Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 05:50

La colère de Madjer

Rabah Madjer

 

«Tous les titres et qualifications de l’EN ont été l’oeuvre d’entraîneurs locaux», a indiqué l’ex-Ballon d’Or africain, Rabah Madjer.

D´aucuns savent que le courant ne passe pas entre Rabah Madjer, l´ex-coach national et le président de la Fédération algérienne de football (FAF) bien qu´on prête l´intention à une «réconciliation diplomatique», entre les deux personnalités sportives algériennes.
Eh bien, réagissant aux dernières décisions prises par Raouraoua et son bureau fédéral, Rabah Madjer refuse le fait d´écarter la candidature d´un coach local avant de critiquer sévèrement la FAF qui dénigre le joueur local également. Ainsi, Rabah Madjer remarque:
«Compte tenu du fait que je suis algérien et d´ailleurs fier de l´être, je ne réponds pas au profil de la Fédération algérienne de football qui cherche un entraîneur étranger pour l´EN.»
Or, remarque Rabah Madjer (d´ailleurs, tout comme la plupart des techniciens algériens l´avaient déjà fait), «tous les titres et qualifications de l´EN ont été l´oeuvre d´entraîneurs locaux. La qualification au Mondial 1982 c´était avec Mekhloufi et Khalef, celle du Mondial 1986 avec Saâdane. Le titre continental en 1990 avec Kermali ainsi que la Coupe afro-asiatique.»
Et ainsi, explique-t-il, «il faudra nécessairement revenir à nos valeurs. La méthode qui a fait ses preuves par le passé, le ferait également aujourd´hui... Et quand j´entends dire qu´on n´a pas de joueurs en Algérie, ça me mets hors de moi. Car, comme je l´ai déjà dit, c´est avec des joueurs locaux que nous avons gagné la CAN 1990.»
Les décisions de la FAF critiquées
Cette sortie médiatique de Madjer qui est partagée par beaucoup, est légitime dans la mesure où, en Algérie, il existe des coachs capables de mener les Verts aux cimes. Pour peu qu´il n´y ait pas d´ingérence et de «calculs» dans les différents choix relatifs à cette Equipe nationale. Certaines mauvaises langues, remarquent que cette décision de lancer un appel d´offres international pour recruter un nouveau staff technique étranger est considérée comme une tentative de la part du président de la FAF de gagner du temps. Il aurait déjà dans la tête le nom du futur coach, lui qui n´a pas cessé d´en parler avec plusieurs bien avant le Mondial 2010 sous l´ère de Saâdane. Mais, il tente, selon ces mauvaises langues de faire baisser la tension qui règne au sein des fervents des Verts avant de lancer le nom de celui qui doit être désigné. La preuve, d´aucuns savent que bien avant la démission du sélectionneur national, Abdelhak Benchikha, le président de la Fédération algérienne de football, M.Mohamed Raouraoua, n´a pas cessé de chercher un entraîneur étranger pour prendre la barre technique des Verts. Même les médias algériens ont longtemps spéculé sur le futur sélectionneur national étranger à l´exception des dernières semaines précédant le stage des Verts à Murcie pour ne pas perturber le groupe. A l´idée préconçue que le président de la FAF ne pouvait engager un coach étranger sous prétexte que le ministre de la Jeunesse et des Sports, refuse de payer, une source proche de la Fédération avoue, qu´en réalité, pas plus tard qu´au mois de décembre dernier, le ministère aurait donné le feu vert pour une telle opération. Mieux encore, la même source indique que le ministère se serait engagé à mettre 300.000 euros par mois pour le futur sélectionneur étranger d´envergure.
Quelle réaction pour le MJS?
Il est évident que cette somme signifie que le MJS est prêt à mettre le paquet pour donner ce plus aux Verts et assurer une bonne technicité pour les joueurs dans l´espoir de voir de bons résultats. Mais, comme Raouraoua a déjà été pris dans la tourmente, a engagé Benchikha par «intérim» et suivant une logique de coach national des A´, il ne pouvait non plus, se permettre de créer un problème en engageant un coach étranger aux côtés de Benchikha, lequel n´aurait pas apprécié d´être «second».
La preuve, il a déjà mal apprécié le fait que Raouraoua ait discuté avec l´entraîneur bosnien Vahid Halilhodzic alors qu´il était en poste. Ce qui est une réaction légitime que tout autre technicien aurait eue. Saâdane avait également subi la même aventure avec le président de la FAF. Maintenant, les coudées sont franches pour le président de la FAF. D´autant qu´il se donne le temps avec cette initiative d´appel d´offres. Or, les critères de choix de ce futur coach national se devraient d´être établis par la direction technique nationale. Et les augustes membres du BF n´ont pipé mot sur le nom du futur DTN, comme si, cela était vraiment gênant à un moment où toutes les idées sont claires pour eux et le président de la FAF. Le seul critère logique qui ressort de cette dernière décision de la FAF, c´est qu´il n´ y aura pas de place à un coach local. Quant à l´histoire des finances pour payer le coach étranger, voilà que par enchantement, il se trouve que la FAF se permet le luxe d´indiquer que «si dans le passé les ressources financières ne permettaient pas cette option, il n´en est pas de même aujourd´hui. La Fédération, étant en mesure de payer les salaires adéquats, grâce à sa politique marketing».
Et là, il y a lieu de remarquer que c´est une manière comme une autre de «ligoter» le ministre de la Jeunesse et des Sports. Cela veut dire qu´on n´attendra plus l´aval du MJS pour pouvoir payer le futur sélectionneur national «étranger».
Là, il est utile de rafraîchir la mémoire de certains, car même cette option de coach étranger a été un fiasco et ce, sous l´ère même de Raouraoua: Historiquement, le président de la FAF a consommé dix sélectionneurs entre locaux et étrangers. Avec une qualité qui laisse à désirer pour les coachs étrangers choisis avant d´être remerciés par le président de la FAF et ce, durant ces deux mandats. Madjer, le Belge Leekens et Bouarata, Saâdane et Boualem Charef, le Belge Waseige et Cheradi, Fergani-Abdelouahab; Saâdane et enfin Benchikha: tous ses coachs ont été remerciés du temps de Raouraoua alors que son deuxième passage à la tête de la FAF n´est pas encore consommé! Donc, après Leekens et Waseige, place au futur «fusible» made in.

Source L’Expression Saïd Mekki

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 05:46

Algérie – Tipasa - 5 000 bouteilles de vin et spiritueux saisies à Gouraya

alcool-interdit.jpg

La police de Gouraya vient de mettre fin aux activités illicites de détention et de vente de vin et spiritueux d’un homme de 47 ans.
Selon les services de sécurité, le propriétaire de cette caverne d'Ali Baba, où étaient stockés des bouteilles de vin, des cannettes de bière et des spiritueux d'une valeur de 300 millions de centimes, activait illicitement du fait que ses commerces de vente en gros et en détail étaient frappés d'une mesure de fermeture administrative et d'interdiction commerciale. Nos sources précisent que ces commerces étaient situés au cœur de la ville de Gouraya, à proximité d'une école, d'une mosquée et d'une zone résidentielle. La police de Gouraya et les services de la wilaya, lors d'une descente, ont découvert que le mis en cause travaillait avec deux registres du commerce, l'un pour l'activité de gros et le second pour le détail. A chaque contrôle, il argumentait que la fermeture administrative ne concernait que l'activité de vente de gros. Nos sources ont révélé que ce commerçant n'a pas justifié sa situation fiscale pour les périodes de 2010 et 2011, c'est ce qui lui a permis d'exercer en toute impunité. Les enquêteurs on découvert que le stock était dissimulé dans une boulangerie et un restaurant lui appartenant. L’on accédait à ces stocks à travers une galerie souterraine, cachée par des sacs de farine. Le pot aux roses fut vite découvert. Ce repris de justice a été présenté devant le procureur de la République de Cherchell. Les charges retenues contre lui sont vente illicite de vin et spiritueux, infraction contre une décision de fermeture administrative, exercice commercial illégal, constitution d'un stock illégal de 5 000 bouteilles de vin et canettes de bière en vue de leur revente. Il a été placé sous mandat de dépôt à la prison de Sidi-Ghiles.
Source L’Expression Larbi Houari

Le Pèlerin

 

Partager cet article
Repost0
11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 05:22

Algérie - EN : le nouveau coach installé le 10 août prochain

point interrogation

Le futur sélectionneur des Verts prendra ses fonctions le 10 août, date du prochain match amical des Verts, a dévoilé, vendredi, le président de la Fédération algérienne (FAF) M. Mohamed Raouraoua.

