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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 09:07

Egypte - Moubarak, c'est bel et bien fini

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Malgré les obstacles mis par les autorités pour empêcher la population égyptienne de répondre à l'appel de l'opposition emmenée par Mohamed El Baradei, ils ont été bien plus d'un million les citoyens à être descendus hier dans la rue au Caire, à Alexandrie et d'autres villes de l'Egypte. C'est donc pari gagné pour cette opposition, que d'aucuns présentaient comme incapable de se faire entendre du peuple. Sa démonstration d'hier met un point final au « doute » savamment entretenu par certains médias sur l'ampleur populaire du rejet dont sont frappés Moubarak et son régime. Hier, plus que les autres jours, le peuple égyptien a affirmé sa volonté inébranlable d'en finir avec ce dictateur et son régime. En Egypte, la question n'est donc plus de savoir si Moubarak va partir, mais quand il va le faire et selon quel scénario. Il ne faut pas dès lors que l'opposition politique égyptienne, à laquelle l'adhésion populaire a donné la légitimité de parler au nom du peuple, accepte que la succession du vieux dictateur se joue sans elle, et dans des termes trahissant la revendication primordiale du changement de régime que ce peuple réclame depuis le premier jour de sa révolte. Il lui faut rester consciente que le peuple égyptien ne s'est pas soulevé pour chasser uniquement son indigne président, mais pour en finir avec le régime sur lequel il s'est appuyé pour exercer son pouvoir dictatorial.

Il est clair que cette opposition va être sollicitée et par les tenants de ce régime et internationalement pour donner sa caution à l'arrangement déjà concocté de la succession de Moubarak, dont la finalité est que le pouvoir en Egypte reste entre les mains de proches du dictateur bénéficiant de la confiance des puissances et milieux ayant soutenu ce dernier.

La seule façon pour elle de prouver au peuple qu'elle n'est pas gagnée par la tentation d'entrer dans le jeu de ceux qui veulent faire avorter sa révolution est de proclamer qu'elle n'exige pas le seul départ du dictateur, mais aussi celui du vice-président et du gouvernement nommés par lui et par qui le régime cherche à se perpétuer, et d'appeler le peuple à poursuivre sa révolte jusqu'à ce qu'il en soit ainsi.

Tout au long de la semaine historique que compte déjà le soulèvement populaire en Egypte, l'opposition politique à la dictature de Moubarak a fait preuve d'un réel bon sens. Tous courants idéologiques confondus, elle s'est retrouvée dans un front solidaire mû par des revendications consensuelles excluant toute concession à un processus de succession échafaudé pour préserver le régime sans Moubarak. Celui-ci irrévocablement maintenant hors course.

Ceux qui, à l'intérieur du régime moribond, veulent prendre sa succession, ne manqueront pas de jouer sur les différences et divergences existantes entre les segments qui la composent. La désunion facilitera incontestablement leur dessein qui est de conserver le pouvoir et ainsi opérer une transition à leur bénéfice.

Elle doit de ce fait récuser la thèse qu'une rupture immédiate avec le régime que laisse Moubarak conduira l'Egypte au vide politique et au chaos social. Prouver, en restant unie sur la base d'un projet politique consensuel, qu'elle est la seule alternative que veut le peuple égyptien.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 09:03

Imposante marche à Tizi Ouzou affrontements Tizi Ouzou

 

Des milliers de personnes ont battu le pavé hier à travers les différentes artères de la ville de Tizi Ouzou pour répondre à l’appel de la Coordination locale des étudiants (CLE) de l’université Mouloud Mammeri.

La procession a démarré à 11h du campus de Hasnaoua jusqu’au siège de la wilaya. Durant tout l’itinéraire de la marche, les étudiants ont scandé des slogans hostiles au pouvoir. «Pour une véritable université publique de qualité», «Pour les libertés démocratiques et un Etat de droit», «Pour l’éradication du phénomène d’insécurité» et «Non au système LMD» ainsi que «La réouverture de la post-graduation et le maintien du Capa», pouvait-on lire, entre autres, sur les banderoles brandies pas les marcheurs.

Cette action a été une réussite puisqu’elle a drainé plusieurs milliers de personnes. Nous voulons, à travers cette marche, interpeller encore une fois le pouvoir sur la situation que traverse l’université et demandons également un changement pacifique et démocratique», a déclaré un membre de la CLE.

