Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 08:36

Algérie - Marché informel : La place des Martyrs, Ahmed Bouzrina et Bab El-Oued évacués

Marche-informel-evacuation.jpg

 

Une opération coup de poing a permis aux services de sécurité de dégager, hier, la place des Martyrs, les rues de Bab El-Oued et de Ahmed Bouzrina, de l’emprise du marché de l’informel.

Celui-ci avait  défiguré cet espace public où se trouvent deux lieux de culte à savoir, la Grande mosquée d’Alger et celle de Ketchaoua. Les jeunes qui investissent quotidiennement ces lieux pour étaler leurs marchandises, ont été surpris par la présence d’un important renfort des services de sécurité. Munis de boucliers, les forces anti-émeutes  ont empêché les jeunes de déposer leurs marchandises sur la voie publique. Cette action n’a pas été du goût des vendeurs à la sauvette qui voulaient imposer leur présence dans les lieux. Ils ont tenté de provoquer  une résistance. Elle sera vite étouffée par les services de sécurité qui ont utilisé des bombes lacrymogène pour disperser les plus récalcitrants.
Mais le calme est tout de suite  revenu. Et en un laps de temps court, les lieux sont devenus fréquentables et propres, loin de ces scènes d’embouteillage et de vacarme typique des marchés informels.
Les propriétaires des magasins affichaient un grand soulagement après cette opération qui vient juste à la veille du mois de Ramadhan. «J’espère que les services de sécurité maintiendront leur déploiement pour empêcher ce commerce sauvage de renaître encore une fois», souhaite ce commerçant propriétaire d’un magasin à la rue Bouzrina qui montre les commerces fermés depuis des années «à cause de ces jeunes qui activent dans le marché informel et qui ont squatté les trottoirs pour vendre leurs marchandises». Mais cette opération d’interdiction du marché de l’informel n’a pas touché les commerçants qui se trouvent sous les arcades de la rue Ahmed Bouzrina.  Ces derniers bénéficient d’une autorisation car ils pratiquent leurs activités «dans un cadre réglementaire et soi-disant sous des chapiteaux».

Source Horizons Mokhtar Kedada.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 08:30

Vieillissement en Algérie

retraites-algeriens.jpg

 

 

Durant ces dernières décennies, en matière d'hygiène, de soins et de conditions de vie sociale, les avancées médicales et sociales ont permis aux personnes âgées algériennes de bénéficier d'une longévité, à condition de vie égalée, similaire à l'espérance de vie des citoyens des pays occidentaux (en Algérie l'espérance de vie est passée de 50 ans en 1962 à 76,3 ans en 20101). Cependant, cette longévité reste fragile, elle peut baisser dans les années à avenir si les autorités concernées ne mettent pas un plan national des personnes âgées dépendantes. De plus, cette longévité n'a pas été accompagnée par les moyens correspondants et adéquats au niveau juridique et institutionnel, et précisément sur le plan médico-social. Il est impensable qu'à ce jour en Algérie, il n'y a pas de services de gériatries dans nos hôpitaux ! De plus, les maisons de retraites sont devenues comme des orphelinats pour des personnes âgées dépendantes. Et pourtant, c'est le secteur qui peut être porteur à plusieurs niveaux : emplois, recherche, qualité de vie, solidarité nationale, etc. Notre objectif est de soulever la misère sociale et médicale auxquelles se heurtent au quotidien nos «chibanis », loin du discours imprégné d'émotions éphémères. En 2005, l'Algérie compte 3 700 000 retraités, selon les chiffres de la Caisse nationale de retraite (CNR), et si nous considérons que toute personne à la retraite est une personne âgée (c'est un autre débat) et en conséquent celle-ci risque d'être dépendante à certain seuil. Ainsi, si 1/3 de cette population est dépendante, c'est-à-dire 1 200 000 personnes, et si nous voulons les accueillir convenablement, nous serons dans l'obligation de créer plus de 21000 maisons de retraite médicalisées (Je propose d'utiliser centre d'accueil pour les personnes âgées dépendantes) d'une capacité de 100 personnes pour chaque maison. De plus, il faut au minium 70 000 aides soignantes et 42 000 infirmières, sans oublier les gériatres, les médecins, les neuropsychologues, les orthophonistes, les restaurateurs, etc. Toute cette masse salariale pourrait répondre à la demande de cette catégorie sociale.
Dans quelles conditions les reçoit-on ?
Lorsqu'une personne âgée se plaint d'une douleur ou d'une maladie, elle consulte un médecin généraliste ou des spécialistes soit dans des cliniques privées où elle s'oriente vers les CHU. Dans le cas d'hospitalisation souvent elle est reçue, pour un premier contact, dans les services d'urgences, pour une durée limitée, qui pourrait être justifiée. Or, elle nécessite un suivi permanant. Quand il s'agit d'une démence, il n'y a aucun service qui pourrait la prendre en charge. Car la durée d'une prise en charge d'une personne démente n'est pas limitée dans le temps, c'est-à-dire une hospitalisation peut durer plus de deux ans. Imaginant, les répercussions de cette prise en charge en hôpital et dans un service d'urgence. D'où l'importance de la création en premier lieu de services de gériatrie, à l'exemple des services de pédiatrie pour les enfants, et en suite elle sera orientée vers des centres d'accueil pour personnes âgées dépendantes, avec du personnel qualifié à sa spécificité.
Qu'en est-il des maisons d'accueil des personnes âgées en Algérie ?
Certes, dans la culture algérienne, mettre un parent dans une maison de retraite est ressenti comme un abondant du parent. Ainsi, comme je l'ai souligné plus haut, je propose une dénomination moins culpabilisante pour les proches, centre d'accueil pour les personnes âgées dépendantes. Car le sentiment d'abondant s'accompagne souvent d'une culpabilité, qui forcement engendre une violence, sous toutes ses formes, soit intrinsèque (envers soi-même) ou extrinsèque (à l'égard de l'autre). Cette situation a été déjà vécue dans les années cinquante dans les pays européens où des proches refusaient de mettre leurs parents dans des maisons de retraite parce qu'ils éprouvaient ce sentiment d'abondant et en l'occurrence la culpabilité. Dans le même ordre d'idées, la loi qui pénalise les proches qui abandonnent leur parent renforce cette culpabilité. Souvent ces proches sont impuissants devant les comportements d'un parent âgé dément (autonomie, les capacités cognitives, etc., qui s'atrophie avec l'âge). En outre, un aménagement du lieu, des outils (des couches à 1500da (2 par jour), un lit adapté, etc.) et un accompagnement au quotidien. D'où la nécessité d'une prise en charge digne, dans un lieu médicalisé qui serait encadré par une équipe pluridisciplinaire compétente.
Le nombre des maisons de retraites en Algérie sont très réduites, elles se trouvent souvent dans les grandes villes (Alger, Constantine, Oran, etc.). De plus, elles sont destinées aux personnes âgées abandonnées. Un débat public sera porteur d'un éventuel changement du regard de la société à l'égard de ces milieux médicalisés.
La retraite en Algérie
C'est un sujet qui devrait préoccuper les Syndicalistes Algériens autonomes ou non-autonomes, car la situation des retraités algériens est alarmante et très fragilisée d'où l'urgence de revoir l'ensemble des réglementations juridiques en lien avec la retraite. Les retraites à moitié de Smig en 2011, c'est-à-dire à 6000 da, c'est de la maltraitance exercée par l'état à l'égard de cette population. A terme, le statu quo des personnes âgées en Algérie est en situation critique. D'une part les retards accumulés au niveau juridique, pension, soin, prise en charge et d'autre part la place qu'il occupe dans la société. Un débat publique est primordial afin de s'organiser et de mettre en place une stratégie d'action commune. Mettre à niveau les lois, une pension respectable, des soins adéquats et enfin les modalités de financement de ces retraites.
1 Selon l'ONS, Cf.TSA du 24-05-11.

