce n’est, assurément, pas dans le statut social des chefs militaires qu’il faut chercher l’explication. L’ANP, depuis l’indépendance, n’a jamais été, en fait, que l’instrument d’exécution d’une volonté politique incarnée par des chefs qui avaient revêtu l’habit civil. Instruite pour obéir, l’ANP n’a pas exercé le pouvoir directement. C’est pourquoi elle n’a jamais pu accéder, en profondeur, à la compréhension des phénomènes politiques et économiques liés à l’évolution de la société. Elle s’est développée sur la base d’un modèle de formation axé, presque principalement, sur les connaissances techniques. L’encadrement militaire n’a pu accéder, ainsi, à l’intelligence des phénomènes de société que sous forme d’agrégats. Le fameux Commissariat politique de l’ANP, excroissance héritée de l’Armée de libération nationale, servait à délivrer des messages pour l’environnement extérieur plutôt qu’à consolider la formation intellectuelle des cadres militaires. Confrontés à une vacance de fait du pouvoir politique, les chefs militaires, pour affronter la crise qui avait éclaté en 1992, s’étaient trouvés armés d’un patriotisme intuitif mais démunis de la capacité d’anticiper le futur à travers l’accès raisonné à la logique des phénomènes historiques, politiques et économiques. Le président Houari Boumediene qui avait bien retenu la leçon de son différend avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) — ou officiaient les «3B» — cantonnait l’armée loin de la politique, s’en servant, seulement, comme d’une arme de dissuasion contre ses opposants politiques. L’ancien ministre de la Défense nationale, le général Khaled Nezzar, rappelait, à cet égard, tout récemment, une formule imagée du président Houari Boumediene : «L’armée c’est le gourdin avec lequel il faut faire peur aux forces réactionnaires !»
M. C. M.
(À suivre)

Source Le Soir d’Algérie Mohamed Chafik Mesbah

Le Pèlerin

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 08:32

C’est le grand ménage à Béjaïa, à l’assaut des cabarets…

bars a putes

 

 

Une opération coup-de-poing visant une boîte de nuit s’est soldée par l’arrestation de douze jeunes filles. Ces dernières, sans-papiers, sont originaires d’autres wilayas et ont versé dans la prostitution en raison de difficultés sociales et financières.

Les services de sécurité combinés entre gendarmes et policiers ont effectué mardi une opération coup-de-poing dans les boîtes de nuit de la wilaya de Béjaïa. Une descente qui a ciblé plusieurs hôtels, stations balnéaires et autres discothèques, et qui s’est soldée par l’interpellation de plusieurs jeunes filles. A l’hôtel Syphax, l’opération a abouti à l’arrestation de douze jeunes filles. Ces dernières, sans-papiers, sont originaires d’autres wilayas et ont versé dans la prostitution en raison de difficultés sociales et financières.

Ranya, par exemple, originaire de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, se prostitue depuis plusieurs années. D’autres viennent d’Oran, Djelfa, Mostaganem et Blida. La prostitution est leur gagne-pain, faute d’avoir fait des études ou trouver un autre boulot. Agées entre 24 et 35 ans, ces jeunes filles ont parcouru le pays à la recherche de boîtes de nuit pour gagner le plus d’argent et tenter de s’assurer un avenir moins difficile. Pour Ranya, c’est la première fois qu’elle fréquenter ces lieux. «Je ne sais plus quoi faire, c’est mon seul gagne-pain. J’ai tout perdu, ma famille, ma dignité. Je n’ai plus rien à perdre à exercer ce métier», explique-t-elle. A Béjaïa, plus de dix discothèques sont situées en ville et des jeunes filles viennent le soir pour tenter de gagner de l’argent en contrepartie de leurs charmes. Mais la mobilisation des services de sécurité combinés, gendarmes et policiers, a réduit l’activité de ces lieux. Depuis le début de l’année, six descentes dans ces lieux de débauche ont été menées par les deux corps de sécurité.