N’allant pas jusqu’à révéler l’identité du prochain coach de l’Equipe nationale de football, le président de la FAF a fait savoir qu’il sera une «grosse pointure». Et d’ajouter que le sélectionneur prochain doit posséder un «palmarès éloquent et jouir d'une grande expérience internationale», a t-il souligné.

Et d’ajouter : «Nous voulons offrir à notre Equipe nationale un staff technique de très haut niveau, dirigé par un vrai coach, capable de prendre ce puzzle (joueurs), le monter, afin d'en faire une machine à gagner». Apportant plus de précisions sur le profil du technicien recherché, M. Raouraoua indique: «Il doit avoir un gros palmarès et posséder les capacités pour offrir à notre Equipe nationale une préparation optimale et de qualité (…)Maintenant, il faut vite se rattraper. il faut entamer un nouveau cycle, en coupant avec le passé. Ce nouveau cycle veut dire nouvelles méthodes de travail, nouveau staff et peut-être de nouvelles ressources humaines».

Source L’Expression

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 04:23

Vèbre en Ariège - Mérens - 4 juin 2011

Mariage de Claire et Nicolas

E Master Mariage Claire Nicolas (261)

L'échange des bagues

E Master Mariage Claire Nicolas (283)

  

Le baiser à l'église Ci-dessous Jean et Francine plus bas  

A Mariage Claire Nicolas 3 (1)D Master Mariage Claire Nicolas (99)La mariée était belle 

D Referenciel Mariage Claire Nicolas (81)

Claire et son grand-père

Lorsqu’un fils de Vèbre se marie, c’est un petit évènement...

Samedi c’était le cas de Nicolas Poncy, l’enfant de la famille Poncy / Canal bien connu de tous.

Nicolas et Jean, son  père, sont tous deux transporteurs d’animaux vivants…Ils connaissent la montagne et le monde rural local comme leurs poches…Aussi était ce, non sans émotion que de nombreux parents et amis le voyaient convoler en justes noces avec la belle Claire, une demoiselle d'Avignon.

Claire a toutefois longtemps vécu à Garanou, où elle a été élevée par ses Grands parents qui en firent une perle.

Claire et Nicolas vivaient depuis quelques années à Mérens dans la maison de "Cabo", la Grand mère paternelle de Nicolas.

Le 4 juin Claire et Nicolas régularisaient leur union, tant civilement que religieusement et ce pour la vie, et pour le plus grand bonheur des familles respectives.

Le mariage fut une réussite….Jean en bon transporteur, avait fait venir l’un de ces camions de rêve du genre de ceux que l’on voit dans les films américains….Certes la benne n’était pas attachée, mais le monstre mécanique nous fit l’honneur de sa présence …et de mémoire de vébrois l’on n’avait jamais vu cela

Un monstre de mécanique à l’effigie de John Wayne….à Vèbre en Carol….Qui l’eu cru… !

Jugez-en sur la photo ci-dessous.....

2C Master Mariage Claire Nicolas (25)

Un camion énorme à Vèbre en Carol

Le camion devra faire marche arrière pour rejoindre «La Remise» où un rendez vous général était pris…à proximité de la Grange des camionneurs où les deux camions de 23 m de long chacun semblaient rendre les honneurs à leurs propriétaires

Ce furent les premières causeries puis le cortège s’ébranla, le camion avec Nicolas à son bord en tête jusqu’à Mérens où devaient avoir lieu tant la cérémonie religieuse civile que la cérémonie civile

Le cortège

Après avoir pris en charge le Marié, qui n’en était pas préalablement informé (c’était une surprise de Jean à son fils Nicolas), le cortège s’ébranla sous l’œil bienveillant de Messieurs les Gendarmes, réquisitionnés pour la cause

Le cortège s’ébranla au son des klaxons jusqu’à Mérens où Nicolas devait rejoindre Claire à Mérens pour s’y unir avec elle en ce charmant petit village

La Mariée était magnifique…..Nicolas avait du goût

La fée de la journée était éclatante de beauté …Elle règnera sur cette fête jusqu’à l’aube

Pourquoi Mérens

En fait Claire et Nicolas vivent en couple depuis plus de deux ans dans la maison des Grand Parents paternels….De leur union préalable naquit un charmant petit garçon prénommé Gino qui fait le bonheur de ses parents ainsi que de tous ceux qui l’approchent

La cérémonie civile

15h15 La cérémonie civile donna l’occasion d’un discours fort émouvant du maire de Vèbre, suivi d’un second non moins éloquent du maire de Mérens….Pour nous faire bénéficier du panorama grandiose et pour recevoir tous les invités, Monsieur le Maire de Mérens avait organisé cette cérémonie dans la cour de la Mairie. Le temps gris qui sévit ces derniers temps nous épargnera

Le discours du Maire de Vèbre

E Referenciel Mariage Claire Nicolas (118)

Le discours du Maire de Mérens

E Referenciel Mariage Claire Nicolas (114)

La cérémonie religieuse

16h15 La cérémonie religieuse eut lieu à l’église de Mérens décorée pour l’occasion par Cathy, Christiane, Nadine, Francine et Claudette….Un grand merci à ces dames

140 bougies, des décorations et des fleurs à gogo….L’église était une illumination….Voir photos ci-dessous

Photo de l’église

G Master Mariage Claire Nicolas (163)

Direction Andorre

18h15. L’hôtel Nordic

 

I Mariage Claire Nicolas 3 (28)

 I Mariage Claire Nicolas 3 (47)

Jean avait réquisitionné un hôtel restaurant grandiose – L’hôtel Nordic à Soldeu en Andorre…..où La fête devait avoir lieu….

Le programme prévoyait un dépôt des mariés en hélicoptères mais le ciel bas ne le permit pas

L’hôtel était grandiose (400 chambres) magnifique dans un site non moins magnifique et doté des installations les plus modernes…Jean avait fait le bon choix

L’apéritif

Dès notre arrivée à l’hôtel le champagne nous attendait …Le service était parfait….Mais pour les rares convives allergiques à ce breuvage il y avait ce qu’il fallait

Un apéritif copieux nous attendait ….de nombreuses spécialités locales nous permirent de gouter aux gâteries andorranes et occitanes et ce jusqu’à 21h00

Une copie du menu vous permettra de vous faire une idée des gâteries de bouche qui nous serrons servies

Le Menu de la fête ( à insérer ultérieurement) 

La Fête

Pour accueillir tous les invités, l’hôtel avait installé un chapiteau spécialement aménagé pour la cause.

Le service était parfait …Un service inouï…..Une douzaine de serveurs assuraient un service express au rythme de la musique…..Je n’avais jamais assisté à un tel service Les plats succulents se succédèrent au son d’une musique à tendance locale et sous la houlette de Barzotti qui de par ses chants mélodieux et endiablés nous fit état de tout son talent pour le plus grand plaisir des invités

Barzotti l’expert

F Mariage Claire Nicolas 3 (65)

Danses, mets variés, jeux divers dont celui«des Mariés» firent l’objet d’une orchestration bien huilée et d’une réussite formidable….Les plus jeunes ne quitteront les lieux pour rejoindre leurs chambres à l’hôtel à 6h00 du matin… !

Les Organisateurs

Francine

Pour Francine cette journée fut la partie visible de l’iceberg tant elle fut affairée pendant de nombreux mois, par la préparation de cette cérémonie.

Elle fut éclatante et en profita pour nous faire étal de ses nombreuses tenues, ces tenues «souvenir» (y compris l’une aux couleurs du «Stade Toulousain» qui en ce jour béni sera sacré Champion de France »).

Ces tenues, Francine les conservera toute sa vie ….Ah le mariage de son aîné…. !

Jean

Sans lui la cérémonie n’aurait pas eu l’éclat qu’elle connu. C’est lui qui eut l’idée de ce scénario….Qu’il s’agisse du lieu de la fête, de la surprise du camion…..et j’en passe….