Source Le Quotidien d’Oran Yazid Haddar Neuropsychologue
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 08:26

Attention, le paquebot Algérie entame une manœuvre

titanic.jpg

 

La gouvernance économique algérienne est un immense paquebot. Face à l'iceberg qui menace, il ne se déroute pas facilement. Les autorités ont donc attendu près de deux ans pour infléchir la trajectoire prise en 2009, dans une LFC «unilatérale». Le gouvernement de Ahmed Ouyahia s'est remis à parler avec le monde de l'entreprise après lui avoir fait une guérilla administrative sous couvert de protection de la balance commerciale. Tout le monde s'en félicite. A commencer par le président du FCE, Réda Hamiani qui veut retenir «la nouvelle capacité d'écoute montrée» par ses interlocuteurs. Les émeutes de janvier et le printemps des grèves sont passés par là. Le dialogue sur l'économie est donc lancé. Avec déjà des mesures à la clé. Différemment appréciées par les chefs d'entreprises. Le plus illustre de leurs représentants préfère insister sur l'encouragement à l'investissement. Les banques devraient exiger moins de garanties face aux demandes de financement de l'investissement. Les délais de grâce sont rallongés et les intérêts intercalaires pris en charge par le Trésor public. La culture du risque remplace celle de la garantie hypothécaire. Le capital-risque et la Bourse vont venir à la rescousse des fonds propres des entreprises. Il faudra sans doute attendre et voir l'angle de virage du paquebot, maintenant que la barre commence à être tournée. La tradition est que cela prend du temps. Beaucoup de temps. Des avis dans le monde de l'entreprise s'expriment pour pointer les faiblesses de cette tripartite. Le non retour au transfert libre est critiqué. Le renvoi à un groupe de travail le traitement de la question du climat des affaires déplorée. Dans le même temps, les attentes sont réelles, cette fois. En particulier des groupes de travail qui vont être mis en place. Un planning court devrait leur être fixé. Ainsi que des objectifs clairs. Et une composition transparente et ouverte. Le gouvernement paraît prêt à s'y résoudre. Il s'est manifestement passé quelque chose au palais du gouvernement le 28 mai dernier. L'onde du virage se diffuse dans l'eau. Mais ne touche pas encore l'autre rive. Sur les IDE, rien de nouveau. Le Premier ministre annonce que l'Etat algérien ira bien au terme de la procédure de rachat de Djezzy. Et Jean-Pierre Raffarin, à Alger pour le forum d'affaires Algérie-France, ne considère plus comme un obstacle le 51%-49% pour afficher de nouvelles ambitions à l'investissement en Algérie des PME françaises. Les dés sont jetés. Le paquebot Algérie bifurque pour éviter l'iceberg du repli sur soi et sur la seule économie par la dépense publique. En attendant, le gaspillage des fonds publics se poursuit. Le taux de mortalité des micro-entreprises de l'ANSEJ et des autres dispositifs sera un prix à payer durant la lenteur de la manœuvre. Pas le seul.

Source Le Quotidien d’Oran Samy Injar

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 08:16

Investir davantage, créer des emplois et penser à l’avenir

france algerie

 

