Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 06:27

NAHD: Une remontée spectaculaire

entrainement NAHD

 

Les «sang et or» ont une fois encore affiché leur détermination à arracher le ticket de l'accession. Ils partagent maintenant la première place du groupe à la faveur du nul concédé par le CSC dans son antre devant le CAB. Une aubaine pour le NAHD de s'accrocher au fauteuil de leader d'autant que ses joueurs ont atteint maintenant la plénitude de leurs moyens et sont en mesure d'atteindre l'objectif assigné par le club. Il faut dire que le Nasria est revenu de loin après un parcours des plus médiocre jusqu'à la fin de la phase «aller», avant que l'équipe ne se ressaisisse pour réaliser une remontée spectaculaire au classement général.
Tout le monde à Hussein Dey reconnaît maintenant que c'est grâce au travail de titan entamé par l'entraîneur Mustapha Heddane durant la trêve que le NAHD s'est refait une belle santé. La venue de ce technicien aux compétences avérées a redonné espoir aux coéquipiers de Smaïl Gana qui se sont vite remis au travail après avoir vécu une période de doute. Heddane n'a pas cessé de galvaniser ses troupes en les stimulant davantage quant à leurs possibilités de remonter la pente et ce grâce à un travail psychologique d'autant que ses joueurs subissaient la pression des supporters au moment où la gestion financière du club battait de l'aile.
Maintenant que tout est rentré dans l'ordre et que l'équipe est sur de bons rails, le NAHD ne doit pas lâcher prise car le plus dur reste à faire. Il s'agit pour la formation de Hussein Dey de continuer sur sa lancée et éviter tout excès de confiance d'autant qu'elle doit affronter en déplacement des équipes menacées par la relégation, à savoir le CRT, le MOC, ainsi que le RCK qui n'a pas encore dit son dernier mot dans la course à l'accession.

Source Le Quotidien d’Oran M. Lamine

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 06:22

“Ils l’ont promis, ils l’ont fait !”

JSK 3 – FC Missile 0

 

Une fois de plus, le stade du 1er-Novembre a rugi comme aux plus belles heures de gloire de la “JSK africaine”. Il aura rugi d’abord pour fêter tel qu’il se doit cette cinquième Coupe d’Algérie qui a été exhibée fièrement à l’occasion de ce match de 8e de finale retour de la Coupe de la CAF face aux Gabonais du FC Missile de Libreville et fêtée au son du tbel et de la ghaita des Idhebalen du Djurdjura. Et il aura rugi aussi et surtout pour cette JSK conquérante et visiblement déchaînée pour prendre une sacrée revanche face à ces Gabonais qui leur avaient fait tant de misères au match aller, avec la complicité d’un arbitre congolais complaisant auteur d’un arbitrage scandaleux, car marqué par trois expulsions et deux penaltys imaginaires contre le représentant algérien. Et comme l’Algérien a horreur de l’injustice, les Canaris du Djurdjura, quoique handicapés par toute une cascade d’absences plus ou moins programmées, avaient prêté serment au pied du mont Belloua pour se rebeller sur le terrain et laver l’affront en toute sportivité. “Impossible n’est pas kabyle !” avait lancé la veille le gardien de but Mourad Berrefane, et le slogan avait été aussitôt repris par tous ses coéquipiers pour en faire alors une devise et un mot d’ordre sacré pour rétablir la vérité du terrain. Et en dépit d’une charnière centrale totalement vidée de sa substance, puisque Belkalem, Khelili et Berchiche étaient absents, alors que le flanc gauche de la défense fut déclaré zone sinistrée en raison de la suspension des deux gauchers Oussalah et Nessakh suspendus, le buteur attitré Hamiti tout comme l’attaquant malgache étaient condamnés, eux aussi, à suivre le match des tribunes du fait qu’ils ne sont pas qualifiés pour cette première phase de la coupe de la CAF. Mais à défaut de verser dans le désarroi et le découragement, les Kabyles ont fait appel à leur nif légendaire pour torpiller carrément ces curieux Missiles réduits du coup à l’état de... pétards mouillés. Une véritable tornade avait alors soufflé sur le 1er-Novembre, et les infortunés Gabonais n’avaient plus que leur cœur pour tenter de contenir la furia des Imazighen déchaînés. Constat oblige, l’habituel canonnier de service Saâd Tedjar avait fait parler la poudre pour secouer rageusement les filets gabonais à deux reprises, et ce dès la première demi-heure de jeu. Dès lors, le décor était planté, et l’heure de la revanche commençait à sonner. Dans un élan irrésistible, les Canaris jetteront toutes leurs tripes dans la bataille et s’en iront chercher ce troisième but attendu à l’heure de jeu par la grâce et l’opportunisme de ce diable de Yahia-Cherif (60’). Portés par un public kabyle en folie, les poulains de Belhout donneront bien du tournis à leurs adversaires du jour, mais ils ne réussiront pas à plier le match par un quatrième but libérateur dans les 90’ réglementaires. Dans une telle euphorie, il était clair que les Canaris étaient confiants pour l’épreuve des tirs au but, ce qui n’était pas le cas pour les Gabonais qui étaient encore dans le flou au moment du coup de sifflet final de l’arbitre guinéen Yacouba Keita. Et pour preuve, la JSK transformait imparablement ses trois premiers tirs par Rial, Tedjar et Ziti, alors que les trois premiers... Missiles furent réduits à néant, l’un étant mis carrément dans les décors par Guimanbout alors que deux autres essais furent repoussés héroïquement par l’excellent Asselah. “C’est fou ce que je suis heureux ! Cinq jours après avoir remporté la Coupe d’Algérie, nous réussissons un exploit en Coupe de la CAF. Ce n’est que justice rendue, car au match aller à Libreville, nous avons été victimes d’un véritable traquenard”, dit le keeper Asselah, le héros de la soirée. “Je savais que cette victoire historique en Coupe d’Algérie allait galvaniser nos joueurs qui sont à féliciter pour avoir trouvé les ressources nécessaires pour renverser une situation difficile pour ne pas dire presque impossible”, dit de son côté le coach Rachid Belhout. “Cette Coupe de la CAF est un véritable bonus pour nous. Nous n’avions rien à perdre, mais tout à gagner dans ce match. Et c’est ce qui fait que la réussite était au rendez-vous. C’est une compétition qui nous revient cher, mais maintenant qu’elle nous sourit, disons que nous allons l’amadouer au maximum, puis on verra bien”, avoue le président Hannachi dans des vestiaires kabyles gagnés par cette hystérie collective qui nous a rappelé bien des exploits et de soirées africains mémorables.

