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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:51

Algérie - Parodie d’ouverture

siege el watan

 

Réformes ou pas, nos médias lourds sont donc loin du compte. Par conséquent, ils cèdent du terrain aux chaînes satellitaires étrangères, sans pour autant réussir à occulter la réalité du pays, déclinée au quotidien, par le son et par l’image, et dans plusieurs langues.

À l’heure où les ressorts du changement politique se mettent en action et au moment, tout au moins, où le chantier des “réformes” annoncées est déclaré ouvert, le débat contradictoire est incontournable, et tout débat ne peut prétendre au minimum requis de sérieux et de crédibilité que s’il est public et de la plus grande transparence. C’est bien pour cela que la gestion des médias lourds reprend sa place parmi les préoccupations majeures du moment.

Vieille revendication de l’opposition mais aussi des intellectuels, des journalistes et des artistes, l’ouverture de l’audiovisuel est plus que jamais un besoin en Algérie. Mais il semble que tous ne parlent pas de la même ouverture. Le gouvernement entend répondre “positivement” à cette demande en permettant enfin aux voix de l’opposition de s’exprimer sur les ondes de la radio et sur les plateaux de la télévision publique. De leur côté, et en guise de suite donnée aux instructions officielles, la radio et la télé agissent comme une sorte de conseil de l’audiovisuel en période de campagne électorale. Elles accordent des tranches horaires égales aux différents acteurs de la scène politique sans distinction, pour la diffusion d’émissions préalablement enregistrées.

Quant à la couverture des activités des partis d’opposition et des syndicats autonomes ou encore la médiatisation de leurs initiatives ou propositions, la radio et l’ENTV n’en ont pas encore reçu l’instruction. Or, c’est bien par cela que commence la véritable ouverture, celle qui permettrait aux rédactions de ces médias de faire leur travail d’information, dans le respect des règles professionnelles et de l’éthique journalistique. Cela passe à la fois par une amélioration de la maîtrise des techniques modernes de l’audiovisuel et par l’implication directe des collectifs rédactionnels quant au choix et au traitement des informations. Cela passe aussi par la levée des obstacles politiques et juridiques qui empêchent, qui, aujourd’hui encore, interdisent toute initiative privée dans ce domaine. Réformes ou pas, nos médias lourds sont donc loin du compte.

Par conséquent, ils cèdent du terrain aux chaînes satellitaires étrangères, sans pour autant réussir à occulter la réalité du pays, déclinée au quotidien, par le son et par l’image, et dans plusieurs langues, depuis Qatar, Londres, Paris, Rabat ou même, depuis peu, Bagdad. Sans parler de YouTube, facebook et Twitter grâce auxquels chaque Algérien est aujourd’hui un “reporter” pouvant diffuser article, photo et vidéo dans le monde entier.

Source Liberté Saïd Chekri

Le Pèlerin

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:48

Algérie - La chute de la valeur du dinar ne trouble pas la Banque d'Algérie

euro dinar

 

Le débat sur la «faiblesse» du dinar est de retour comme à chaque fois que l'euro grimpe. Sa valeur sur le marché parallèle vole de record en record et s'approche au cours des derniers jours du sommet historique de 150 dinars pour un euro. Pour les cambistes ce sera atteint à la veille de l'été. Simultanément, le différentiel avec le taux de change officiel qui se situe autour de 103 dinars pour un euro sur le marché interbancaire des changes au cours de la dernière semaine d'avril n'a jamais été aussi élevé.

Depuis quelques semaines les tentatives d'explication battent leur plein : inquiétudes liées à la montée de la contestation sociale, exportations illégales de capitaux, instauration du Credoc, hausse des salaires et jusqu'à la disparition, fin janvier, des bons de caisse anonymes se disputent la faveur des analyses. Pour l'heure, la chute de la valeur du dinar sur le marché parallèle ne semble pas émouvoir la Banque d'Algérie qui s'est donné pour règle de ne jamais commenter son évolution. La création de bureaux de change, réclamée par les opérateurs économiques et prévue par la réglementation depuis 1997 n'est toujours pas non plus à l'ordre du jour.

La Banque d'Algérie préfère «le flottement dirigé»

Dans le dernier rapport de conjoncture disponible sur son site, la Banque centrale note qu'elle «reste la principale source de devises offertes sur le marché interbancaire des changes où la détermination des cours relève des mécanismes de marché. Elle rappelle qu'elle applique» un régime de flottement dirigé du taux de change du dinar vis-à-vis des principales devises". Un cadre de la Banque d'Algérie traduit pour nous en langage clair. "Le système appliqué depuis le milieu des années 90 consiste tout d'abord à tenir compte de l'évolution des taux de change des monnaies des plus importants partenaires commerciaux de l'Algérie sur les marchés internationaux. On en fait une sorte de moyenne pondérée qui se traduit au cours des dernières années par une dépréciation du dinar par rapport à l'euro qui épouse, en l'atténuant, celle du dollar. On tient compte ensuite du différentiel d'inflation entre l'Algérie et ses partenaires commerciaux qui est en hausse au cours des dernières années et qui est également à l'origine d'une légère dépréciation de la valeur officielle du dinar." Résultat de cette "gestion flexible du taux de change", le dinar a, au taux officiel, perdu plus du tiers de sa valeur par rapport à l'euro au cours des 4 dernières années.

Avec des réserves de change qui représentent à fin 2010 plus de 38 mois d'importation, la "dévaluation rampante" du dinar par rapport à l'euro apparaît comme un paradoxe et un fardeau difficile à porter pour nombre d'acteurs économiques, notamment en raison de la part prépondérante des pays de l'Union européenne dans les importations algériennes. Des voix se sont élevées, notamment au sein des milieux patronaux, insistant sur le renchérissement des biens d'équipement importés ou encore des matières premières nécessaires au fonctionnement de l'appareil productif. Elles sont épaulées par nombre de personnalités ou de responsables économiques dénonçant d'importantes pertes de pouvoir d'achat au cours des dernières années. A l'étape actuelle, ces points de vue ont cependant peu de chance d'être entendus.

Des instruments ciblés

En dépit de la "consolidation de la position financière extérieure de l'Algérie" au cours de la décennie écoulée, le choix de la défense de la valeur du dinar n'est manifestement pas celui des autorités algériennes qui ont préféré au cours des dernières années, pour défendre le pouvoir d'achat des Algériens, recourir à des instruments d'action économique plus ciblés. Une option confirmée par la loi de finances 2011 qui a prévu une cagnotte destinée au soutien des prix de différents produits de plus de 400 milliards de dinars (près de 6 milliards de dollars).Une cagnotte qui devrait gonfler encore à la fois en raison des dernières mesures liées à l'élargissement du dispositif de soutien des prix à de nouveaux produits et également à cause de l'envolée des prix des produits alimentaires de base sur les marchés internationaux.

Option confirmée également par l'importance des hausses de salaires consenties au cours des derniers mois. Quoi de plus ciblé en effet et de plus "pratique" que des augmentations de salaires octroyées au coup par coup suivant les priorités de l'heure. Le risque essentiel que comporte cette démarche à l'heure actuelle est celui d'une contagion des revendications sociales et de pressions en faveur d'une généralisation des hausses de salaires qui pourrait provoquer un emballement de l'inflation. Ce n'est pas pour l'heure l'hypothèse retenue par les locataires de la villa jolie qui prévoient dans leur dernier rapport de conjoncture une hausse des prix en baisse par rapport aux 2 dernières années et limitée à un peu plus de 3% en rythme annuel en 2011.