A 10h, l’enceinte du campus de Hasnaoua était déjà noire de monde. Les étudiants préparaient les carrés. Quelques minutes plus tard, la foule  s’ébranle dans un climat pacifique. D’autres citoyens se sont joints à la marche. «Cette action est une initiative de la CLE, mais elle est ouverte à toute la société civile et les forces démocratiques agissant pour le changement», a laissé entendre un organisateur à l’aide d’un mégaphone. Au-devant de la marche, un grand emblème national a été déployé par les manifestants qui ont marqué une halte au carrefour Djurdjura, au centre-ville pour observer une minute de silence.

Puis la procession s’ébranle de nouveau, en criant à gorge déployée : «Halte à la corruption». Les marcheurs n’ont cessé de scander, haut et fort, des slogans hostiles au pouvoir jusqu’au portail principal du siège de la wilaya où ils ont observé un rassemblement. «L’université est en souffrance. La tutelle lance des réformes sans prendre le soin de réunir les conditions nécessaires pour assurer la performance et la réussite. Cette situation n’est pas seulement le résultat de l’incompétence et d’un laxisme, mais celui d’un régime qui, obnubilé par son maintien au pouvoir, stérilise et ruine l’université, verrouille les champs politique et médiatique, bâillonne l’opposition démocratique et empêche toute manifestation pacifique», dira un membre de l’organisation à la fin de la marche.

A 13h, les marcheurs se sont dispersés dans le calme et sans le moindre incident. Notons  aussi que l’action de la CLE a été soutenue par les lycéens, le MAK et le RCD. D’ailleurs, nous avons remarqué, entre autres, la présence  du président de l’APW et des parlementaires de la formation de Saïd Sadi. «Nous avons pris part à cette marche parce que nous soutenons les revendications des étudiants. L’heure est à la mobilisation et à l’union», a estimé Mohamed Ikherbane, sénateur du RCD. Par ailleurs, il est utile de souligner que la marche des étudiants a été ponctuée d’une grève générale qui a paralysé hier toutes les facultés de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. 

Source El Watan Hafid Azzouzi

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:56

L’opposition minée par les tiraillements

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Sous la poussée des émeutes de janvier qu’a connues le pays et des bouleversements politiques qui s’opèrent dans le monde arabe, la classe politique nationale s’affaire à reprendre l’initiative. Bravant l’interdit, partis politiques, syndicats et autres associations se sont donné rendez-vous le 12 février pour battre le pavé à Alger à l’effet d’exiger une (ré)ouverture politique et des libertés démocratiques. Des personnalités de divers horizons ont ainsi lancé «un manifeste pour des droits et des libertés».

Toutes ces initiatives se rejoignent quant au fond : passer d’un régime politique autoritaire à un système démocratique. Cependant, ces appels incessants et ces initiatives pour le changement sont en butte à des tiraillements partisans qui divisent les forces politiques de l’opposition. Une situation qui a rendu caduque jusque-là toute démarche politique d’envergure susceptible d’instaurer un régime démocratique. D’aucuns se demandent, à juste titre d’ailleurs, pourquoi les partis politiques de l’opposition sont beaucoup plus enclins à se livrer bataille entre eux qu’à en découdre avec le pouvoir en place. Hormis, en effet, les héritages du passé, les repères identitaires et les choix doctrinaux de chaque parti politique, des murs de séparation demeurent encore infranchissables.

Le verrouillage politique imposé par un pouvoir hostile à toute idée d’ouverture et qui a plombé la vie politique nationale en est une explication objective.

De l’avis de nombreux analystes et acteurs politiques locaux, d’autres explications, pourtant,  pourraient en être à l’origine. A titre d’exemple, l’incapacité des forces de l’opposition à s’organiser autour d’un contrat politique pour le changement.

Une espèce de «guerre civile» verbale que se sont livrée les partis et organisations à l’ombre de la violence qui a embrasé l’Algérie durant les années quatre-vingt-dix a dynamité les rapports politiques entre les différents courants de l’opposition. Malgré les évolutions politiques et sociales, le clivage éradicateurs-réconcilateurs continue à être cette ligne de fracture. Mais pas seulement.

Le politologue Ahmed Rouadjia estime, pour sa part, que «le culte absolu du chef, la sacralisation de son discours politique et les rivalités historiques ont conduit les partis à se rejeter mutuellement».