1 000 gendarmes mobilisés pour sécuriser les estivants

La ville de Béjaïa, avec ses côtes enchanteresses, ses stations balnéaires et une population de près de 800 000 personnes, est devenue la destination la plus prisée des touristes de différentes nationalités. Pour une meilleure couverture sécuritaire de cette région, les services de police et de gendarmerie travaillent en étroite collaboration, afin de permettre aux estivants et à la population locale de passer un agréable été agréable.

Pour concrétiser ce plan spécialement conçu pour la saison estivale, la Gendarmerie nationale a mobilisé près de 1 000 gendarmes, et près de 500 policiers ont été appelés pour couvrir cette belle ville côtière du pays. Une sortie avec les éléments de la Gendarmerie nationale dans cette ville de la petite Kabylie nous a permis d’en savoir plus sur ce plan spécial «vacances». La GN a mis en place son plan «Delphine», et la police, son «Plan Azur». Mardi dernier, notre petite tournée a pris le départ du siège du groupement de la GN de Béjaïa où les éléments de la SSI sont déjà mobilisés pour une longue journée. Leur mission est de contrôler tous les axes de la ville, y compris les plages et les édifices touristiques qui connaissent une grande affluence d’estivants, venus de plusieurs wilayas du pays. Les plages d’El Mghra, de Tichy et de Capritour, sont hautement sécurisées par la mobilisation de prés de trente éléments par plage. La présence de ces éléments rassurent les estivants et leur permet de profiter de la mer jusqu’à des heures tardives, d’autant que des brigades permanentes ont été installées sur ces lieux de détente. Aussi, les plages sont prises d’assaut par des milliers d’estivants venus d’Alger, Aïn Defla, Blida, Mostaganem, Chlef, Tébessa et même du sud du pays.

Boulimat, Cap Carbon, Boukhlifa, Yemma Gouraya, des lieux féeriques

Loin de Tichy, d’autres lieux relevant de la wilaya de Béjaïa sont également pris d’assaut. Il s’agit du Cap Carbon, Boulimat, Yemma Gouraya et Boukhelifa. où les gendarmes veillent de jour comme de nuit pour que les estivants savourent la beauté des lieux. Pour cela, le groupement de la GN de Béjaïa a mobilisé trois sections de SSI de trente gendarmes motards ainsi que d’autres accompagnés de leurs chiens. L’objectif est de traquer les consommateurs de cannabis, empêcher les agressions, mais surtout faire échec à toutes tentatives d’attentats terroristes qui peuvent cibler les plages ou les stations balnéaires de la ville. A la plage Boukhelifa, des dizaines de gendarmes guettent le moindre geste de personnes suspectes, prêts à intervenir en cas de problème. Au total, près de sept points de contrôle sont installés par les gendarmes au niveau des plages. Prenons le cas de la plage Boukhelifa où les gendarmes contrôlent une surface de prés de 7 km de longueur. «Depuis l’entrée en vigueur du plan Delphine, nous n’avons enregistré aucun incident grave, à l’exception de celui qui s’est produit il y a plus de dix jours, lorsque des habitants mécontents de la présence de personnes voulant créer un lieu de débauche ont saccagé quelques véhicules», explique un adjudant-chef de la GN.

Six descentes et 162 personnes interpellées depuis janvier

Les éléments de la police de Béjaïa sont très actifs depuis le début de l’année. Ils ont effectué six descentes et procédé à l’arrestation de 162 personnes. Mobilisés aux quatre coins de la ville, ces éléments de la police judiciaire ont contrôlé plusieurs milliers de personnes avant le début de la saison estivale. Selon le commissaire principal de Béjaïa, la ville est totalement sécurisée. «Béjaïa est parmi les villes les plus sécurisées du pays. En ce qui concerne les chiffres, seules 131 infractions ont été enregistrées en l’espace de cinq mois», affirme-t-il. Une sécurité et une stabilité qui s’affirment avec le temps, mais surtout avec la mobilisation d’un dispositif sécuritaire très important.

Source Le Jour d’Algérie – S.A.