Source Le Quotidien d’Oran Yazid Taleb

Le Pèlerin

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:45

Algérie - Dans un communiqué rendu public hier, Hamoud Boualem acquiert une source d’eau minérale

hamoud-boulem.jpg

 

Hamoud Boualem a annoncé la signature de l’acquisition de la société d’eau minérale, Alma, située dans les montagnes de Kabylie qui surplombent la vallée de la Soummam, c’est ce qu’a indiqué un communiqué de l’entreprise. Cette acquisition permet à Hamoud Boualem de devenir un acteur majeur des eaux en bouteille en Algérie.

“Alma renforce parfaitement notre activité actuelle en Algérie. Cette nouvelle source complète notre portefeuille de produits et nos marques”, a déclaré Chekib Hafiz, président du conseil d’administration de la SPA Hamoud Boualem. “Cette nouvelle acquisition stratégique nous amène un outil industriel moderne et des capacités de production additionnelles pour mieux répondre à la demande croissante des consommateurs pour nos produits”, a conclu le responsable

Source Liberté

Le Pèlerin

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:33

 

Algérie - De la stratégie du choc à la stratégie du pire

contestation dans le monde arabe

 

La stratégie du choc comme on l’a vu a permis aux dirigeants algériens d’instaurer, dès le lendemain de l’indépendance, un système politique hermétique qui ne laissait place à aucune alternative démocratique. Par la suite, en jouant toujours sur cette stratégie du choc, les tenants du pouvoir algérien ont réussi à pérenniser ce système. Il faut dire aussi que l’Algérie est allée, depuis son indépendance à tout récemment, d’un choc à l’autre, ce qui a permis à ceux qui ont toujours décidé du destin de ce pays d’imposer toutes les réformes qu’ils voulaient, des réformes qui n’étaient malheureusement, la plupart du temps, nullement au service des citoyens et de la nation, mais seulement en faveur de la sauvegarde des intérêts des oligarques qui étaient et qui sont toujours au pouvoir.