Toutes les expériences passées ont montré comment les égoïsmes et les questions de leadership ont pris le pas sur les stratégies de sortie de crise. Et n’ont pu permettre des alliances transpartisanes. L’absence d’une vie politique nationale a déteint sur l’ambiance au sein des formations, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles ont reproduit nombre de pratiques pourtant reprochées au pouvoir lui-même. Des crises organiques ont presque tout autant fait de mal à ces partis. Le mal dont pourtant le pouvoir porte presque l’entière responsabilité se mesure à toute la difficulté qu’éprouvent aujourd’hui les acteurs politiques, dont la société attend pourtant une action salvatrice, à l’heure où le pays semble calé paresseusement dans son immobilisme mortifère.

L’ancien dirigeant du FFS, Saïd Khelil, n’a-t-il pas jugé nécessaire, dans une interview à El Watan, de faire «un travail d’autocritique. Les divergences, il faut les assumer et il faudrait se parler pour trouver un minimum de convergences. C’est un problème de culture politique, les polémiques sont contreproductives et font des ravages dans l’esprit des citoyens».

Selon lui, «le RCD et le FFS, par exemple, devraient trouver un terrain minimum de convergence». Pas si facile. Le FFS ne veut surtout pas accorder «une amnistie» aux partis qui, à un moment donné, avaient rejoint le gouvernement. Au FFS, il est reproché son opposition radicale au régime et son refus de composer avec d’autres partis dont il «soupçonne» la proximité avec le pouvoir.

Le RCD, c’est connu, n’a jamais digéré une «alliance» (réelle ou  supposée) du FFS avec les islamistes.

Pour Abdeslam Ali Rachdi, un des initiateurs du «manifeste pour des droits et des libertés», les enjeux d’aujourd’hui sont «civiques pour le changement et dépassent les stratégies partisanes. Nous ne sommes pas dans une situation politique normale qui supposerait des coalitions partisanes où le rôle du parti est de mobiliser ses troupes pour arriver au pouvoir à travers des élections».

En somme, en l’état actuel des choses, s’il peut paraître présomptueux de parier sur un large rassemblement des forces politiques en présence, il n’en demeure pas moins que seule une dynamique de lutte sociale pourrait conduire vers une recomposition du champ politique, le mieux à même d’incarner le combat à venir.

Seulement voilà, le champ d’expression sera-t-il (re)conquis ? C’est un préalable.

Source El Watan Hacen Ouali

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:52

Algérie - Football: Le match amical Algérie Tunisie reporté à une date ultérieure

algerie CAN 2010

 

Le match amical international de football Algérie -Tunisie,  prévu le 9 février à Annaba, a été reporté en raison de "l'indisponibilité de stades" pouvant accueillir cette rencontre, annonce mardi 1 février la Fédération algérienne  de football.

"Devant l'impossibilité d'organiser le match amical international, prévu entre notre équipe nationale et son homologue tunisienne à cause de l'indisponibilité des deux seuls stades susceptibles d'accueillir cette rencontre (5 juillet 1962 à Alger et 19 mai 1956 à Annaba), les fédérations algérienne et tunisienne de  football, après avis des entraineurs des deux sélections, ont décidé d'un commun accord le report de ce match à une date ultérieure", indique un communiqué de  l'instance fédérale.

Prévu initialement au stade du 5 juillet d'Alger, le match avait été d'abord délocalisé au stade du 19 mai d'Annaba, pour "un problème technique au niveau de l'éclairage du terrain du stade du 5 juillet", avant d'être finalement  annulé.

Cette rencontre devait servir de préparation aux deux sélections en  prévision de la prochaine journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique  des nations CAN-2012, prévue fin mars. 

L'Algérie, qui figure dans le groupe C, accueillera le Maroc, alors  que la Tunisie se déplacera à Blantyre pour affronter le Malawi, comptant pour  le groupe K.

Source El Watan

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:49

Egypte: mobilisation d'une ampleur sans précédent pour le départ de Moubarak

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Des centaines de milliers d'Egyptiens ont envahi mardi les rues pour la plus importante mobilisation en huit jours de contestation contre le président Hosni Moubarak, qui doit prononcer "un discours important" sous peu.

A la faveur du soutien de la toute-puissante armée, qui s'est engagée à ne pas tirer sur eux, hommes, femmes, enfants et vieillards ont manifesté pour exiger le départ de M. Moubarak qui semble s'accrocher au pouvoir en proposant un dialogue et des réformes aussitôt rejetés.