Source Liberté Mohamed Haouchine

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 06:19

“Les décideurs et Bouteflika n’ont aucune volonté de changement”

Meeting-du-FFS.jpg

 

“Ils veulent faire de ce pays une grande salle d’attente et un grand restaurant”, a ironisé Karim Tabbou, accusant le pouvoir d’interdire aux citoyens de faire de la politique et de les inciter à “réclamer seulement de l’argent”.

Le Front des forces socialistes (FFS) est formel : le pouvoir algérien n’a aucune volonté d’aller vers le changement, une “nécessité” pourtant historique, estime son premier secrétaire, Karim Tabbou. “Les décideurs et le président de la République n’ont aucune volonté de changement”, a indiqué, hier, Karim Tabbou lors d’un meeting organisé à l’ex-bibliothèque communale d’El-Harrach, dans la banlieue est d’Alger. En plus de l’absence de décisions concrètes, comme l’ouverture réelle de l’audiovisuel, le premier secrétaire du FFS évoque, comme preuve de la réfraction du régime à tout changement, le recyclage du personnel politique et la désignation de Abdelkader Bensalah à la tête de la commission pour les réformes politiques. “C’est le chef des cow-boys qu’on désigne à la tête de la commission pour piloter les réformes”, a-t-il dit, sous un tonnerre d’applaudissements d’une salle comble, allusion à l’attitude du Sénat par rapport au projet de loi de la levée de l’état d’urgence proposé par le FFS en 1997 et la façon dont le défunt Boumaza a été éjecté du perchoir de la Chambre haute. “Ce n’est pas sérieux”, a-t-il clamé. Selon lui, “le pays nécessite un nettoyage” car “il s’agit d’un problème écologique”. Et si le FFS a choisi El-Harrach, c’est pour aller réconcilier les citoyens avec la chose politique. “Ils veulent faire de ce pays une grande salle d’attente et un grand restaurant. Ce pouvoir traite avec les citoyens comme si l’argent lui appartenait. Il demande aux citoyens de ne pas faire de politique et de réclamer seulement de l’argent”, a-t-il affirmé. “Nous ne sommes pas des clients”, a-t-il dit. Le FFS, qui n’a pas été tendre avec l’administration, notamment celle d’Alger qui s’emploie à mettre cette ville “à l’abri de la politique”, soupçonne le pouvoir de vouloir “attirer les forces d’opposition dans la violence et de confiner la politique à une seule région”. “Ce régime est spécialiste de la violence. Nous, nous ne voulons pas de la confrontation”, a-t-il dit. Convaincu de la nécessité historique du changement, le FFS a réitéré que les manœuvres du régime pour se perpétuer sont vaines et que l’avenir appartient à la jeunesse et notamment aux étudiants auxquels il a rendu hommage. “On ne peut pas maquiller un cadavre.” “Nous avons un devoir moral de préparer l’avenir de nos enfants”, a conclu Tabbou.

