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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:31

Algérie - Les initiateurs de la marche du 12 février bravent l’interdit rappelé par Ould Kablia,Le bras de fer engagé

marche sur alger

 

La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) regroupant la LADDH, le SATEF, le CLA, le SNAPAP, les sections CNES, des partis politiques tels que le RCD, le MDS, le CCDR, le PLJ, le PLD et le PST, des personnalités comme Me Ali Yahia Abdenour, Abdelaziz Rahabi, Ali Rachedi Abdesselem et des associations de la société civile (étudiants, jeunes, femmes) a engagé un véritable bras de fer avec le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, autour de la marche programmée pour le 12 février prochain à Alger.

Les initiateurs de la marche ont maintenu leur action malgré les mises en garde du ministre de l’Intérieur. Selon Rachid Maalaoui, le président du syndicat SNAPAP, l’un des initiateurs de cette manifestation, la marche sera «maintenue» quelle que soit la décision des autorités.

Le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a indiqué hier que les marches étaient interdites à Alger. Selon lui, le refus n’est pas seulement signifié à l’opposition : «Si un parti de l’alliance présidentielle envisage demain d’organiser une marche à Alger, je peux vous dire en tant que ministre de l’Intérieur, qu’elle sera interdite» a-t-il affirmé sur les colonnes de Liberté.

Le ministre a expliqué que l’interdiction des marches était justifiée par des raisons de sécurité : «Alger est une ville de trois millions d’habitants. Il y a des problèmes qui peuvent ne pas être pris en compte par les organisateurs des marches», a-t-il assuré.

Les manifestations de rue sont interdites à Alger depuis le 14 juin 2001 quand une marche des Aarouch avait tourné à l’émeute faisant huit morts et des centaines de blessés. Mais selon Me Bouchachi, le président de la LADDH, une demande d’autorisation sera «introduite» aujourd’hui auprès des services de la wilaya.

Cette démarche n’est qu’une formalité pour démontrer que les initiateurs «agissent dans la légalité», a t-il ajouté. Au cours de la dernière réunion organisée vendredi dernier entre les membres de la Coordination, de nombreux intervenants avaient insisté pour la présentation d’une seule revendication, le départ du régime.

Le comité technique qui s’est réuni samedi dernier a annoncé que la marche nationale pacifique à laquelle elle a appelé pour le samedi 12 février à Alger aura lieu de la place du 1er-Mai vers la place des Martyrs, à partir de 11 h.

La Coordination appelle le peuple algérien, les partis politiques, les syndicats et les associations de la société civile à s’inscrire dans la dynamique pour le changement et la démocratie, la levée de l’état d’urgence, la libération des émeutiers, une Algérie démocratique et sociale, l’ouverture des champs politique et médiatique.

Source Le jeune indépendant Mahmoud Tadjer

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:27

Bouteflika et Ouyahia se taisent, le ministre de l’Intérieur disserte

ouyahia-bouteflika.jpg

 

Le chef de l’Etat et le Premier ministre se maintenant en retrait des feux de la rampe pendant que le pays gronde de partout, c’est Dahou Ould Kablia, ministre de l’intérieur et des collectivités locales, qui prend sur lui de distiller le commentaire officiel.

Dans un entretien accordé à notre confrère Liberté ( dimanche 30 janvier ), Dahou Ould Kablia affirme, de nouveau, que les marches et les manifestations restent interdites dans la capitale. Il affirme également que la levée de l’état d’urgence relève de la compétence du gouvernement et non de celle de son ministère. Dahou Ould Kablia, dit aussi ne pas craindre un effet contagion en Algérie des révoltes tunisiennes et égyptiennes. DNA reproduit l’essentiel de l’entretien.

L’interdiction des marches dans la capitale a été instaurée par le 18 juin 2001, sous le gouvernement de Ali Benflis. Elle a fait suite à la marche historique du mouvement citoyen de Kabylie qui a vu plus d’un million de personnes déferlées sur Alger. La marche a été violemment réprimé. Depuis, les autorités ne tolèrent aucune manifestation publique à Alger. La marche à laquelle avait appelé samedi 22 janvier le Rassemblement pour la Culture et la démocratie (RCD) de Said Sadi a été empêchée par le gouvernement :

« Les Marches sont interdites à Alger, non pas parce que c’est le RCD ou la coordination qui ont appelé à des marches. Nous n’avons pas interdit la marche du RCD mais toutes les marches au niveau d’Alger. Le refus n’est pas seulement signifié à l’opposition. Si un parti de l’Alliance (FLN-RND-MSP, ndlr) envisage demain d’organiser une marche à Alger, je peux vous dire en tant que ministre de l’intérieur, qu’elle sera interdite »

L’impératif sécuritaire est, de nouveau mis de l’avant pour justifier l’interdiction des marches dans la capitale