Jean présidera tout au long de la cérémonie, dans son merveilleux costume blanc qu’il portait très bien

Jean s’est donné sans compter ces derniers temps….Il a le sens de la fête ….lorsqu’il n’est pas au volant de son camion sur toutes les routes de France et d’ailleurs…..Qu’il en soit grandement remercié.

Les Grands-parents de Claire

F Mariage Claire Nicolas 3 (143)

 Ce sont eux qui assurèrent du côté de la Mariée et qui fournirent leur meilleur produit….Claire

Pour leur support avant et pendant cette cérémonie, qu’ils en soient également remerciés

La Mariée

La beauté d’une femme n’est pas synonyme d’insouciance et d’absence de maturité

Claire a préparé cet évènement depuis longtemps….Elle sait ce qu’elle veut ….Elle s’y est donnée avec volonté et persévérance….Elle préparait «Son mariage» depuis si longtemps …La réussite fut au rendez vous

Nicolas

Nicolas est camionneur comme son père, au sein de la même société …La leur

Lui aussi vogue comme son père sur les routes d’Europe

Son meilleur coup….Le choix de la Mariée….

Nicolas l’enfant du Pays est bien connu dans la région pour son allant, sa bonne humeur et son dévouement envers ses amis

Les plus humbles

Que tous ceux que je n’ai pas cités dans la préparation de ce mariage m’excusent tant furent nombreux ceux qui y participèrent…Pour acceder à de plus nombreuses photos cliquez ici.

Ce jeuu de photos sera complété ultérieurement et ce dans les meilleurs délais

J’ai donc eu l’honneur de participer à ces festivités ….C’est à ce titre, et à celui de citoyen de Vèbre que je témoigne de cet évènement des  plus heureux et que je signe de mon Pseudo

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 07:47
Sacha Guitry était un Maître de l'ironie
sachaguitry.jpg

Longtemps,  l'oeuvre de Sacha Guitry sera injustement considérée "mineure". Toutefois  il suscitera  autant de discussions autour de lui et de son oeuvre.

 Il sera encensé et conspué, traîné dans la boue etplus tard  considéré comme un maître.

 Après sa mort, les critiques du moment, goujats, "engagés" et puritains, au cri d'un humanisme hypocrite et pitoyable, se sont empressés d'oublier et de faire - en quelque sorte - disparaître ce mythe encombrant d'une personnalité si exubérante qui avait eu le seul tort de ternir pendant des décennies la gloire d'auteurs moins doués et plus "sérieux"...
Sacha Guitry est mort depuis plus de quarante ans, le temps est passé, « il n'a plus d'ennemis, puisqu'on lui reprochait avant tout d'être vivant » a écrit de lui François Truffaut.
Pour tout savoir sur sa personnalité, ses propos souvent très pertinents et parfois caustiques, cliquez sur les liens suivants :  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sacha_Guitry  

http://www.chez.com/robysavia/indexfr.html  

http://guitry.free.fr/vie.htm  

http://www.evene.fr/celebre/biographie/sacha-guitry-114.php?citations  

http://www.dicocitations.com/auteur/2027/Sacha_Guitry.php  
Cordialement,
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 07:41

Algérie - L’argent de l’Ansej aux mains de la mafia

ANSEJ-et-Mafia.jpg

Pour récupérer des registres du commerce, alimenter la mafia du sable ou financer la harga… L’argent injecté par l’Etat dans les dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes attise les convoitises. Le milieu informel a déployé toute une stratégie pour aborder les candidats et récupérer l’argent public. En toute impunité. Enquête à Alger, Boumerdès, Mostaganem et Oran.

«J’attends avec impatience l’accord de l’Ansej pour réaliser mon rêve : quitter ce pays !» Mourad*, 22 ans, de Dar El Beïda, a déposé une demande auprès de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes pour ouvrir une pâtisserie. Son but inavoué : récupérer l’argent et «acheter un visa pour partir d’ici. Je veux faire mon avenir à l’étranger». Et de l’argent, il y en a, surtout depuis que le président Bouteflika a ordonné que plusieurs mesures doivent être prises pour faciliter les micro-investissements : plafond du crédit sans intérêt revu à la hausse, extension des exonérations fiscales ou encore rééchelonnement dans le remboursement de crédit. Selon le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, 15 000 crédits au profit des jeunes auraient été octroyés depuis janvier dernier dans le cadre de l’Ansej.

Ce dispositif a-t-il permis pour autant de créer des emplois ? C’est là toute la question. «Vous savez, les jeunes profitent des dernières mesures d’apaisement prises par l’Etat pour se remplir les poches, avoue un haut responsable de l’Ansej. Rares sont les projets qui vont aboutir. La seule motivation des jeunes, c’est de décrocher le crédit bancaire et partir à l’étranger.» Dans les couloirs de l’Agence, nous avons croisé Sofiane, 27 ans, de Chéraga. «Je veux m’acheter une voiture et me payer un voyage en Turquie cette année. Je vais bientôt récupérer mon argent…» Les crédits octroyés dans le cadre de l’Ansej chaque année sont estimés à plus de 2400 milliards de dinars pour «ne rien créer», estiment de nombreux experts que nous avons sollicités.

Projets fictifs

«Lorsqu’elle était semi-autonome, l’Ansej était beaucoup plus performante et opérationnelle, actuellement elle est un instrument du DRS, affiliée au département Education et régentée par Boughazi, le conseiller du président Bouteflika», nous renseigne une source militaire. L’Ansej se résumerait donc à une caisse d’enregistrement dépourvue d’organe de contrôle, son rôle consistant à donner un accord à des projets fictifs. Comment s’opère alors le trafic ? Avant l’implication de gros barons de l’informel, les candidats de l’Ansej négociaient directement avec les fournisseurs qui leur signaient les factures pro forma nécessaires pour constituer leur dossier. Ces fournisseurs étaient généralement des petits commerçants. Une fois le chèque encaissé par le fournisseur – car la banque paye le fournisseur et non le candidat – une partie du matériel commandé est livrée pendant que le reste est restitué sous forme d’espèces.

Par exemple, un candidat établit dans sa liste d’achat pour le lancement de sa pâtisserie, un frigo, des appareils électroménagers, un four, etc. Une fois la transaction effectuée, il récupère chez son fournisseur les appareils électroménagers et le frigo, des marchandises qu’il peut facilement écouler sur le marché, pendant que le prix du four sera récupéré en espèces. Le fournisseur, lui, prend le soin de majorer les prix. Depuis janvier dernier, d’importants commerçants versés dans l’informel, flairant les bonnes affaires, se sont mêlés à ce très juteux business.

10% de la transaction

Leur méthode d’infiltration ? Ils engagent des intermédiaires et les envoient dans les agences Ansej pour proposer aux jeunes leurs services. «Quel type de dossier voulez-vous déposer ?», nous lance un jeune à l’entrée de l’annexe de l’Ansej de Dar El Beïda. Issam a 31 ans, il travaille au noir pour un gros commerçant d’El Hamiz. «Moi, je vous propose de monter un dossier pour ouvrir une boulangerie. Je m’occupe des factures pro-forma, du local…», nous explique-t-il en nous garantissant l’octroi d’un prêt au plus tard dans un mois. En contrepartie, Issam pose ses conditions. «Une fois le chèque encaissé, nous prenons 10% du montant global de la transaction et nous récupérons aussi les registres du commerce», tranche-t-il.

Mahmoud fait partie des clients de Issam. Il a bénéficié de son crédit Ansej il y a un mois. «Issam m’a beaucoup aidé et en un temps record j’ai récupéré mon argent, j’ai acheté ma voiture et je compte passer mes vacances en Turquie», nous révèle-t-il. A en croire les témoignages, ils sont nombreux à avoir eu recours aux services d’Issam. Mais que font-il ensuite des registres du commerce ? Il ne nous en dira pas plus. La réponse se trouve chez cet autre intermédiaire de Hussein Dey. «Ces registres serviront à obtenir des marchés publics, la restauration dans les écoles, les casernes, les grandes sociétés. C’est une couverture que mon patron utilise pour ne pas être identifié et ça marche pour lui», nous informe-t-il.