Le FFS épingle l’ENTV

À l’entame de son intervention hier, Karim Tabbou n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur l’ENTV, incapable d’opérer sa mue et de s’ouvrir à l’opposition. “Le Président dit que la télévision est ouverte aux diverses sensibilités alors que ce n’est pas vrai. Soit il n’est pas Président, soit il développe un double langage, on a le droit à la télé !” s’est-il écrié. Le FFS avait refusé d’enregistrer l’émission politique qui devait passer en différé. Par ailleurs, Karim Tabbou, reprenant la désormais célèbre répartie de Kadhafi à l’adresse des rebelles, a promis aux responsables administratifs d’Alger, soupçonnés de vouloir torpiller toute activité politique à Alger, que le FFS se rendra dans tous les quartiers de la capitale. “Rana machyine, zenga, zenga.” “Nous sommes responsables, nous voulons dire que le changement est possible sans qu’il y ait une seule goutte de sang versée.”

Source Liberté Karim Kebir

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 06:16

Vers le dénouement du conflit ?

medecins-residents.jpg

 

Les représentants du Collectif autonome des médecins résidents algérien (Camra), en grève illimitée  depuis le 28 mars, ont été conviés aujourd’hui au ministère de la Santé, histoire de renouer le dialogue avec la tutelle. Cette invitation est venue à temps pour désamorcer une crise qui allait crescendo d’autant que les médecins en cours de spécialisation ont menacé d’une démission collective. Selon les membres du Camra, cette réunion n’a pas d’ordre du jour.  « C’est une rencontre que nous attendions depuis la dernière réunion de la commission mixte qui n’a rien fait et qui s’est distinguée par un grand silence vis-à-vis de nos revendications», estime le Dr. Benhabib. Celui-ci souhaite d’ailleurs que cette réunion portera ses fruits pour que l’activité dans les hôpitaux reprenne normalement. En attendant, le Camra compte renforcer sont mouvement de protestation en s’alliant aux médecins généralistes et spécialistes. « Nous sommes favorables à une union générale des professionnels de la santé car nous sommes portés sur les mêmes préoccupations. Des réunions vont avoir lieu avec les syndicats autonomes dans le but de trouver un consensus sur ce sujet », annonce le Dr. Benhabib. Les médecins  résidents  réclament  essentiellement la suppression du service civil qui les contraint à exercer dans des zones reculées du pays durant deux ou quatre ans après avoir achevé leur spécialisation à l’hôpital. Ils revendiquent aussi l’octroi des primes de risque, de contagion et d’encadrement des étudiants en formation ainsi qu’un congé de maternité pour les résidentes.

Source Horizons Mokhtar Kedada

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 06:08

Algérie – Société - Sport, détente et musique : Comment passer un Bac sans stress

algerie enseignement

 

Moins de souffrance, moins d’angoisse et avec en prime pas d’insomnies. Voilà ce que promet l’Organisation nationale des associations pour la sauvegarde de la jeunesse (ONASJ) pour les milliers de candidats au Bac. Un remède miracle ? Pas du tout, mais une série d’exercices  physiques qui allient sport et détente. Cette thérapie est censée  préparer moralement et physiquement le lycéen le jour «J».  Hier, le site verdoyant des scouts sis à Sidi Fredj a accueilli une centaine de jeunes, curieux de savoir un peu plus sur une méthode qui leur promet bien-être et sérénité. Résultat : beaucoup d’entre eux n’ont pas regretté de s’être déplacés. Islam Z., 18 ans, est venu de Chéraga assister à cette séance. C’est son ami qui a reçu l’information par le biais d’un SMS signé Mobilis. Il n’a pas hésité une seconde à venir découvrir l’expérience censée lui éviter des nuits blanches. Et à la fin d’une séance de 15 minutes, il sort un peu surpris mais détendu. Idem pour Amina D., 23 ans, qui passe son examen pour la troisième fois. «Je me sens apaisée», résume-t-elle. Que s’est-il donc passé dans cette grande salle où s’engouffre à chaque quart d’heure un groupe de neuf personnes ? D’abord, des exercices physiques sur un fond de musique techno, histoire de détendre muscles et nerfs. S’ensuit alors un tirage de corde destiné à étirer les muscles. Puis le futur candidat se relâche le corps sur un énorme ballon.
Fin de la première partie. Dans la seconde, le lycéen se met sur la tête un casque vibreur pour détendre les nerfs du crâne. Pour clore la thérapie, quoi de mieux que la musique du film le Titanic. Pour Abdelkrim Abidat, président de l’ONASJ et maître de séance, le choix de cette musique est justifié par le courage de Rose l’héroïne du film.
«Cette rescapée a su se maîtriser lors du naufrage du bateau en gardant son calme. Elle a choisi la meilleure place pour survivre et s’est lancée un défi pour ne compter que sur elle-même», explique-t-il aux lycéens attentifs. En guise d’ultimes recommandations, il conseille aux futurs candidats de réviser le matin et le soir, de bien manger en optant pour les sucres lents, de porter des vêtements avec des couleurs gaies et surtout de prévoir plusieurs stylos pour ne pas tomber en panne. Fin de séance. Avant de quitter les lieux, les lycéens sont priés de prendre un prospectus qui leur explique encore une fois comment passer le  Bac sans cette angoisse paralysante qui frise pour certains la panique. Selon un sondage réalisé par l’ONASJ, 70% des jeunes qui ont suivi cette méthode ont réussi leur épreuve. 