Le Pèlerin

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:21

 Algérie - Le statut de la promesse dans le système

promesse.jpg

On raconte, avec un certain unanimisme, que le président-directeur général d’Air Algérie aurait été limogé pour avoir promis une forte augmentation de salaires au personnel de cabine.
Remarquons qu’il ne les a pas augmentés. Il aurait donc été démis pour une promesse ! Or, chacun sait les chances qu’un serment de responsable algérien a pour se réaliser. On peut même dire que, dans notre pays, ne se réalise que ce qui n’a pas été promis. Si donc tel est le cas — que Bouabdallah ait été débarqué pour une promesse —, ce serait bien la première fois qu’on juge un cadre sur ses engagements. Et ce serait parfaitement injuste dans un système totalement fondé sur les privilèges du discours creux et de la parole non tenue.
Si on devait destituer tous les dirigeants qui ont trop promis, l’ancien P-DG d’Air Algérie viendrait en dernier. Révoqué par un régime qui a osé faire des promesses à répétition, chiffrées en millions de logements, en millions d’emplois, en centaines de milliers d’arbres, en centaines d’hectares de nouveaux jardins, en milliers de tonnes de poisson, en millions d’hectolitres de lait, en milliers de kilomètres de routes et d’autoroutes, en dizaines de stations de métro, Bouabdallah est en droit d’engager un recours en annulation pour non-respect de la jurisprudence nationale en matière de gestion : promettez, promettez, il en restera toujours quelque chose.
Au moment où l’on recrute, et juste pour redorer le blason d’un football fondamentalement médiocre, un Vahid pour plus de huit milliards de dinars par an, on en licencie un autre, gestionnaire de son état, qui en a promis beaucoup moins à des milliers d’employés !
Bouabdallah n’a fait qu’une seule erreur : il a oublié que depuis le “Printemps”, les augmentations de salaires en Algérie sont une affaire politique et n’ont plus de fondement managérial. Il suffisait pourtant juste de remarquer qu’au temps où l’on faisait des promesses, il n’y avait jamais de réévaluations salariales mais que celles-ci ont subitement commencé à pleuvoir sans même être annoncées ! Même le ministre de la Poste a eu la naïveté de démentir une revalorisation des salaires des postiers parce qu’elle n’a pas été promise, avant d’être invité à assister à son officialisation télévisée !
Même la tripartie, théoriquement conçue pour étudier la manière équitable de redistribuer les revenus du travail entre l’état, les entreprises et les ménages, ne s’est réunie que pour constater le fait accompli et s’en… féliciter.
Jusqu’ici, le sommet s’était arrogé le monopole de la promesse. Et pas seulement la promesse sociale, puisqu’il nous a promis jusqu’à la “dignité recouvrée” de l’Algérien et la “paix retrouvée” de ses contrées ! Maintenant, il veut s’approprier la décision dans ses moindres démembrements, jusqu’à la fiche de paie individuelle.
Ce rapatriement de la décision de base vers le sommet ne sert qu’à une chose : gagner le temps de revenir sur sa dernière promesse : la réforme pour une Constitution démocratique.

Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr   

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:14

L’envers du décor des hôpitaux d’Algérie

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Manque d’hygiène, dégradation du matériel, délabrement des installations…, la situation dans nos hôpitaux est tout simplement scandaleuse. Maintes fois dénoncée, décriée, elle doit pourtant être rappelée encore et encore pour peut-être réussir à déclencher un déclic et surtout éviter qu’elle ne se banalise.
En Algérie, l’hygiène dans les hôpitaux est un sujet d’actualité qui fait couler beaucoup d’encre car la situation y est déplorable. Ce problème se pose aussi bien dans le secteur public que privé où les règles d’hygiène et de sécurité les plus élémentaires ne sont pas respectées. La plupart, pour ne pas dire toutes les structures de santé publiques et privées offrent un tableau des plus sombres.
Les promesses sans lendemain des différents ministres qui se sont succédé à la tête de ce département n’ont pas fait évoluer les choses, et ce, malgré le budget colossal qui est alloué chaque année au secteur.
Ainsi, être admis dans un hôpital public en Algérie est synonyme de «cauchemar». «Plutôt crever que se faire soigner dans un hôpital public», disent la plupart des citoyens, sans pour autant remettre en cause la compétence de nos médecins. Le constat est alarmant. Au sein de nos hôpitaux, moustiques, mouches, cafards, rats cohabitent avec… les patients ! Pis encore, parfois des chats s’invitent à l’intérieur même des services.
Ce manque patent d’hygiène est, malheureusement, à l’origine de plusieurs infections. D’ailleurs, c’est devenu fréquent de voir un malade sortir de l’hôpital avec une infection qu’il n’avait pas à son admission. Les différents ministres qui ont été nommés à la tête du secteur ont pu constater, au cours de leurs visites, cette situation alarmante.
Toutefois, malgré ce constat, aucune mesure concrète, n’a été prise pour que notre pays ait, enfin, des hôpitaux dignes de ce nom.
Pourtant, il y a presque un an, le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, s’était «engagé» à faire de l’humanisation des hôpitaux en matière de prise en charge du malade, son cheval de bataille.
Il s’était également «engagé» à «améliorer les conditions de travail des médecins et à mettre en place tous les moyens pour une meilleure prestation en faveur des malades». Son prédécesseur, Saïd Barkat, avait, lui aussi, affirmé que l’Etat avait «doté l’ensemble des services hospitaliers d’appareils de haute technologie, conformément aux normes internationales».
Selon lui, le matériel acquis est de «dernière génération». «Je mets à votre disposition tous les moyens humains et matériels que vous demanderez, mais par ailleurs je veux qu’il y ait des améliorations et des résultats», avait-il averti.
Néanmoins, une simple virée dans les grands hôpitaux de la capitale, Mustapha-Pacha, Béni Messous et Lamine-Debaghine (Bab El-Oued), prouve que la réalité est tout autre…

La face cachée du plus grand hôpital de la capitale

Lors d une virée à l’hôpital Mustapha-Pacha, en compagnie de quelques médecins, nous avons pu constater l’état de dégradation de la plupart des services.

Nous avons commencé notre virée par le service de médecine interne qui a été récemment rénové. Si, à l’intérieur, il est plus ou moins propre, une montagne de détritus nous accueille à l’entrée. Il est 15h, le service est quasiment vide. Le surveillant est absent, son bureau est fermé. «Son téléphone est le seul qui fonctionne dans le service», nous signale-t-on. «L’absentéisme est un problème récurent», note un médecin. «L’hôpital marche bien avec le nouveau directeur, il veut vraiment changer les choses, mais on le bloque. En tant que médecins, nous ne voulons pas être complices d’un pareil système de santé», souligne un médecin. Nous nous rendons ensuite dans le service des urgences. Des sacs de sable et de ciment sont posés devant la porte du service.
A l’intérieur, c’est l’anarchie totale. Des malades allongés sur des brancards dans le couloir, attendent leur transfert dans les salles. De l’autre côté de ce service, nous constatons la présence d’égouts à ciel ouvert juste sous la fenêtre d’une salle de ce service. Sans oublier les moustiques, rats et toutes sortes de bestioles qui n’ont pas à se trouver dans une structure hospitalière. A cause de cela, «on craint de se faire soigner dans un hôpital algérien», nous lance un médecin.
Nous poursuivons notre périple et nous atterrissons au service de gynécologie. Des rats, des moustiques, le bâtiment est en état de dégradation très avancée, l’ascenseur est bloqué, le stérilisateur… rouillé et une odeur infecte et répugnante se dégage d’une salle. Dans les salles réservées aux femmes enceintes, on trouve des matelas par terre, faute de places pour tout le monde. Le décor est loin de refléter ce que devrait être un service de gynécologie.
En face de la salle où une dizaine de femmes sont allongées…, des ordures débordent des poubelles ! Juste à côte, «un chantier» est lancé pour rénover une partie du service. «Venez voir dans quelles conditions les femmes algériennes accouchent, dans quelles conditions nos bébés naissent», nous dit un médecin. «Vous voyez l’état des hôpitaux du Nord du pays, donc vous pouvez imaginer un peu à quoi ressemble un hôpital dans le Sud», a-t-il ajouté. «On nous accuse souvent de ne pas faire notre travail, alors que le moindre moyen pour accomplir notre mission n’existe pas. Donnez-nous des moyens dignes d’un hôpital ensuite vous jugerez. Il m’est arrivé de travailler avec des gants de taille 8, alors que je porte la taille 6. Parfois, en pleine opération chirurgicale, on voit des moustiques au dessus du champ. Alors qu’un bloc opératoire doit être désinfecté», témoigne un autre médecin. Ce dernier nous a raconté qu’un malade, le pied en sang, a été contraint de se déplacer seul entre deux services sur une distance de plus de cent mètres.
Source Infosoir Brahim Mahdid