Davantage d’investissements, soutien à la création d’emploi en Algérie et une vision tournée vers l’avenir et «non dans le rétroviseur». C’est ainsi que l’on pourrait traduire l’état d’esprit des représentants de l’establishment économique français, hôtes actuellement de l’Algérie et soucieux de retrouver une part de marché érodée.
Une grande première. Le Forum de partenariat Algérie- France, ouvert hier à l’hôtel Hilton et qui sera clôturé aujourd’hui, l’est assurément. Tant par la qualité des participants que par la volonté affichée mutuellement d’aller de l’avant dans le renforcement du partenariat économique algéro-français. Réunies sous un immense chapiteau, 160 entreprises françaises et 500 entreprises algériennes, de divers secteurs d’activité, se sont donné rendez-vous en séance plénière, en présence de représentants d’importance des deux exécutifs et sous l’égide de l’Agence française pour le développement international des entreprises Ubifrance. Donnant, hier matin, le là à cette manifestation, le secrétaire d’Etat français au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, a affirmé la disponibilité de son pays à accompagner l’Algérie en termes de transfert de savoir, implication dans la création d’emploi et le développement des capacités d’exportation des PME algériennes dans le cadre de la relance du programme d’appui Optimexport. Dans la mesure, selon cet officiel français, où l’Algérie ne peut faire l’impasse sur les investissements étrangers mais doit garantir la stabilité et la clarté de son cadre réglementaire et assumer sa responsabilité de puissance régionale, dans une appréciation géopolitique. Voire, le représentant de l’exécutif français a appelé à ne pas regarder dans le rétroviseur, car «ceux qui regardent dans le rétroviseur se trompent», mais à penser à l’avenir, et à ceux qui sont nés après 1962. Et d’autant que la France pâtit, selon Pierre Lellouche, de l’érosion de sa part de marché, passée de 25 à 15%, talonnée par la forte concurrence chinoise. Autre représentant français à relever la volonté d’aller de l’avant et satisfait de l’évolution du climat entrepreneurial en Algérie, l’ancien Premier ministre et vice-président du Sénat, Jean-Pierre Raffarin, a exprimé également «la main tendue» de la France à accompagner la création d’emploi localement, le développement durable de filières d’intégration industrielle et économique. Hôtes algériens, les ministres du Commerce, de l’Industrie, la PME et la Promotion de l’investissement, Mustapha Benbada et Mohamed Benmeradi ont formulé une appréciation favorable à l’afflux d’investissement mais tendue par une double logique. Celle, selon le ministre du Commerce, de développer notamment un partenariat durable qui dépasse la dimension commerciale et développe le transfert de savoir-faire, et celle selon le ministre de l’Industrie de consolider l’économie domestique, le tissu de PME et la création d’emploi. Ouvert hier matin en séance plénière, le Forum s’est poursuivi durant l’après-midi, et aujourd’hui lors d’ateliers – débats consacrés aux problématiques du partenariat public-privé, des ressources humaines et transferts de savoir-faire ainsi que de l’innovation. Egalement, des rencontres bilatérales, plus de 4 000 rendez-vous B2B, sont programmés entre les entreprises des deux pays. En notant que le climat d’affaires actuel en Algérie ne semble pas constituer un facteur contraignant pour les investisseurs français présents. En parallèle, les discussions sur certains projets de partenariat notamment le dossier Renault se poursuivaient, sous l’égide d’un comité de suivi co-présidé par Mohamed Benmeradi et Jean- Pierre Raffarin et qui a abouti à des résultats positifs. De même, des accords dans le domaine assurantiel, industrie du verre et des Tic sont prévus à la signature.
Révision du calendrier de démantèlement tarifaire
L’Algérie et l’Union européenne s’accordent sur les produits industriels
L’Algérie et l’Union européenne semblent avoir trouvé un terrain d’entente concernant la révision de l’Accord d’association. C’est ce que le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a laissé entendre hier, en marge du Forum de partenariat algéro-français. Sous l’égide du Conseil d’association, réuni à Bruxelles le 21 juin prochain pour débattre du report de la date de démantèlement tarifaire de 2017 à 2020, les deux parties devraient s’accorder concernant les produits industriels. Toutefois, des divergences persistent encore concernant les contingents des produits agricoles. A ce propos, Mustapha Benbada a indiqué que les discussions se poursuivent à Alger en vue d’aplanir les divergences.

Source Le Soir d’Algérie Chérif Bennaceur

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 07:43

Algérie - Bou Ismail - Spectaculaire opération coup-de-poing des services combinés Police Gendarmerie

arrestation non jeuneurs

La semaine écoulée, les services combinés police-gendarmerie ont lancé une spectaculaire opération coup-depoing au cœur des foyers du crime, de la débauche et de la drogue au niveau de la région de Bou Ismaïl.
Nos sources nous ont précisé que cette opération visait à assainir cette région des groupes de malfaiteurs qui ont investi les différents quartiers de la ville en imposant leur diktat. L'insécurité qui régnait à Bou Ismaïl et ses environs a fait de cette dernière une ville morte où il ne faisait pas bon sortir la nuit. Il convient de rappeler que les services de police et de gendarmerie ont procédé, récemment, à plusieurs rafles dans les milieux de la drogue, de la débauche et du crime organisé. Ainsi, le week-end passé, une spectaculaire opération combinée gendarmerie- police a été lancée en direction des foyers suspectés et avérés du crime et de la débauche au niveau des forêts attenantes et autres quartiers douteux de la ville, à l'instar des forêts Ouahlima, Sidi Djaber, Bellili et de l'abattoir. Au niveau de ces forêts, des courses-poursuites lancées à l’encontre des groupes de malfaiteurs, surpris par le caractère inopiné et soudain de l'opération, se sont effectuées entre 20 heures et minuit. Plus de 100 éléments de la police et de la gendarmerie étaient engagés dans cette opération appuyée par 23 véhicules spéciaux de sécurité. Des sources sécuritaires nous ont fait part de leur satisfaction pour la réussite d'une telle opération, où chaque corps de sécurité avait apprécié la collaboration étroite, la convivialité et l'intelligence entre les jeunes éléments de la police et de la gendarmerie. Plus de 80 personnes furent interceptées pour constitution de groupes de malfaiteurs, ainsi que des groupes spécialisés dans les agressions des citoyens. D'autres groupes s'adonnant à des beuveries collectives furent dispersés. Des jeunes en possession d’armes blanches furent arrêtés aussi, dont certains en possession de plaquettes de drogue, de stupéfiants et d'autres psychotropes. En marge de cette opération, plusieurs dizaines de véhicules furent contrôlés. Le bilan de cette opération a mis en évidence l'aspect et l'impact psychologiques de ces interventions auprès des habitants des agglomérations précitées et de la population de Bou Ismaïl. Cinq personnes ont été présentées au procureur de la République pour des délits de port d'armes blanches, de constitution de groupes de malfaiteurs et de détention de drogue. Ali M. un commerçant, nous a fait part de son soulagement : «Ces groupes menaçants et aux mines patibulaires nous font peur. On baisse nos rideaux avant la prière du Maghreb.» Quant à la famille Hadj N., les femmes et les jeunes filles ont peur de sortir dans la soirée pour se promener au niveau du boulevard et du front de mer de Bou Ismaïl. «Plusieurs jeunes files se sont fait agresser au boulevard de la ville, dès la nuit tombée. Pourtant, la ville de Bou Ismaïl est une ville touristique qu'il fait bon visiter, surtout en soirée », s'exclame Mlle Nassima.
Source Le Soir d’Algérie Larbi Houari

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 07:40

Algérie - France : le temps du business

La-france-aux-cotes-de-l-algerie.jpg

«Le marché algérien n’est plus une chasse gardée pour les entreprises françaises comme par le passé», a admis Pierre Lellouche.

