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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:02

 L'Egypte joue son avenir

revolte populaire en egypte

La situation est devenue explosive en Egypte, où ni le couvre-feu, ni les menaces du régime n'ont calmé les manifestants, qui veulent acculer le président Moubarak dans ses derniers retranchements, alors que tous les services publics, dont les trains, sont à l'arrêt. Ce mardi sera un jour test pour les anti-Moubarak.

L'annonce du nouveau gouvernement ne semble pas avoir calmé la rue égyptienne, qui demande toujours le départ du président Moubarak. Le ministre de l'Intérieur Habib El-Adli, dont les manifestants réclamaient le départ, a été remplacé par un général, Mahmoud Wagdi. Le nouveau gouvernement ne comprend plus aucune personnalité du milieu des affaires, dont Gamal Moubarak fils du président est considéré comme proche. Le président Moubarak avait chargé son nouveau Premier ministre Ahmad Chafic de promouvoir la démocratie par le dialogue avec l'opposition, après un appel du président américain Barack Obama, à une «transition vers un gouvernement répondant aux aspirations» des Egyptiens. Hier, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a appelé M. Moubarak à engager «immédiatement» un «dialogue sérieux avec les partis d'opposition». Mais le pays était presque paralysé après un appel à la grève générale. Selon des images de TV, c'est presque le pays entier qui serait entré en guerre contre le régime de Moubarak, dont le changement de gouvernement n'a fait qu'attiser la colère des manifestants, qui avaient bravé le couvre-feu, dorénavant de 15h à 8h le lendemain. Mais, c'est l'appel à la marche «d'un million» de personnes, ce mardi à Alexandrie et au Caire, selon les partisans d'El Baradei pour faire pression sur le régime, qui retient l'attention. Même si Internet est toujours bloqué, le «bouche à oreille» fonctionne, et tout semble aller vers une marche imposante, mardi, de plusieurs millions de manifestants pour réclamer le départ de Moubarak et son régime militaire.

La place Tahrir, bastille du Caire

La place Tahrir (place de la Libération), épicentre de la contestation dans le centre du Caire, n'a pas désempli. Les manifestants comptent sur le «bouche à oreille» pour diffuser leur appel, Internet restant bloqué et le service de messagerie mobile perturbé.

Certains manifestants y ont passé la nuit malgré le couvre-feu en vigueur dans la capitale, à Suez et à Alexandrie de 15h à 08h. Six journalistes du canal anglophone de la chaîne qatarie Al-Jazira ont été brièvement arrêtés hier au Caire, et leur caméra confisquée. La chaîne satellitaire a été interdite en Egypte après avoir accordé une large couverture aux manifestations anti-gouvernementales.

Au septième jour de mobilisation, le pays est en partie paralysé. Les banques et la Bourse sont fermées pour une deuxième journée consécutive et la place du Caire sera de nouveau fermée ce mardi, selon la télévision publique. L'agence de notation «Moody's» a dégradé hier d'un cran la note de l'Egypte, et envisagé de l'abaisser encore à moyen terme. La plupart des distributeurs de billets sont vides. De nombreux voyagistes ont suspendu, par ailleurs, les départs des vacanciers, au plus fort de la saison touristique. Plusieurs entreprises internationales, dont la banque Crédit Agricole, la compagnie pétrolière russe Loukoïl, le producteur de gaz Novatek ou encore le groupe énergétique allemand RWE, ont décidé d'évacuer les familles et tout ou partie de leur personnel expatrié. Les cimentiers français Lafarge et italien Italcementi, le géant maritime et pétrolier danois A.P. Moeller-Maersk et le constructeur automobile Nissan ont suspendu leurs activités.

Israël, inquiet de préserver ses liens avec l'Egypte, seul pays arabe avec la Jordanie à avoir signé un traité de paix avec l'Etat hébreu, a demandé dans un message secret aux Etats-Unis et à des pays européens de soutenir le régime égyptien, rapporte lundi le quotidien Haaretz.