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:12

“Regardons l’avenir avec confiance !”

jp chevenement

La rencontre avec les journalistes a duré moins de 30 mn. M. Chevènement a évoqué le réchauffement des relations bilatérales avec ce petit point sur l’histoire en préférant parler de “conscience”  plutôt que de “repentance”. “L’avenir est plus long que le passé”, a-t-il estimé.

Peut-on définir une frontière entre une visite officielle et une visite informelle ? Bien qu’il n’ait aucun rang dans le gouvernement français, Jean-Pierre Chevènement, sénateur et président de l’Association France-Algérie (AFA), a eu droit à un accueil et un protocole dignes d’un officiel. Véhicule de la présidence de la République, il est reçu par Abdelaziz Belkhadem, SG du FLN, et néanmoins représentant personnel de Bouteflika, Chérif Rahmani, ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, et Mohamed Seghir Babès, président du Cnes. D’autres audiences sont prévues aujourd’hui et demain dont l’une avec le Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Pour une visite de 5 jours, le calendrier est très chargé. Les relations algéro-françaises le sont aussi.
Ainsi après Raffarin et Juppé, Jean-Pierre Chevènement est en visite à Alger. Après son déplacement de septembre dernier où il avait été reçu par le chef de l’état lors d’une entrevue qui aura duré plus de 4 heures, Jean-Pierre Chevènement revient en Algérie dans un climat plus détendu caractérisé par un réchauffement des relations algéro-françaises. L’ancien ministre de la Défense française, qui a démissionné en 1991 pour ne pas cautionner le massacre du peuple irakien dans une guerre qu’il considérait “disproportionnée”, est toujours partisan d’une politique arabe plus équilibrée de la France. Lors de sa conférence de presse animée hier au sein de la villa Clarac à El- Mouradia en présence de responsables de l’ambassade de France en Algérie, le président de l’AFA est d’abord revenu sur les objectifs de sa visite.

Anciens, actuels et futurs membres du gouvernement
“Mon souci et de multiplier les contacts avec la société algérienne du monde de la culture, de l’économie, de la politique des membres du gouvernement actuel des anciens et même des futurs membres de l’Exécutif, en fait il s’agit d’élargir les horizons le plus possible”, a déclaré M. Chevènement avant d’aborder les relations bilatérales. “Je me réjouis beaucoup du réchauffement qui se produit entre l’Algérie et la France, il y a eu quelques incidents de parcours. Il faut regarder vers l’avenir avec optimisme, il n’y a pas de crise entre Paris et Alger et pour ma part, à chaque fois que je viens, je contribue à l’amélioration des relations entre les deux pays”, a-t-il encore souligné. Qualifié de “véritable ami de l’Algérie”, M. Chevènement est également considéré comme un membre actif des réseaux d’amitié algéro-français dont le rôle n’est pas négligeable dans les relations bilatérales. “L’association est un réservoir de bons militants qui visent à développer la coopération et l’amitié et cet objectif on doit continuer à le promouvoir”, un but qu’il s’est d’ailleurs fixé au lendemain de la nomination à la tête de cette structure. Sur tous les dossiers privilégiant les échanges de vue “approfondis” et les démarches “constructives” entre l’Algérie et la France, l’association “est là pour faire avancer les choses, la relation spontanée entre Français et Algériens donne à nos liens économiques leur force, leur facilité, par la proximité des décideurs”, a-t-il dit.