« Aucun parti, aucune association ne peuvent maîtriser une marche, garantir qu’elle se déroule de manière pacifique (…) si nous mobilisons les moyens de sécurité pour encadrer une marche ou une manifestation quelconque, nous le ferons au détriment de la lutte contre le terrorisme. Les terroristes peuvent profiter de cette occasion pour pénétrer dans Alger. »

Dahou ould Kablia invoque ainsi la menace terroriste pour justifier l’interdiction des marches dans Alger mais, quelques phrases plus loin, il s’oublie à émettre une possibilité de les autoriser :

« Les marches et rassemblements ne sont pas interdits ailleurs. A Alger, des rassemblements et des meetings se sont déjà déroulés dans des lieux clos qui peuvent être suffisamment sécurisés. Les marches à Alger non. Sauf si les choses changent. Si l’on se retrouve en face de personnes, des partis ou des associations qui pourraient offrir toutes les garanties que les choses se passeraient pacifiquement et normalement. »

La levée de l’état d’urgence instauré le 09 février 1992 comme mesure aidant à la lutte contre le terrorisme est une revendication qui tend à faire consensus parmi la classe politique et au sein de la société. Son maintien, alors que la réconciliation nationale est censée avoir ramené la paix, apparaît anachronique. D’aucuns estiment que le pouvoir s’en sert pour bâillonner les libertés :

« C’est une question (la levée de l’état d’urgence, ndlr) qui relève des prérogatives du gouvernement et non du ministère de l’intérieur. C’est au gouvernement qu’il revient d’estimer si l’état d’urgence est toujours nécessaire ou pas. L’état d’urgence ne gêne nullement un certain nombre d’activités. L’état d’urgence a été mis en place pour lutter contre le terrorisme. Ce fléau n’est pas tout a fait éradiqué. Mais je ne veux pas me prononcer sur l’état d’urgence, si ce n’est pour dire que le gouvernement aura peut-être à examiner ce dossier pour voir si le fait qu’il soit toujours en vigueur peut apparaître positif ou si l’on peut s’en passer. »

La révolte en Tunisie a contraint le président Benali et son entourage à la fuite. L’Egypte vit un climat d’insurrection généralisé qui pourrait pousser au départ du président Moubarak. L’effet contagion est craint dans la région. Pas en Algérie, tranche le ministre :

« En Algérie, nous n’avons pas ressenti de revendications politiques. A aucun moment et je ne parle pas seulement des événements de ce mois-ci, mais de tous les événements récents. Nous n’avons pas décelé une empreinte politique, des noms cités. Ce qui prouve, à mon avis, que l’Etat, malgré tout, jouit d’une certaine crédibilité. Au niveau de la population du moins. Je sais que certains partis ne voient pas les choses de la même manière. »

Le chef de l’Etat ne s’est pas adressé à la Nation, malgré le climat le climat d’émeutes qui a marqué le pays en début d’année. Certains le disent malade, d’autres lisent son silence comme une attitude de mépris ou d’impuissance. La rumeur a même fait le tour des chaumières quant au départ du Premier ministre, Ahmed Ouyahia :

« Ce que je peux vous dire, c’est que le président a donné des instructions et des orientations aux responsables en charge de ses problèmes. Le premier ministre le ministre de l’intérieur, le ministre du commerce. Donc sa position était connue (..) je vous confirme que Monsieur le président de la république suit la situation du pays et l’action du gouvernement au quotidien et qu’il fait part à tout moment de ses instructions, de ses observations ou de ses critiques. »

Source  DNA

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:23

Algérie - Silence imposé ou calculé

bouteflika

 

L'absence prolongée du chef de l'Etat de la scène publique nourrit toutes sortes de questionnements et de spéculations. Ni les violentes émeutes de début janvier, ni la très tendue situation politique nationale, ni les bouleversements que connaissent certains pays arabes ne l’ont sorti de son mutisme.

Mais où est donc passé le président Abdelaziz Bouteflika ? Une question que les Algériens ne se posent peut-être plus depuis que l’effacement de l’espace public du chef de l’Etat est devenu presque permanent. Mais, à un certain niveau de la responsabilité, l’absence prolongée d’un dirigeant devient impardonnable. Elle peut même justifier des changements urgents, majeurs. Si l’on n’est pas encore devant le cas, prévu par la Constitution, de vacance du pouvoir, l’inactivité du locataire du palais d’El Mouradia pose désormais un sérieux problème à la conduite normale des affaires du pays. Bouteflika n’a pas jugé important, voire vital, de s’adresser à la population après les émeutes du début du mois de janvier. Il n’a tenu aucun discours pour rassurer les Algériens sur la cherté de la vie. Il n’a pas essayé de comprendre les raisons de la colère des jeunes. Rien.