Source Horizons Rabéa F.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 06:05

Tou chargé d’inaugurer un vaste chantier

tramway d alger

 

Amar Tou va enfin pouvoir souffler. Le ministre des Transports s’était engagé à lancer le premier tronçon du tramway d’Alger le 8 mai 2011. Mais à 24 heures de l’«évènement», le tramway offre toujours la vision d’un grand chantier.
5 juillet 2006, 8 mai 2011. Une fête, un massacre. Des dates hautement symboliques qui ont marqué la vie du projet du tramway d’Alger. Lobbying, jeux de coulisses, pressions politiques, rallonges budgétaires, annulation, désagréments, lâchage, retards… pour en arriver, au bout de cinq années, à la réalisation d’un tronçon de 7,4 kilomètres. Dès aujourd’hui, les usagers pourront faire des allers-retours entre Bordj-El-Kiffan et la cité des Bananiers. «C’est mieux que rien. Il faudra juste que l’on patiente encore pour arriver jusqu’à Alger», lâche, sur un ton ironique, un jeune commerçant de Fort-de-l’Eau. Dans cette ville balnéaire, le tramway fait désormais partie du décor urbain. Mais les questions liées à la sécurité préoccupent au plus haut point ses habitants. Voir un engin rouler au milieu de la chaussée, sans aucune barrière de sécurité, n’est pas très rassurant. L’Entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger, entité chargée de gérer le tramway, a pris une série de mesures de sécurité pour garantir la «cohabitation» avec les autres modes de transport. «En attendant la mise en service du système de signalisation, des agents de sécurité seront présents à chaque carrefour pour assurer la circulation. Nous avons lancé une vaste campagne de communication afin d’expliquer la conduite à suivre aux abords des plates-formes. En fait, les usagers doivent juste retenir une règle : le tramway a toujours la priorité», assure un responsable de l’Etusa rencontré, hier, à Bordj-El-Kiffan. Il suffit de se diriger vers la commune de Bab-Ezzouar pour voir le projet reprendre son visage originel : un gros chantier. Traverser la cité du 8-Mai- 1945, communément appelée cité Sorecal, relève de l’aventure. Les voies réservées à la circulation des véhicules n’ont toujours pas été réalisées. Pour aller plus vite, les automobilistes n’hésitent pas à circuler sur la plate-forme du tramway. Un acte qui sera totalement interdit à partir d’aujourd’hui. Une armée d’ouvriers, reconnaissables à leurs gilets vert et orange fluo, travaille au milieu des badauds. Le temps presse. Tout doit être parfait au passage de la délégation ministérielle qui sera conduite par Amar Tou. Mais il suffit de se rendre aux environs de la cité Rabia- Tahar pour constater l’ampleur de la situation. Hier après-midi, des engins s’activaient encore à déblayer les abords de la plate-forme. A l’entrée de la cité, des agents d’Alstom, le chef de file du groupement chargé de réaliser le projet, posaient des réverbères au niveau d’une station. Le pire est à venir puisque le boulevard principal de la commune de Bab-Ezzouar, qui relie l’Université Houari-Boumediène à la RN 5, est toujours fermé à la circulation. Les automobilistes sont obligés de slalomer entre les immeubles et les parkings pour passer de l’autre côté de la commune. Il faut aller de l’autre côté de l’autoroute, à la cité des Bananiers (Mokhtar- Zerhouni), pour que le tracé reprenne un visage plus «présentable ». Un détail retient, toutefois, notre attention : aucune des stations qui jalonnent ce premier tronçon ne porte de dénomination. Les responsables du projet leur ont attribué des chiffres, de 18 à 30. Il ne nous reste plus qu’à faire confiance à l’optimisme de l’Etusa qui est persuadée qu’«Alger sera plus belle avec le tramway
».

Source Le Soir d’Algérie Tarek Hafid

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 06:00

Algérie - Jeunes, branchés et friquées - «Dessous» des chômeurs de luxe

 Arnaqueur

 