“Conscience” plutôt que “repentance”
En annonçant la tenue d’un colloque Algérie-France à la fin 2011, M. Chevènement veut maintenir le cap surtout que beaucoup de dossiers sont en phase de règlement aujourd’hui. Reste la question liée à l’histoire et qui a constitué l’un des points d’achoppement entre Alger et Paris durant ces dernières années, le responsable de l’AFA a eu une approche différente de celle du président Sarkozy. Ainsi répondant à une question sur le refus de la France de présenter des excuses officielles au peuple algérien pour les crimes commis durant les 132 ans de colonisation, M. Chevènement opposera le mot “conscience” à “repentance”. “La repentance est une suggestion imprégnée d’esprit chrétien. Du point de vue de la République française qui est une république laïque, je préfère le travail de la conscience”, a déclaré le sénateur du Territoire de Belfort. “Je pense que la France doit être consciente de ce qui s’est passé entre nous”, mais a-t-il estimé aussi, “nous avons tous à faire un travail de conscience, le colonialisme, je l’ai déjà dit, est inacceptable. Il faut se tourner vers l’avenir, nous avons beaucoup de choses à faire ensemble, l’avenir est plus long que le passé”, dira-t-il, avant de réaffirmer la détermination de l’AFA de “continuer à organiser le contact entre algériens et français”.

Chevènement rencontre Réda Malek, Saïd Sadi et Mouloud Hamrouche
Abordant la situation interne de l’Algérie et tout en évitant de s’y ingérer, M. Chevènement a fait état des entretiens qu’il a déjà eus avec des personnalités de l’opposition. S’il a évité de donner des détails sur sa rencontre avec Réda Malek, ancien Chef du gouvernement qu’il qualifie de “vieil ami”, M. Chevènement a, en revanche, évoqué brièvement la teneur de ses discussions avec le président du RCD, le Dr Saïd Sadi et l’ancien Chef du gouvernement, Mouloud Hamrouche. “Saïd Sadi est moins optimiste actuellement, je le connais depuis longtemps, il était plus optimiste qu’il ne l’est maintenant à propos du processus de réformes politiques en cours. Quant à M. Hamrouche, il tend plutôt pour le 50/50”, a-t-il révélé. “Je m’intéresse à tout ce qui se passe en Algérie et nous sentons que les choses commencent à bouger mais je pense aussi qu’il est naturellement souhaitable que les peuples aspirent à une démocratie qui les fasse participer à la prise de décision”, a-t-il estimé, avant d’évoquer la fameuse UPM qu’il considère être à “la fois anticipatrice et prématurée”. “Je suis aujourd’hui partisan d’une Europe qui se tourne plutôt vers le Sud que vers l’Est car le mouvement démocratique arabe ne peut que nous réjouir”, a-t-il conclu.
Cette visite, qui s’achèvera demain, aura-t-elle un impact positif sur l’avenir proche des relations entre les deux pays. M. Chevènement y croit. Il l’a dit en tant que président de l’AFA et il a souhaité comme le ferait tout responsable politique dans un habit officiel. Les relations algéro-françaises dépassent le cadre institutionnel. Du côté français, il semble qu’on ne ménage aucun effort dans le cadre des réseaux d’amitié. Mais qu’en est-il du côté algérien ? Depuis la disparition de Larbi Belkheir qu’on qualifié de “M. bons offices”, les relations algéro-françaises demeurent orphelines d’un personnage de la trempe du “Cardinal” malgré quelques tentatives timides qui n’arrivent pas à décoincer la machine des réseaux.

Source Liberté Salim Tamani

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:03

Les tribunaux paralysés ?