Les départs d'étrangers s'organisent

Par ailleurs, et face à l'incertitude de la situation en Egypte, plusieurs gouvernements ont commencé, hier, à organiser le départ de leurs ressortissants au sixième jour des manifestations contre le pouvoir en place. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont mis en place des départs «sur une base volontaire» à bord de vols commerciaux et éventuellement de vols spéciaux, payants, indique l'ambassade de France au Caire, qui souligne qu'»il n'est pas question d'évacuation à cette heure». Janice Jacobs, sous-secrétaire d'Etat américaine aux Affaires consulaires, a précisé qu'un premier vol affrété par le gouvernement américain avait quitté l'Egypte, hier avec 42 Américains à bord. Au total, a-t-elle dit, 2.400 ressortissants ont demandé à quitter le pays, sur les plus de 52.000 Américains enregistrés à l'ambassade du Caire. Janice Jacobs s'attend à d'autres demandes. La plupart de ces passagers seront transférés vers des «lieux sûrs en Europe». Le département d'Etat a également autorisé le départ des diplomates et du personnel non essentiel de son ambassade. La Turquie et Chypre ont pris des dispositions afin d'accueillir des touristes qui seraient évacués d'Egypte et accélérer leur transfert vers leurs destinations d'origine. A l'aéroport international du Caire, c'est la grande pagaille. Des témoins ont fait état de scènes chaotiques à l'aéroport, de nombreux passagers, Egyptiens compris, cherchant à monter dans des avions en nombre réduit. Le ministère français des Affaires étrangères souligne que «l'absence de personnel au sol (...), le couvre-feu et les difficultés informatiques engorgent l'aéroport et entravent, de manière significative, son bon fonctionnement». Plusieurs pays dont la France, l'Italie, le Japon, la Turquie et l'Allemagne ont annoncé qu'ils organisent le départ d'Egypte de leurs ressortissants.

 

Source Le Quotidien d’Oran Yazid Allilat

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:01

Egypte - ElBaradeï dit que le mouvement est sans retour

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Le Caire (Reuters) - Mohamed ElBaradeï, mandaté par l'opposition égyptienne pour négocier la formation d'un gouvernement d'union nationale, s'est joint dimanche soir aux manifestants rassemblés sur la place Tahrir du Caire, au coeur du mouvement de protestation contre Hosni Moubarak.

"Vous avez reconquis vos droits et ce que nous avons commencé est sans retour", a-t-il lancé à la foule qui l'acclamait.

"Nous avons une exigence principale: la fin de ce régime et le début d'une nouvelle phase, d'une nouvelle Egypte", a poursuivi l'ancien directeur général de l'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA), revenu jeudi dernier en Egypte.

"Je m'incline avec respect devant le peuple d'Egypte. Je vous demande de la patience, le changement interviendra dans les tout prochains jours", a dit le lauréat 2005 du prix Nobel de la paix.

Mohamed ElBaradeï, mandaté par l'opposition égyptienne pour négocier la formation d'un gouvernement d'union nationale, s'est joint dimanche soir aux manifestants rassemblés sur la place Tahrir du Caire, au coeur du mouvement de protestation contre Hosni M

A son arrivée sur la place, les manifestants scandaient: "Le peuple veut la chute du régime".

Dans une interview diffusée dans la journée par la chaîne CNN, ElBaradeï avait déclaré que Moubarak devait quitter le pouvoir "aujourd'hui" pour laisser place à un gouvernement d'unité nationale.

"Chacun en Egypte le dit de manière forte et claire: Moubarak doit partir aujourd'hui. Il doit partir aujourd'hui (...) et faire place à une transition en douceur vers un gouvernement d'unité nationale qui sera suivie par toutes les mesures nécessaires pour une élection libre et équitable", a-t-il insisté.

ElBaradeï a ajouté qu'il disposait d'un mandat populaire et politique pour négocier la formation d'un tel gouvernement. "J'ai été autorisé - mandaté - par le peuple qui a organisé ces manifestations et beaucoup d'autres parties afin de convenir d'un gouvernement d'unité nationale", a-t-il dit à CNN.

"J'espère entrer bientôt en contact avec l'armée, il faut que nous collaborions. L'armée fait partie de l'Egypte."

Un peu plus tôt, un dirigeant de la confrérie islamiste des Frères musulmans avait annoncé que des forces d'opposition s'étaient mises d'accord pour l'appuyer afin qu'il négocie avec le gouvernement du Caire.

ElBaradeï a regagné l'Egypte jeudi à la veille des manifestations sans précédent qui ont déstabilisé Moubarak. Samedi, il a exigé le départ du président en qualifiant son régime de "dictatorial" et proposé ses services dans le cadre d'un gouvernement intérimaire.

Henri-Pierre André et Philippe Bas-Rabérin pour le service français

Source RMC.fr au Caire Maroua Aouad

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 08:50

Egypte: l'armée juge les revendications "légitimes", marches géantes mardi

l armee bascule

L'armée égyptienne a déclaré lundi soir que les revendications du peuple étaient "légitimes" et s'est engagée à ne pas faire usage de la force à la veille de marches géantes prévues pour marquer une semaine de révolte sans précédent contre le président Hosni Moubarak.

Comme chaque jour depuis le 25 janvier, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté sans relâche toute la journée dans le centre du Caire pour réclamer le départ du président.

M. Moubarak a pourtant annoncé lundi un important remaniement. Le ministre de l'Intérieur Habib El-Adli, dont les manifestants réclamaient le départ, a été remplacé par un haut responsable de la police, Mahmoud Wagdi. Et il n'y a plus de ministre issu du monde des affaires, considéré comme proche de Gamal Moubarak, fils d'Hosni et lui aussi conspué par les manifestants.