Par leur apparence, ils renvoient à la respectabilité qu’inspirent les jeunes cadres de la city londonienne : costume, cravate, montre de luxe, lunettes de marque. En somme, le look parfait d’un businessman plein d’assurance.
Toujours à la page, sapée à la dernière mode vestimentaire et exhibant les@ plus récents gadgets technologiques (blackberry, laptop, Iphone…), une nouvelle vague de jeunes Algériens, citadine s’entend, manifeste sa réussite au grand jour. Officiellement, l’Agence nationale pour l’emploi et l’Office national des statistiques les recensent au registre des chômeurs. La sécurité sociale ne leur connaît pas de numéro d’inscription et réciproquement, eux aussi, ne veulent pas en entendre parler. Sans carte d’assurance sociale, encore moins d’astreinte à des horaires de travail, cette nouvelle catégorie mène pourtant une vie de pacha.
Villas, maisons, apparts, duplex…
C’est attablé à la terrasse d’un café dans un quartier huppé d’Alger que nous retrouvons un jeune spécialiste de l’immobilier algérois. Proche de la quarantaine, Yacine, marié, sans enfants, roule en berline allemande et arbore au poignet une Breitling. Des démonstrations d’une «réussite » sociale et matérielle acquise depuis peu. C’est au début des années 2000, lorsque le pays a commencé à retrouver un certain calme et que les expatriés, sous l’effet de la reprise des affaires, commençaient à revenir, que Yacine a croisé sa vocation. Depuis, il est agent immobilier de luxe… au noir. «A cette époque, l’immobilier de qualité faisait défaut à Alger et la demande explosait. A peine quelques villas qui avaient échappé à la mode des transformations en garages pour superettes ou cybercafés», se rappelle notre interlocuteur, avant d’enchaîner : «A ce moment-là, j’occupais un poste dans une institution étatique pour un salaire de misère. Et par le pur des hasards, un copain vivant en France, dont l’employeur s’installait en Algérie, me contacte pour lui trouver une villa avec toutes les commodités pour un expat.» «Au départ, c’était plus pour rendre service que je pris l’affaire en main en commençant à visiter les agences immobilières. Mais ce qui me mit sur le chemin de l’immobilier, c’est bien la commission de 3% promise par l’agence. Je ne savais même pas que ça fonctionnait ainsi», ajoute-t-il, avec un sourire. «Aujourd’hui, ironise-t-il, ce sont les agences qui viennent me voir.» En réalité, Yacine fait partie de la masse invisible de spéculateurs qui surenchérissent sur la rareté des biens immobiliers dans Alger. Et il le reconnaît volontiers. Pour lui, il ne doit absolument rien au système social ni à la collectivité. C’est, d’ailleurs, cette conviction profonde qui l’amène à rester en marge du système formel. «Je ne veux avoir à faire ni au registre du commerce ni au fisc», clame-t-il.
Echapper au contrôle : mode d’emploi
Nacim, lui, est revendeur de voitures de luxe. «J’ai commencé par écouler des voitures de moins de trois ans. J’en ai vendu des centaines de petites voitures mais avec la multiplication des intermédiaires, les marges devenaient de moins en moins intéressantes alors je me suis spécialisé dans les voitures de luxe», raconte ce jeune issu d’un quartier populaire d’Alger. Désormais connu dans le circuit, le carnet d’adresses de Nacim ferait baver plus d’un lobbyiste. Et contrairement à ce que pense beaucoup, ce n’est pas uniquement l’importation de voitures de luxe qui fait fonctionner la machine. «En fait, souligne Nacim, nous intervenons, les autres revendeurs et moi, dans une sphère où le paraître prend le dessus. La concurrence entre “fils de…” et “filles de…”, pour être à bord du dernier véhicule sorti en Europe, nous permet de tirer des marges conséquentes.» Et pour conséquentes, elles le sont : «Il m’est arrivé de faire jusqu’à deux millions de dinars de marge sur une voiture, soit le prix d’un logement social. C’est dingue mais sachez que dans ce milieu, sur un coup de foudre, les acheteurs sont prêts à mettre n’importe quel prix pour posséder une voiture mais, une fois consommée, ils sont tout autant disposés à la céder au plus bas prix. Il y en a même qui ne cherchent plus après.» Pour étayer son propos, il nous renvoie au dernier salon de l’automobile où toutes les Porsche exposées pour la première fois à Alger avaient déjà preneurs avant même de débarquer au port. «Je suis sûr que j’en revendrais un jour car, dans ce milieu, les nouveaux riches et leur progéniture gâtée qui s’offrent ce genre de voitures s’en lassent très vite et s’en ‘‘débarrassent’’ parfois au tiers du prix d’achat», ajoute Nacim, convaincu. Même dans mon quartier, cela ne choque plus personne de voir toute une venelle occupée par des voitures de luxe en attente d’acheteurs. » «Mais, le silence fait loi et la discrétion foi. Dans ce système, aucune voiture n’est au nom de Nacim. «Allez-y voir sur les sites Internet de revente. Il n’y a que des pseudonymes», fait observer notre interlocuteur. En effet, les Nacim ne sont que des intermédiaires qui émargent au passage. Parfois, une voiture peut transiter par quatre ou cinq personnes avant de connaître son acquéreur. Pour échapper à toute emprise des contrôleurs, Nacim et les revendeurs de voitures de luxe s’abstiennent de les acquérir en leurs noms pour ne pas s’afficher auprès des services qui délivrent les cartes grises et, partant, attirer l’attention. Dans les faits, c’est à une certaine fréquence de rotation des voitures sur une durée donnée qu’il se peut qu’un soupçon se manifeste et qu’on ouvre une enquête. C’est d’ailleurs, pour Nacim, tout ce marché souterrain et les intérêts financiers qu’il charrie qui empêchent l’essor d’un marché de l’occasion réglementé. Ceci avant de conclure : «A une certaine époque, ils y avaient ceux qui concurrençaient carrément les concessionnaires car ils disposaient carrément d’un parc.»