Tout se passe comme si les institutions politiques algériennes n’ont cherché qu'à persévérer leur survie pour permettre la récolte de plus en plus de prébendes. Partis politiques et institutions politiques pluralistes ne sont en réalité que des coquilles creuses au service d’un pouvoir qui a mis le pays en coupe réglée. C'est pourquoi toutes les transformations politiques, quels que soient leurs impacts sur la scène et dans la vie institutionnelle, n'organisent pas l'alternance et ne constituent pas une transition vers la démocratie. Le passage à la démocratie, qui n’est qu’une démocratie de façade, ne résulte ni de l'action de forces démocratiques ni d'options démocratiques. Cette démocratie de façade n’a été adoptée que pour dépasser les blocages qui ont conduit à l'explosion populaire d'octobre 1988. La suite on la connaît, il y a eu la décennie noire et toute l’abjection qui l’a caractérisée. Malheureusement, aucune leçon ne semble avoir été tirée de tous les drames qu’a connus l’Algérie. Bien au contraire, encouragés par l’extraordinaire embellie financière due à l’envol des cours du pétrole sur les marchés internationaux, les démons du passé ont de nouveau réinvesti le terrain, les mêmes réflexes se sont remis en place, et tous les ingrédients qui ont mené à octobre 1988 et par la suite à la fameuse décennie noire se sont reconstitués. Le parti unique est en train de refaire peu à peu surface par le fait d’une classe politique qui ne pense ni au bien-être de ce peuple ni à la pérennité de ses institutions, une classe politique dont la survie immédiate est la seule préoccupation, une classe politique tellement hors jeu qu’elle n’a rien trouvé de mieux à faire que de cautionner une révision constitutionnelle qui nous a renvoyés trente ans en arrière et on a le culot avec ça de venir claironner publiquement qu’il n’y a pas de crise politique en Algérie. J’ai déjà écrit à propos de cette révision constitutionnelle et du troisième mandat présidentiel il y a quelque temps de cela, un article qui s’est révélé prémonitoire à plus d’un titre(1) : «Je crois qu’avec ces élections historiques, nous sommes arrivés à un tournant décisif de l’histoire de l’Algérie, exactement comme en 1947 lorsque la léthargie des partis politiques de l’époque a conduit à la création de l’OS et par la suite à celle du CRUA. Ces dernières élections viennent de mettre en évidence l’impossibilité du front démocratique à s’organiser en une véritable alternative politique. Il faut donc à l’Algérie un sursaut historique à la mesure de l’événement qui vient de se produire. Il faut à l’Algérie un nouveau personnel politique, de nouvelles figures capables de créer la rupture avec l’ancien système et ses réflexes rentiers. Il faudrait une révolution politique capable de mener à une rupture épistémologique au sens politique du terme, c'est-à-dire une rupture avec les conceptions politiques du passé. Ceci dit, je ne suis ni politicien ni politologue et je ne sais ni quand ni comment cette rupture va se faire, mais s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est que cette rupture se fera tôt ou tard. La seule question est comment elle va se faire ? Espérons seulement que nous n’aurons plus jamais à revivre octobre 88, ni les événements qui lui ont succédé.» Cette rupture a effectivement eu lieu, mais pas chez nous ni même dans le sens que j’aurais pu imaginer. Quand j’ai écrit ces lignes, les révolutions qui viennent de secouer le monde arabe n’étaient même pas envisageables. En effet, jusqu’à cet extraordinaire réveil arabe impulsé par une gifle assénée à un pauvre bougre qui ne demandait qu’à gagner honnêtement sa vie en colportant des légumes, gifle qui a déclenché une réaction en chaîne, un tsunami balayant des régimes qu’on croyait définitivement inamovibles, jusque-là donc, je n’aurais pas un seul instant imaginé que le peuple tunisien, le peuple égyptien et encore moins le peuple yéménite de gandouras vêtu avec un coutelas à la ceinture et la joue déformée de kat, ces peuples qui semblaient si résignés pour les uns et à moitié drogués pour les autres pouvaient se soulever en un seul homme pour dire «Ben Ali dégage !» ou encore «Moubarak ou Saleh irhal», faisant preuve d’une conscience politique aiguë et brisant définitivement le mur de la peur et de la terreur. J’ai toujours pensé que la révolution viendrait de notre pays, des Algériens connus pour être un peuple frondeur et même violent. Malheureusement, c’était sans tenir compte des poly traumatismes et des dégâts qu’ils ont engendrés entachant durablement et de façon indélébiles les esprits, occasionnant une régression incommensurable dans les mentalités et les comportements des Algériens. Les chocs successifs vécus par les Algériens ont été tels qu’on peut même parler de névrose traumatique. Ce terme de névrose traumatique est apparu en 1882 et désignait un ensemble de troubles névrotiques consécutifs à la frayeur éprouvée lors des accidents de chemin de fer. Ce terme s'est peu à peu étendu pour désigner tout trauma psychique consécutif à des agressions telles que la guerre, les attentats et les catastrophes naturelles. Le sujet peut être uniquement spectateur et ne pas avoir été en danger réel, cependant, cet évènement peut modifier la personnalité du sujet qui devient plus inhibé intellectuellement, physiquement et sexuellement. Le sujet recherchera alors la sécurisation et la dépendance envers autrui. Ainsi, toute situation traumatique peut amener une régression et pousser le sujet à rechercher la sécurisation et la dépendance envers autrui. Après un choc massif on peut donc facilement régresser pour redevenir des enfants. Freud dans Les cinq psychanalyses(2) écrit que «dans le rêve et dans la névrose, se retrouve l’enfant avec toutes les particularités qui caractérisent son mode de penser et sa vie affective (…) et nous y retrouvons encore l’homme primitif sauvage tel qu’il nous apparaît à la lumière des recherches archéologiques et ethnographiques». Par ailleurs, Freud(3) croit qu’il y a une correspondance entre les stades de développement de l’humanité et ceux de l’enfance. «Nous trouvons, dit-il, qu’aussi bien dans le temps que par son contenu, la phase animiste correspond au narcissisme, la phase religieuse au stade d’objectivation, caractérisé par la fixation de la libido aux parents, tandis que la phase scientifique a son pendant dans un état de maturité de l’individu qui est caractérisé par la renonciation à la recherche du plaisir et par la subordination du choix de l’objet extérieur aux convenances et aux exigences de la réalité.» Le choc traumatique peut parfaitement mener à une névrose traumatique et faire en sorte que toute une nation puisse retomber pratiquement dans l’enfance, la ramenant ainsi à une étape de son évolution qui correspondrait à celle qualifiée par Freud de phase religieuse caractérisée par la fixation de la libido aux parents, phase entièrement sous l’emprise de l’irrationnel et des interprétations occultes qui peuvent ouvrir la voie devant des gourous et des charlatans de toutes espèces et permettre à ces mêmes charlatans et gourous de se poser en messie ou encore en sauveur providentiel, transformant les masses en une espèce de horde primitive plus encline à suivre les gourous ou les leaders qui prétendent les protéger. L’instrumentation de ces traumatismes et des régressions qu’ils ont occasionnées a permis au pouvoir algérien de perpétuer son emprise sur un peuple qui est redevenu par la force des meurtrissures qu’il a subies un grand enfant ne recherchant que la satisfaction immédiate de ses besoins les plus élémentaires. Ce pouvoir l’a d’ailleurs très bien compris puisqu’il vient de s’engouffrer avec force dans cette brèche des revendications populaires allant dans le sens de toutes les revendications. Aujourd’hui, les Algériens, échaudés par une violence dont ils viennent à peine de se remettre, infantilisés, fatigués de lutter contre des moulins à vent, contre un système qui arrive à chaque fois à rebondir, sont devenus démissionnaires. Ils ont abdiqué et n’aspirent plus qu’à essayer de tirer le maximum de dividendes, le maximum de profits et de bénéfices de cette gouvernance, de ce pouvoir prêt à tout pour se maintenir et même à acheter toute une nation s’il le faut pour sauvegarder ses intérêts, un pouvoir qui d’ailleurs ne lésine pas devant le prix à payer pour s’acheter une paix sociale. Cette stratégie malheureusement n’est pas viable à long terme, elle peut momentanément faire taire les griefs et les revendications, mais elle ne fait qu’aggraver la situation parce que ce qui est donné aujourd’hui n’aura plus aucune valeur dans une année ou deux sans plus, c’est le tonneau des Danaïdes qui ne pourra jamais être rempli inflation oblige. Cette stratégie du pire est en train de transformer le pays en un gigantesque bazar et les Algériens en un immense tube digestif, de grands enfants totalement décérébrés, les condamnant à n’être que des consommateurs effrénés sans aucune contrepartie productive. Ou encore en une véritable horde primitive. D’un point de vue phylogénétique et si l’on en croit le point de vue de Freud dans Totem et tabou(Paris, Payot, 2001), pour qu’une société puisse accéder au stade de la civilisation, elle doit dépasser le stade de la horde primitive. Dans cet ouvrage, l’hypothèse de Freud est qu’avant l’avènement de la civilisation, l’humanité vivait en hordes ou encore en tribus (la horde primitive correspondrait à la société originelle). Pour Freud, ce qui caractérisait ces hordes, c’est la toute puissance du père qui s’exprimait par la possession par celui-ci de toutes les femmes de la tribu ou de la horde. Freud, s'inspirant d'une conviction de Darwin, suppose donc à l'origine de l'humanité une horde primitive, groupement humain sous l'autorité d'un père tout-puissant qui possède seul l'accès aux femmes. Il présuppose alors que les fils du père, jaloux de ne pouvoir posséder les femmes, se rebellèrent un jour et le tuèrent, pour le manger en un repas totémique. Une fois le festin consommé, le remords se serait emparé des fils rebelles, qui érigèrent en l'honneur du père, et par peur de ses représailles, un totem à son image. Afin que la situation