Les Frères musulmans, force d'opposition la plus influente du pays, a très vite rejeté ce nouveau cabinet, et appelé à "des manifestations massives partout en Egypte afin que tout le régime -- président, parti, ministres et Parlement -- quitte le pouvoir".

Dans un communiqué officiel adressé en début de soirée au "grand peuple d'Egypte", l'armée a jugé "légitimes" ses revendications et assuré qu'elle ne recourrait "pas à l'usage de la force contre le peuple égyptien".

Le mouvement de contestation avait déjà lancé un peu plus tôt un appel à la grève générale et à des "marches d'un million" de personnes mardi au Caire et à Alexandrie (nord).

Le trafic ferroviaire a cependant été suspendu, empêchant lundi les mouvements vers la capitale. Et pour diffuser leurs messages, les manifestants comptaient sur la bouche-à-oreille, Internet restant bloqué et le service de messagerie mobile perturbé.

Dans l'après-midi, une marée humaine a de nouveau déferlé sur la place Tahrir dans le centre du Caire, épicentre d'une contestation qui a fait au moins 125 morts et des milliers de blessés en une semaine.

A la nuit tombée, ils étaient toujours des dizaines de milliers à braver tranquillement le couvre-feu, en vigueur de 15H00 à 8H00 au Caire, à Alexandrie et à Suez (est), dans une ambiance de kermesse.

Venus en famille ou en groupes, à peine contrôlés à l'entrée de la place par des soldats qui ouvraient juste les sacs et les cartons de nourriture, ils exigeaient la fin de la corruption, des privations et de l'oppression policière.

"Pas de changements de visage, un changement de régime !" ou "Le sang des martyrs n'aura pas été versé en vain !", scandaient les manifestants.

"J'habite à 80 km du Caire, je suis ici depuis trois jours. J'ai prévenu mes enfants: je ne rentrerai pas à la maison tant que ce régime pourri ne sera pas tombé. Nous avons eu peur pendant trente ans, c'est fini", a affirmé Ramadan El Yamani, un professeur de 49 ans.

Six journalistes de la chaîne qatarie Al-Jazira ont été brièvement arrêtés lundi au Caire, au lendemain de l'interdiction de la chaîne satellitaire en Egypte.

Dimanche soir, le président américain Barack Obama a réclamé une "transition vers un gouvernement répondant aux aspirations" des Egyptiens. Et lundi, les ministres européens des Affaires étrangères ont appelé à des "réformes démocratiques substantielles" conduisant à des élections "libres et justes".

La Turquie a quant à elle demandé au Caire de répondre aux "demandes légitimes" du peuple tout en mettant en garde contre une instabilité prolongée dans le pays.

Mais le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a agité le spectre d'un régime à l'iranienne dans le cas où "un mouvement islamiste organisé prendrait le contrôle de l'Etat" en Egypte à la faveur du "chaos".

Au septième jour de mobilisation, entamée 11 jours après la fuite de l'ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali sous la pression de la rue, le pays était toujours en partie paralysé.

La plupart des distributeurs de billets étaient vides, beaucoup de stations services à sec, les banques fermées... La compagnie nationale Egyptair a annulé jusqu'à nouvel ordre tous ses vols prévus aux heures du couvre-feu.

Le secrétaire général de l'OPEP, Abdallah El-Badri, a estimé que les tensions en Egypte pourraient affecter le passage stratégique du canal de Suez et générer une "pénurie" de pétrole. Mais les médias officiels égyptiens ont assuré que le canal fonctionnait "à pleine capacité".

Sous l'effet de ces craintes, les cours du baril de pétrole ont dépassé à Londres le seuil symbolique des 100 dollars, pour la première fois depuis octobre 2008.

Au plus fort de la saison touristique, de nombreux voyagistes ont suspendu les départs des vacanciers. Plusieurs pays, comme les Etats-Unis, le Canada, l'Arabie saoudite ou la Tunisie, ont dépêché des avions pour assurer le trapatriement de leurs ressortissants.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 08:47

Algérie - Menaceur : Un projet pilote

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L’élevage caprin et la création d’une unité de production fermière de fromage de chèvres, tels sont les deux objectifs à atteindre, dans le cadre de la consolidation des liens entre la wilaya de Tipasa à travers sa direction des forêts et le conseil général de l’Hérault (France) représenté par l’Institut agronomique méditerranéen de Montpellier (IAMM).

C’est parce que le relief de la wilaya de Tipasa représente une opportunité dans la réussite de cette action de partenariat et de solidarité que des initiatives viennent d’être lancées. En effet, le coût global de ce projet pilote est cofinancé par les Algériens et les Français. L’Algérie participe avec une quote-part avoisinant 2,7 millions de dinars et le conseil général de l’Hérault avec une subvention de 29 500 euros. Tout cet argent servira à prendre en charge les travaux d’aménagement de la chèvrerie, l’achat du matériel d’élevage caprin laitier, l’achat et le transport de 15 chèvres de race alpine et 2 boucs depuis la France jusqu’à Menaceur, la construction, l’aménagement et l’équipement de la fromagerie et autres charges qui rentrent dans le processus de production, de conditionnement et de commercialisation du fromage de chèvre. Ce projet pilote devra être achevé au courant de l’année 2012.