La série d’immolation des citoyens dans plusieurs régions du pays, qui souligne l’échec de toute la politique sociale menée jusque-là, n’a même pas fait sortir de son silence celui qui se présente comme «le président de tous les Algériens». Peut-on être à ce point insensible aux malheurs des citoyens dont on est responsable ? A la place d’une réaction nette d’un chef d’Etat responsable et conscient du drame de sa population, les Algériens ont eu droit à un chapelet moralisateur sur ce qui est «interdit» et sur ce qu’il ne l’est pas à propos du suicide par le feu.

Une matière visqueuse étalée à longueur de pages par des journaux en panne d’imagination.

Absence troublante

La question essentielle est : pourquoi les Algériens sont-ils amenés à se suicider de cette manière atroce ? D’autres jeunes Algériens quittent le pays par groupes à travers l’incessant mouvement de harraga vers l’Europe. On ne se rappelle pas avoir entendu, ne serait-ce qu’une seule fois, le président Bouteflika aborder ce problème et tenter de lui trouver une solution.

A quoi sert un chef d’Etat ? Il a laissé son Premier ministre, Ahmed Ouyahia, préparer une loi répressive qui n’a fait que noircir davantage le registre d’un pays à l’héritage peu glorieux en matière de respect des droits de la personne. Cette loi ridicule n’a fait qu’encourager les jeunes à embarquer davantage vers des destinations où les conditions de vie seraient probablement meilleures.

Les émeutes et les immolations n’ont pas entamé l’arrogance de Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur, désormais seul interlocuteur des Algériens. Le successeur de Zerhouni a, dans une interview fleuve accordée au quotidien Liberté, tenté de rassurer sur «la présence» de Bouteflika en Algérie. «Le président a donné des instructions et des orientations aux responsables (…) Le président suit la situation du pays et l’action du gouvernement au quotidien», a-t-il informé. Le contraire aurait été étonnant, autrement dit que le président «ne suive pas» la situation du pays ! Alors de deux choses l’une : ou Ould Kablia défonce des portes ouvertes ou il suggère, d’une manière incroyablement maladroite, que le président est dans l’incapacité physique d’assumer pleinement ses fonctions.

Assis dans un salon, il est très facile de «donner des instructions» ou de suivre l’action du gouvernement par… téléphone. Tout le monde sait à Alger que les ministres ne rencontrent plus Bouteflika depuis des mois et tout le monde sait aussi que d’autres ministres sont entrés en conflit ouvert avec Ahmed Ouyahia.

La santé fragile de Bouteflika l’empêche-t-elle d’être sur «tous les fronts» comme il l’était au début de son premier mandat en 1999 ? Est-il à ce point amoindri pour ne pas répondre présent au sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) à Addis Abebba ? Un flou total entoure l’état de santé du chef de l’Etat qui, pourtant, n’est pas un secret d’Etat. Idem pour l’effacement complet du Premier ministre. Ahmed Ouyahia, qui a choqué les Algériens dans ses deux dernières interventions au Parlement, se comporte comme s’il n’est responsable de rien.

Que le gouvernement navigue à vue, que la colère de la rue augmente jour après jour, que la position diplomatique de l’Algérie manque de précision, ni Bouteflika ni Ouyahia ne semblent s’en inquiéter ou, au moins, donner l’impression d’y prêter attention. Aussi, cette question devient-elle inévitable : qui dirige l’Algérie ?

Source El Watan Fayçal Métaoui

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:19

En direct : sixième journée de révolte en Egypte

revolte populaire en egypte

 

20h45 - Obama - Le président américain Barack Obama a évoqué la crise égyptienne avec les dirigeants turc, israélien, saoudien et britannique, réaffirmant son souhait d'une "transition vers un gouvernement répondant aux aspirations" des Egyptiens, indique la Maison Blanche. Fn de notre direct.

20H21 - Priorité - Hosni Moubarak a demandé au Premier ministre Ahmad Chafic de faire du "rétablissement du calme sa priorité", au cours d'une réunion d'une heure et demie avec le Premier ministre et le vice-président, rapporte l'agence officielle Mena. Il a également appelé a "plus de réformes politiques".

20h19 - Couvre-feu - La durée du couvre-feu en vigueur dans trois grandes villes d'Egypte, dont Le Caire, va être prolongée d'une heure à partir de lundi, annonce la télévision d'Etat.

20h13 - Police de retour - Le ministre sortant de l'Intérieur Habib Al-Adli a ordonné le retour de la police dans la rue à travers l'Egypte, après qu'elle se soit retirée depuis vendredi et que des pillages ont eu lieu dans plusieurs endroits, indique la télévision d'Etat.

20h03 - Téléphone - La chancelière allemande Angela Merkel a eu dans l'après-midi un entretien téléphonique avec Hosni Moubarak faisant le tour de la situation, annonce son porte-parole dans un communiqué. Elle estime "indispensable de dialoguer avec la population, en particulier avec la jeunesse, et de s'occuper de ses demandes légitimes".