Source Le Soir d’Algérie M.O.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 05:44

Algérie - La canicule de ces derniers jours est en avance cette année

canicule.jpg

 

La canicule qui s’est abattue prématurément sur la capitale a inspiré de bonnes idées aux Algérois. Durant le week-end dernier, de nombreux citoyens ont fui le centre-ville pour profiter de la fraîcheur des plages. 
Mohamed Chérif traquait les automobilistes dès qu’ils se garaient sur le parking de Palm Beach. Le stationnement coûte 20 DA pour le moment. «Venez par là Madame, Monsieur ! Un parasol, par là, par là», appelle-t-il d’une voix cristalline tous ceux qui s’approchent de «ses territoires». «Regarde, y a une Berlingo qui vient de se garer. Vasy », lui lance l’un de ses copains. Le jeune nous abandonne et court à la recherche de ses clients. L’accès à la plage est gratuit. Mohamed Chérif et son cousin proposent la location des tables et parasols parsemés tout au long de la plage. Une table, des chaises et un parasol sont proposés à 500 DA, le parasol seul est à 200 DA. «Il y a eu un monde fou vendredi. Il n’y avait plus où mettre les pieds ! Fallait venir vendredi m’dame ! On aurait dit le mois de juin», confie-t-il. Son visage basané s’éclaire d’un large sourire, il hésite un moment puis avoue fièrement qu’il en a eu, vendredi, lui et ses copains pour 50 000 DA la journée. «Mes amis m’ont aidé, il y avait beaucoup de clients.» Agé d’une trentaine d’années, Mohamed Chérif, qui habite le quartier, affirme que les gens viennent depuis le mois d’avril mais que leur nombre a augmenté considérablement ces derniers jours, depuis les fortes chaleurs. Assise confortablement sur une chaise, Aida profitait du vent frais qui commençait à souffler. Agée de 11 ans, vêtue d’un joli maillot, sa fillette assise à ses côtés, se reposait, et mangeait calmement. «C’est trop cher ! Les prix sont excessifs. Mais nous sommes obligés d’acheter », se plaint cette jeune mère en regardant tendrement sa petite. «Je lui ai payé un morceau de foie sans garniture à 650 DA ! C’est fou ! Comment font les parents qui ont plus d’enfants ?» Fonctionnaire, Aida vit à Belcourt. Elle s’organise pour passer ses week-ends sur les plages algéroises qu’elle adore. Elle choisit entre Zéralda et Palm Beach. «J’aime beaucoup ces plages algéroises. Ici c’est mieux qu’au Maroc ou ailleurs», dit-elle. Plus loin, à Sidi Fredj et Moretti, c’est le même décor. Des tables et des parasols implantés tout au long des plages. Les prix varient selon les endroits. A côté, quelques restaurants proposent des mets de fortune à des prix exorbitants. Les marchands de glaces sont pris d’assaut et on voit une ruée peu habituelle sur les consommations d’eau et toutes sortes de boissons. C’est cela l’été à Alger.

Source Le Soir d’Algérie Irane Belkhedim

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 05:35

Maroc - Marrakech tourne le dos à la terreur

Marrakech-tourne-le-dos--a-la-terreur.jpg

 

Au rythme des halqas, aux charmeurs de serpents et aux gnawa de la place Jamaâ El Fna, à Marrakech, s’ajoute une nouvelle attraction : l’attentat dont l’un des cafés mythiques a été la cible. Chaque jour, des processions humaines viennent déposer des gerbes de fleurs dans ce lieu tristement célèbre.
Des rassemblements sont organisés chaque jour devant le café Argana pour dire non à la violence et à la terreur. Partis politiques, artistes, professionnels du tourisme, officiels, tour à tour, les différentes composantes de la société marocaine tiennent à manifester leur solidarité avec cette place mythique qui fait la renommée du tourisme marocain. Chacun y va de son style et de sa signature pour dénoncer cet acte qui a voulu, de l’avis de tous, tuer ce joyau touristique.

Après la marche blanche au lendemain de l’attentat et le ton solennel emprunté par les formations politiques et les professionnels du tourisme, hier, des jeunes ont lancé sur facebook un appel à 5000 personnes pour boire un jus d’orange sur la place Jamaa El Fna. Demain encore, ce sera au tour des animateurs du Mouvement du 20 février qui ont appelé non pas à un rassemblement devant le café Argana, mais à une marche dont le slogan sera «Le peuple tient au changement et dit non à la violence». Ce Mouvement refuse que les efforts consentis depuis plusieurs mois pour imposer le changement soient sacrifiés sur l’autel de la raison sécuritaire et de la violence.
Une crainte qu’ils avaient exprimée au lendemain de l’attentat. Les Marocains ont eu peur que l’attentat marque un recul sur les engagements pris par le roi Mohammed VI en faveur de plus d’ouverture. La revendication majeure pour une monarchie constitutionnelle semble un bien précieux objectif que les Marocains ne veulent pas voir partir en fumée ou voir passer juste comme une hirondelle de printemps. L’attentat du café Argana a donc été un test pour cette marche vers le changement, qui a seulement ajouté à son slogan contre la dictature un autre contre le terrorisme.