La France veut à tout prix récupérer sa part du marché algérien. Le secrétaire d´Etat français au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, a clairement affiché le malaise que suscite cette question pour son gouvernement. «Le marché algérien n´est plus une chasse gardée pour les entreprises françaises comme par le passé», a-t-il ainsi admis lors de son intervention, hier au forum de partenariat Algérie-France à l´hôtel Hilton. En données chiffrées, M.Lellouche a indiqué que «la part du marché des entreprises françaises est passée de 30%, il y a quelques années, à 15% actuellement». Une perte qui se chiffre en millions d´euros pour ne pas dire en milliards.
M.Lellouche admet qu´il y avait une forte concurrence sur le marché. Celui-ci «connaît une forte concurrence, notamment de la part des firmes chinoises et turques», a-t-il relevé devant une assistance importante du monde des affaires. Voulant mettre en exergue la présence des entreprises françaises, le ministre français a estimé que le marché algérien compte actuellement 450 entreprises françaises représentant un stock d´investissements de plus de 2,5 milliards d´euros. Le ministre français a appelé les deux parties à consentir d´autres efforts à l´avenir. «Arrêtons de regarder dans le rétroviseur», a-t-il martelé en faisant allusion au passé colonial qui asphyxie les relations algéro-françaises.
M.Lellouche a mis l´accent sur le développement d´un partenariat stratégique. Selon lui, la France est aux côtés de l´Algérie pour relever le défi de construire une économie forte et productive dans le cadre d´un partenariat gagnant-gagnant. «Elle sera toujours auprès du Maghreb et de l´Algérie», a-t-il soutenu.
Une volonté réitérée par l´ancien Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin. Il a plaidé pour un partenariat économique qui aura des effets sur les populations, notamment à travers la création d´emplois. «Nous sommes déterminés à ce que nos populations trouvent, chez elles, des emplois et c´est pour cela que nous sommes déterminés à relancer la dynamique d´investissement et de partenariat entre l´Algérie et la France», a-t-il déclaré. M.Raffarin a expliqué qu´il s´agit d´une «stratégie partagée» entre les deux pays en termes «d´aspirations sociales et de positions géopolitiques». «Il est clair que nous avons une stratégie partagée entre l´Algérie et la France. L´emploi est notre combat, nous devons faire en sorte que l´activité économique réponde aux aspirations sociales, des aspirations toujours présentes dans nos politiques», a-t-il assuré.
Sur le plan géopolitique, M.Raffarin explique: «Nous savons que l´Europe a besoin de l´Afrique et l´Afrique a besoin de l´Europe.» Pour lui, la France et l´Algérie sont des acteurs importants pour le développement du partenariat dans la région. Revenant sur le climat des investissements, M.Raffarin a assuré qu´«il y a un nouveau climat entrepreneurial en Algérie». Il a réaffirmé la volonté de la France «d´investir et de construire (en Algérie), notamment dans la création de filières industrielles dans la pétrochimie, la cimenterie, et la pharmacie». Si la France veut mettre le paquet, ce n´est pas pour rien. Bien au contraire, cet engouement est motivé par l´ambition de récupérer sa place dans un marché où la consommation est en pleine expansion.
De son côté, le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a jugé que le volume des échanges commerciaux entre l´Algérie et la France est en deçà des attentes et loin d´être à la hauteur des efforts déployés par les deux pays. «L´Algérie a besoin de partenaires durables pour l´accompagner dans son processus pour la construction d´une économie forte et productive, hors hydrocarbures», a-t-il insisté, précisant que «ce partenariat doit passer du simple cadre commercial à celui d´un véritable transfert de savoir-faire et de technologie».
Quant au ministre de l´Industrie, des PME et de la Promotion de l´investissement, Mohamed Benmeradi, ce dernier a assuré que toutes les opportunités des affaires, qui seront identifiées, lors de la rencontre, seront suivies par le gouvernement algérien. Pas moins de 500 entreprises algériennes et quelque 150 entreprises françaises sont représentées à ce forum de deux jours. Environ 4000 rencontres d´affaires (B to B) sont programmées durant ce forum qui prévoit la tenue des ateliers sur différents thèmes. Hier, un accord de partenariat a été signé entre la société Saint-Gobain et l´entreprise Alver pour la production du verre en Algérie.

Source L’Expression Nadia Benakli

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 09:18

Les pignons à redents, « Pënau » en patois

granges-cominac-ariege-plus-belle-randonnee.jpg

Cominac est un petit hameau situé à 5 km du village d’Ercé, étalé sur un vaste plateau ensoleillé. Il bénéficie d’une vue panoramique exceptionnelle sur les montagnes d’Aulus et sur le massif du mont Valier. Les prés sont parsemés de granges en pierre dont les pignons ont une forme très particulière.

granges-cominac-2.jpg

 

Beaucoup de visiteurs se posent la question : pourquoi tant de granges autour d’un aussi petit village ?