19h30 - Omar Sharif solidaire - L'acteur égyptien Omar Sharif, actuellement au Caire, est "solidaire avec le peuple" égyptien et souhaite le départ de Moubarak. "Cela fait 30 ans qu'il est président, ça suffit", confie-t-il au micro de France Inter.

19h26 - Débat - "Je suis d'accord pour qu'El Baradei dirige la transition, mais je ne le veux pas comme président parce qu'il n'a pas vécu avec le peuple", déclare un manifestant, Mostafa Mabrouk, 25 ans. Un autre, Amer al-Nabraoui, trouve au contraire qu'El Baradei est "un homme courageux"."Je voterais pour lui", ajoute-t-il.

19h22 - "Tragi-comédie" - "Tout ça ce sont des calmants", réagit Oussama, un maître d'école manifestant place Tahrir, à l'annonce par le président de l'Assemblée nationale d'une éventuelle correction du résultat des élections législatives. ."C'est une tragi-comédie", estime un autre manifestant, Mostafa Mabrouk.

19h09 - Fouilles - Dans le quartier de Maadi, près de la fameuse prison de Tora au sud du Caire, des soldats ont installé des barrages et fouillent les voitures, à la recherche de fugitifs. Un homme est extrait d'un véhicule et jeté au sol. Les soldats lui entravent les mains, faute de menottes, avec sa propre écharpe: "Il vient juste de s'évader", disent-ils.

19h00 - Lafarge - Le groupe français de matériaux de construction a décidé d'évacuer d'Egypte l'ensemble de ses expatriés et leurs familles, soit 200 personnes au total, annonce une de ses porte-parole.

18h56 - Ramallah - La police palestinienne empêche une cinquantaine de jeunes manifestants de se rassembler devant l'ambassade d'Egypte à Ramallah et boucle la zone

18h40 - Résultats "corrigés" - Les résultats des dernières élections législatives, dénoncées comme irrégulières par l'opposition, seront "corrigés" en fonction de décisions de justice attendues prochainement, déclare le président de l'Assemblée Fathi Sorour.

18h33 - Navette - La compagnie nationale saoudienne annonce avoir mis en place une navette aérienne pour rapatrier d'Egypte les ressortissants saoudiens qui le désirent, et a déjà organisé 18 vols samedi.

18h10 - Rassemblement à Madrid - Une centaine de personnes, principalement des Egyptiens vivant en Espagne, sont rassemblées devant l'ambassade d'Egypte à Madrid: "Moubarak, va-t-en tout de suite" et "Dictature assassine", scandent ils.

18h00 - "Ere nouvelle" - Mohamed El Baradei affirme que l'Egypte est "au début d'une ère nouvelle", en s'adressant par haut-parleur à des milliers de manifestants réunis place Tahrir.

17h42 - Voyages suspendus - Les voyagistes français suspendent jusqu'à jeudi 3 février inclus tous les départs de vacanciers à destination de l'Egypte, annonce le président de l'Association des tour-opérateurs René-Marc Chikli.

17h40 - Equilibrisme - "La voie qui nous est réservée est étroite, ni ingérence ni indifférence, les deux nous seraient à juste titre reprochés", déclare le ministre français de l'Industrie, Eric Besson, en visite en Israël.

17h38 - Partisans enthousiastes - Descendu d'une voiture, Mohamed El Baradei avance lentement, entouré par des partisans enthousiastes, vers la place Tahrir, où les manifestants scandent "le peuple veut la chute du président" ou encore "nous sacrifierons notre âme et notre sang pour la patrie".

17h32 - Arrivée - L'opposant Mohamed El Baradei arrive près de la place Tahrir où sont massés plusieurs milliers de manifestants.

17h20 - A l'aéroport - Les guichets de départ de l'aéroport du Caire sont pris d'assaut. "L'ordre est tombé ce matin: nous devons tous partir, avec nos familles", dit Markus Teucsich, employé d'une société française. "La nuit dernière, cela a tiré sans cesse dans notre quartier. Lafarge et le Crédit agricole ont affrété un charter pour rapatrier tout le monde".

17h10 - Flegme - "Pour l'instant, la situation n'a pas atteint un stade où nous envisagerions d'affréter des avions et d'évacuer un grand nombre de personnes", déclare sur la BBC le secrétaire d'Etat au Foreign Office, Alistair Burt.

16h59 - Touristes néerlandais - Le voyagiste néerlandais TUI annonce qu'il va rapatrier ses 1.600 clients qui passent des vacances en Egypte. Le rapatriement de ces touristes, qui séjournent pour la plupart dans des stations balnéaires de la Mer rouge, commencera lundi et devrait s'étaler sur trois jours

16h33 - Les souhaits de Zapatero - "Nous souhaitons, pour ces pays méditerranéens qui sont nos amis, les mêmes choses que nous souhaitions pour nous-mêmes : des réformes démocratiques, la liberté, le progrès et une justice sociale", déclare le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero.