Faux bons de livraison

Via ce trafic, l’argent de l’informel se retrouve ainsi dans le circuit du transfert illicite de devises à l’étranger. Car le trafic ne s’arrête pas uniquement aux transactions fictives de vente et d’achat. Ces mêmes barons profiteraient de ce business pour masquer des transactions douteuses dans les affaires d’import. Et blanchir de l’argent. Ainsi, l’importateur peut justifier devant les impôts de son business. «La plupart de ces personnes importent des conteneurs vides qui leur permettent de transférer de l’argent. Puis ils profitent des candidats de l’Ansej en leur établissant de fausses factures de produits importés. Une fois le chèque de la banque encaissé, ils fournissent à leurs clients de faux bons de livraison», nous explique un douanier.

Un membre d’une commission de l’Ansej confirme ces informations. «J’ai établi une liste d’entreprises douteuses et je révoque les dossiers systématiquement, nous assure-t-il. D’autant que ces mêmes candidats ne connaissent pas l’objet de leur projet ni les spécificités du commerce qu’ils veulent exercer. Ils mettent sur la fiche technique la facture pro forma du matériel qui coûte le plus cher et aux caractéristiques techniques compliquées. Quand vous leur demandez à quoi servent ces machines, les candidats commencent à raconter des histoires. En vérité, ils ne sont là que pour l’argent !»

Mosta : Comment  l’Ansej finance la harga

A Mostaganem, le business se fait discrètement et à petite échelle. Ici officiellement, certains jeunes sollicitent l’Ansej pour s’adonner à leur activité préférée : la pêche. Pour la plupart, ce sont des passeurs qui ont trouvé en l’Ansej un moyen pour réduire les coûts. Mohamed a récupéré son crédit pour l’achat de chalutiers mais… il n’en fait rien. «Je préfère passer commande pour m’acheter de petites barques et envoyer un maximum de jeunes en Espagne», confie-t-il, sûr de lui. «J’ai beaucoup de réservations en ce moment et je n’avais pas les moyens de les satisfaire. Grâce à mon crédit Ansej, j’ai passé commande pour la construction de 10 boti (barques)», raconte le jeune passeur. Il n’est pas le seul.

«Vous n’allez pas nous dénoncer aux autorités ! Allah ghaleb, nous n’avons pas d’autres moyens pour gagner notre vie», nous supplie Djilali, 32 ans, balafre à la joue et bras mutilé, avant de nous menacer. «Si je lis quoi que ce soit concernant cette affaire dans le journal, vous le paierez très cher», nous prévient-il. Kader est l’un de ses futurs clients, il vient de bénéficier d’un crédit de l’Ansej. Il récupérera son argent de chez son fournisseur fictif la semaine prochaine. La date de la traversée n’est pas encore précisée. «J’embarquerai avec mes deux frères. Le reste de l’argent, nous l’avons changé en euros. On va enfin quitter ce pays !, nous confie ce jeune de 21 ans. Le jour où la banque me convoquera pour le paiement des créances, je serai déjà loin !». Pour d’autres, «L’Etat finira par effacer nos dettes comme elle l’avait fait pour les fellahs…»
Boumerdès : Entreprises fantômes et mafia du sable

Les demandes introduites dans le cadre de ce dispositif d’aide à la création d’entreprises au profit des jeunes varient selon les wilayas et le business local. A Boumerdès, c’est la mafia du sable qui a mis la main sur le dispositif. Vu le caractère rural de la wilaya, les principales demandes vont dans le sens de la création d’entreprises relatives au bâtiment (fabriques de parpaings, etc.), à l’agriculture (fermes, laiteries, etc.). Mais rares sont les projets qui aboutissent, selon des sources locales. «Vous savez, les candidats profitent du matériel mis à leur disposition dans le cadre de l’Ansej pour le louer ou le revendre à de tierces personnes. La nature de l’activité nécessite du matériel lourd, tels que les camions, tracteurs, tractopelles pour extraire le sable des oueds», révèle une source sécuritaire locale. Nous avons alors décidé, grâce à la collaboration d’un cadre de l’Ansej qui nous a fourni une liste de bénéficiaires, d’aller à la recherche des entreprises dont les adresses étaient indiquées sur la liste. En vain : que des locaux vides !

Devant le siège officiel d’une entreprise – qui s’avère fictive – à Corso, nous rencontrons Mustapha, 22 ans. Nous demandons après le gérant. «Il n’est pas là, il ne vient jamais. Vous le trouverez sûrement sur son chantier», nous dit-il sans préciser l’adresse. Suite à notre insistance, Mustapha décide de parler : «Il fait dans l’extraction de sable des oueds et de la plage. Il a beaucoup de clients. D’ailleurs, il lui arrive de donner des rendez-vous ici. Je suis chargé de le mettre au courant de leur arrivée», confie-t-il. Un gros trafic auquel se livreraient de nombreux jeunes parrainés par les barons locaux. En 2007, le colonel Barour Sahraoui, chef du groupement de la gendarmerie de Boumerdès, a établi le lien entre la mafia du sable et les groupes terroristes du GSPC. «Il existe une complicité entre les groupes terroristes du GSPC et la mafia du sable», et de préciser que «cette alliance a été confirmée, notamment à l’est de la wilaya de Boumerdès».
Oran : La frime en berline

A Oran, 90% des demandes enregistrées au niveau de l’Ansej concerneraient… la création d’entreprises de location de voitures ! Les succursales sont prises d’assaut au quotidien avec des scènes de bousculades. Parfois, des bagarres éclatent dès l’ouverture des bureaux, devant les guichets de l’agence à Canastel. Nous nous sommes rapprochés de Hamid, Sofiane et Rédha. Même dossier, mêmes motivations : la création d’une agence de location de voitures. «Je veux mon agence comme tout le monde. Presque tous mes amis ont bénéficié des crédits de l’Ansej pour lancer leur business», avoue Sofiane. La mode n’est donc plus à l’ouverture des taxiphones et de kiosques multiservices. «Les jeunes d’aujourd’hui veulent frimer. D’une pierre deux coups, ils ouvrent une agence et friment avec une berline, le tout avec l’aide de l’Etat», commente un haut responsable à la wilaya d’Oran.

«Des responsables en charge de l’Ansej se plaignent de cette situation, mais ils ne peuvent rien faire ! Les consignes sont claires : laissez-faire et donnez aux jeunes ce qu’ils veulent ! Au nom de quoi ? La paix sociale et l’apaisement des esprits !», dénonce-t-il. Par ailleurs, le business ne s’arrête pas là, puisque, suite à la prolifération de ces agences, le marché informel de l’automobile connaît une effervescence jamais enregistrée. «Certains n’hésitent pas à mettre en vente les voitures acquises dans le cadre de l’Ansej sur le marché noir. Des voitures qui coûtent chez les concessionnaires 1 million de dinars sont revendues à plus de 1,2 millions, notamment les Clio Campus et les Seat Léon, très demandées par les jeunes», révèle une source sécuritaire. Pour en savoir plus, nous nous sommes rendus dans l’une des agences de location de voitures «Désolé, nous n’avons aucune voiture de disponible, revenez dans une semaine», nous répond Halim, la trentaine, gérant d’une agence au centre-ville.

Selon ses voisins, «Halim ne possède aucune voiture, il a tout revendu, il n’en a gardé que deux, une pour lui et l’autre pour sa copine. Il m’a proposé une voiture, mais a exigé une somme qui dépasse de loin le prix réel ! Ces jeunes profitent de l’indisponibilité qui dure des mois chez les concessionnaires pour réguler le marché à leur guise. Je pense que les concessionnaires sont pour quelque chose dans cette histoire», accuse-t-il. Pour l’anecdote, le neveu d’un propriétaire d’hôtel à Oran aurait sollicité l’Ansej pour l’ouverture d’une agence de location de voitures au service de l’hôtel. Il n’est pas le seul, à en croire les rumeurs confirmées par la rue oranaise, puisque d’autres fils de hauts fonctionnaires auraient fait de même.