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 08:40

L’armée se range du côté du peuple

emeutes egypte

 

Dans un communiqué diffusé hier, en fin de journée, le commandement militaire égyptien a reconnu la légitimité des revendications de la rue et s’est engagé à ne pas intervenir contre les manifestants. 

Plus d’un million d’Egyptiens sont appelés aujourd’hui à marcher dans les rues du Caire et d’Alexandrie, les plus importantes villes du pays, pour exiger le départ du président Moubarak, qui dirige d’une main de fer leur pays depuis 32 ans. Des revendications jugées «légitimes» par l’armée, qui, dans un communiqué diffusé hier en fin de journée, s’engage à ne pas intervenir contre les manifestants. Une sorte de garantie qui réconforte la population dans sa démarche.

Le vent de colère, qui souffle sur le pays des Pharaons depuis une semaine, a fait 125 morts et des milliers de blessés ne s’affaiblit pas. Les contestataires s’apprêtent à occuper la rue malgré le couvre-feu et l’arrêt total de l’activité ferroviaire, principal moyen de transport des Egyptiens.

«Nous voulions participer à la marche à Tahrir demain, mais les trains ont été arrêtés et nous ne disposons pas d’autre moyen de transport. Nous avons donc décidé de rester à Alexandrie et d’organiser une marche d’un million de personnes demain, devant la gare ferroviaire», a déclaré à l’AFP Abir Youssef du comité de soutien à M. El Baradei.

«Des manifestants vont sortir vers 11h (9h GMT) des différents quartiers d’Alexandrie pour se diriger vers la gare ferroviaire.»

Hier, au moment où des milliers d’Egyptiens affluaient vers le centre du Caire, Hosni Moubarak annonce la formation d’un nouveau gouvernement. Une nouvelle attendue depuis la désignation, samedi dernier, du nouveau Premier ministre, le général Ahmed Chafic, et d’un vice-président, le patron des services de renseignement, Omar Souleïmane.

Mais à la surprise générale, l’écrasante majorité des ministres sont reconduits, à l’exception du contesté ministre de l’Intérieur, Habib Al Adli qui cède son poste au général de la police, Mahmoud Wagdi, alors que le général Mourad Mowafi, ancien gouverneur du Sinaï-Nord, accède au poste de patron des services de renseignement. Farouk Hosni, ministre de la Culture – ce nom avait fait couler beaucoup d’encre en 2009 à la suite de ses déclarations anti-israéliennes en tant que candidat à la direction de l’Unesco – quitte, lui aussi, ce département, désormais dirigé par Gaber Asfour, professeur d’université et critique littéraire connu. Les ministres des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, de la Défense, le général Mohamed Hussein Tantaoui, et de l’Information, Anas El Fekki sont pour leur part maintenus. Ce léger remaniement ne change rien à la situation de révolte. Pour les centaines de milliers de manifestants, il n’est plus question de réclamer le départ du ministre de l’Intérieur, accusé «d’avoir ordonné» à la police de tirer sur la foule. Ils veulent tout simplement le départ du régime de Moubarak. C’est la principale revendication de la foule imposante qui occupe la place Tahrir (place de la Libération) depuis six jours.

Après avoir abandonné les villes aux actes de pillage et de vandalisme, la police réinvestit timidement l’espace public, «sur ordre» du tout nouveau ministre de l’Intérieur. C’est l’agence de presse officielle égyptienne qui annonce le déploiement de patrouilles de policiers dans tout le pays, «en coordination» avec les unités de l’armée déjà installées dans les centres névralgiques du pays où le couvre-feu (de 16h à 8h) est en vigueur au Caire, à Suez et à Alexandrie depuis vendredi, est prolongé d’une heure depuis hier (de 15h à 8h).

La Coalition nationale pour le changement, qui regroupe plusieurs formations de l’opposition, dont les Frères musulmans, soutient El Baradei, ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et le charge, dès dimanche, de «négocier avec le pouvoir» au moment où le président du Parlement, Fathi Sorour, annonce la décision de «corriger bientôt» les résultats des élections législatives de fin 2010, boycottées par l’opposition à cause de la fraude.

Totalement paralysé, le pays plonge dans le chaos et le pire est à craindre avec la marche d’aujourd’hui, d’autant que l’économie est à l’arrêt depuis sept jours déjà. Plusieurs groupes, dont le français Lafarge, le Crédit agricole, la compagnie pétrolière russe Loukoïl, le producteur de gaz Novatek ou encore le groupe énergétique allemand RWE gèlent leurs activités et évacuent les familles de leur personnel expatrié et tout ou partie de leurs salariés étrangers.