Les habitants de Cominac étaient principalement des éleveurs de bovins, l’élevage étant pratiquement la seule agriculture possible dans un climat de montagne à 800 m d’altitude et un terrain en pente. Il fallait donc beaucoup de foin pour les bêtes en hiver. Les éleveurs possédaient beaucoup de petits prés dispersés autour du village avec comme moyen d’accès des petits sentiers accidentés. Ils ont donc construit une grange sur chaque pré ou ensemble de prés pour stocker le foin et à partir du mois de novembre les vaches ou brebis sont gardées autour des granges; elles broutent le pré et reçoivent du foin en complément. Quand le foin d’une grange est épuisé, l’éleveur les amènent vers la prochaine grange en se rapprochant du village afin d’utiliser au plus dur de l’hiver la grange la plus proche de l’habitation et éviter les longues marches épuisantes dans la neige. En été les vaches étaient et sont toujours encore en estive en haute montagne, ce qui permet de faire les foins.

granges-cominac.jpg

Autrefois ces granges à l’architecture très typique étaient couvertes en paille de seigle ou de blé. Ces céréales étaient cultivés sur les nombreuses terrasses aux alentours du village. C'était le matériau de couverture des pauvres qui ne se payait qu’en temps et en sueur.

De nos jours ces cultures n’existent plus, la plupart des terrasses sont envahis par la fôret et par conséquent les toitures ne sont plus rénovés en chaume mais remplacé par de l’ardoise et malheureusement aussi par de la tôle.

Les murs sont constitué par de grosses pierres de granit tandis que les dalles sont en schiste. Les dalles qui forment les gradins sont nommés « Peyrous » en patois du Couserans et servaient à :

- protéger les murs pignons

- donner un arrêt à la chaume et la protéger pour qu’elle ne pourrisse pas trop vite et devienne une proie facile pour les coups de vent

- permettre d’accéder à la faîtière -- « cliero » en patois -- mais ce rôle là n’était que secondaire.

Au faîtage la paille dépassait du côté nord pour recouvrir et protéger l’autre (on utilise encore le même système pour les toits en ardoises). Ce côté plus haut est le mauvais côté, c’est à dire celui qui est exposé aux intempéries. Les gerbes étaient fixés la tête en bas et fixé par des lattes en bois de frêne ou osier (laterous).

La pente d’un toit de chaume est très raide (45 ° environ) ce qui permet d’évacuer rapidement l’eau de pluie et le toit sèche très vite.

Un toit en chaume a une longue durée de vie (40 à 50 ans) mais demande un entretien annuel de rapiéçage.

On retrouve ce type d’architecture également dans les Hautes Pyrénées dans la vallée de Campan.

Source Ariège Pyrénées

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 09:08

La finale en beauté

competition-culinaire.jpg

 

La finale du «Catering challenge», première compétition culinaire en Algérie organisée durant tout un mois par le Centre culturel britannique (British Council), a pris fin mercredi. Elle a permis à de jeunes apprentis de faire étalage de toute leur créativité.

Cette compétition a concerné 16 apprentis chefs venus de 4 Centres de formation professionnelle agréés par l’Etat et spécialisés dans l’art culinaire et l’hôtellerie, à savoir Cible école, High school of tourism and hotellery (Hsth), International school (Ihs) et Ecole Benbrim. Au cours de la dernière semaine de la compétition, les jeunes ont eu l’avantage d’avoir été supervisés par un membre du jury Joseph Rainey, chef de renom d’une grande école britannique qui leur a apporté l’expertise et les bonnes pratiques britanniques. Encadrée par son chef Karim Seghilani, Abir Djeribia de l’école High school (Hsth) qui a remporté le trophée du Catering Challenge, un four professionnel et un laptop. L’évaluation des apprentis n’a pas été chose facile pour eux. Ils étaient tout au long de la compétition devant 3 chefs externes (Laradi, Joseph et Lahlou), sélectionnés par le British Council et qui se sont basés sur plusieurs critères dont l’utilisation du couteau de cuisine, le respect des règles d’hygiène et de sécurité, l’organisation des techniques de cuisson et de finition. Outre la technique de présentation des plats préparés, ces chefs ont basé leurs critiques sur la température, le goût, la texture et la taille de la portion. Primés par l’ambassadeur du Royaume-Uni, les 4 finalistes ont reçu, chacun un laptop et un Certificat. Leurs chefs, des certificats et des livres de cuisine. «Cette compétition inédite entre dans le cadre du programme ‘’Les compétences pour l’emploi’’ (Skills for Employability)», a rappelé le directeur du British Council, développé par le British Council intitulée «Catering Challenge». Il n’a pas omis d’encourager les groupes éliminés estimant qu’ils ont mis beaucoup d’énergie et de créativité dans leur monde culinaire «tous les participants ont de grands talents». L’ambassadeur a également primé 4 jeunes qui ont récemment gagné dans un quiz organisé sur son pays. «C’est un excellent projet qui a permis de découvrir de la créativité et beaucoup d’innovation. Donc, tout le monde est gagnant», a-t-il souligné dans son discours et d’ajouter : «Si on considère les changements dans le monde arabe et l’Afrique du Nord, beaucoup de jeunes demandent l’emploi et les compétences. Ce projet vise au fait l’augmentation des compétences.» Le directeur du British Council a ensuite évoqué le site de facebook de son ambassade qui a, selon lui, plus de 25 000 supporters-fans. «C’est le plus grand facebook dans le foreign office du Royaume-Uni», s’est-il félicité. Pour rappel, «les Compétences pour l’emploi» (Skills for Employability) est un programme du British Council qui vise le développement de partenariats internationaux pour l'échange de connaissances et d'idées. Il s’intéresse spécialement à la demande des compétences et aux systèmes d’enseignement et de formation professionnels (exigences du marché du travail, besoins des apprenants).