ne se reproduise pas, et pour ne pas risquer le courroux du père incorporé, les fils établirent des règles, correspondant aux deux tabous principaux : la proscription frappant les femmes appartenant au même totem (inceste) et l'interdiction de tuer le totem (meurtre et parricide). L’Algérie malheureusement n’est pas encore au bout de ses peines et la société algérienne, traumatisée par une suite d’événements qui l’ont laminée, malmenée par un système qui l’a définitivement infantilisée, risque fort de continuer encore longtemps à vivre en «horde primitive» déstructurée, parce qu’elle n’a pas de relais sociaux sur lesquels s’appuyer. C’est une société qui n’a pas encore réussi à faire sa mue. Par cette œuvre, Freud résume le «grand mythe» scientifique qu’il a construit et étayé par de nombreux exemples pour expliquer la naissance de l’humanité, c’est-à-dire de la socialisation. Ainsi, l’origine de la socialisation, l’avènement de la civilisation humaine doit, selon cette hypothèse, passer par le meurtre du père. Si on transpose ce mythe à notre époque contemporaine, en supputant que même les sociétés modernes ne peuvent évoluer, s’émanciper sans cette condition sine qua non qui est «le meurtre symbolique du père». Cette transposition peut alors parfaitement s’appliquer notamment aux régimes totalitaires où le peuple n’est rien de plus qu’une abstraction, livré au bon vouloir de ses gouvernants. Dans ces régimes, «le père symbolique» pourrait être le chef de l’Etat qui concentre entre ses mains tous les pouvoirs, muselant par la force brutale toute velléité d’opposition et d’émancipation, ou encore une oligarchie politique se partageant le pouvoir au détriment de toute la nation. Quant aux enfants de «ce père symbolique», ils seraient représentés par le peuple maintenu dans une quasi-servitude au moment où ce chef d’Etat et l’oligarchie politique qui l’entoure font main basse sur toutes les richesses. Le bien-fondé de cette hypothèse est en train de se vérifier aujourd’hui de façon spectaculaire par ce qui vient de se passer en Tunisie, en Égypte et ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux, à la télévision, en Libye. Les enfants de ces nations se sont révoltés contre les abus de pouvoir du chef de l’Etat, ce «père symbolique» qui concentre entre ses mains tous les pouvoirs et toutes les jouissances que la nation pouvait offrir en maintenant le peuple (les fils symboliques) dans l’indigence pour ne pas dire la servitude. Mais il n’y a pas que ces deux révolutions qui sont entrain de se dérouler sous nos yeux qui permettent de vérifier le bien-fondé de cette hypothèse. En effet, l’histoire vient renforcer cette thèse d’une manière plus éloquente encore. En effet, l’avènement de la société moderne, de la démocratie et des droits de l’homme, l’avènement d’une société juste et égalitaire n’a pu advenir qu’au prix d’une révolution sanglante, en l’occurrence la révolution française, et ce, après le «meurtre» du «père symbolique» de la nation : le roi Louis XVI. De même, les Russes n’ont pu s’affranchir de la servitude du tsarisme qu’après, là aussi, le meurtre du «père symbolique» de la nation : le tsar Nicolas II. C’est à ce prix que ces nations ont réussi à s’émanciper et à sortir de la servitude dans laquelle les maintenait leur système politique. Ainsi, aucune émancipation sociale ne peut advenir sans une révolution qui mènerait vers un ordre nouveau. Sans cette révolution, la société ne peut rester qu’une «horde primitive» gouvernée par un père omnipotent, omniprésent et omniscient. S’agissant de la société algérienne, il y a eu certes une révolution qui a essayé de débarrasser le pays de la dictature de ce «père symbolique». La révolution d’octobre 88 était en effet une tentative qui a failli mettre définitivement à mal le système politique qui a gouverné l’Algérie sans partage de l’indépendance jusqu’à l’avènement de cette date, mais c’était compter sans la capacité qu’avait ce système à se redéployer pour renaître. En effet, ce système est toujours là, plus présent qu’il ne l’a jamais été, et le parti qui est à l’origine des malheurs de cette nation est lui aussi toujours debout et plus arrogant que jamais. L’Algérie malheureusement n’est pas encore au bout de ses peines et la société algérienne, traumatisée par une suite d’événements qui l’ont laminée, malmenée par un système qui l’a définitivement infantilisée, risque fort de continuer encore longtemps à vivre en «horde primitive» déstructurée, parce qu’elle n’a pas de relais sociaux sur lesquels s’appuyer. C’est une société qui n’a pas encore réussi à faire sa mue. L’Algérien, prisonnier de son quotidien, ne sait pas encore s’organiser en société civile pleinement consciente de ses droits. En fait, les jeunes pourraient bien être la seule force de changement possible comme ça a été le cas en Tunisie, en Égypte, comme c’est le cas aujourd’hui en Libye, au Yémen et même tout récemment an Syrie. En Algérie, les jeunes, qui totalisent à eux seuls près de 60% de la population, n’ont pas connu, pour la majorité d’entre eux, la guerre d’Algérie et ses affres. Ils n’ont pas connu le parti unique et ses malversations spoliatrices. Pour ce qui est de la décennie noire, la plupart d’entre eux étaient trop jeunes pour pouvoir s’en faire une idée précise. Cette jeunesse n’est heureusement pas encore corrompue, elle est encore saine et n’aspire qu’à mieux vivre, mais vivre où ? Dans une société qui les renie et qui ne leur reconnaît aucun statut ? Cependant, malgré ce constat, force est de se rendre à l’évidence : la jeunesse algérienne ne bouge pas et ne bougera peut-être pas. Il ne faut surtout pas se méprendre sur ce silence de la jeunesse algérienne aujourd’hui devant ce qui se passe dans la rue arabe. Ce silence ne veut nullement signifier que la jeunesse algérienne est satisfaite de son sort et qu’elle accepte cette gouvernance, qu’elle est inconsciente ou encore «crétine» et donc incapable d’avoir une vision sociétale ou une quelconque aspiration politique. Ce qui se passe dans ce pays, c’est qu’il n’y a pas de communication, il n’y en a jamais eu d’ailleurs, entre les adultes et les jeunes. Ce qui se passe, c’est que cette jeunesse a toujours été marginalisée, infantilisée, abrutie par un système éducatif qui n’a jamais œuvré dans le sens de l’excellence et du développement de l’esprit critique. Par ailleurs, la jeunesse algérienne n’a plus confiance dans ses aînés, lesquels, s’ils ne sont pas corrompus, sont totalement démissionnaires. Si cette jeunesse ne bouge pas, c’est parce qu’elle a fait son deuil d’une vie décente dans ce pays et n’aspire qu’à une seule chose : fuir ce pays et si possible le plus loin possible. En effet, consciente des conditions de vie qui lui sont imposées, des restrictions auxquelles elle est quotidiennement confrontée et de la quasi-inexistence d’infrastructures d’accueil qui répondent à ses besoins. Livrée à elle-même, réduite à squatter les porches des immeubles, ou à rester adossé à longueur de journée aux murs des quartiers, pour faire face et pour ne pas succomber aux autres formes mortifères d’affirmation de soi, cette jeunesse, à qui on a confisqué même les rêves, cette jeunesse qui ne rêve plus n’a malheureusement plus qu’une seule idée en tête, en fait le seul rêve que ce système a échoué à lui confisquer : fuir ce pays, quitter l’Algérie dans le but d’une situation meilleure en Europe, au Canada ou même en Australie. Voilà les raisons essentielles qui font que la jeunesse algérienne ne bouge pas. C’est comme si elle ne se sent pas du tout concernée par ce qui se passe dans ce pays. Les Algériens, toutes catégories d’âge confondues, n’aspirent qu’à une seule chose : mettre le plus de distance possible entre eux et ce pays. Même les mieux nantis ne veulent plus vivre dans ce pays de la désespérance. Combien d’universitaires ou encore de cadres parfois très bien rémunérés ont-ils déjà fui ce pays ? Pourquoi la plupart de ceux qui nous gouvernent ou de ceux qui le peuvent envoient-ils leurs enfants faire leurs études à l’étranger en leur faisant bien comprendre de tout faire pour ne plus revenir dans ce pays où la mal-vie a atteint le plus haut degré de la désespérance ? Je ne sais pas vraiment d’où viendra le salut de l’Algérie ; le dernier discours du président de la République n’a pas répondu à cette question et est bien en deçà des attentes et des espérances quant à un véritable changement. J’ai bien peur que nous sommes partis pour rester le seul peuple dans tout le monde arabe à ne pas bouger, à ne pas vouloir changer cet ordre établi pour une société plus juste, plus équitable, une société où le mot démocratie ne sera plus un vœu pieu. Pourquoi ? Parce que la désespérance a atteint, dans ce pays, des seuils dont il est difficile de revenir. Je l’ai déjà dit, aucun Algérien ne veut plus vivre dans ce pays, le pays du FLN. Rien ne pourra donc se faire tant que ce parti restera au pouvoir ou même tant que ce parti existera. Si on veut redonner de l’espoir à ce peuple, à cette nation, il faut une refondation totale du système politique algérien, il faut que ce glorieux sigle : FLN, Front de libération nationale, ce sigle pour lequel un million et demi d’Algériens sont tombés au champ d’honneur, soit restitué à ses pères fondateurs et remis au musée de la révolution algérienne. Personne ne peut ni n’a le droit d’instrumentaliser le sang des chouhada à des fins purement politiciennes, de même que personne n’a le droit d’instrumentaliser la religion pour arriver au pouvoir. La religion et le FLN appartiennent à tous les Algériens et ne peuvent servir à quiconque d’alibi politique. Pour terminer, j’ajouterai juste pour rappel que même si la démocratie n’est pas un système politique parfait, qu’elle est le moins mauvais des régimes politiques, jusque-là, c’est le seul système politique véritablement viable. Tous les autres modes de gouvernance ont montré leurs limites. Il n’y a qu’à voir quels sont les pays les plus riches et les plus avancés de la planète pour souligner l’intérêt pour une nation d’opter pour ce système politique qui ouvre la voie aux libertés individuelles, au respect des droits de l'homme, et où personne n’est au-dessus de la loi.