Dans une déclaration lue hier à la télévision, Moubarak a parlé de «nouvelles mesures durables, pour plus de réformes politiques, constitutionnelles et législatives par le dialogue avec toutes les parties».Il exhorte le nouveau gouvernement à «rétablir la confiance» dans l’économie et à «lutter de manière décisive contre toutes les formes de corruption». Des promesses auxquelles la rue ne croit vraiment pas. Elle compte l’exprimer à travers sa sortie dans la capitale, aujourd’hui…

Source El Watan Salima Tlemçani/Agences

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 08:37

Algérie - La marche réprimée du RCD vue par les Algérois

said-sadi.jpg

 

Retour à la normale, hier, dans les rues de la capitale, après la houleuse journée de samedi, où Alger la Blanche était devenue «Alger la Bleue», suite au déploiement policier sans précédent qu’elle a connu.

Les boutiques étaient ouvertes aux chalands, le trafic a renoué avec ses bouchons infernaux et les imposants camions de police ont été retirés de la plupart des sites où ils étaient postés avant-hier.

Virée au bureau régional du RCD, rue Didouche Mourad, qui avait été hermétiquement assiégé ce 22 janvier. Le drapeau tunisien est toujours accroché au balcon aux côtés de l’emblème algérien en signe de solidarité avec la «Révolution du jasmin».

Les militants du parti revenaient à peine de leurs émotions après la rude bataille qui les a opposés aux services de sécurité tout au long de la journée de samedi. «Nous avons dénombré tout de même une quarantaine de blessés et plusieurs interpellations. Mais tous nos militants sont rentrés chez eux. Nos députés ont veillé personnellement à aller dans les commissariats pour assister les personnes appréhendées et s’assurer de leur libération», nous dit Abderrahmane Oukali, président du bureau d’Alger du RCD.

Pour lui, le moral des troupes est loin d’être atteint, bien au contraire. «Comme l’a dit le Dr Saïd Sadi, ceci n’est que le commencement. Non seulement nous avons un très bon moral, mais nous nous projetons déjà dans les actions futures.» «Nous, nous avons délivré un message rassembleur. D’ailleurs, nous n’avons pas mis en avant des slogans partisans», analyse après coup Abderrahmane Oukali, avant de reprendre : «Les gens doivent maintenant sortir de leurs carcans partisans. Nous avons tous un même mot d’ordre qui est la démocratie.» Côté vox populi, l’initiative du RCD a été diversement appréciée.

Discussion avec un groupe de jeunes lycéens, ayant entre 16 et 18 ans. «Ce parti fait ça pour qu’on parle de lui ou pour qu’on vote pour lui», lâche l’un d’eux. «Mais je pense qu’ils auraient dû le laisser faire sa marche, et c’est au peuple de décider s’il marche avec lui ou pas.» Son acolyte enchaîne : «Ce que fait la police, c’est grave. Les policers n’arrêtent pas de provoquer le peuple. Il n’y a qu’à voir les retraits de permis, les barrages. Wechnou hada ? Si ça continue comme ça, ça va être la Tunisie !» Un autre renchérit : «Y’en a marre mel hogra. Trop d’injustice ! Vous savez, moi j’ai participé aux émeutes à Bab El Oued, j’ai lapidé les flics et tout. Et ce n’est pas vrai qu’on a fait ça pour l’huile et le sucre, on a fait ça à cause de la hogra ! Il n’y a pas d’avenir dans ce pays. Nous, on est lycéens et on voit déjà win rahi rayha. Si tu n’as pas d’argent, wahed ma yekhzer fik.» Et un de ses camarades de lancer : «C’est bête, ces jeunes qui se brûlent comme ça. Waâlach ! Pourquoi tu fais ça à ta pauvre maman au lieu d’aller brûler la présidence ou le gouvernement ?! Eddoula hadi haggara. C’est à eux de cramer, pas à nous !»

Une jeune informaticienne, 26 ans, s’est rendue pour sa part à la place du 1er Mai pour participer à la marche, confie-t-elle. «Je ne suis pas du RCD, j’aurais fait ça même si c’était un autre parti qui avait pris cette initiative. Et j’ai été vraiment étonnée de voir autant de policiers», témoigne-t-elle. «Je trouve cette réaction franchement exagérée. Mais je pense que l’interdiction va donner plus d’énergie et de volonté aux gens pour marcher, même si je considère que c’est une défaite pour le RCD. Je pense qu’il y a urgence à ce que les forces de l’opposition fassent front autour d’une idée, pas autour d’un homme ou d’un parti, et qu’ils agissent ensemble.» Un autre citoyen, dans les 55 ans, cadre dans une institution publique, martèle : «Mais pour qui nous prennent-ils ? On dirait une force d’occupation ! Qu’ils laissent les gens s’exprimer ! En tout cas, le RCD a marqué des points. Chapeau !»