Aucun incident violent n'a été enregistré lors des manifestations tenues à l'appel de l'opposition pour la "marche d'un million" au Caire et à Alexandrie contre leur président accusé de tous les maux -pauvreté, chômage, violation des libertés, corruption et verrouillage politique.

Mohamed ElBaradei, la figure la plus en vue de l'opposition, a appelé M. Moubarak à partir "au plus tard vendredi", en se prononçant pour "une sortie honorable" du président, 82 ans, de plus en plus en difficulté.

Face à l'épreuve de force persistante, les Etats-Unis sont entrés en contact avec les deux camps: un ex-diplomate américain Frank Wisner devait rencontrer au Caire de hauts dirigeants du régime, alors que l'ambassadrice des Etats-Unis Margaret Scobey s'est entretenue au téléphone avec M. ElBaradei qui a reçu en outre un appel téléphonique de l'ambassadeur britannique.

Dans le même temps, ils ont ordonné le départ du personnel non essentiel de leur ambassade, alors que le mouvement de contestation, du jamais vu depuis 1981, même s'il continue de manière pacifique, a fait depuis le 25 janvier au moins 300 morts selon un bilan non confirmé de l'ONU, et des milliers de blessés.

Dans le centre du Caire, la grande place Tahrir (place de la Libération), épicentre du mouvement, a été prise d'assaut par une marée humaine. L'atmosphère y était très festive, les manifestants, dansant et chantant en conspuant le président égyptien.

Les passants applaudissaient à la vue de deux mannequins représentant M. Moubarak pendu, avec l'étoile de David sur sa cravate et des liasses de dollars dans les poches.

"Je pense que les gouvernements, partout, doivent nous appuyer. Nous attendons qu'ils disent qu'il est parti, qu'il est dans l'avion. C'est notre rêve", dit l'une des manifestantes, Basma Mahmoud, 30 ans.

L'armée a fermé le matin les accès à la capitale et à d'autres villes, et des hélicoptères ont survolé régulièrement le centre du Caire. Le trafic ferroviaire avait été interrompu pour empêcher un déferlement sur la capitale.

A Alexandrie, deuxième ville du pays sur la Méditerranée, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées devant la mosquée Qaëd Ibrahim et la gare ferroviaire.

A Suez (est), 15.000 personnes ont défilé, alors qu'elles étaient 40.000 à Mansoura, 5.000 à Tanta et 10.000 à Mahalla, dans le Delta.

Quelques heures après l'entrée en vigueur du couvre-feu (13H00 GMT jusqu'à 06H00 GMT), la foule commençait à se disperser au Caire en bon ordre, sous le regard de l'armée.

De même à Alexandrie, les gens commençaient à rentrer chez eux, alors que l'insécurité règne dans le pays en raison des pillards apparus aux premiers jours de la contestation après le retrait de la police. Celle-ci, haïe par les manifestants sur lesquels elle avait tiré, est réapparue lundi.

Pour mobiliser les manifestants, les groupes issus de la société civile, soutenus par M. ElBaradei, une partie de l'opposition laïque et les Frères musulmans, force d'opposition la plus influente, ont compté sur le bouche à oreille, Internet restant bloqué et le service de messagerie mobile perturbé.

L'annonce d'un nouveau gouvernement et la proposition du vice-président Omar Souleimane d'un dialogue avec l'opposition ont été rejetées par les manifestants et l'opposition, pour qui seul le départ de M. Moubarak viderait les rues d'Egypte.

Après une semaine de protestations, les contrecoups économiques de la révolte se font sentir. Les touristes, l'une des principales sources de revenus pour l'Egypte, ont renoncé à venir, et les étrangers prennent la fuite.

Banques et Bourse restent fermées, alors le carburant manquait et les Egyptiens faisaient leurs provisions.

Après Moody's lundi, l'agence de notation Standard and Poor's a abaissé d'un cran la note de l'Egypte. Mais le Fonds monétaire international s'est dit prêt à aider l'Egypte. L'Unesco a lancé un appel à la sauvegarde du patrimoine de l'Egypte, réclamant des mesures pour protéger "les trésors" du pays.