(1) Qui est cet Algérien dont on parle ? Le Quotidien d’Orandes 26, 27 et 28 avril 2009

(2) Freud S. (1954), Les cinq psychanalyses, Paris, PUF.

(3) Freud S. (1965), Totem et tabou, Paris Payot.

Source Le Soir d’Algérie Mohamed-Nadjib Nini

Le Pèlerin

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:25

Algérie - nouvelles technologies de l’information  Le troisième ALSAT sera intégré et réalisé à Oran

satellite-alsat.jpg

 

Le nouveau satellite ALSAT.2B sera intégré et réalisé au Centre de développement spatial (CDS) à Oran. Un défi qui sera relevé par des jeunes ingénieurs algériens. C’est ce qu’a annoncé le directeur général de l’Agence spatiale algérienne (Asal).

 «La même équipe de jeunes ingénieurs algériens qui a travaillé sur le satellite ALSAT.2A, lancé le 12 juillet dernier, relèvera, cette foisci, le défi en réalisant le nouveau ALSAT.2B. Il sera intégré au Centre de développement spatial à Oran», a précisé Azzedine Oussedik, directeur général d’Asal, hier en marge de l’Atelier national ALSAT.2A-Utilisateurs tenu à Alger. Pour lui, l’Algérie aurait ainsi franchi «un palier d’autonomie dans la réalisation de système spatial». S’agissant de ALSAT.2A, il affirmera que depuis son lancement, «nous avons pris près de 10 000 produits images sur le monde entier et 1 500 sur l’Algérie». Des images versées dans différents secteurs tels que l’agriculture et le développement rural, les travaux publics, le transport, l’habitat et l’urbanisme, l’aménagement du territoire et l’environnement, la cartographie et la culture. «Ces images régulières nous renseignent sur la situation du terrain en termes de ressources, de risques et de dégâts. Elles permettent ainsi une intervention rapide et la mise en place de mesures préventives», explique-t-il encore. Pour sa part, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, a assuré que l’objectif de cette technique spatiale est «purement économique». «Le satellite ALSAT.2A fournit des images qui permettront de suivre l’évolution des différents projets et leur développement avec précision et apporte ainsi des solutions pour les activités industrielles et économiques », a-t-il souligné. Rappelant que cette technique s’inscrit dans la stratégie e-Algérie, le ministre a précisé que «les prix appliqués par l’Asal sont inférieurs de plus de 20% par rapport aux prix internationaux ». Organisé par l’Asal, l’Atelier national ALSAT.2A-Utilisateurs vise à promouvoir l’imagerie satellitaire dans tous les secteurs utilisateurs et à encourager son utilisation. «Les experts et les différents utilisateurs ont développé des études pilotes sur les images d’ALSAT.2A. Ils vont se définir les priorités accordées en vue de rentabiliser le satellite d’ici 5 ans, durée de vie minimale du satellite», dira le directeur général d’Asal.

Source Le Soir d’Algérie Rym Nasri

Le Pèlerin

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:15

Kadhafi, désormais la cible de la coalition

OTAN

 

En ciblant la résidence du leader libyen, qui pouvait entraîner son élimination, l’Otan marque un tournant important dans sa stratégie et met à mal les dénégations des dirigeants politiques occidentaux, qui jurent ne pas vouloir outrepasser le mandat fixé par la résolution 1973 de l’ONU.

Tôt, lundi matin, les forces de l’Otan ont bombardé la résidence de Mouammar Kadhafi de Bab Al-Aziziya, à Tripoli. Un bâtiment dans lequel se trouve le bureau du dirigeant libyen a été détruit. Plus de 40 personnes ont été blessées, dont 15 grièvement, tandis que d’autres sont portées disparues, selon un premier bilan provisoire invérifiable. La résidence de Kadhafi a été prise pour cible dans la foulée de l’intensification des bombardements de ces derniers jours sur la capitale libyenne. Vendredi, déjà, un parking situé à proximité de la résidence et susceptible d’abriter un bunker a été visé. Alors qu’un membre du gouvernement libyen a qualifié ces opérations de “tentative d’assassinat” du Guide libyen, les trois pays à l’avant-garde de l’action militaire en Libye (France, États-Unis et Grande-Bretagne), affirment que les frappes aériennes ne cesseraient que si le colonel Kadhafi quitte le pouvoir. En ciblant la résidence du leader libyen, qui pouvait entraîner son élimination, l’Otan marque un tournant important dans sa stratégie et met à mal les dénégations des dirigeants politiques occidentaux, qui jurent ne pas vouloir outrepasser le mandat fixé par la résolution 1973 de l’ONU. En réalité, dès le début des opérations, cette résolution n’a pas été respectée puisque le départ de Kadhafi, pas plus que le changement de régime en Libye, ne font pas partie des objectifs fixés par la résolution. La crainte de l’enlisement, évoquée de plus en plus souvent et à très haut niveau, fait perdre son sang froid à la coalition. De sorte que l’idée d’une intervention au sol, formellement exclue par le Conseil de sécurité de l’ONU dans sa résolution, commence à faire du chemin. Elle a été évoquée aussi bien par certains parlementaires français que par le sénateur américain John Mac Cain, candidat malheureux à la Maison-Blanche contre Obama en 2008. La tournure prise par les évènements, caractérisée par des insurgés qui marquent le pas et des forces loyales à Kadhafi plus présentes que jamais, indispose gravement les grands pays de la coalition, notamment la France et les États-Unis, deux pays qui rentrent dans une période préélectorale et où les présidents en exercice sont candidats à leur propre succession. Le manque d’expérience des insurgés en matière militaire et les suspicions dont ils font l’objet n’arrangent pas les choses. Ainsi, Washington, qui a ouvertement souhaité rester en retrait de l’action militaire en Libye, a tout de même déployé, samedi, ses drones Predator pour détruire des positions loyalistes près de Misrata. De son côté, le président français, Sarkozy, pourrait se rendre à Benghazi avec le Premier ministre britannique, pour répondre à une invitation du Conseil national de transition (CNT), l’organe dirigeant de l’insurrection. Une telle visite pourrait être le signal d’un engagement plus important de la France sur le terrain militaire, ce qui ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique dans l’Hexagone. Ainsi, Dominique de Villepin, ancien Premier ministre et possible candidat à l’Élysée, soupçonne Nicolas Sarkozy de faire de la guerre de Libye une question personnelle et l’exhorte d’y renoncer. Le coup d’accélérateur voulu par l’Otan pour augmenter la pression sur Kadhafi et son clan, et si possible l’éliminer, intervient dans un contexte où la diplomatie marque le pas et où l’ONU semble dépassée par les évènements. À tel point que l’organisation internationale, devant la menace qui se profile d’une intervention au sol, a affirmé que les moyens civils suffisent pour l’instant à la sécurisation des convois humanitaires et qu’une protection armée au sol n’est pas nécessaire. En fait, l’opération “Tuez Kadhafi !” semble bel et bien engagée, et les déclarations optimistes selon lesquelles on rechercherait un lieu d’exil pour le dictateur montrent désormais l’étendue de leur puérilité.

Source Liberté A. Boumendil

Le Pèlerin

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:08

L’eau ne coule toujours pas dans les robinets des Tamanrastis

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Le réseau de distribution de l’eau de Tamanrasset devra être refait à plus de 70%. Malgré la réception du mégaprojet de transfert d’eau d’In-Salah vers Tamanrasset, la population locale continue d’être approvisionnée par des camions-citernes.