«Effectivement, nous avons enregistré des demandes provenant de fils de hauts responsables locaux, militaires ou civils, pour la création de leur entreprise. Ils ciblent des domaines fort rémunérateurs pour profiter des marchés publics, surtout que la nouvelle loi privilégie les entreprises créées localement pour l’octroi des marchés de l’Etat», nous renseigne un cadre local de l’Ansej. Nous avons tenté de joindre le directeur de la direction régionale de l’Ansej. En vain. «Le directeur est en réunion, rappelez plus tard», nous a répondu une secrétaire au téléphone.

Rappel : L’Ansej garante des crédits

Le Fonds de caution mutuelle de garantie risques/crédits jeunes promoteurs a été créé pour conforter davantage les banques dans la prise des risques inhérents au financement des microentreprises créées dans le cadre du dispositif Ansej. La garantie du fonds complète celles déjà prévues par le dispositif, à savoir le nantissement des équipements ou le gage du matériel roulant au profit des banques au 1er rang et au profit de l’Ansej au 2e rang ainsi que l’assurance multirisque subrogée au profit de la banque. Le Trésor public versera le taux d’intérêt de 1%, et ce, dans le but d’encourager l’investissement et le renforcement de l’économie nationale.

Comprendre : Dernières mesures prises par le gouvernement au lendemain des émeutes de janvier

Les candidats bénéficieront désormais de nouvelles mesures d’encouragement. Chaque postulant contribue au financement de son projet à hauteur de 1%, au lieu des 5%, pour les investissements ne dépassant pas 5 millions de dinars, et de 2%, au lieu des 10%, pour les investissements allant jusqu’à 10 millions de dinars. Le gouvernement a décidé d’élargir le seuil maximal de bonification des taux d’intérêt sur le crédit bancaire, l’extension des périodes de différés à une année sur le remboursement des intérêts et de 5 à 8 années sur le paiement du principal crédit bancaire.

Par ailleurs il a été arrêté la défiscalisation des véhicules de tourisme (lorsque le véhicule de tourisme constitue l’outil principal de l’activité) et la franchise de TVA sur les services et les équipements ainsi que l’aménagement des locaux commerciaux. L’exonération d’imports concerne aussi les intérêts des crédits bancaires, l’assurance multirisques.

En plus de ces mesures, trois autres nouvelles ont été arrêtées, afin de faciliter davantage l’installation et l’extension des activités des bénéficiaires de l’Ansej, un crédit de 500 000 DA, sans intérêt, est accordé pour supporter les charges locatives pour une durée moyennes de deux années ; un crédit de 500 000 DA, sans intérêt, est accordé aux candidats désireux d’opter pour un véhicule atelier ; à l’exemple de plomberie, électricité bâtiment, chauffage, climatisation, peinture, mécanique auto… ; et un crédit de 1 000 000 DA est accordé pour louer d’un local en faveur des promoteurs désireux de s’installer dans le cadre des cabinets regroupés, à l’exemple des médecins, avocats, notaires et architectes.

Source El Watan Zouheir Aït Mouhoub

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 03:24

La nature et les hommes en marche vers l'été

Transhumances. Des prés salés aux estives

C'est le retour des troupeaux dans les pâturages sur l'Aubrac en Aveyron et en Lozère et sur toute la chaîne des Pyrénées. Dans la Basse plaine de l'Aude, quatre villages Fleury, Saint-Pierre la Mer, Vendres et Lespignan célèbrent ce dimanche la fin de l'hivernage dans la lagune et le départ du troupeau de Frédéric Henriques pour les estives ariégeoises. Avec des randonnées autour de l'étang de Vendres, des démonstrations de tonte, la sardane et des grillades sur la plage. Pendant ce temps, à Aubrac, on dégustera l'aligot et le fromage de Laguiole en dansant la bourrée. Les transhumances se poursuivent jusqu'à la fin du mois de juin.
Entre Fleury d'Aude et Vendres dans l'Hérault, l'ancien golfe, a été comblé par les limons transportés par la rivière Aude au cours des millénaires. À une encablure des plages de Valras et de Saint-Pierre la Mer, la Basse plaine de l'Aude constitue aujourd'hui un vaste pâturage (pelouse) où poussent les salicornes, la saladelle mauve et la soude ligneuse, ensemble de plantes appartenant aux espèces salines. C'est ici que paissent d'octobre au mois de juin les brebis de Frédéric Henriques. Le berger, 28 ans à peine, est à la tête d'un troupeau de 1 600 bêtes. Elles vont en toute liberté, d'une sansouïre espaces salés - à l'autre sur le plateau de 5 000 hectares, et leurs sonnailles résonnent nuit et jour jusqu'à la mer. Au cours de l'hiver, l'eau envahie souvent les terres, et le troupeau se réfugie alors vers les contreforts de la Clape pour se nourrir de garrigue. Puis il redescend vers le littoral au printemps avant le départ pour les estives Pyrénéennes. Ce matin-là, les cloches des brebis et le bêlement cristallin des agneaux jaillissaient du portable du berger avec en bruit de fond, les aboiements fermes des trois patous : Azor, Dick et Tommy. Et quand le téléphone sonne pour le berger natif de Lestelle en Haute-Garonne, c'est que l'heure de la transhumance approche. En réalité, le troupeau va seulement parcourir une dizaine de kilomètres ce week-end à l'occasion de la deuxième fête de la transhumance. Elle se déroule dans quatre villages Fleury d'Aude, Saint-Pierre-la-Mer, Vendres et Lespignan. « Ensuite, le troupeau rejoindra en camion l'estive de Cazabède, au-dessus de Seix et de la vallée de Bethmale explique Frédéric en ajoutant avec fierté : « mes brebis sont des castillonnaises, la plus vieille race des Pyrénées ». Cet été, au col de la Core, à 1 400 m d'altitude, un berger qu'il connaît bien, Urbain Coumes, veillera sur son troupeau. Pendant ce temps, le nomade de la basse plaine de l'Aude, arpentera la chaîne des Pyrénées, puisqu'il est chargé de la surveillance de l'ours avec huit autres bergers. Sans se soucier du danger, ses brebis croqueront avec gourmandise les herbes tendres et les fleurs sauvages. Le troupeau comprend des bêtes d'éleveurs Luchonnais et de la vallée du Louron. Ainsi, plusieurs centaines partent en automne en pension au bord de la mer, au temps de la neige et du froid. Pour l'heure, autour de l'étang de Vendres, un guide mènera d'autres ouailles à la découverte des moutons et du milieu naturel. Samedi et dimanche, des bergers des Pyrénées feront le déplacement et des démonstrations de tonte et de conduite de troupeau. Au cours de la fête, bergers et estivants renoueront avec l'histoire des transhumances qui donnaient lieu autrefois à de grandes fêtes populaires. La redécouverte des valeurs du pastoralisme dans les années quatre-vingt-dix a remis au goût du jour les célébrations du cycle des saisons. Du plateau de l'Aubrac en Aveyron et en Lozère, aux villages du Couserans dans l'Ariège, on peut suivre les troupeaux qui prennent la route des crêtes jusqu'à la fin juin.
Les Aubrac retrouvent le plateau
La montée des troupeaux vers le plateau de l'Aubrac (Aveyron et Lozère) a lieu traditionnellement le 25 mai, jour de la Saint Urbain. La 27 ème fête de la Transhumance et de la vache Aubrac se décline cette année de plusieurs façons avec le samedi 24 et le dimanche 25 mai Le Salon du terroir Aubrac, dans le village d'Aubrac. C'est en somme la fête de l'élevage et des productions du terroir, du label rouge bœuf fermier Aubrac race d'Aubrac à l'AOC fromage de Laguiole, l'aligot, et la tome fraîche etc. Les éleveurs et les producteurs feront découvrir leurs produits et partager leur passion. C'est l'occasion aussi pour les artisans locaux de montrer leur savoir-faire.
L'office de tourisme de Saint-Chély-d'Aubrac propose également des randonnées sur l'Aubrac avec des guides qui vous parleront d'environnement et de pastoralisme, d'histoire et des traditions du plateau. Départ samedi 24 mai a la Maison de l'Aubrac dans le village d'Aubrac à 10 heures, 14 heures et 16 heures. Et aussi visite commentée du jardin botanique d'Aubrac « 500 plantes servies sur un plateau », avec dégustation d'infusion et remise d'un livret. Rendez-vous au jardin près de l'église à 11 heures, 15 heures et 16 heures.
24 et 25 mai de 10 heures à 19 heures à Aubrac : Salon du Terroir, à 11 heures messe à l'église de la Dômerie et bénédiction des troupeaux, puis départ vers les estives avec les bêtes décorées de houx, fleurs, cloches et sonnailles, déjeuner montagnard et Nuit de l'Aubrac, sous chapiteau chauffé.
Source: La Dépêche du midi
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 03:08

Adhésion de l’Algérie à l’OMC - Les négociations restent laborieuses

omc-membres.jpg

 

L’Algérie demande à l’OMC une prise en compte des difficultés sécuritaires et économiques qu’elle a affrontées dans les années 1990 et qui expliquent en grande partie, selon le ministre du Commerce, le retard mis dans le processus d’accession à l’OMC.