16h10 - Protestations "légitimes" - Berlin est "du côté de ceux qui appellent à la démocratie" déclare le chef de la diplomatie Guido Westerwelle. Selon il faut "prendre au sérieux" les protestations du peuple égyptien, jugées "légitimes" la veille par la chancelière Angela Merkel.

16h04 - Pas de policiers - Omniprésente il y a encore quelques jours, la police égyptienne a disparu des rues du Caire, où les citoyens organisent la circulation, défendent leur quartier et s'interrogent sur le rôle des forces de l'ordre dans le chaos ambiant.

16h02 - "Révolution" - "La voix du courageux peuple d'Egypte est la voix de la révolution. Le départ de cette révolution a étonné les régimes despotiques de la région", estime le président du Parlement iranien Ali Larijani

16h00 - Washington critiqué - Les Etats-Unis perdent leur "crédibilité"' en appelant à une démocratisation en Egypte tout en continuant de soutenir le président Hosni Moubarak, dénonce l'opposant égyptien Mohamed El Baradei sur la chaîne de télévision américaine CBS.

15h55 - Pont aérien libyen - La Libye met en place un pont aérien pour assurer le rapatriement de ses ressortissants se trouvant en Egypte, selon une source aéroportuaire à Tripoli. Et le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a appelé une nouvelle fois dimanche le raïs égyptien pour "se rassurer de la situation en Egypte", rapporte l'agence libyenne Jana.

15h52 - "Changements" - Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine, Ramtane Lamamra, estime que des réformes sont nécessaires en Egypte, s'exprimant au premier jour du sommet de l'UA à Addis Abeba. "Nous pensons que des changements sont nécessaires pour répondre à la volonté du peuple, des réformes économiques, des mesures sociales et probablement aussi des questions liées au gouvernement doivent être abordées", dit-il.

15h50 - Employé d'ambassade tué - L'Azerbaïdjan va évacuer ses ressortissants en Egypte après qu'un employé de son ambassade au Caire eut été tué samedi en marge des manifestations. Ce comptable de l'ambassade rentrait chez lui après sa journée de travail, selon un porte-parole du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères

15h46 - Gaza- Le mouvement Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, annonce la fermeture du terminal de Rafah, à la frontière avec l'Egypte, au motif que les fonctionnaires égyptiens auraient quitté leurs postes à la suite des violences en Egypte.

15h45 - "Transition" - Hillary Clinton estime que Hosni Moubarak n'a pas encore fait assez de pas vers la démocratisation de son pays, se prononçant pour "une transition en bon ordre". "Nous demandons instamment au gouvernement Moubarak, qui est toujours au pouvoir (...), de faire ce qui est nécessaire pour faciliter ce genre de transition ordonnée", déclare-t-elle sur la chaîne CBS.

15h39 - Avions de chasse - Des avions de chasse survolent le Caire à très basse altitude à plusieurs reprises, alors que plusieurs milliers de manifestants réclament dans le centre-ville le départ du président Hosni Moubarak. Peu auparavant, la télévision égyptienne a fait état d'une visite du président Moubarak au centre opérationnel des forces armées.

15h32 - Négocier- Les Frères musulmans et d'autres mouvements d'opposition égyptiens ont chargé l'opposant Mohamed El Baradei de "négocier" avec le régime du président Hosni Moubarak, annonce un dirigeant de la confrérie.

En direct. L'Egypte connaît une sixième journée de révolte contre le président Hosni Moubarak, sur qui la pression américaine s'accentue, tandis que tous les regards se tournent vers l'armée égyptienne.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:16

Egypte – Dernière minute - Le Président égyptien Hosni Moubarak annonce démocratie, dialogue et relance de l’économie

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Le président égyptien Hosni Moubarak a chargé son nouveau Premier ministre Ahmad Chafic de promouvoir la démocratie en dialoguant avec l'opposition et de rétablir la confiance dans l'économie du pays, dans une déclaration diffusée dimanche par la télévision d'Etat.

Après six jours de violences qui ont fait au moins 125 morts et des milliers de blessés depuis mardi, M. Moubarak a également indiqué que la priorité du nouveau Premier ministre était la réduction du chômage et la création d'emplois.

"Avant tout, j'insiste sur l'importance d'entreprendre complètement et urgemment de nouvelles mesures, durables, pour plus de réformes politiques, constitutionnelles et législatives par le dialogue avec toutes les parties", a-t-il déclaré.