Craignant pour sa part un possible futur pouvoir en Egypte hostile à son pays, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé la communauté internationale à "exiger" le respect du traité de paix égypto-israélien.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:44

Une nouvelle ère pour l’Egypte

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Rassurés par les engagements de l’armée de ne pas user de la force, des centaines de milliers d’Egyptiens se sont rassemblés hier dans les rues d’Alexandrie, du Caire et de Suez, les plus importantes villes du pays, soumises à un couvre-feu, depuis le début de la révolte populaire, il y a une semaine.

Ils répondent ainsi à l’appel lancé lundi dernier par la coalition de l’opposition, qui regroupe entre autres les Frères musulmans, pour une marche devant drainer un million d’Egyptiens, et une grève générale de tous les secteurs d’activité économique. Dès le début de la journée, et en dépit de la fermeture par l’armée des principaux accès aux trois villes concernées par la marche, une marée humaine a commencé à affluer vers les centres d’Alexandrie, du Caire et de Suez, devenus depuis huit jours, les foyers de la contestation.

L’autoroute reliant Alexandrie au Caire est bloquée à un kilomètre de la capitale par un barrage de l’armée et une longue file de camions de marchandises et de voitures s’est formée sur la route après que les militaires eurent interdit le passage.

Les sorties des villes de Mansoura (delta), Suez (est) et Fayyoum (au sud du Caire) sont également fermées par l’armée, le trafic ferroviaire est suspendu depuis lundi, et la ligne de métro reliant Le Caire à Choubra el Kheïma (20 km au nord) est bloquée. De nombreux Cairotes n’ont pu rejoindre leur lieu de travail en raison de la fermeture des routes. A la place Etahrir (place de la Libération), ils sont des dizaines de milliers à s’être rassemblés en scandant «Moubarak dehors».

Des portraits du président Moubarak, avec des moustaches à la Hitler, sont accrochés aux feux rouges, alors que la foule applaudit la pendaison symbolique de deux mannequins représentant le président contesté.

Sur sa cravate est épinglée l’étoile de David et de ses poches dépassent des liasses de dollars. Les chars d’assaut militaires assurent la protection des bâtiments gouvernementaux, situés aux alentours de la place. De nombreux manifestants ont passé la nuit sur les lieux, dans une ambiance de kermesse. A leur tête, l’opposant et prix Nobel de la paix, El Baradei, qui avait été chargé la veille par la coalition de l’opposition de «négocier avec le régime de Moubarak». Il déclare à une chaîne de télévision arabe que le président Moubarak «doit quitter le pouvoir d’ici vendredi. Les Egyptiens veulent en finir aujourd’hui, sinon vendredi au plus tard. Vendredi (prochain) a été baptisé ’’jour du départ’’. Je ne pense pas qu’il veuille voir davantage d’effusion de sang».

El Baradei s’est dit favorable à «un dialogue national global», mais avec des conditions, «et en premier lieu le départ du président Moubarak» parce que «si le président Moubarak s’en va, tout ira dans la bonne voie (…) le président Moubarak n’a pas tiré la leçon et n’a pas compris le message que l’armée a pourtant bien compris en annonçant comprendre les revendications légitimes du peuple. J’espère qu’il aura compris cela et qu’il quittera le pays pour entamer une nouvelle ère et prévenir (davantage) d’effusion de sang». Dans un communiqué, un comité représentant les forces de l’opposition, dont Mohamed El Baradei, déclare qu’«il n’entamerait pas de négociations avant le départ du président Hosni Moubarak et réclame la dissolution de l’Assemblée du peuple, la formation d’un gouvernement d’union nationale de transition pour la gestion des affaires courantes chargé de préparer des élections transparentes».

Au centre d’Alexandrie, plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées devant la mosquée Qaëd Ibrahim et la gare ferroviaire, brandissant des drapeaux égyptiens et scandant des slogans hostiles à Moubarak. Les images retransmises par les chaînes de télévision satellitaires arabes montrent des manifestants hissant un cercueil en criant «Moubarak est mort sans la Miséricorde de Dieu». +A Suez (est), plusieurs milliers de personnes se sont regroupées à la mi-journée au centre-ville, alors qu’ils sont plus de 40 000 à avoir marché à Mansoura (delta), 5000 à Tanta (delta) et 10 000 à Mahalla (delta). En fin de journée, des centaines de milliers de manifestants occupaient toujours les places des plus importantes villes du pays.