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Tous les procès programmés pour la journée d’aujourd'hui au niveau des différents tribunaux relevant de la cour d’Alger n’auront pas lieu. La cause ? Les avocats affiliés au barreau d’Alger observeront une grève de vingt-quatre heures. La décision prise samedi dernier sera mise en exécution aujourd’hui.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - A l’origine de cette démonstration de force, la revendication du retrait immédiat du projet de loi portant organisation de la profession d’avocat présenté, il y a quelques jours, par le ministre de la Justice devant la commission des affaires juridiques et administratives de l’Assemblée populaire nationale (APN). Lors de l’assemblée générale des avocats d’Alger affiliés au barreau d’Alger, qui constitue, faut-il le rappeler, une des principales forces de frappe de l’Union des barreaux d’Algérie, il a été décidé à l’unanimité des présents le recours au boycott de toutes les audiences programmées ce jour. «Si cette démarche ne trouve pas l’écho escompté, une marche, dont l’itinéraire n’a pas encore été définitivement fixé, est envisagée», avait plaidé la majorité des participants à la réunion de samedi dernier. Ce mouvement de protestation risque de prendre de l’ampleur dans les prochains jours et de s’étendre à l’ensemble du territoire national. «C’est notre dernière chance. Soyons unis et défendons ce dernier espace qui est celui de la liberté d’expression et du droit de la défense», avait déclaré Mustapha Bouchachi, lors de son intervention. Il ajoutera : «Ce projet ne reflète nullement l’intention du pouvoir qui a entamé, depuis quelques jours, des consultations dans le but d’engager des réformes. Nous avons à la fois une responsabilité morale et historique. Il faut la saisir.» Pour sa part, l’avocat Brahimi avait considéré, qu’«il y a véritablement danger qui guette la profession. A l’époque du parti unique, on avait plus de droits dans l’exercice de notre métier que ce qui est écrit dans le nouveau projet». En somme, tous les intervenants ont plaidé pour «le retrait pur et simple dudit document » et dans le cas contraire, «les robes noires assumeront leurs responsabilités». Selon des sources très au fait du dossier, le projet de loi régissant l’exercice du métier d’avocat prévoit dans l’une de ses dispositions que «le parquet général peut s’autosaisir pour enclencher des poursuites judiciaires contre les avocats si ces derniers sont au centre d’un incident intervenant lors de l’audience ». L’incident en question pourrait être la conséquence d’un différend d’approche entre, d’un côté, l’avocat et le président de la séance et de l’autre côté, entre l’avocat et le représentant du ministère public. Ce qui n’a pas laissé indifférents les avocats. Pour certains, il s’agit, sans aucun doute «d’une mauvaise interprétation » du texte en question, pour d’autres, «c’est une atteinte grave aux droits de la défense». En somme, pour un grand nombre d’entre eux, cette disposition n’est autre que la «photocopie du texte de 2001 (largement décrié par les avocats, ndlr) qui a comme principal objectif de mettre l’avocat sous la coupe du parquet». Pour rappel, l’article 48 de ce projet propose tout simplement d'accorder au procureur général le droit de saisir le conseil de discipline de l'Ordre des avocats. Il introduit, en outre, une disposition (article 53) qui fait obligation au bâtonnier de notifier toute décision du conseil de discipline, non seulement au ministre de la Justice et à l'avocat objet de la plainte, mais aussi au procureur général. Une autre modification (art. 54) permet au procureur d'introduire un recours contre une décision du conseil de discipline, un droit habituellement réservé à l'avocat, objet de la plainte et au ministre de la Justice. Pour rappel, l’exercice du métier d’avocat est régi par un texte plutôt libéral de janvier 1991. Enfin, les avocats de la capitale sont décidés plus que jamais à faire barrage à la démarche du garde des Sceaux.

Source Le Soir d’Algérie Abder Bettache

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 04:46

C’est le temps des incertitudes pour les prix du pétrole

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Le risque est du même type que celui provoqué par la crise financière mondiale de 2008 qui a fait chuter le baril à 32,40 dollars.