Discrète présence policière

Le café Argana est aujourd’hui entouré de barrières métalliques sur lesquelles un grand voile viendra couvrir l’image sinistre laissée par la bombe. La présence policière n’est pas très visible même si, nous dit-on, les mesures sécuritaires ont été renforcées. «Marrakech a toujours été une ville ouverte et nous ne voulons pas qu’elle perde ce cachet», disent les professionnels du tourisme. Seuls quelques policiers en uniforme surveillent le café Argana ; la police touristique, qui est en civil, se charge de rôder dans les artères de Jamaa El Fna. Tout est fait pour que les touristes, qui sont toujours présents en nombre, ne ressentent pas le poids d’une présence policière accrue.

Dans la ville aussi, aucun barrage policier n’est à signaler. Seuls des contrôles sont effectués à l’entrée de certains grands hôtels. «Vous voyez, ces barrières-là n’existaient pas avant et encore moins le scanner à l’entrée de l’hôtel Sofitel», nous dit le responsable des relations publiques du Conseil régional du tourisme en notant que l’âme de Marrakech est dans son ouverture.
Une ouverture qu’elle veut garder et continuer à vendre à ses nombreux visiteurs venus des quatre coins du monde. A côté de l’Argana, les commerçants voisins, qui font leurs traditionnels appels aux touristes, ne cachent pas avoir vécu des moments douloureux le 28 avril dernier. «Deux jours durant, un bourdonnement m’est resté dans l’oreille du fait de la déflagration», nous dit un marchand de fruits installé juste en face du café Argana. «Je connaissais bien le serveur qui est décédé», ajoute-t-il. Un marchand de produits d’artisanat note pour sa part avoir vu une Volkswagen déposer l’auteur de l’attentat. Il raconte que ce jour-là semblait le même que les précédents jusqu’à ce que l’explosion ait lieu. «L’explosion a fait voler en éclats les vitres de mon magasin, ma marchandise n’a pas été épargnée. Mais je me dis que je suis mieux loti que ceux qui étaient à l’intérieur», affirme ce jeune commerçant qui note, soulagé, que le nombre de touristes n’a pas beaucoup baissé. En effet, les cafés de la place sont bondés d’étrangers ainsi que les artères de la ville. On y entend différentes langues. «Pourquoi aurais-je peur ? Cela peut arriver n’importe où», nous dit un touriste français arrivé à Marrakech deux jours après l’attentat.


Un vacancier allemand assure aussi qu’il n’y a pas lieu de quitter la ville «puisque c’est arrivé». «C’est triste ce qui s’est passé, mais il ne s’agit que d’un seul incident alors y a pas lieu de s’alarmer», estime pour sa part un estivant anglais. Il faut dire que les craintes exprimées au lendemain de l’attentat sur une baisse drastique de la fréquentation touristique du Maroc ont petit à petit disparu. «Il y a eu quelques annulations, mais nos craintes ont heureusement dépassé la réalité. Nous avons reçu beaucoup de marques de soutien de nos partenaires», indique Abdelattif Abouricha, chargé de la communication au CRT. Le ministre du Tourisme a dit, dans une récente déclaration à la presse, que le secteur s’attend même à une croissance pour cette année 2011, malgré l’attentat de Marrakech et les troubles que connaît le monde arabe.

S’attaquer au tourisme au Maroc, c’est toucher à la première source de devises de ce pays et aux emplois de près de 500 000 personnes. Ce qui fait dire à ce ministre que «la résistance du secteur sera mise à l’épreuve cette année», osant toutefois une note d’optimisme : «Une croissance de 8% cette année est toujours possible.» En termes d’annulation, le ministre du Tourisme a parlé de 15 000 vacanciers ayant résilié leur séjour, soit 3% du total des arrivées. A noter que sur 9 millions d’arrivées, Marrakech accueille 35% de touristes avec en première position les Français. Plus de 6% des Marrakechis vivent du tourisme.
Rumeurs récurrentes sur une ouverture prochaine de la frontière :

Une prochaine réouverture de la frontière avec l’Algérie est la nouvelle majeure qui circule à Marrakech après celle concernant l’arrestation des auteurs de l’attentat du café Argana. «Nous avons entendu parler d’une ouverture des frontières le 17 mai. Sachez que les Algériens sont les bienvenus. Vous êtes nos frères.

Nous voulons vous reprendre dans nos bras comme nous le faisions auparavant», nous dit Amal Karioune, président de l’Association régionale des agences de voyages de Rabat. Et à Azeddine Sqeli, du secteur du tourisme à Casablanca, en charge d’organiser l’arrivée des supporters des Verts lors du prochain match Algérie-Maroc, de dire aussi aux Algériens : «Vous êtes chez vous ici.»