M. Moubarak a également dit au Premier ministre désigné, dans sa déclaration lue à la télévision, que le nouveau gouvernement devait "rétablir la confiance dans notre économie" et "lutter de manière décisive contre toutes les formes de corruption".

Source El Watan

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:12

«Tout est à reconstruire en Algérie»

said-khelil.jpg

Militant politique averti, Saïd Khelil est aujourd’hui en dehors de toute structure partisane.

Néanmoins, il apporte des éclairages pertinents et sans complaisance sur la situation politique du pays, les travers de l’opposition, la nature dictatoriale du régime...

- En tant qu’homme politique, comment vivez-vous le verrouillage de l’expression politique et des espaces publics ?

Homme politique, je ne sais pas si ça existe dans notre pays, car pour être un homme politique, il faut pratiquer l’exercice politique, et comme vous le constatez, au quotidien, nous n’avons pas la moindre niche d’expression pour pouvoir occuper le terrain. Je vis cela très mal, nous avançons en âge et l’idéal de tout militant politique, c’est de réaliser ses objectifs, notamment celui d’accéder à la démocratie. C’est le rêve de tout homme du 21e siècle, et, ma foi, on en est bien loin.

C’est une grande souffrance, car quand on ne réalise pas ses talents politiques, on ne s’épanouit pas. Et là, on est comme des plantes sans eau, nous dépérissons. Les jeunes vivent à leur façon un drame, nous aussi, nous avons le nôtre à cause de ce système fermé. Nous sommes malheureux.

Vous adhérez à l’appel à la marche du mois de février ?

Je suis de près ce qui se passe, la situation de mon pays m’interpelle. Je suis au courant de toutes ces initiatives à travers la presse, et là où on sera utile, on ne va pas fuir nos responsabilités.

- Avez-vous été associé à ces initiatives ?

Non, pas du tout. Il faut reconnaître que la militance est très dispersée. Il y a une atomisation et il faut bien reconnaître ses faiblesses pour éventuellement les corriger et repartir du bon pied. On ne m’a pas contacté.

- Le même constat revient. Les partis d’opposition n’arrivent toujours pas à surmonter leurs divergences. Est-ce une fatalité ?

A mon sens, il ne faut pas se focaliser sur ça, la réalité dépasse deux sigles ou trois. Nous sommes en 2011, le champ politique est complètement remodelé, le travail de sape et de laminage a fait son effet sur ces partis. Il y a un nécessaire renouvellement car la situation a fondamentalement changé, ne serait-ce que d’un point de vue démographique, 70% de la population a moins de 30 ans, et pour le moment, ceux qui s’expriment dans le pouvoir ou dans l’opposition sont au minimum des sexagénaires. Nous avons besoin d’un travail d’autocritique pour voir où nous avons failli. Les divergences, il faut les assumer et il faudrait se parler pour trouver un minimum de convergences. C’est un problème de culture politique, les polémiques sont contreproductives et font des ravages dans l’esprit des citoyens. Mais, de mon point de vue, le RCD et le FFS, par exemple, devraient trouver un terrain minimum de convergence.

Nous sommes plombés par des polémiques que nous traînons depuis vingt ans, on est fatigués de cela. Il faut du neuf, on est dans l’interrogation. Le discours politique de toute  l’opposition est de critiquer le système de façon virulente comme dans les cafés. Mais, est-ce suffisant ou faut-il analyser sa société, repérer ses points forts, et voir ce que sont devenues nos élites et nos institutions ?

L’école, l’université, le système de santé sont délabrés. Ce sont des problèmes de fond gravissimes et à cette allure-là, avec cette régression qui s’accélère, je ne sais pas ce qu’il va advenir de notre pays.

Vous dressez un constat que presque tout le monde connaît. La société attend que vous preniez des initiatives en vue de constituer un front démocratique pour aboutir à des changements… Lancer un noyau de réflexion, par exemple, pour réaliser ce chantier politique...

Effectivement, le maître mot est réflexion. Un régime ne tient pas par miracle. Il y a des laboratoires qui produisent des stratégies pour nous neutraliser, mais, nous en face, avons-nous réussi à préserver un noyau aussi petit soit-il, qui produit de la réflexion? Il y a par ailleurs des interventions éparses d’universitaires et nous devrions nous nourrir de ces analyses et visions pour pouvoir produire de la réflexion afin d’agir politiquement. Nous avons, à mon avis, pêché par activisme et par mimétisme. On est dans une espèce de mécanique répétitive et la situation tunisienne nous interpelle. Qu’avons-nous fait des drames de 2001 que nous n’avons pas encore assumés ? Comment se fait-il qu’il y ait des dizaines de morts en Kabylie alors que le pays était tétanisé pour ne pas dire qu’il n’a pas été solidaire ? Je suis aussi frappé par cette amnésie qui s’est emparé de la société dans son ensemble alors qu’il y a eu, des dizaines de milliers de morts. On est juste derrière le Rwanda en nombre de victimes. Quelle a été son impact sur le mental, la conscience du citoyen algérien ? En tout cas, tout cela nous a ravagés. Nous avons besoin de récupérer l’Etat, le dissocier du pouvoir. Mais, il faut aussi des initiatives de l’intérieur. Et, quand on entend Sid Ahmed Ghozali dire qu’il a été un harki du système, ça vous glace le sang. C’est dire la profondeur de la crise. La tentative des réformes a dérivé, l’arrêt des élections de 1992 et la suite des évènements nous ont emmenés très loin. Tout cela a bien sûr transformé la société. J’estime que nous avons besoin d’une thérapie collective pour reprendre le travail. Il faudra méditer les expériences des pays qui étaient des dictatures militaires et qui ont réussi à s’en sortir, comme les pays de l’Est. Il y a également le cas tunisien qui nous fait rêver et parfois pleurer d’émotion.