Illaman» (il y a de l’eau en targui). C’est le nom d’une stèle construite au centre-ville de Tamanrasset pour marquer une date historique pour la population locale : l’inauguration officielle du projet de transfert d’eau d’In-Salah vers le chef-lieu de la wilaya de Tamanrasset, sur une distance de 750 km, qui devrait étancher, sur des années, voire des siècles la soif des Tamanrastis. Mardi 5 avril 2011 : la capitale de l’Ahaggar était en effet en fête. Elle se préparait à recevoir son or bleu. Une ressource que la population locale attendait depuis des années. «C’est un projet important. Il est même le plus important qui a été réalisé dans la wilaya de Tamanrasset depuis l’indépendance. Merci à tous ceux qui ont contribué à sa réalisation, même les Chinois qui ont été payés pour ce travail», nous déclare Mohamed Lamine Regadi, 60 ans. L’eau, c’est la vie et le vieil homme connaît parfaitement l’importance d’avoir de l’eau en abondance dans une contrée aride comme Tamanrasset. Ici, avoir de l’eau au quotidien était un rêve auquel personne n’osait penser, il y a seulement quelques mois.

Aujourd’hui, il devient une réalité. L’eau est bien arrivée dans cette partie du Sud algérien. Et en abondance. Les habitants de la région sont désormais prémunis contre les aléas de la nature, notamment la sécheresse. «Le projet permet actuellement d’assurer une alimentation en eau potable de toute la ville de Tamanrasset. Il couvrira les besoins de la population sur plusieurs années. L’objectif à long terme est d’assurer une alimentation en eau potable pour 340 000 habitants», explique Belkhodja Abderrezak, directeur de zone de l’Algérienne des eaux (ADE) de Tamanrasset. Lancé en janvier 2007, le chantier est réalisé sur plusieurs étapes. Il y a d’abord le forage des 48 puits pour le captage des eaux souterraines de la nappe de l’Albien, située à plus de 70 km au nord de In-Salah.

A quand la disparition des camions-citernes ?

L’étape suivante est la réalisation du réseau de collecte des eaux desdits forages qui seront acheminées vers une station de déminéralisation puis vers un réservoir de tête d’une capacité de 50 000 m3. Afin de pomper l’eau vers la ville de Tam, il a fallu la réalisation de 6 méga stations de pompage. Au point de chute du projet, un réservoir d’arrivée de 50 000 m3 et un centre de télécontrôle ont été construits. Tous ces projets ont été réalisés dans un délai record de trois ans. Le premier défi est relevé. Mais l’eau ne coulera pas de sitôt dans tous les robinets. Plusieurs quartiers de la ville continuent d’être approvisionnés en eau potable avec l’ancien moyen : la citerne. En effet, les 348 camions citernes qui assurent l’approvisionnement de la ville continuent de sillonner les ruelles poussiéreuses de Tamanrasset pour servir leurs clients.

Du matin au soir, ces camions-citernes font le tour de la ville pour desservir les commerçants, les institutions, les établissements et les particuliers. Il faut dire qu’ici, la distribution de l’eau est un commerce très juteux. «Une citerne de 3000 litres est cédée à plus de 2000 DA. Parfois, en temps de sécheresse, le prix est doublé», affirme Mohamed, la quarantaine. Selon lui, pour limiter les conséquences sur le budget familial les ménages se mettent «au goutte à goutte». «Nous consommons une citerne d’eau tous les 15 jours, mais avec une gestion rationnée. On n’a pas le droit au gaspillage et on ne peut pas se permettre le luxe de nous approvisionner plusieurs fois par mois. C’est trop cher pour nous», ajoute-t-il. Mais depuis la réception de ce nouveau projet, Mohamed et sa famille font des économies. Ils reçoivent de l’eau en permanence. Ils sont les plus chanceux. Ce ne sont pas tous les citoyens de la commune de Tamanrasset qui ont cette chance. Plusieurs semaines après la réception du mégaprojet, la majorité des quartiers de le la ville sont très faiblement alimentés. C’est le cas notamment de Menta Tellat, Guetaa El Oued, Imchouen, Assoro, Tihigouine… «La partie haute de Menta Tellat n’a jamais reçu  d’eau. Les robinets sont toujours à sec», lance Mohamed Lamine Regadi. Non loin de Menta Tallat, dans le quartier de Malta, c’est le même scénario. Les résidants de Malta n’ont reçu de l’eau qu’une seule fois. «C’était le jour de la réception du projet. Depuis, aucune goutte n’est arrivée chez nous», ajoute Abderrahmane Hbireche, 27 ans, mécanicien.

Un réseau vétuste et dépassé

Face à cette situation, les habitants de Tamanrasset s’impatientent. Ils affluent quotidiennement vers l’agence de l’ADE pour des réclamations. «Je me présente chaque  jour à l’ADE. Mais le problème n’est toujours pas réglé. Je ne vois de l’eau que dans la rue. Des centaines de m3 se déversent quotidiennement dans les rues et ruelles», explique Mohamed Tayeb, 24 ans, commerçant au niveau du quartier d’Assoro. Le constat du jeune homme est avéré. Il n’y a pas un coin de la ville où on ne constate pas des flaques d’eau.

Dans certains quartiers, l’eau ruisselle tout au long des trottoirs. Le réseau AEP de Tamanrasset s’avère défectueux. «Nous avons enregistré plus de 800 fuites depuis l’arrivée de l’eau de In-Salah en mars dernier. Toutes les vannes ont éclaté. A chaque fois que les services de l’ADE réparent une fuite dans un quartier, d’autres éclatent quelques mètres plus loin. Le réseau ne peut pas supporter la pression de l’eau. On n’avait jamais eu une telle réserve d’eau à Tamanrasset auparavant. Le volume d’eau avant ce projet ne dépassait pas les 2000 m3. En plus, le système d’adduction date des années 1980 et il n’a jamais été soumis à une telle pression», déplore Belkhodja Abderrezak.

Il décrit, en effet, une situation très compliquée. Selon lui, les travaux du raccordement de la ville en gaz naturel ont causé des dommages sur le réseau AEP. «Les agents chargés de ces travaux ont endommagé le réseau à plusieurs endroits et ils n’ont pas réparé les dégâts. Aujourd’hui, nous découvrons la mauvaise surprise», lance-t-il. La réfection de ce réseau n’est donc pas du tout une sinécure.

Chaque jour, les agents de l’ADE découvrent de nouvelles fuites, dont certaines sont plus importantes. «Nous réparons en moyenne 45 fuites par jour. Mais notre problème est plus complexe, car nous n’avons pas un plan du réseau AEP de la ville. On ne retrouve pas le tracé initial du réseau pour activer sa réparation», précise encore Belkhodja Abderrezak. Parfois, affirme-t-il, les agents de l’ADE ne retrouvent pas des parties entières des canalisations.
Mais pourquoi a-t-on attendu tout ce temps pour penser à réparer le réseau de la ville ? Pourquoi les responsables du secteur des ressources en eau de la wilaya n’ont pas entamé la rénovation de l’adduction avant la réception de ce projet ? «Quand on avait commencé les travaux du raccordement de Tamanrasset en gaz de ville, nous avons demandé à ce que la réfection du réseau AEP soit réalisée en parallèle. Mais cela n’a pas été fait, à cause des lenteurs dans la procédure d’octroi des marchés publics», souligne Ahmed Ben Malek, président de l’Assemblée populaire communale (APC) de Tam.