Une situation marquée par une paralysie générale des activités économiques et des pénuries de produits de large consommation. De nombreux pays envisagent d’ailleurs d’évacuer leurs ressortissants. Les Etats-Unis ont demandé au personnel non indispensable de leur ambassade de quitter le pays. Ils ont ainsi ordonné mardi au personnel non essentiel de leur ambassade au Caire de quitter le pays et commencé à évacuer dès lundi leurs ressortissants sur une base volontaire.

Le Canada lui emboîte le pas et organise des vols charter pour évacuer des centaines de Canadiens mais aussi des ressortissants d’autres pays. Il en est de même pour l’Autriche avec le rapatriement de centaines de ses ressortissants, tandis que la Belgique recommande d’éviter les voyages non essentiels vers l’Egypte. Deux avions sont dépêchés par la Turquie pour évacuer quelque 750 ressortissants se trouvant au Caire et à Alexandrie.

D’autres vols spéciaux sont programmés par l’Irak pour évacuer les ressortissants qui le désirent. Un pont aérien est mis en place depuis samedi par la Libye pour le rapatriement de ses nationaux, alors que deux avions transportant 480 Chinois bloqués en Egypte ont pu décoller à destination de la Chine. Quatre avions supplémentaires sont déjà prêts pour rapatrier près de 2000 Chinois d’Egypte.

Source El Watan Salma Tlemçani avec Agences

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:39

Algérie - Ben Bitour appelle à la formation d’un gouvernement de transition

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L’ancien chef du Gouvernement Ahmed Ben Bitour multiplie ces derniers jours les initiatives politiques dans l’espoir de faire bouger les lignes en cherchant à surfer sur la vague de contestation sourde que connait l’Algérie. Et après son appel au « rassemblement des forces du changement » le semaine dernière, il vient de rendre public son « manifeste pour une Algérie nouvelle » Bille en tête, il commence par dire que « la nation est en danger et le pays à la dérive ».

Pour lui c’est le moment d’exprimer notre solidarité avec la jeunesse ». Dans une allusion aux dernières émeutes qui avaient secoué tout le pays, il note que« face à l’impasse et au désespoir, il ne reste à la jeunesse, pour s’exprimer que la violence qui est devenue le seul moyen de règlement de conflits parmi les individus et entre les individus et l’Etat ».

Cette double violence pouvoir/société menace selon lui « de devenir incontrôlable à tout moment ». D’ou la nécessité d’une « prise de conscience collective de la menace sur l’avenir de l’Etat et de la Nation ». Ce qui se passe en Tunisie et en Egypte l’Algérie ne saurait y échapper avertit Ahmed Ben Bitour qui prend ainsi le contre pied des diagnostics rassurant de Belkhadem et Louisa Hanoun qui ne voient pas de « similitudes avec l’Algérie ».

« Les récentes expériences algérienne, tunisienne et égyptienne, démontrent l’urgente nécessité de construire un interlocuteur valable face à un pouvoir aux abois et une jeunesse décidée à arracher sa liberté, y compris par la violence », dit-il en appelant les adhérents à son manifeste à « constituer des cercles d’initiatives citoyennes pour le changement, pour créer dans la société civile les espaces de négociation et de proposition, pour prévenir toute action visant à attiser la violence entre Algériens ou prônant l’anarchie ou l’effondrement de l’administration ou de l’Etat ».

La mobilisation recherchée à travers ces initiatives est de « mettre fin à la corruption et au mépris trop répandus parmi nos responsables politiques et administratifs »,« mettre en place une économie de production, qui résorbe rapidement le chômage et la pauvreté » , « développer une véritable protection sociale conforme à nos valeurs pour une amélioration des conditions de vie de tous, notamment les couches les plus vulnérables de la population ainsi que l’égalité pour tous et enfin « améliorer le niveau d’éducation et de formation de l’ensemble de la population, et en priorité des jeunes générations ».