Il s’agit de se reconstruire, car ces dernières vingt années, tout a été détruit. Même les outils politiques qu’on a pu monter comme partis, ou mouvements de contestation, demandent analyse et critique.

Dans les années 1990, on travaillait avec des jeunes qui avaient vingt ans, de jeunes étudiants qui s’initiaient à la pratique politique. On préparait une relève et aujourd’hui, il y a une rupture entre les générations, et malheureusement tout notre capital expérience ne servira pas à grand-chose. Les jeunes, en dehors de  l’expression violente, n’ont rien, à part ces suicides multiformes.

- Vous exposez un tableau très sombre. Le rôle de l’homme politique n’est-il pas de donner aussi du rêve ?

Le militant politique est tracté par une force intérieure qui le pousse à l’action, mais il a un devoir de vérité et de lucidité. La tâche est immense, mais ce n’est pas une raison d’y renoncer. Il faut trouver la bonne approche. Je suis persuadé qu’on arrivera à une rupture. C’est inéluctable. Il faut la préparer en réunissant les bonnes volontés.

- Vous semblez suggérer que l’expérience tunisienne risque de ne pas prendre chez nous. Pourquoi ?

Je lis et je suis au quotidien de ce qui se passe là-bas. En Tunisie, il y a une classe moyenne dynamique et bien formée, une population homogène en termes culturels, un dynamisme économique. Ce sont, à mon sens, des ingrédients pour accéder à la démocratie. Tout cela a été déterminant dans la transformation qui s’opère dans ce pays. l’Algérie n’a connu que la violence depuis des siècles, une guerre de libération meurtrière et enfin un système dictatorial après l’indépendance. Le pays a connu des chefs d’Etat issus de l’armée, non sortis des grandes écoles, et que voulez-vous que ça produise comme grands projets et visions globales ? Tout cela s’est répercuté sur tous les segments de l’Etat. C’est très compliqué. Il faut se le dire.

- On l’a vu, les autorités politiques répriment les actions violentes et pacifiques aussi…

En définitive, c’est un problème physique. Dans un régime fermé, il suffit qu’il y ait une brèche pour que tout le système explose. II y a des contradictions si fortes à l’intérieur qu’il y a une évolution physique vers l’implosion. Mais, l’idéal c’est de connaître une transformation pacifique. On a connu déjà des décennies de violences exceptionnelles et continues.

Depuis l’élection de Bouteflika en 1999, le pouvoir a opté pour l’immobilisme. Après l’arrêt du processus électoral, il est suggéré des modèles politiques à choisir : turc, tunisien de Benali, car il ne faut pas perdre de vue que le modèle tunisien était considéré comme une référence et il me semble qu’on est tout près du modèle égyptien, qui a 10 ans d’avance sur nous. N’oublions pas qu’on a fait rêver les pays africains et arabes après la révolte des jeunes Algériens en 1988 avec les changements politiques qui ont suivi une année après.

Mais, tout cela a été résorbé et le champ des libertés n’a pas cessé de se réduire. Je ne saurais prévoir l’évolution de la situation, mais il me semble que tant qu’il y aura une rente suffisante pour répondre à des urgences, ça continuera de la sorte. Nous sommes dans une situation fragile et délicate. Société et pouvoir sont interpellés pour sauver le pays du chaos et de l’implosion. Nous en avons les moyens. Lorsque la volonté politique est là, rien n’est impossible.

Source El Watan Saïd Gada

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:07
Algérie - Entretien accordé à Liberté : Les vérités d’Ould Kablia

 

 

 

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Dans un entretien exclusif accordé à notre confrère Liberté, le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a évoqué toutes les questions qui font s’interroger la classe politique et la rue.