La doléance formulée, hier à Alger, par M. Benbada, lors d’une journée parlementaire dédiée à l’accession de l’Algérie à l’OMC et portée par les négociateurs algériens, n’a eu jusqu’à présent que peu d’échos auprès de l’OMC. M. Benbada a déploré, hier, cette attitude caractérisée notamment par «le refus d’accorder à l’Algérie des avantages dont d’autres pays ont aisément bénéficiés, et ce, malgré les concessions et les garanties apportées par le gouvernement algérien». Le ministre du Commerce a formulé également «le vœu du gouvernement de recevoir une invitation au 11e round des négociations au courant du second semestre 2011», au bout de 10 rounds de négociations et 1640 réponses aux questions de l’OMC, dont les 196 réponses envoyées en 2010.

De son côté, Idriss Djazaïri, représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, a noté que depuis 2008, soit depuis le 10e round des négociations entre l’Algérie et l’OMC, «aucune avancée significative n’a été enregistrée», soulignant que «l’état des négociations entre l’Algérie et l’OMC fait ressortir des divergences sur les questions sensibles, comme l’alignement graduel du prix du gaz sur celui appliqué sur le marché international». M. Djazaïri signale également qu’«au bout de treize ans de négociations, l’Algérie n’a conclu que quatre accords bilatéraux contrairement aux pays qui sont devenus récemment membres de l’OMC, tels que le Vietnam ou l’Ukraine qui en avaient conclu respectivement 26 et 41 au cours de leur processus d’accession». Par ailleurs, M. Djazaïri tout autant que le ministre du Commerce ont mis en avant le fait que la décennie noire et les turbulences économiques découlant des conditionnalités du réajustement structurel du FMI ont empêché l’adhésion, en 1994, de l’Algérie à l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) puis de l’OMC.

«Pas de délais de grâce»

Intervenant hier, Alejandro Jara, directeur général adjoint de l’OMC, a déclaré que dans le cadre des négociations avec l’OMC, l’Algérie a demandé des périodes de transition pour mettre en œuvre certaines dispositions de l’OMC après la date de l’accession. Cependant, tient à affirmer M. Jara, «il sera difficile d’obtenir de tels délais de grâce dans la mesure où les pays accédants sont en général censés appliquer les dispositions de tous les accords de l’OMC dès leur accession». La date de l’accession de l’Algérie dépendra, selon M Jara, non seulement de l’aptitude du pays à se conformer aux prescriptions des accords de l’OMC, mais aussi de sa capacité à répondre aux demandes spécifiques d’accès aux marchés des membres de l’OMC.

Le représentant de l’OMC rappelle également que «l’Algérie poursuit des négociations avec une douzaine d’autres membres de l’OMC» et affirme que «ce n’est que lorsque ces accords bilatéraux en suspens commenceront à se mettre en place que l’Algérie pourra dire que la conclusion de ses négociations en vue de l’accession est proche». Le directeur général adjoint de l’OMC souligne aussi que «les membres de l’OMC ont exhorté l’Algérie à accorder un rang de priorité plus important à l’élaboration de lois et règlements visant à aligner la législation du pays sur les prescriptions de l’OMC». Ce sont les points relatifs au fonctionnement des entreprises commerciales d’Etat, le recours aux restrictions à l’importation quantitative, le régime de licences et les politiques de fixation des prix qui sont regardés de près actuellement par l’OMC qui en tirera les conclusions nécessaires quant à l’adhésion de l’Algérie.
Source El Watan Zhor Hadjam

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 03:05

Algérie - Brigades anti-émeutes : Une intervention toutes les deux heures depuis janvier

Brigades-anti-emeutes.jpg

 

Les forces anti-émeutes n’ont pas chômé depuis le début de l’année. 2777 opérations de maintien de l’ordre ont eu lieu ces
5 derniers mois pour contrer toutes les manifestations de colère qui éclatent au jour le jour. Confrontés à toutes sortes de pressions, les agents de maintien de l’ordre résistent et se déploient. Leur mot d’ordre : faire respecter la loi.
C’est à quelques mètres de la mosquée de l’Appreval à Kouba, un quartier connu pour avoir été durant de longues années un fief de l’islamisme, également secoué par des émeutes en janvier dernier, que se cache derrière des centaines d’arbres une des plus importantes casernes des forces anti-émeutes de la police nationale.
Le 8e groupement des Unités républicaines de sécurité (URS) de Kouba, la troisième à Alger, où 1500 agents anti-émeutes vivent à longueur d’année. Réparties en six unités, comprenant des dizaines de brigades de 11 agents chacune, ces forces anti-émeutes ont droit à toutes les commodités à l’intérieur du groupement : de grandes cours, un jardin, des espaces d’entraînement, des dortoirs, des services médicaux, un cybercafé, une bibliothèque. Propreté et calme y règnent comme pour adoucir leur esprit soumis à toutes les agitations une fois à l’extérieur. 33 agents de l’ordre en tenue anti-émeutes, courent à petites foulées vers la grande place de la cour de ce 8e groupement des URS de Kouba.

Casque bleu et bouclier en main,  ils se rassemblent avec droiture et précision, bombent le torse pour le salut et la revue des rangs, puis écoutent attentivement le discours du chef de section. Mourad, 29 ans, a rejoint l’URS de Kouba il y a 5 ans. Il connaît bien les enjeux de ce genre de sorties sur le terrain, mais se concentre tout de même sur les consignes données. «La discipline est votre moteur, et n’oubliez pas que vous êtes là pour assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens», explique avec autorité le chef de section de ces trois brigades qui s’apprêtent à prendre la relève d’une autre brigade des forces anti-émeutes en poste depuis ce matin à la place du 1er Mai. Il est 11h 30, les 33 agents rejoignent les camions anti-émeutes en exécutant une parfaite chorégraphie disciplinaire. Arrivés à destination, ils résisteront à la chaleur, des heures durant, à l’intérieur de leurs camions. Leur déplacement a été vain, la place est calme aujourd’hui.

Troubler l’ordre public

«Nos sorties sur le terrain entrent dans une logique dissuasive. On opte pour la prévention comme meilleur moyen de maintenir l’ordre public», explique Djamel Louli, commissaire principal de la direction de la sûreté publique. Les trois brigades se tiennent prêtes à intervenir et attendent les ordres. RAS (Rien à signaler). Retour donc à la caserne en attendant la prochaine sortie. Si cette mission s’est révélée calme et agréable (malgré la chaleur), elle reste exceptionnelle. Ils n’ont effectivement pas manqué de sorties houleuses et éreintantes ces derniers mois. 2777 opérations de maintien de l’ordre ont eu lieu sur tout le territoire national depuis janvier dernier. Un chiffre impressionnant si l’on se réfère au bilan de l’année 2010, 10 fois inférieur : seulement 206. Un petit calcul rapide pour le rendre encore plus
alarmant : 555 opérations par mois, 18 par jour, une opération toutes les deux heures. Cette activité intense coïncide avec l’augmentation de 50% de leur salaire, décidée en décembre dernier. Aucun lien entre les deux, il ne s’agit pas de travailler plus pour gagner plus. Plutôt de travailler plus contre d’autres qui ne travaillent pas (chômeurs) ou refusent de travailler (médecins).
Mercredi 1er juin. Même rituel avant de partir sur le terrain : place du 1er Mai, point devenu stratégique dans la contestation qui secoue la capitale depuis le début de l’année. D’autres brigades, beaucoup plus nombreuses, y sont déjà postées. Cette fois-ci le déplacement ne sera pas vain. Des centaines de médecins ont décidé de «troubler l’ordre public» ce matin.