Les recettes engrangées grâce aux exportations du pétrole seront-elles affectées? Les pronostics sont ouverts. L´Algérie n´a d´autre alternative que d´être à l´écoute des principales places boursières mondiales. C´est le temps des incertitudes pour les prix du pétrole. La crise budgétaire grecque fait tanguer le marché pétrolier. Y a-t-il des raisons de s´inquiéter? La réponse est oui si l´on se réfère aux analyses des experts internationaux, spécialistes en la matière. «Le marché s´inquiète du ralentissement de l´économie et des difficultés de la Grèce et de l´Europe... L´inquiétude, c´est que si la Grèce tombe, cela pourrait entraîner d´autres pays dans la zone euro. Toute l´économie de la zone euro pourrait ralentir, alors que c´est une zone importante en termes de demande (pétrolière, Ndlr)», a prévenu Tom Bentz, de BNP Paribas.
Cette tempête annoncée peut s´avérer redoutable pour l´économie nationale dont le déficit s´est creusé de 33,9%. Ce qui équivaut à un accroissement de ce dernier de 857 milliards de dinars. Il devrait atteindre, selon les prévisions de la loi de finances complémentaire 2011, 4700 milliards de dinars d´ici la fin de l´année. Alors que la facture des importations dépasserait les 41 milliards de dollars. L´accalmie qui s´est dessinée depuis lundi dernier, que ce soit à Londres ou à New York et qui s´est poursuivie hier en début d´échanges européens, ne représente pas pour autant un gage durable de stabilité des cours de l´or noir. Quand bien même se maintiennent-ils, pour le moment à un niveau acceptable pour des économies telle que celle de l´Algérie qui tirent l´essentiel de leurs rentrées en devises de leurs exportations en hydrocarbures, il n´en demeure pas moins qu´elles restent exposées de façon chronique à des conséquences qui peuvent s´avérer fâcheuses, voire désastreuses pour la stabilité de leurs équilibres financiers. Il devient de plus en plus clair que l´économie algérienne doit gérer au mieux cette période de vaches maigres qui se profile. Comment? Deux hypothèses parmi les plus classiques s´imposent: mettre en oeuvre une politique d´austérité qui doit obligatoirement se répercuter de manière négative sur le pouvoir d´achat. Cette option fait courir le risque de voir un front social en ébullition permanente se transformer en émeutes.
L´autre scénario consiste à mettre la main à la poche et à puiser dans cette manne fabuleuse de plus de 160 milliards de dollars engrangée grâce à des cours de l´or noir qui ont atteint des records historiques en 2008. Ils avaient dépassé les 147 dollars à New York. Deux cas de figure qui ne peuvent qu´annoncer un scénario catastrophe. Il ne peut être évité qu´à la condition que la dégringolade des cours de l´or noir n´atteigne pas des niveaux jugés «inacceptables» par les pays de l´Organisation des pays exportateurs de pétrole: l´Algérie milite pour un prix autour des 100 dollars. «Le niveau actuel est meilleur que lorsqu´il était à 40 et 50 dollars, mais ce serait meilleur et raisonnable s´il était à 90..., voire 100 dollars le baril», avait souligné Youcef Yousfi en octobre 2010. Pas de panique dans l´immédiat donc mais la guerre à distance que se livrent la monnaie unique européenne et le billet vert peut virer au cauchemar pour les cours de l´or noir.
Les prix du pétrole libellés en dollar baissent dès que la devise américaine reprend le dessus sur la monnaie unique européenne. Qu´en est-il actuellement?
«Après la chute (de mercredi), on aurait dû avoir un rebond, mais la faiblesse de l´euro et les inquiétudes relatives à la dette grecque ont vraiment pesé sur les prix», a fait remarquer Matt Smith, de Summit Energy. Peut-on s´attendre à une amélioration dans les prochains jours? «Les cours vont clairement rester sous pression. Le fait de finir la séance (mercredi Ndlr) sous 95 dollars est un signal très négatif sur le plan technique...
Le dollar continue de progresser, et l´absence de solution à la crise grecque est négative pour les prix, car cela constitue une source d´incertitude du même type que la chute de (la banque d´affaires) Lehman Brothers», a prévenu John Kilduff, d´Again Capital.3. Lehman Brothers est la banque américaine qui a fait faillite le 15 septembre 2008 suite à la crise financière mondiale provoquée par la crise des subprimes aux Etats-Unis. Les prix du pétrole qui avaient atteint les 147 dollars au mois de juillet de la même année, ont chuté pour se retrouver à 32,40 dollars au mois de décembre 2008...De quoi s´inquiéter sérieusement.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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