Enfin, pour ce boulanger installé à Meissonnier, l’action du RCD est «à saluer, même si ce n’est pas très sage vu la situation». «Même si eux sont sincères, il y aurait eu certainement des voyous qui auraient profité de la marche pour casser. Cela dit, je pense que la police doit mieux se comporter avec le peuple. Il n’y a qu’à voir le barrage de Reghaïa. Et puis, qu’ils laissent les jeunes sans emploi vendre tranquillement dans la rue. Ce jeune n’a pas d’autre source de subsistance, et si tu le chasses, il est capable du pire.»

Source El Watan Mustapha Benfodil

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 08:21

Humour - Marie-Louise et Jacqueline...

amour-fauve.jpg 

 

Marie-Louise et Jacqueline, deux vieilles célibataires discutent ensemble....

Marie-Louise :

- Le beau Joseph Cadieux m'a demandé pour un rendez-vous. Je sais que tu es sortie avec lui la semaine dernière et, je voulais t'en parler avant d'accepter son rendez-vous !

Jacqueline :

- Bien je vais te dire. Il est arrivé à mon appartement à 7:00 heure pile tel qu'entendu vêtu comme un prince et il m'a offert un magnifique bouquet de fleurs. Ensuite il m'a conduit bras dessus bras dessous vers une magnifique limousine conduite par son chauffeur.

Il m'a offert un somptueux souper avec vin, caviar, champagne, filet mignon, dessert et digestifs. Ensuite, nous sommes allés voir un suberbe spectacle..Laisse-moi te dire Marie-Louise que j'ai tellement apprécié ma sortie que je croyais rêver ! Par la suite, lorsque nous sommes rentrés à la maison, il devint soudainement comme un animal.
Complètement fou, il a déchiré ma robe dispendieuse et s'est lancé sur moi pour me faire l'amour à deux reprises.

Marie-Louise:

- Mon dieu ma chère tu me confirmes donc que je ne devrais pas sortir avec ce goujat !

Jacqueline :

- Non non non, je veux juste te suggérer de porter une vielle robe !

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:46

Egypte/ Au bout de six jours de manifestation - Le bilan atteint 102 décès

emeutes egypte

- La chaîne Al Jazeera a été interdite ce matin par le ministère de l’Information.

- Ce dimanche matin, des milliers de prisonniers se sont échappés de leur lieu d’incarcération.

De quoi faire craindre le pire dans un pays déjà théâtre d’actes de pillages et de vandalisme.

Le ministre «a décidé que le service d'information de l'Etat devait fermer et annuler les activités de la chaîne Al-Jazira dans la République arabe d'Egypte, annuler toutes ses autorisations et retirer toutes les cartes de presse de ses employés à compter d'aujourd'hui», a rapporté Mena. Des «mesures légales» doivent également être prises pour empêcher la chaîne d'utiliser tout moyen de transmission. Quelques minutes après, la chaîne, qui a fait état de la décision égyptienne, continuait de diffuser ses programmes en Egypte.

Al-Jazira couvre en continu les manifestations antigouvernementales en Egypte, en accordant une grande place à l'opposition.

Par ailleurs, plusieurs milliers de prisonniers, dont un grand nombre d'islamistes détenus depuis

plusieurs années ainsi que des prisonniers de droit commun, se sont évadés dans la nuit de la prison de Wadi Natroun, à 100 km au nord du Caire. Les détenus ont pu prendre la fuite après une émeute durant laquelle ils se sont emparés des armes des gardes de l'établissement pénitentiaire, a indiqué une source au sein des services de sécurité. Sur un autre plan, deux momies de l'époque pharaonique entreposées au Musée égyptien au Caire, ont été sérieusement endommagées lors d'une tentative de vol pendant les manifestations, a indiqué le patron des antiquités égyptiennes Zahi Hawass.

Profitant de l'incendie du siège, voisin, du Parti national démocrate (PND) du Président égyptien, des inconnus ont escaladé les grilles, cassé une vitre et se sont introduits dans le musée pour y dérober deux momies, selon M. Hawass.

«Mais les manifestants ont arrêté les voleurs en collaboration avec les forces de sécurité et elles ont été rendues au musée, mais ont été endommagées», a-t-il ajouté. «Seules les têtes sont intactes», a-t-il précisé.

Le sort des voleurs n'était pas connu dans l'immédiat. Le Musée égyptien, qui recèle des trésors inestimables de l'Antiquité, a été entouré, hier, samedi, par une chaîne humaine formée de dizaines d'Egyptiens dans le but d'éviter les pillages.

Source Infosoir R.L.

Le Pèlerin

- Les Egyptiens sont en train de payer un lourd tribut pour le changement.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:40

Parc national des Pyrénées : à la découverte d'un écosystème fragile

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La pratique de la raquette et du ski de randonnée dans la réserve du Néouvielle exige de respecter certaines règles de conduite afin de préserver la faune. Reportage.