La complexité de la tâche

«Nous représentons l’ordre et nous sommes là pour appliquer la loi, nous sommes obligés d’empêcher les rassemblements non autorisés», souligne, à son tour, le commissaire Khaoua Samir, chargé de la communication de la sûreté de wilaya d’Alger. Jouant la carte de la transparence, la DGSN se prête volontiers au jeu des questions-réponses. Autorisé à s’exprimer lui aussi, Mourad confiait quelques jours plus tôt que «faire ce métier n’est pas toujours facile, mais tous ces affrontements ne sont ni dangereux ni dramatiques». Et d’ajouter : «Pour nous les choses sont simples, on applique la loi et on obéit aux ordres pour le bien du pays.» Les nombreuses revendications dans tout ça ? «Ça ne nous concerne pas», répond-il en plissant les yeux. Le sourire d’une personne qui ne peut pas en dire plus. Les brigades se placent et encerclent les manifestants. L’opération débute dans le calme mais virera quelques heures plus tard en une véritable bastonnade.

Pousser, bousculer et finir par donner de violents coups de godasses pour venir à bout de plus de 500 médecins résidents décidés à «manifester pacifiquement». Certains agents restent «calmes et délicats», d’autres n’hésitent pas à user de la force. Difficile de savoir si Mourad y était ce jour-là ; d’ailleurs dans ces moments de grande agitation, les visages se confondent, qu’on soit habillé de bleu ou en blouse blanche. Les médecins forment bloc et se laissent encercler par les agents de l’ordre. Le sit-in durera des heures dans le calme. Médecins et policiers tiennent même la conversation. «Savez-vous au moins pourquoi on est là ?» demande un résident. L’agent lui explique très courtoisement qu’il y a d’autres manières de revendiquer. «On a tout essayé, par leur mépris, ils nous poussent à la rue», argue le résident qui est maintenant rejoint par d’autres. Le débat s’anime, tout en sourire, mais ne mène à rien.

Insultés dehors, sanctionnés à l’intérieur

Tahar, 32 ans, est lui aussi agent anti-émeutes depuis 5 ans. Il pense justement que rien ne sert de débattre, car «quand bien même leurs revendications sont justes et légitimes, la loi est la loi !». Oui, mais quand on reste face à face durant des heures à attendre que l’autre cède, faire la conversation se révèle plus agréable. «Ces policiers sont peut être sympa pris individuellement, mais quand ils sont en mission, pour moi ce sont des monstres à la violence aveugle», peste une résidente qui a justement été malmenée par l’un d’entre eux. 15h30 : « fergou rabhom (expression difficilement traduisible que la langue française adoucit : dispersez-les).» Une phrase énoncée comme un cri de guerre, elle précipite la place du 1er Mai dans une atmosphère cauchemardesque. Camions canon à eau postés à l’entrée de l’hôpital, des commissaires qui se joignent à l’action, des cris, des coups à tout-va. «Ils en profitent pour déverser toute la haine qu’ils ont pour la population», s’écrie un médecin résident qui vient de fuir les affrontement après deux bons coups de godasses reçus en plein ventre. Il était venu pour exprimer sa colère contre les propos «méprisants» d’Ahmed Ouyahia, il rentre chez lui avec une indignation, cette fois-ci dirigée contre la police.

Une scène semblable à des centaines d’autres depuis le début de l’année. Chômeurs, militants de la CNCD, patriotes, étudiants, y sont passés. Mais après avoir affronté justement cette colère, en revenant à leur caserne, c’est une autre amertume qui les attend. «On ne pardonne pas les bavures, et on lance systématiquement des enquêtes internes lorsqu’il y a des cas de bastonnades contre des manifestants», souligne le commissaire principal, Abdelkader Mahdoui, commandent du 8e groupement des URS de Kouba. Des enquêtes concluantes ? «C’est justement difficile d’identifier les agents qui dérapent», répond-il en précisant que «nos agents ne sont pas munis de matraques, justement par souci de respect en- vers la population. Ils n’ont que leur bouclier et fonctionnent au mode du corps-à-corps».

Pris au piège

Le fossé se creuse entre la classe dirigeante et la population. Pendant que l’une se recroqueville chaque jour un peu plus sur elle-même, l’autre déverse sa colère dans la rue quand elle n’arrive pas à se contenter d’une grève, d’une automutilation ou d’une immolation par le feu. C’est exactement dans ce fossé que se placent les policiers ces derniers mois. Pris au piège de leur fonction, ils récoltent toute la colère des citoyens qui transfèrent volontiers (parce qu’ils considèrent que les policiers ont changé de camp en étant augmentés) tous leur rejet du pouvoir vers ces seuls acteurs officiels qui veulent bien leur faire face. Mais seulement lorsqu’ils sont en tenue. Une fois sans, leur avis sur tout ce qui se passe en Algérie peut avoir de quoi malmener le droit de réserve que leur impose leur profession. Et pour cause, malgré leur salaire quelque peu grossi, ils n’ont pas tous la chance d’avoir un logement, ils leur arrivent d’avoir des cousins étudiants, des frères émeutiers, parfois même des femmes médecins. Mourad se marie justement dans un mois, il attend sa permission avec impatience. Heureusement pour lui, sa femme n’est pas médecin.

C’est plutôt logique quand on sait qu’il est loin de porter cette corporation dans son coeur. «Les médecins ne me font pas de peine, je m’inquiète plus pour les malades, mais j’évite de m’intéresser trop au sujet, je me contente de faire mon travail», confie-t-il. Comment faire pour rester hermétique à des problèmes qui touchent tout algérien, quelle que soit sa fonction ? «Je m’y force mais je n’y parviens pas toujours. J’avoue que les émeutes de Diar Echems ont été très marquantes pour moi, ces jeunes m’ont vraiment fait de la peine.» Marqué mais pas au point de remettre en question sa carrière. «Je suis vraiment entré dans la police par vocation, j’ai suivi le modèle d’un de mes cousins policier de Tiaret, qui était apprécié de tous pour sa gentillesse et sa générosité. J’aspire à ce modèle», raconte-t-il. La tâche s’annonce difficile.

Psychologues à la rescousse

Dans la caserne du 8e groupement de Kouba, trois psychologues s’intéressent de près à tout ce qui anime (ou abîme) ces agents de maintien de l’ordre. «Ces derniers mois, on n’a pas eu le temps de trop les voir, ils travaillent beaucoup, mais ils restent soumis à des séances de thérapies régulières», précise l’une d’entre elles. La pression de ces derniers mois, à laquelle s’ajoutent les difficultés de la vie en retrait, ne doit pas être facile à gérer pour ces agents ? «Non, ils gèrent très bien, ils sont préparés à affronter pire que ça», tranche la seconde en mettant fin à la conversation. Cette cellule de psychologues est justement mobilisée à longueur d’année pour être à l’écoute, mais aussi pour détecter les comportements troubles. Et pour cause, ces hommes sont soumis à des pressions de toutes parts. Dans le quartier de Haï El Badr, à seulement quelques mètres de la caserne de Kouba, le danger les guette parfois.

Des habitants du quartier ont encore en mémoire l’agression très violente d’un des policiers de la caserne qui a eu lieu l’an dernier. «Les jeunes les repèrent, et comme ils savent que ces agents anti-émeutes sortent souvent en civil quand ils ne sont pas de service, ils s’en prennent à eux pour se venger. C’est arrivé plusieurs fois», raconte un vieux du quartier. Qui les soigne dans ces cas-là ? Des médecins, bien sûr. Le 1er juin dernier, un médecin a été frappé (au sens figuré et au sens propre) en reconnaissant un policier qu’il avait lui même soigné quelques semaines auparavant. Une confrontation troublante, pour les deux sûrement. Mais qui ne change rien au final. D’une complexité inextricable, la situation actuelle défie toute logique sereine. Les malades se soulèvent contre les médecins, les médecins contre les policiers, les policiers contre tous ceux qui veulent se soulever.        