Une première étape dans la mise en œuvre de ce manifeste doit se matérialiser selon lui à travers des revendications frappées du sceau de l’urgence : « l’instauration des conditions minimales de libertés démocratiques », « la mise en place d’un calendrier politique de transition et de sauvegarde pour parvenir à l’avènement d’une nouvelle république »et La sauvegarde des ressources de l’Algérie par la « constitutionnalisation de l’utilisation des recettes d’hydrocarbures »

Source El Watan Algerie-Plus

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 00:43

Humour …Serviable ce Jean Maurice

La lecture de la Pin up

Cher Jean Maurice

J’espère que vous pourrez m’aider. L’autre jour, je suis partie à mon travail, laissant mon mari qui regardait la télé. A moins d’un kilomètre de mon domicile, le moteur de ma voiture a calé et est tombé en panne totale. Je suis donc revenue à pied demander l’aide de mon mari. Une fois rentrée, je ne pouvais croire mes yeux. Il était dans notre chambre avec la fille de notre voisin ! Je suis âgée de 32 ans, mon mari a 34 ans et la fille de notre voisin a 19 ans. Nous sommes mariés depuis 10 ans. Je me suis mise en colère, il s’est effondré et a admis qu’ils avaient une liaison depuis six mois. Mais il refuse de m’accompagner chez un psychologue conseiller conjugal. Je suis complètement détruite et j’ai besoin de conseils d’urgence. Pouvez-vous m’aider ?

Marguerite.

Chère Marguerite,

Il y a de multiples raisons pour lesquelles un véhicule cale au bout d’une courte distance. Commencez par vérifier s’il n’y a pas de saleté dans le conduit d’arrivée de carburant. S’il n’y en a pas, vérifiez la pompe d’alimentation et les fils du delco. Si aucune de ces approches ne règle le problème, il y aura peut-être à changer la pompe elle-même qui, je crois, fournit aux injecteurs une pression trop faible. J’espère vous avoir été utile.

Jean-Maurice.

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:48

El Baradei ou Souleïmane qui conduira la transition ?

Omar Souleimane

La protesta ne semble pas faiblir. Au cœur de la capitale, quadrillée par l’armée suppléant aux défaillances de la police et survolée à basse altitude par des avions de chasse, le peuple des manifestants ne veut pas lâcher prise.

De la mythique Midan Etahrir à Mansourah (Delta du Nil), la voix des « jeunes d’Egypte » se refuse à tout compromis et revendique clairement le changement de régime. Ni la démission du gouvernement, ni les nouvelles nominations (le patron du renseignement au poste de vice-président et le ministre sortant de l’Aviation en qualité de Premier ministre), ni les promesses d’ouverture de Moubarak n’ont eu d’effet sur le mouvement protestataire porteur d’espoir de changement démocratique.

L’Egypte, menacée de paralysie totale (fermeture des banques, des entreprises et de la bourse, arrêt des examens à l’université…), vit le temps du basculement particulièrement accentué par le rapatriement massif des ressortissants étrangers et des voyagistes et, fait aggravant, le départ en exil des Al Moubarak et autres Sawaris. Une fin d’époque ? La « révolution égyptienne pour une nouvelle Egypte », selon la bonne formule de l’auteur de L’immeuble de Yacoubian, l’écrivain Alaan El-Aswani, présent à toutes les manifestations, est en marche vers son nouveau destin durement arraché par les sacrifices des siens. Aux manœuvres de sérail décrétant le changement gouvernemental pour tenter de contenir la grogne populaire et à la férocité de la répression (une centaine de morts et 2.500 blessés), la dynamique de changement interpelle la coalition de l’opposition exigeant « le départ sans délai » de Moubarak et l’avènement d’un « gouvernement de transition » excluant le PND au pouvoir. Cette coalition regroupant les mouvements d’opposition dont les frères musulmans, a apporté sa caution à El Baradei chargé de conduire la négociation avec le pouvoir. La transition a-t-elle pour autant commencé ?

L’ancien patron de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) a dénoncé violemment la position ambivalente de Washington qui redoute, avec son protégé israélien, de perdre son plus important allié dans le monde arabe. Dans l’émission Face the Nation, émise depuis Le Caire, par la chaîne CBS, il a dénoncé violemment les Etats-Unis en perte de « crédibilité ». El Baradei a relevé que « d’un côté vous parlez de démocratie, d’Etat de droit, de droits de l’homme et, de l’autre, vous apportez toujours votre soutien à un dictateur qui continue d’opprimer son peuple ». Les réformes devenues inéluctables ont conduit le département d’Etat à demander au Caire de « faire plus » pour assurer « une transition en bon ordre ». Car, bien loin des garanties de « stabilité » affirmé par Hillary Clinton, aux premiers jours des manifestations, la perception américaine a évolué pour prendre la forme d’injonctions en faveur de «mesures concrètes » et « plus de réformes».