Source Infosoir  Souad Labri

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 07:22

Algérie – UE - «Le meilleur des accords»

UE.jpg

 

«Il y avait une très bonne équipe de négociateurs, ça a pris dix ans à l'Algérie pour les raisons que l'on sait alors que les autres pays ont conclu en deux ans», disent nos sources bruxelloises. L'on rappelle qu'à l'époque « la production nationale était très petite mais les intérêts de ces petits producteurs ont été sauvegardés». Excepté cependant selon leurs dires «le sucre et l'huile (l'Europe était à l'époque en surproduction de sucre)».
Pour ce qui est des produits dont les tarifs ont été démantelés, les Européens affirment qu' «il n'y a eu aucune tricherie de leur part, à la seule différence qu'avec le démantèlement, c'est l'importateur qui empoche les droits de douane. Donc, quand on regarde du côté du démantèlement, il n'y a pas de pertes financières mais sur le terrain c'est autre chose.» Pour eux, «l'argumentaire du manque à gagner est bon mais il faut revoir les choses sur le terrain et non dans l'accord». Autre problème à l'importation, s'ils estiment que le Credoc constitue «une bonne chose pour lutter contre la corruption, l'imposition de ce seul mode de paiement a fait doubler les pratiques bureaucratiques». Et comme les pays européens sont les plus gros fournisseurs de l'Algérie en équipements, «les difficultés de les ramener ont provoqué le blocage d'un grand nombre de projets».
Nos sources européennes indiquent que la production européenne ne concurrence pas celle algérienne. Il faut regarder, dans ce cas, du côté des produits asiatiques «vendus bien moins chers parce que contrefaits». On pense aussi aux produits arabes commercialisés dans le cadre de la zone de libre-échange (ZALE). Le tout a été transcrit dans l'étude qui a été faite en 2010 par les experts de la CE à Bruxelles sur l'évaluation de l'accord d'association après 5 ans de sa mise en œuvre. « L'étude a été faite avec une étroite collaboration algérienne, sur la base de statistiques fournies par la Banque d'Algérie, on ne les a pas inventées». L'évaluation en question n'a jamais été rendue publique par l'Algérie. Probablement parce que, disent les observateurs, «elle ne correspond pas au discours politique ambiant».
Bruxelles retient quand même «cette forte volonté du gouvernement algérien de soutenir la production nationale». Seulement elle reconnaît qu' «il ne sait pas comment s'y prendre ». Lors de l'audience qu'il lui avait accordée le 17 mai dernier, le président de la République a, pour rappel, expliqué à Stephan Füle les objectifs du plan quinquennal ainsi que les réformes politiques qu'il a décidées.

Source Le Quotidien d’Oran G.O.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 07:16

Société - Les intellectuels arabes, les «révolutions» et la peur

le monde arabe

 