Pour lui, le problème n’est pas important, tant que l’eau est arrivée dans la région. «Le réseau doit être refait à 70%. Cela en attendant la réception du nouveau réseau, devant être fin prêt dans les prochains mois», ajoute encore notre interlocuteur. Mais la réparation du réseau actuel sera longue et coûteuse. Les responsables de l’ADE à Tamanrasset ne prévoient aucune échéance pour le parachèvement de cette opération.

«Nous sommes en train de découvrir le réseau. Il y a des endroits où les canalisations n’existent même pas. Parfois, les agents mettent deux jours pour réparer une seule fuite», souligne Belkhodja Abderrezak. «Le citoyen doit comprendre cette situation et patienter. Nous n’avons aucun intérêt à couper l’eau. Si nous le faisons, c’est pour mieux améliorer l’alimentation de la ville», enchaîne-t-il. Le directeur de la zone de l’ADE invite également les habitants à contribuer afin de résoudre le problème dans les meilleurs délais. «Ceux qui ne sont pas raccordés au réseau sont invités à se rapprocher des agences de l’ADE pour signaler ce problème», dit-il.

A quand la fin du calvaire pour les Tamanrastis ? Selon les responsables locaux, les études pour la réalisation du nouveau réseau sont fin prêtes et le lancement des travaux se fera au début du mois de juin prochain.

 

Source El Watan Madjid Makedhi

Le Pèlerin

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:04

Le secret médical, entre WikiLeaks et Cheb Mami

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Samedi 26 novembre 2005. Le président Abdelaziz Bouteflika est évacué en urgence à l’hôpital parisien du Val-de-Grâce. Il avait vomi des caillots de sang et son état de santé s’était sensiblement dégradé.

Le chef de l’Etat est admis dans un premier temps à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja, le mieux équipé du pays, et se voit confié aux soins de l’un des meilleurs chirurgiens sur la place d’Alger : le professeur Messaoud Zitouni. Un communiqué officiel relayé par l’ENTV est aussitôt rendu public : «Suite à des troubles au niveau de l’appareil digestif, Son Excellence, Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a subi ce samedi un contrôle médical à l’hôpital Aïn Naâdja à Alger. Sur indication des médecins qui l’ont examiné, le chef de l’Etat s’est déplacé ce même jour à Paris pour subir un bilan médical plus approfondi.»

Très vite, un diagnostic des plus formels est annoncé : le Président serait atteint d’un «simple» ulcère hémorragique. Un diagnostic qui ne manquera pas de susciter les rumeurs les plus folles auprès d’une opinion en proie au doute et plus que jamais acquise à la «théorie du complot», surtout depuis l’assassinat du président Boudiaf.

Trois semaines après son admission, le chef de l’Etat réapparaît enfin sur le petit écran, amaigri et le visage fade. Bouteflika quittait le Val-de-Grâce et poursuit sa convalescence dans un palace parisien, l’hôtel Le Meurice. Dans l’intervalle, il se fend de quelques mots qui se veulent rassurants : «Le peuple n’a pas du tout à être inquiet. Nous n’avons rien à cacher. Nous avons tout dit en totale clarté et en toute transparence. On ne peut être responsable d’un peuple et d’une nation et vouloir cacher des choses pour lesquelles nous devons rendre compte à Dieu», avait-il déclaré d’une voix faiblarde. Le professeur Zitouni lui emboîte le pas en soutenant mordicus qu’il s’agit bel et bien d’un ulcère hémorragique. «Cela a nécessité une intervention chirurgicale assez bénigne puisqu’elle n’a pas duré plus d’une heure», a-t-il attesté, avant de préciser que «cela a nécessité une période de suivi postopératoire de 30 jours et, de ce fait, nous sommes tout à fait dans les normes». Il glissera au passage que les rumeurs et les spéculations qui avaient entouré cette affaire n’avaient «aucune base, ni scientifique ni éthique».

Les Algériens découvrent un spectre

Le fait est qu’un professeur de renom, Bernard Debré, chef du service urologie à l’hôpital Cochin, avait exprimé de vives réserves quant au diagnostic officiel avancé. Dans un entretien au Parisien en date du 16 décembre 2005, il déclare : «Quand on a un ulcère simple à l’estomac, cela se traite en quelques jours. Quand on a un ulcère hémorragique, cela peut se traiter soit médicalement avec une fibroscopie, soit exceptionnellement en chirurgie, mais dans cette hypothèse-là, le postopératoire ne dure pas plus de six jours. Il est donc disproportionné qu’il soit encore à l’hôpital», avait supputé le professeur Debré avant de se laisser aller à ce verdict : l’illustre patient souffrirait d’un «cancer de l’estomac avec des complications, c’est-à-dire qu’il a des ganglions, des métastases». Debré concluait, catégorique : «La seule chose qu’on sache : ce qu’on nous dit sur sa santé ne peut pas être vrai.» Un sentiment partagé aujourd’hui encore par un large secteur de l’opinion.

Il faut dire que la dernière apparition publique du chef de l’Etat à la faveur de son discours à la nation, le 15 avril dernier, était loin d’être rassurante, et ceux qui avaient des doutes sur son état clinique étaient désormais fondés à penser au pire à Dieu ne plaise… Le président de la République apparaissait amoindri, affaibli, la voix à peine audible et le geste lent en égrenant les feuilles de son long discours. Il faut reconnaître aussi que depuis son premier gros coup de pompe en novembre 2005, la communication officielle a été désastreuse sur ce dossier (comme sur bien d’autres). Les informations étaient chichement distillées, et les Algériens étaient complètement désemparés. Un fait illustre parfaitement, si besoin est, la mauvaise gestion, du point de vue com’, de cette affaire : après un mois de black-out, il a fallu que les nouvelles première main en provenance du Val-de-Grâce viennent de… cheb Mami. Dans une déclaration à l’AFP, le Prince du raï (converti, depuis, en «obstétricien musclé») raconte : «Il m’a ouvert la porte, il a marché jusqu’à son fauteuil (…) Je lui ai dit que j’étais très inquiet, j’avais entendu les rumeurs. Il m’a répondu : “Les rumeurs, ça reste des rumeurs” (…) On n’a pas parlé de sa maladie. J’ai entendu les rumeurs, je me suis dit : il n’y a pas de fumée sans feu, il est très malade, et j’ai trouvé quelqu’un de normal, comme d’habitude.»

Un tabou d’état ?

Et puis voilà que WikiLeaks vient de tout remettre sur le tapis. Dans un câble daté du 3 janvier 2007 et rendu public par l’agence Reuters (dépêche du 24 février 2011), l’ancien ambassadeur américain, Robert Ford, rapporte les confidences d’un médecin proche de Bouteflika qui lui aurait tenu ces propos : «Un médecin, au fait de la santé du président Bouteflika, nous a affirmé dans la plus stricte confidentialité que le Président souffrait d’un cancer – comme cela était largement soupçonné – mais qu’il était actuellement en rémission, autorisant le Président à remplir sa fonction.» Dans un autre câble, en date du 19 décembre 2007, le même ambassadeur Ford rapporte la teneur d’une entrevue qu’il a eue avec le Dr Saïd Sadi. Voici ce qui ressort du télégramme en question : «Sadi nous a affirmé qu’il a eu une conversation récente avec le général Toufik Mediène et Mediène a reconnu que tout ne va pas bien avec la santé de Bouteflika et l’Algérie de manière générale».