Le jour se lève. Dans des halos rouges, émerge la silhouette plate du Néouvielle (3 091 m) - le seigneur des lieux - coiffé de neige. Le soleil éclaire peu à peu le lac d'Aubert, pris dans la glace. Le cœur de la Réserve naturelle du Néouvielle est recouvert d'un léger manteau blanc. Le faible enneigement et les températures douces - ce mardi 18 janvier - sont dignes du printemps. Ces conditions facilitent la subsistance de la faune qui peut se nourrir plus aisément. Surtout, les animaux puisent moins dans leurs réserves pour résister à des conditions climatiques rudes. L'hiver, le mercure peut descendre jusqu'à moins vingt degrés.

« Beaucoup d'animaux meurent. Même les plus forts perdent plus du tiers de leur poids en hiver », indique Didier Moreilhon, garde du Parc national des Pyrénées.

Affaiblis, les chances de survie des animaux sont encore amoindries s'ils sont sans cesse dérangés, car ils dépensent de l'énergie pour s'enfuir. L'hiver, l'accès à la Réserve naturelle du Néouvielle s'effectue en raquettes ou en ski de randonnée. Pas question d'interdire cet espace de liberté. C'est d'ailleurs impossible. En revanche, il y a des règles à observer. Tout d'abord, respecter la signalétique en place - elle va bientôt être enrichie-, rester sur les sentiers, les itinéraires hivernaux et les sillonner en silence.

Ne pas suivre les traces

« Respecter ce milieu, c'est prendre le temps d'écouter, de regarder. Il y a des zones à éviter. Il ne faut pas, par exemple, suivre l'empreinte d'un grand tétras. La trace d'un skieur conduira directement le renard ou la martre jusqu'à son site. Ce qui tue une espèce, ce n'est pas le passage de dix skieurs, une fois, mais si un skieur dérange l'espèce tous les jours », explique Didier Moreilhon.

Il convient donc de ne pas chercher à s'approcher toujours plus près. De toute façon, le plus souvent, on n'a même pas le temps de voir un grand tétras ou un lagopède quand il s'envole. En revanche, on peut apprendre à identifier les traces et indices des animaux, et avec de la patience, tomber sur un écureuil, un isard ou un chevreuil qui traverse le chemin. L'utilisation de jumelles ou de longues vues permet aussi l'observation à distance de la faune.

Les chiens sont interdits dans la réserve car ils peuvent perturber la reproduction. Il ne faut pas hésiter à recourir au service des guides et accompagnateurs, pour faire son apprentissage de la montagne hivernale. « Tout le monde doit profiter de ce milieu, dans le partage et le respect », conclut Didier Moreilhon.

Les animaux changent leur alimentation

L'hiver, les animaux changent de stratégie alimentaire. L'aigle devient charognard et la mésange insectivore en été, se contentera de baies et de graines. Reptiles, poissons ou amphibiens passent l'hiver en léthargie, enfouis sous la terre ou la vase. Le lagopède creuse des igloos dans la neige pour gagner jusqu'à 20° par rapport à la température extérieure. Les campagnols circulent dans des tunnels entre le sol et la neige. Grâce à l'hibernation, marmotte chauve-souris, loir, hérisson divisent par vingt leurs besoins.

La phrase

« Ce qui tue l'espèce, ce n'est pas le passage de dix skieurs, une fois, mais si un skieur dérange l'espèce tous les jours » Didier Moreilhon, garde au Parc national des Pyrénées

Le chiffre : 3 091

mètres …L'altitude du Néouvielle. Le sommet éponyme de la réserve naturelle accessible en ski de randonnée : 980 m de dénivelé depuis le refuge et le lac d'Aubert.

Didier Moreilhon : « la protéger et la respecter… »

Garde moniteur au Parc national des Pyrénées, maire de Camparan, paysan, loueur de gîtes, Didier Moreilhon porte plusieurs casquettes qu'il ne replie pas en fonction du vent. « Je prends toutes les étiquettes. Le plus dur pour moi, c'est de trouver le juste milieu, l'équilibre. » Une posture nuancée, pas évidente dans un monde où il faut être dans un camp, surtout dans des situations de tension, comme cela est parfois le cas entre les éleveurs opposés à l'ours et les gardes du parc qui viennent constater les prédations.

« Après la guerre, mon grand-père était bien content de travailler au barrage de Cap-de-long. Moi, je veux rester paysan, car c'est ce qui m'a fait vivre. J'ai aussi travaillé une dizaine d'années à la station de Saint-Lary. Pas question pour moi de cracher dans la soupe. Garde-moniteur au Parc, je ne suis pas un écolo pur et dur ».