Source El Watan Fella Bouredji

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 03:02

Jusqu’où ira le vent de la xénophobie ?

tirailleurs-algeriens.jpg

 

Les tirailleurs algériens, appelés aussi Turcos, étaient des unités d’infanterie appartenant à l'Armée d'Afrique qui dépendait de l’armée de terre française. Ces unités à recrutement majoritairement indigène (70-90% selon les époques), ont existé de 1842 à 1964.

Quels que soit les grands discours humanistes qu’elle a servis pour sa consommation extérieure au reste du monde, la France n’a jamais été guidée que par ses propres intérêts. Elle a construit son empire sur les richesses de ses territoires en Afrique, en Asie et en Polynésie. Même les citoyens de ces territoires lointains qu’elle a longtemps administrés ont contribué, d’une manière ou d’une autre, à sa pérennité.
Pendant la Seconde Guerre mondiale et surtout la Première, le pouvoir français a enrôlé dans les rangs de son armée des centaines de milliers d’appelés des colonies ou des protectorats. Des personnes qui n’ont jamais représenté à leurs yeux plus que des sous-hommes taillables et corvéables à merci.
Des dizaines, voire des centaines de tirailleurs sénégalais, laisseront leur vie dans les tranchées de Verdum. Des soldats algériens tiendront la dragée haute aux assauts répétés des troupes allemandes. Et, enfin, des appelés marocains seront littéralement broyés par les boulets de l’ennemi.
Au cours de la libération de l’Italie par les alliés, des soldats algériens feront montre d’une telle bravoure qu’ils seront cités dans l’ordre des armées. Au lendemain de l’armistice, alors que la France fêtait sa victoire le long des Champs-Elysées à coups de champagne et de bals populaires, des milliers de soldats démobilisés rejoignaient leurs foyers. Les uns invalides à vie, les autres blessés et grossièrement soignés dans les hôpitaux de campagne, mais tous traumatisés par ce qu’ils venaient de vivre un cauchemar qui aura duré plus de cinq ans. Beaucoup ne reverront jamais leurs familles. Ils seront enterrés en pleine fournaise, souvent au bord d’une piste, d’un sentier ou au pied d’une colline.
Les plus chanceux seront inhumés dans un cimetière, un peu partout à travers le territoire français, comme à Carpentras, par exemple.
Maintenant que ces défunts ne servent plus à rien, pas plus d’ailleurs que leurs descendants, dont Hortefeux estime qu’ils encombrent la France, toutes les dérives pour salir leur image sont permises. Il ne se passe pas un jour sans que des militants de l’extrême droite écrivent des insultes sur leurs tombes, quand ils ne souillent pas carrément leurs sépultures.
Même les morts dans ce pays dérangent. Ils resteront les éternels boucs émissaires d’une nation qui s’est trompée de rêve.

Calculs et hypocrisie

Les travailleurs émigrés ont longtemps été majoritairement des ouvriers peu qualifiés, partis travailler en France pour répondre aux pénuries de main-d’œuvre.

Il y aurait, selon certaines statistiques de Paris, plus de quatre millions d’émigrés installés en France, dont les trois quarts originaires du Maghreb.
Au-delà de ce chiffre, probablement vraisemblable, sauf quelques corrections pour l’année 2010, il est curieux de voir comment la politique française de l’émigration joue au yoyo en fonction des conjonctures.
Démonstration. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Hexagone était ruiné, de nombreuses villes étaient bombardées, ses ponts étaient détruits, ses routes dans un piteux état et ses infrastructures économiques quasiment obsolètes. Pour reconstruire le pays et le mettre sur les rails de la modernité, deux conditions devaient être remplies : de l’argent, beaucoup d’argent, et, bien sûr, énormément de main-d’œuvre.
La première condition sera satisfaite par le plan Marshal, dont les dollars américains inonderont toute l’Europe. Quant à la seconde, elle était, de toute évidence, vite trouvée et sautait même aux yeux : le bassin inexploité des bras valides et peu exigeants des colonisés.
Des instructions très fermes seront données à toutes les mairies hors Hexagone pour encourager les chômeurs à venir en France. A cette époque-là, leurs qualifications et leur expérience importaient peu. L’essentiel est qu’ils apportaient leur force de travail. Et c’est ainsi qu’un immense appel d’air a été créé entre la France et ses colonies qui verra des dizaines, voire des milliers d’expatriés arriver pour prendre part à la longue et difficile reconstruction du pays.
Ces expatriés seront recrutés dans tous les chantiers, surtout ceux du bâtiment dans les villes, à la campagne, dans les banlieues, sur les routes, sur les ponts. Bref, partout où l’on trouve des échafaudages, des grues à faire tourner, du bitume à étaler, des murs à ravaler et des façades à peindre et rafraîchir.
A la guerre comme à la guerre ! Certains seront logés dans des hôtels miteux, à bas prix, d’autres habiteront des centres d’hébergement, gérés par d’impitoyables marchands du sommeil et où un même lit est loué 3 fois par jour (huit heures pour chaque travailleur). Pour rendre plus «clément» leur séjour et surtout les empêcher de retourner chez eux, les pouvoirs publics encourageront le regroupement des familles. A coups de primes et de facilités de toutes sortes et comble de l’hypocrisie, ils fermeront les yeux sur les familles polygames. Aujourd’hui, les Français curieusement élèvent des voix outrées contre ce genre de pratiques qu’ils qualifient d’un autre âge. Mieux, ils feront la chasse aux familles africaines pour débusquer les «femmes» en trop pour les conduire très vite à la frontière.

Politique ségrégationniste du travail
Le Bureau international du travail révèle que près de 4 fois sur 5, un employeur français préfère embaucher un candidat «d'origine hexagonale ancienne» plutôt que son collègue d'origine maghrébine ou noire africaine.

Aujourd’hui, alors que rien ne va plus en France, surtout sur le plan économique, ce sont, bien sûr, les émigrés qui représentent le maillon faible de la société, qui subiront en premier les effets de cette récession.
Si 10% des Français sont actuellement au chômage, c’est deux fois plus chez les expatriés.
Il y a dans cette ségrégation qui ne dit pas son nom comme un vent de racisme et de xénophobie qui souffle sur les étrangers qui font souvent les frais du manque d’emploi.
Les entreprises publiques et privées évitent soigneusement de les recruter même si les pouvoirs publics font semblant de s’en émouvoir en menaçant de les sanctionner.
A cause de leur origine et parfois de leur accent, alors qu’ils sont de nationalité française, de nombreux Maghrébins et Africains ont été recalés à leur premier entretien d’embauche.
Certains sont même universitaires et surqualifiés. Il est loin le temps où la France faisait les yeux doux aux travailleurs émigrés, particulièrement appréciés pour leur endurance et qui ne rechignaient pas à la tâche, même celles de ramasser les poubelles. Terminé le temps où le pays d’accueil encourageait à coups de primes d’installation les regroupements familiaux.
Alors qu’ils ont contribué à faire la fortune de ce pays, les travailleurs émigrés sont considérés aujourd’hui comme la source de tous les problèmes.
Sans aucune retenue, le pouvoir français est allé jusqu’à proposer, il y a quelques années, une indemnité à chaque émigré qui déposerait sa carte de séjour.
Les banlieues des grandes cités où résident généralement tous les travailleurs étrangers sont traitées comme des repaires de délinquants et leurs écoles sont perçues comme des zones à risque et parfois de non-droit.
Les bavures policières ne se comptent plus dans ce endroits-là et les ministres de l’Intérieur qui se sont succédé n’ont pas pris en charge ces îlots et n’ont eu que des propos indécents pour les riverains.
Souvenez-vous du mot racaille prononcée par un certain Sarkozy, au bas d’une HLM de la banlieue parisienne. Il en aura d’autres.
Mais le comble de l’hypocrisie est ailleurs.
Alors que les sans-papiers sont traqués sans pitié et reconduits, après rétention dans les locaux de la police, aux aéroports, nombre d’entre eux travaillent au noir et s’acquittent de leurs impôts jusqu’au dernier centime. Et le Trésor public est bien content de les comptabiliser sans se soucier de leur provenance ou de leur origine.

Source Infosoir Imaad Zoheir

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0