Les choses commencent plus ou moins à bouger dans les pays arabes sous la pression des secousses qui les frappent de plein fouet, même si souvent, ce sont les écrivains, universitaires et autres qui observaient un silence complice, qui se mettent aujourd'hui à chanter sans discontinuer les vertus d'une «révolution» qui serait à protéger contre le retour des dictateurs dont ils étaient souvent les irréductibles clients.
A Tunis, comme au Caire, les anciens courtisans se réveillent, portant des oripeaux révolutionnaires, reproduisant les mêmes pratiques du temps de Ben Ali et de Moubarak, en sortant des listes noires de journalistes, d'artistes et d'écrivains qui n'auraient pas soutenu ces «révolutions». Comme avant, le temps se conjugue toujours à l'exclusion, malgré les secousses passagères qui voient à la tête de ces «révolutions» les mêmes têtes d'avant, à Tunis, Le Caire, Sanaa, Tripoli et ailleurs. Le «peuple» a toujours servi de marchepied à certaines «élites» qui savent attendre le moment voulu pour profiter des belles occasions, réadaptant malicieusement leur discours, d'ailleurs trop flasque, pour revenir, tel un personnage de Dib, dans son beau roman, « La danse du roi », à la lisière du nouveau roi. A Alger, beaucoup de nos « intellectuels » sont silencieux, quelques uns, signant des pétitions soutenant l'intervention de l'OTAN en Libye, taisant, par intérêt ( ?), l'occupation de Bahreïn par les forces militaires de l'Arabie Saoudite, un pays qui n'est nullement un modèle de démocratie, comme d'ailleurs, les autres pays du Golfe. Une femme vient d'être arrêtée parce qu'elle conduisait. Dans ces pays, il est interdit de manifester, alors qu'il est licite de le faire dans d'autres pays. Drôle de raisonnement. A Doha, un intellectuel est aux verrous parce qu'il avait défendu l'idée d'importer un livre qui faisait une critique des structures politiques du Qatar.
A Alger, comme à Rabat ou à Nouakchott, l'argent des pouvoirs publics corrompt l'univers culturel. Les « intellectuels » signent des articles stipendiant les dictatures en Tunisie, en Libye et en Egypte, mais ne soufflent mot des atteintes aux libertés dont souffrent médias et intellectuels « critiques ». Rachid Boudjedra, Ahlem Mostaghanemi, Waciny Laaredj et Yasmina Khadra, interrogés par un journal, ont trouvé que les Algériens jouissent d'une grande liberté au moment où des livres sont censurés sans passer par les instances judiciaires, des « intellectuels » exclus de toutes les possibilités d'expression, sauf dans la presse privée. La presse publique est tragiquement fermée. D'autres journalistes, écrivains et universitaires se taisent devant cette opération de gaspillage incarnée par ces « festivals » sans objectifs comme « Tlemcen, capitale de la culture islamique » ou le « festival national du théâtre » dit professionnel, qui vient d'être sérieusement contesté par de nombreuses voix de la profession artistique qui le trouvent improductif et fonctionnant comme un espace de distribution d'une simple rente. La suspicion n'est pas loin. D'ailleurs, l'opacité caractérise cet espace «festivalier» où les invités étrangers ou même nationaux et les activités ne correspondent le plus souvent à aucune logique de rentabilité symbolique ou matérielle.
Finalement, les «intellectuels» collent aux «révolutions avec la perspective de possibles strapontins. Sonallah Ibrahim, Jamal el Ghittany ou Alaa Asnawy qui ont, de tout temps combattu, seuls, avec quelques autres artistes et universitaires courageux, le pouvoir égyptien, vont se retrouver, cette fois-ci, inondés par une ruche de nouveaux noms découvrant une «révolution» parfumée. Le romancier égyptien, Sonallah Ibrahim, qui a refusé le prix national des lettres, doté d'une somme de 150000 dollars, disait que les choses n'ont pas radicalement changé, seul Moubarak est parti. Où est donc cette «révolution» qui dresse les listes noires de «traitres» supposés et qui fonctionne comme un espace de vengeance ? Les choses devraient peut-être changer dans le sens d'une véritable citoyenneté où aucune exclusion ne serait possible, même cette rapide dissolution des anciens partis de pouvoir (RCD, PND) en Egypte et en Tunisie. Déjà, au Yémen, alors que les choses sont encore marquées par un extraordinaire statuquo, les « révolutionnaires » dressent des listes. L'échafaud n'est pas loin. En Libye, les anciens lieutenants du dictateur de Tripoli voudraient en finir avec le père tout en reproduisant ses propres gestes. Actes manqués ? Dans tous les cas, la logique de la disparition de l'autre est prégnante. Cette logique manichéenne est mortelle. On ne sait pourquoi les « intellectuels » arabes, reprenant parfois les catégorisations conceptuelles européennes usent d'un discours guerrier et militaire dans un contexte caractérisé par une absence presque totale de réflexion théorique. Certes, l' « Occident » ne semble pas prêt d'accepter des moments de réconciliation dans les sociétés arabes parfois minées par des guerres civiles, au Yémen et en Libye. L'accord entre le Hamas et Fath semble déranger Obama et les dirigeants « occidentaux » qui ont une vision à géométrie variable, déniant au Hamas la qualité de Palestiniens et voulant, au nom de la démocratie, imposer leur propre regard.
Les pays arabes sont encore marqués par le jeu du conformisme et de l'opportunisme. Ce discours traverse les contrées de certains territoires et se situe du côté des espaces officiels qui, de tout temps, ont dangereusement mis à mort la pensée libre et les paysages littéraires et artistiques engendrant exils, morts subites et renoncements. Déjà, vivant, comme leurs compatriotes, une sorte de schizophrénie avancée due à cette tragique rencontre avec un certain « Occident » trop arrogant, ils produisent un discours traversé par les lieux obligés de l'emprunt à l'Autre et les réminiscences d'un ancrage autochtone. Aujourd'hui, les intellectuels des pouvoirs en place recyclent leurs discours en fonction des changements possibles. N'est-il pas grave qu'au moment où la nécessité d'un débat sérieux se fait sentir, on se met à déchoir les uns de leur nationalité et à s'attaquer à l'Histoire, à l'image de cette attaque gratuite de Tahar Benaicha contre l'immense écrivain Mouloud Mammeri et la Kahéna dans le quotidien, El Khabar, considérant que Mammeri se voyait avant tout comme kabyle ? L'écrivain a, dans ses textes et dans son comportement quotidien (j'ai eu la chance de discuter longuement avec lui à deux reprises quand il était au CRAPE), donné à voir, comme d'ailleurs Faulkner, dans son petit espace californien, la profondeur algérienne d'une Kabylie devant récupérer des pans entiers de son identité, mais restant foncièrement nationale. Mammeri demeure une icône nationale. Comme Kateb Yacine, Mohammed Dib et Mohamed Laid Al Khalifa.
Certes, les pouvoirs en place ont leurs scribes qui n'arrêtent pas de faire les éloges des chefs successifs. Toute parole différente était considérée comme subversive. Les gouvernements freinaient toute voix autonome. Des pièces étaient interdites, des livres édités à l'étranger n'étaient même pas en vente à Alger, au Caire, à Damas. En Arabie Saoudite, les intellectuels de ce pays subissent un enterrement de troisième classe, souvent avec l'assentiment d'un certain «Occident» et de lettrés arabes.
La pensée libre est matraquée au nom de jugements moraux condamnant à la disparition toute littérature porteuse de renouveau. La peur côtoie l'impuissance. La presse a toujours connu des moments difficiles, même si un trop relatif dégel commence à s'amorcer. Mais malgré cette dure situation, des plumes, quelque peu libres, arrivaient à s'exprimer alors que la grande partie des journalistes se prenaient pour des militants reproduisant à longueur de colonnes le discours politique officiel chantant d'improbables réalisations et délaissant royalement la fonction sacrée du journalisme : informer. Même au Caire où sévissait une presse trop marquée par sa trop grande proximité avec le pouvoir, des noms comme Ahmed Baha'Edine ou Hassanein Heykal n'arrivaient pas à faire la distinction entre leur fonction de journaliste et leur rôle trop peu innocent de conseiller du roi. L'autocensure caractérise le paysage. A Doha, Riad et à Damas, la presse, trop médiocre, reproduit tout simplement le discours gouvernemental. A Tunis et au Caire, les journaux commencent à respirer.