Didier Moreilhon a une connaissance de tous les milieux : tourisme, pastoralisme, protection de l'environnement, gestion de la vie locale. « J'essaie toujours de penser à l'autre, de trouver un compromis. Je ne supporte pas les extrêmes ». Didier Moreilhon, c'est un peu une synthèse harmonieuse d'un enfant de la vallée d'Aure, soucieux de son développement et de la préservation de son patrimoine naturel.

Au quotidien, il arpente sommets et forêts. Au fil des saisons, il effectue le suivi naturaliste des espèces de la réserve naturelle du Néouvielle. Il ne conçoit pas la vallée d'Aure sans la biodiversité. « Le fictif n'attire personne. Les gens, tu ne leur vends que la réalité. Si un jour, un visiteur vous demande où se trouve un grand tétras et qu'on lui répond qu'il n'y en a plus, cela ne va pas. Un maillon économique et écologique du patrimoine disparaît ».

Didier Moreilhon mène une vie de partage. « La vie nous permet de profiter de la nature, mais c'est la nature qui nous a donné la chance de pouvoir la parcourir. Depuis mon tout jeune âge, le pastoralisme et l'économie de la vallée m'ont nourri et permis de pratiquer le plus beau métier au monde ».

Et d'ajouter, avec le sourire : « Bien avant celui de Nicolas Hulot. Aujourd'hui, je veux lui rendre ce qu'elle ma toujours donné. Pour moi la montagne est un joyau qu'il faut protéger et respecter, mais aussi savoir partager ». C'est ce qu'il fait au quotidien. Il encadre des formations sur le dérangement hivernal et estival des espèces. Il travaille sur une signalétique et une information adaptée au terrain. Il suit les aménagements de sentiers, les rénovations de cabanes.

Th. J.

« Limiter l'impact »

Éric Sourp, chef du service scientifique du Parc national des Pyrénées

Qu'est-ce qui fait la richesse de la Réserve du Néouvielle ?

C'est une des plus anciennes de France. Des scientifiques toulousains, sur l'initiative de l'un des leurs, M. Chouard, ont loué les terrains dès 1 935 à la commune de Vielle-Aure. La réserve a été créée en 1968 et la gestion en a été confiée au Parc national fondé un an avant. Elle présente un patrimoine écologique extraordinaire avec une grande amplitude attitudinale (de 1 800 m à 3 100 m). On y trouve, les forêts (de pins à crochets) les plus hautes d'Europe, un complexe de tourbières et de lacs parmi les plus beaux des Pyrénées et de nombreuses espèces endémiques (grand tétras, desman, lagopède, etc.).

Comment développer le site et le protéger ?

Les enjeux sont multiples : assurer la conservation de ce patrimoine et son suivi, aller vers un aménagement durable du territoire. C'est un site important de fréquentation touristique. Afin d'en limiter l'impact, une navette a été mise en place l'été. Les véhicules stationnent à Orédon. Une politique d'accueil du public a été mise en place. Elle repose sur la pédagogie.

Source La Dépêche du midi Recueillis par Th. J.

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:37

Algérie - Ould Kablia : « aucune marche ne sera autorisée à Alger »

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Le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Dahou Ould Kablia, a, dores et déjà, répondu à la Coordination nationale pour le changement et la démocratie qui a appelé à une marche le 12 février à alger.

«Aucune marche ne sera autorisée par les autorités à Alger», a rappelé Ould Kablia dans une interview accordée ce dimanche 30 janvier au quotidien Liberté

«Les marches sont interdites à Alger», a-t-il réitéré en assurant que «le refus n’est pas n’est pas seulement signifié à l'opposition», mais à «toutes les marches».

«Si un parti de l'Alliance présidentielle (FLN, RND, MSP) envisage demain d'organiser une marche à Alger, je peux vous dire en tant que ministre de l'Intérieur, qu'elle sera interdite», a-t-il ajouté.

Le ministre a expliqué que l'interdiction des marches était justifiée par des raisons de sécurité.

A ses yeux, «aucun parti, aucune association ne peuvent maîtriser une marche, garantir qu’elle se déroule de manière pacifique».
«Alger est une ville de trois millions d'habitants. Il y a des problèmes qui peuvent ne pas être pris en compte par les organisateurs des marches», a-t-il assuré.

Le ministre a notamment évoqué l’éventualité de l’intrusion «d'éléments qui n'ont rien à voir avec l'objectif de la marche et qui sont là pour créer des troubles, pour casser, sans compter qu’il y a toujours la problématique du terrorisme». Ceci avant d’enchaîner que «les terroristes peuvent profiter de cette occasion pour pénétrer à Alger».

Interrogé au sujet de la levée de l’état d’urgence, le ministre a indiqué que «c’est une question qui relève du gouvernement et non du ministère de l’Intérieur, estimant par ailleurs que «l’état d’urgence ne gène nullement un certain nombre d’activités».

Source El Watan.

Le Pèlerin

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