Un autre câble WikiLeaks, daté du 25 janvier 2008, fait état cette fois d’un échange entre Robert Ford et son homologue français, Bernard Bajolet. Ce dernier aurait avoué : «La santé de Bouteflika est meilleure et il pourrait vivre encore plusieurs années. Son rétablissement et son regain d’activité lui donnent plus de poids sur l’armée.»  A l’occasion d’une interview à Reuters en mars 2008, Abdelaziz Bouteflika n’a pas manqué de revenir sur la rageuse polémique soulevée par son (énigmatique) dossier médical : «Tout le monde sait que j’ai été malade et que j’ai dû subir une sérieuse convalescence. Mais maintenant, j’ai repris mes activités normalement et je ne pense pas que cette question devrait engendrer des commentaires ou des calculs, qui sont plus ou moins fantaisistes», asséna-t-il en tentant de rabattre le caquet à ses contradicteurs qui rejettent vigoureusement la thèse du «malade imaginaire».

Alors, quel est l’épilogue de cette affaire ? Jusqu’à quand la mystérieuse maladie du Président restera-t-elle un secret d’Etat (un secret curieusement partagé néanmoins par les autorités médicales du Val-de-Grâce et le cabinet Sarkozy). Si Bouteflika lui-même reconnaît qu’il s’astreint à un devoir de transparence sur cette question, alors qu’il rende public son bulletin de santé. Les Algériens, nous semble-t-il, ont le droit de savoir ce qu’il en est de la capacité de leur Président – Que Dieu lui prête longue vie ! – à tenir le gouvernail jusqu’au terme de son mandat sous peine de voir sa maladie, réelle ou imaginaire, paralyser l’Etat...

Source El Watan Mustapha Benfodil

Le Pèlerin

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 08:36

Algérie - Tipasa. Exposition picturale de Hamri Abdelkrim - Il se voit en peinture

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Hamri Abdelkrim est un jeune artiste peintre discret qui a quitté l’enseignement pour se consacrer entièrement à son art.

Sa retraite anticipée lui permet de percevoir un pécule de quoi acheter ses produits pour satisfaire ses désirs. Son univers à lui n’est pas à l’intérieur dans un établissement scolaire, un secteur en pleine décadence, instable, qui suit une autre trajectoire que celle imaginée par cet enseignant. Il expose une trentaine de ses œuvres au niveau d’un espace de la bibliothèque urbaine implantée entre le lycée et la radio locale de Tipasa. Etrangement, la bibliothèque est boudée par les jeunes ; plus grave encore, elle n’est pas fréquentée.

C’est inquiétant pour cette belle infrastructure du secteur de la culture. Hamri Abelkrim continue à reproduire intelligemment des œuvres. «Vingt ans après nous, dit-il, je suis toujours à la recherche de ma voie.» «L’abstrait en ce qui me concerne est l’aboutissement de ma quête. Pour l’instant, je n’y suis pas encore arrivé», enchaîne-t-il. L’artiste peintre doit beaucoup à son défunt père. «J’étais accaparé par mon travail», précise-t-il. «J’ai volontairement sollicité ma retraite anticipée pour me consacrer à ma peinture. Contrairement à ce que pensent certains, pour moi, ma retraite est une délivrance», dit-il.

Touche pittoresque

La reproduction de ses œuvres est réalisée suivant la lithographie. Un style figuratif qui s’inspire du réalisme, caractérise ses tableaux. Moins de couleurs dans ses œuvres, Hamri Abdelkrim a un penchant vers les casbahs et les maisons de Beni Abbès sous leurs différentes formes, en plus des portraits. Imprégné par les mouvements constants de son environnement, l’artiste peintre s’attelle à reproduire des œuvres à thèmes, avec parfois des couleurs et un habillage qui séduisent les visiteurs. Il a participé à des expositions à travers le pays pour faire connaître son style.

Karim et son épouse Jannie, qui tenait leur enfant Driss, sont un jeune couple qui vit en Angleterre, et qui avait saisi l’opportunité de leur visite à Tipasa pour assister au vernissage. Les visiteurs ont apprécié la simplicité de l’artiste dans l’explication de ses thèmes. «La peinture se réalise en fonction du degré de mon inspiration», précise-t-il. Son exposition s’achève le 5 mai.

Source El Watan M'hamed Houaoura

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 08:34

Algérie - Entreprise de gestion touristique de Tipasa - Quatre milliards de dinars pour la réhabilitation

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L’échec du secteur touristique est dû à ces «bureaucrates intermédiaires».

L’Entreprise de gestion touristique de Tipasa (EGTT), qui gère les complexes touristiques, la Corne d’Or, Tipasa-Village (ex-CET), et Matarès, vient de bénéficier d’une  enveloppe d’un montant de 4 milliards de dinars, selon son directeur général, Hadj Chiah Rabah. Cet apport financier est destiné à remettre à niveau les trois complexes pour répondre aux demandes d’une clientèle de plus en plus exigeante. Les unités balnéaires de l’EGTT s’étalent sur une superficie de 25 ha. Juste après l’accord du CPE, la tutelle de l’EGTT, qui est, précisons-le, le premier responsable de cette entreprise étatique a affirmé:

«Le CPE a donné son accord pour l’affectation de cet argent à notre entreprise, et nous nous sommes déjà mis au travail, a-t-il ajouté.

Les études seront entamées incessamment, afin de pouvoir lancer les travaux pendant la saison d’automne prochaine», conclut-il. L’EGTT est pourvue d’une capacité d’hébergement de 2400 lits. Une modernisation globale des structures de restauration et d’hébergement a été prise en compte. La vision des responsables actuels de l’EGTT consiste à transformer le complexe la Corne d’Or en un havre pour les touristes en quête d’art et de culture. Le site naturel s’y prête ; des travaux de mise à niveau vont être entrepris pour développer le secteur de la culture dans tous ses aspects, quitte à construire au niveau du parking actuel des infrastructures qui s’adaptent aux besoins de la nouvelle mission de ce complexe touristique. Le second complexe, l’ex-CET, sera lui aussi relooké pour satisfaire toutes les demandes des familles et des enfants.

Des espaces encore vierges sont disponibles. Des aires de jeu seront aménagées pour permettre aux familles de séjourner confortablement, sans frustrer leur progéniture en quête d’évasion et de détente. Enfin, le complexe Matarès sera réservé à l’accueil des associations culturelles, sportives et politiques, qui désirent séjourner et organiser leurs rencontres d’envergure nationale et internationale. Des infrastructures de remise en forme, un terrain de football et des courts de tennis, seront aménagés, en plus de la réalisation de salles de conférences. Nous savons que l’EGTT a toujours répondu aux ordres de ses différentes tutelles qui se sont succédé. Des sommes d’argent colossales ont été investies.

La bonne volonté des gestionnaires de l’EGTT, qui sont en contact avec les aléas de la réalité du terrain, est contrariée par le dirigisme de ses tutelles. Par le passé, la politique du tourisme au niveau de l’EGTT nous rappelle que cet opérateur étatique du tertiaire ne sera jamais efficace, ni en mesure de se hisser au niveau de l’activité touristique qui défie la concurrence, si chaque mouvement de l’EGTT ne peut pas s’exprimer librement.  L’échec du secteur touristique est dû à ces «bureaucrates intermédiaires». Pourquoi a-t-on obligé l’EGTT à se filialiser à coups de millions de dinars, avant de se raviser, pour lui ordonner de revenir à la situation initiale ? Voilà un exemple simple qui mérite d’être cité, pour rappeler le désastre de la centralisation, un gâchis

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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