Il s’agit, pour le porte-parole du département d’Etat, P. J. Crowley, d’aller au-delà de la simple décision de « rebattre les cartes et puis rester intransigeant ». A la remorque de Washington, l’Europe des trois, constituée de Sarkozy, Merkel et Cameron, plaide pour le lancement d’un « processus de changement » et la fin du cycle de violence. Mais, qui d’El Baradei, érigé en homme providentiel, ou de Souleïman, présenté en candidat sérieux à la succession de Moubarak, veillera aux destinées de la nouvelle Egypte ?

Source Horizons Larbi Chaabouni.

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:46

Egypte: le départ de Moubarak, prochaine étape?

Moubarak

 

Selon les spécialistes, le président ne pourra plus se maintenir très longtemps au pouvoir...

Il a beau avoir nommé un nouveau gouvernement, ses jours à la tête de l’Egypte sont sans doute comptés. Selon les spécialistes, le départ d’Hosni Moubarak n’est qu’une question de temps. Et de méthode. 20minutes.fr fait le point.

>> Retrouvez tous les évènements de ce lundi en cliquant ici 

Un écrasement du mouvement par l’armée peu crédible

«Aujourd’hui, Moubarak ne peut plus tirer sur la foule, ce serait trop coûteux», estime Antoine Basbous, politologue à l’Observatoire des pays arabes. L’hypothèse d’une reprise en main par l’armée dans la violence et le sang ne semble donc pas crédible. «Etant donnée la détermination de la population, ce serait une situation difficilement tenable», observe Dominique Thomas, spécialiste du monde arabe et des mouvements islamistes. D’autant que l’armée ne souhaite pas se mettre à dos la rue et plonger le pays dans le chaos, selon ce chercheur. «Il a fallu six semaines aux Tunisiens pour se calmer, je ne suis pas sûr que l’économie égyptienne puisse tenir ce temps-là», ajoute Antoine Basbous.

La stratégie du pourrissement payante?

Comme Ben Ali en Tunisie, Hosni Moubarak «joue la stratégie du pourrissement. Les policiers se sont retirés, laissant la place aux pilleurs afin que les Egyptiens réclament le retour de l’ordre. Mais le remède n’est pas garanti», prévient Antoine Basbous. Et le gagnant de cette stratégie non plus. Le bénéfice peut en revenir à l’armée, qui reprendra le contrôle de la situation, mais sans le Président. «L’armée fait de la diplomatie, entretien un flou artistique constructif, elle fraternise, elle ruse, de sorte que l’étape suivante lui donne l’opportunité de renforcer son contrôle sur une population excédée par les pillages», poursuit le chercheur. 

Moubarak évincé avant les élections

Selon les experts, il semble peu probable d’attendre jusqu’à la présidentielle de septembre 2011. «L’armée s’est déjà désolidarisée de Moubarak, mais elle doit l’évincer habilement et ne pas l’humilier car il reste son premier représentant», analyse Antoine Basbous. Objectif: «Garder un système militaire avec des garanties d’ouverture pour obtenir l’accalmie», renchérit Dominique Thomas. Dans un premier temps, la population veut en finir avec le clan Moubarak. Reste à savoir qui prendra le relais ensuite. Pour l’instant, Hosni Moubarak a nommé comme vice-président Omar Souleïmane, le tout puissant chef des services de renseignement. Si ses réseaux diplomatiques lui confèrent une légitimité à l’international, «ce n’est pas quelqu’un qui va représenter l’alternative démocratique», souligne Dominique Thomas. Et l’armée accorderait plus volontiers son soutien à Ahmed Chafik, nouveau Premier ministre ou Mohamed Hussein Tantaoui, nommé vice-Premier ministre, tous deux ex-militaires.

Les clefs du pouvoir données à un civil?

Ce scénario est souhaité par plus d’un, à commencer par Mohammed ElBaradei, figure de l'opposition égyptienne, qui a fait part de son intention de négocier la formation d'un gouvernement d'union nationale avec l’armée. Car celle-ci joue un rôle essentiel en Egypte depuis plus d'un demi-siècle et compte bien préserver ses avantages et ses prérogatives. «A l’heure actuelle, donner les clefs du pouvoir à un civil n’est pas à l’ordre du jour», tempère Antoine Basbous. A long terme, Dominique Thomas estime que le modèle égyptien pourrait toutefois se rapprocher de celui de la Turquie, une démocratie encadrée par l’armée.

Source 20minutes.fr C.F.

Le Pèlerin

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