Ceci et d’espérer que la rencontre de football du 4 juin à Marrakech sera l’occasion d’ouvrir les frontières entre les deux pays. «Qu’on le veuille ou pas, nous sommes voisins pour la vie. On ne peut pas changer la géographie ni les peuples. Nous sommes obligés de vivre ensemble et, à nous deux, nous sommes capables de faire beaucoup de choses», nous dit un autre voyagiste. Autres personnes, autres dates. «Le 18 mai», nous dit le responsable des relations publiques au CRT Marrakech qui est sûr qu’il n’y a pas de fumée sans feu. «Même si de votre côté de la frontière, on n’en parle pas, ici on est presque sûr de l’information», dit-il. Jamal Saadi, président des guides touristiques, est formel : «On parle du 14 mai. Tout le monde le dit, même les proches de l’ambassade d’Algérie, ainsi que ceux du ministère de l’Intérieur marocain.

Je pense que c’est sûr, cette fois c’est la bonne. On en rêve !» Et d’ajouter : «Mais pourquoi on se voit là, d’une frontière à une autre, et on n’arrive pas à se toucher ? J’espère que la frontière va enfin s’ouvrir. Je ne vois aucune différence entre nous. Le peuple amazigh doit être uni. Je serai le premier à fêter l’ouverture pendant le match Algérie-Maroc. En collant les deux drapeaux pour dire vive les deux pays. Parce qu’on s’aime et c’est le souhait d’un Marocain qui aime le peuple algérien.» Une ouverture qui, si elle se confirme, ne sera pas sans incidence sur la relance du tourisme au Maroc.

Les agences de voyages ne cachent pas leur attente de voir arriver les Algériens en nombre pour des vacances. Afifa Zermani, responsable de l’agence Z Tours, souligne que «la côte atlantique en profitera».

Source El Watan Nadjia Bouaricha

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 05:32

Algérie : Ce qui a manqué à la révolution-bis

changement

Nicolas Boileau-Despréaux : «Ce qui se conçoit bien s'énon ce clairement - Et les mots pour le dire arrivent aisément.» L'Art poétique (1674). C'est une piste pour expliquer pourquoi la «Révolution-bis» n'a pas encore eu lieu chez nous. Les mots n'y étaient pas et cela voulait dire que c'était mal conçu dans la tête. Un politologue US l'a dit au chroniqueur : «Chez vous, l'opposition n'a pas trouvé les mots et ne sait pas dire ce qu'elle propose». En clair, le Pouvoir ne sait pas ce qu'il va faire mais il le dit bien, l'opposition sait ce qu'elle doit faire mais le dit mal. «C'était la force du FIS par exemple : cette capacité à trouver les slogans, les mots, le chant et le rythme», dira un journaliste. «Autant pour le printemps berbère qui a inventé ses mots et la capacité de les crier en 2001». La règle veut que quand les idées sont claires, la Révolution est juste et trouve les mots simples, fédérateurs, capables d'être retenus par tous et de faire basculer la masse vers le poids de la masse critique. C'est donc ce qui a manqué dans la révolution-bis pour faire la révolution : le chant qui vient du cœur et qui se voit dans les yeux et s'entend par les vibrations du sol qui le porte. «Dès le début, le 12 février, j'étais sûr que ce n'était pas là le moment de basculement : les gens chantaient mal, avaient de la peine à trouver la voix et les slogans partaient dans tous les sens», expliquera un ami. Et cela est vrai : l'un des débats les plus longs dans la coordination pour la démocratie et le changement a été sur le slogan «Lequel ?». Dans la liste, le «Dégage» était insuffisant dans le cas algérien où le Pouvoir a plusieurs têtes. Le «Dégagez» était approprié mais trop flou, sans noms et sans cibles. «Le peuple veut faire tomber le régime» était insuffisant, car on ne savait pas sur quelle branche de l'arbre était perché le mauvais oiseau et personne n'avait la possibilité d'offrir une alternative. D'ailleurs, le maître mot de la situation algérienne est «alternative». Les Algériens détestent ce système dont ils font partie mais veulent un homme qui leur dise clairement par quoi on va le remplacer et que va-t-on faire après.
C'est ce qui a fait la force de la révolution tunisienne, égyptienne ou actuellement en Syrie ou au Yémen : les gens savent ce qu'ils veulent, et ceux qui ne le savent pas ont fini par écouter les mots simples, clairs et précis de ceux qui les appellent à participer au changement qui tient en deux ou trois mots. C'est donc ce qui nous manque : les mots, la langue claire et le visage facilement reconnaissable. Une révolution se sent au volume de la poitrine et à la sincérité du chant et de l'hymne. En Algérie, ce qui manque ce n'est pas la dictature, mais son contraire qui est encor flou, n'a pas de visage, ni de langue et encore moins de chanson.
Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0