Malgré une féroce censure et des risques considérables, de courageux intellectuels arrivent à produire un savoir autonome. Nous ne pouvons que citer les travaux de Hichem Djaït, Abdellah Laroui, El Jabiri, Arkoun, Berrada par exemple. La lecture de ces textes va au delà du constat pour interroger les fondements de la culture arabe et les réalités souvent ambiguës de la rencontre avec l'Europe. Cette manière de voir, marquée par la formation des intellectuels du Maghreb et les relations continues entretenues avec les « élites » du Machreq, permet un regard plus libre, moins contraignant.
Les intellectuels, tout en les marginalisant, on veut faire d'eux des soldats de quelque cause perdue d'avance. L'universitaire et l'»intellectuel»(notion dont il reste à définir les contours) sont restés prisonniers d'un rapport maladif au pouvoir politique qui se conjugue tantôt à la répulsion, tantôt à l'attraction. Ce qui réduit sa marge de manœuvre. Ce qui pose également la question, toujours d'actualité, de l' « autonomie » de l'intellectuel qui vit l'assujettissement ou la contestation comme illustration ou opposition au discours officiel et jouant en fin de compte sur le terrain du pouvoir politique qui fournit ainsi les éléments de la discussion et piège les différents locuteurs, orientant leurs discours. On parle d'une illusoire « société civile » appelée à légitimer le discours des pouvoirs en place. Les chercheurs en sciences sociales focalisent le plus souvent leurs analyses autour du fonctionnement des appareils, des enjeux idéologiques et des espaces politiques et occultent les mouvements sociaux et culturels. Il y a également la question des références qui font du locuteur le producteur privilégié de la parole citée. On «plaque» souvent des grilles sans tenter de les interpréter et de les interroger alors que les sociétés fonctionnent de manière autonome et comportent un certain nombre de particularités. Les travaux de Hocine M'roua, de Tayeb Tzini, Samir Amin, Dowidar, Mahmoud Amin el Alem, Lacheraf, Hassan Hanafi, Laroui, Abed el Jabiri
donnent à voir une pensée libre qui évolue dans un milieu trop contraignant, condamnant le plus souvent ces hommes à se muer en voix trop vagabondes, travaillent à partir de réalités concrètes puisant leurs analyses de terrains et de territoires déterminés, contrairement à de très nombreux universitaires qui usent le plus souvent de généralisations et d'escapades « théoriques » plaquant des grilles et des outils « conceptuels » sur des sociétés trop peu connues. Ce qui caractérise justement les travaux de ces intellectuels, c'est leur constant désir d'interroger les lieux concrets de l'événement tout en n'évacuant pas les acquis de différents savoirs. Ouverts à toute entreprise d'investigation et d'interrogation du réel, ils allient leur savoir théorique à un certain engagement pratique. Ne cédant pas facilement aux appels confortables et trop compromettants des pouvoirs dominants ni aux schémas préétablis de batailles tracées d'avance, ils exercent une sorte de mise en questionnement continu d'événements apparemment évidents. Ces derniers temps, surtout avec les crises successives vécues par les Arabes, la parole se libère quelque peu et les gouvernements, sous la pression internationale, tente de ménager quelques espaces de liberté. La contestation gronde dans toutes les sociétés arabes. Dans des pays comme la Mauritanie, l'Arabie Saoudite, la Syrie ou Bahreïn, les choses commencent à changer, des intellectuels, longtemps enchaînés, s'expriment tout en s'exposant encore aux pires exactions.  
Même les thèmes de la littérature, du théâtre et du cinéma prennent une tournure politique où le désenchantement et la critique des mœurs politiques ne sont pas absents. Dans des pays où l'expression est bâillonnée, le théâtre peut également servir, dans certaines conditions, d'espace privilégié pour détourner la censure. Les problèmes de censure et de manque de liberté d'expression ont poussé de nombreux auteurs arabes à recourir à l'allusion et aux espaces métaphoriques et paraboliques. La mise en branle d'un espace et d'un temps mythique prémunit parfois contre certaines désagréables surprises. Pour dire un présent décevant et insupportable, il est fait allusion à des événements qui peuvent éventuellement susciter la réflexion du spectateur autour du présent. La «convocation» du passé sert à montrer un présent caractérisé par la corruption, l'opportunisme, la mauvaise gestion politique et la répression. La pièce, Soirée de gala à l'occasion du 5juin (Haflat Samar min ajli khamsa houzairane) de Saadallah Wannous, interdite juste après sa sortie, critique sévèrement, à travers la représentation d'une pièce de théâtre sur le 5juin les véritables responsables de cette catastrophe qui sont incarnés par les hommes du pouvoir qui n'agissent que par l'usage de l'arme de la répression contre leur peuple. El Masamir (Les clous) de Saadeddine Wahba mettait la lutte contre les Anglais en 1919, mais c'est surtout une acerbe critique contre les responsables égyptiens qui ne surent pas mener la guerre contre Israël. Les autorités égyptiennes ont censuré cette pièce pendant une certaine période. Une autre question importante souvent liée au problème du pouvoir est abordée par certains dramaturges, romanciers et cinéastes. Il s'agit de la place de l'intellectuel dans la société et des relations, souvent conflictuelles, avec les dirigeants politiques. Le personnage d'El Hallaj a inspiré quelques auteurs arabes comme Salah Abdessabour, Azzedine Madani et Abdelkrim Berrechid. Salah Abdessabour, usant d'un style poétique, inaugure sa pièce par la crucifixion de l'intellectuel sur un arbre et dévoile clairement les relations conflictuelles des dirigeants avec cet homme qui les dérange parce qu'il réfléchit autrement et se libère de sa solitude pour appeler à une sorte de résurrection sociale (Ma'sat el Hallaj ou tragédie d'El Hallaj).
C'est surtout vers les années soixante dix que cette question de l'intellectuel a été sérieusement traitée d'autant que la défaite de juin 1967 a laissé d'indélébiles traces dans le subconscient arabe. On commençait à s'interroger sur la responsabilité de l'intellectuel dans la situation actuelle. Saadallah Wannous ne va pas par trente six chemins en mettant en scène un directeur de théâtre qui ne fait que servir les dirigeants politiques sans se soucier de sa responsabilité sociale alors que l'écrivain ,comme libéré par une sorte de prise de conscience subite, prend position pour le peuple et la vérité. Deux personnages antithétiques et antagoniques qui représentent deux types d'intellectuels possibles dans les sociétés arabes (Soirée de gala à l'occasion du 5juin). Al Hallaj de Abdessabour se libère de sa solitude quand il se rend compte de la pauvreté et de la misère de son peuple. Il s'oppose ouvertement au pouvoir qui finit par l'assassiner. La désillusion et le désenchantement, nés après les indépendances et la défaite de juin 1967 favorisent un discours, parfois nihiliste, lieu de déception et d'impuissance. Les personnages plongent dans le passé pour dire les trahisons présentes et les divers retournements historiques. Mohamed Maghout fait parler dans El Mouharej (Le clown) Abderrahmane Eddakhel qui effectue un voyage dans les pays arabes pour s'enquérir de la situation présente. Déjà, à chaque frontière, il est arrêté, puis comble de la tragi-comédie, il est remis, après quelques négociations, aux autorités espagnoles comme un criminel contre quelques tonnes de matières alimentaires. Mohamed Dib, Sonallah Ibrahim, Mourad Bourboune, Jamal el Ghittani, Salah Abou Seif, Zakaria Tamer
montrent dans leurs œuvres ce présent arabe décevant.

Source Le Quotidien d’Oran  Ahmed Cheniki

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0