De sa lecture des dernières émeutes enregistrées dans certaines villes du pays aux révélations de WikiLeaks sur l’Algérie ou aux raisons du maintien de l’état d’urgence, aucune question n’a été escamotée ou éludée. Il a répondu même sur les rumeurs relatives à l’état de santé du président de la République. Le propos s’est voulu direct et sans fioritures.

Le déni de la réalité

Le ministre a délivré des vérités. Il reconnaît que la société et notamment les jeunes connaissent certaines difficultés allant du chômage au mépris et à la cherté de la vie. Les manques ne devraient pas pour autant  escamoter les réalisations de ces dernières années. Ce que le ministre qualifie de discours négationniste qui consiste à noircir la situation est un déni injuste et flagrant de la réalité. Les manifestations de grogne n’ont, par ailleurs, aucun caractère politique. Ceux des  partis qui tentent de surfer sur cette vague de mécontentement ne se donnent pas pour mission de relayer cette colère mais de la récupérer.  Le ministre se veut serein car il n’y a pas de comparaison à faire avec la Tunisie. L’Etat, qui s’appuie sur un programme de développement lié à des secteurs qui touchent des secteurs en relation directe avec la vie quotidienne du citoyen, jouit de crédibilité. La liberté d’expression politique ne connaît pas d’entraves impitoyables. Les soupapes pour évacuer le trop-plein de colère existent. L’analyse des causes de la violence qui s’exprime même dans les moments de joie est du ressort également des sociologues, fait remarquer M.Ould Kablia.

Le ministre de l’Intérieur a exclu tout soubassement politique au refus d’organiser des marches dans la capitale. Celui-ci n’est pas motivé par des interdictions de l’expression politique. Celles-ci s’appliquent autant aux opposants qu’aux partis de l’alliance. Ce sont les craintes liées à l’après terrorisme qui motivent cette  attitude de prévention et, au delà, le maintien de l’état d’urgence. La capitale, pour reprendre les mots de M. Ould Kablia, a besoin d’être sécurisée non seulement contre le terrorisme mais contre toutes formes d’insécurité. Les risques d’un terrorisme qui ne peut recourir qu’aux attentats kamikaze ne sont pas encore totalement écartés.

L’intrusion d’éléments cherchant un impact n’est pas à exclure. Ce ne sont pas tant les expressions de colère et de mécontentement qui semble inquiéter les autorités que les éléments qui cherchent à profiter des événements pour piller et saccager. C’est une des vérités que le ministre de l’Intérieur a tenu aussi à proclamer sans détour.

Priorités

Le ministre de l’Intérieur ne s’est pas livré à un mea culpa. L’administration est là, au service des citoyens même si elle a besoin d’une révision et d’une adaptation de son arsenal législatif. Elle a besoin également de s’appuyer sur l’action des courroies de transmission qui assurent la communication et le dialogue avec la jeunesse. La lutte contre la bureaucratie et l’amélioration des prestations des services publics et des associations, autre interface efficace, sont au rang des priorités.

Celles d’un Etat républicain qui assume ses missions au niveau local à travers les communes dont le ministre rappelle fort opportunément qu’elles en  sont un démembrement. Non des contre pouvoirs qui travailleraient en marge du contrôle et de la loi.

Source Horizons H. Rachid

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:04

Humour – La convivialité telle que vécue au Congo Démocratique

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Au Congo Démocratique (Kisangani, Province Orientale), un homme téléphone à sa Maman.

Fils: Maman, j'ai le SIDA.

Maman: Ne reviens pas à la maison, mon fils.

Fils: Pourquoi pas, Maman?

Maman: Si tu reviens à la maison, tu vas contaminer ta femme.

Ta femme va transmettre la maladie à ton frère,

Ton frère à notre bonne,

Notre bonne à ton père,

Ton père à ma soeur,

Ma soeur à son mari,

Lui à moi,

Moi au jardinier,

Le jardinier à ta soeur.

Et si ta soeur attrape le SIDA...... alors TOUT le village sera contaminé!!!

Donc au nom de DIEU... SAUVE TA FAMILLE ET TON VILLAGE ET NE REVIENS PAS A LA MAISON!!!!!!

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 06:56

Égypte - L’armée égyptienne pour sauver le soldat Moubarak

Omar Souleimane

 

 

Les égyptiens ont compris que les transformations envisagées sont destinées à prendre de court leurs revendications. Le nom d’Omar Souleïmane avait déjà été évoqué pour succéder, en cas de vacance du pouvoir, à Moubarak. Certes la rue ne fléchit pas mais le scénario tunisien n’a pas l’air d’aboutir. L’égypte n’est pas la petite Tunisie même si le pays le plus peuplé du monde arabe réunit tous les ingrédients de la Révolution du Jasmin.

L’armée égyptienne est au pouvoir depuis 1952 et depuis cette “révolution des jeunes colonels”, le pays a toujours été dirigé par un militaire. Nasser : un colonel ; Sadate : un maréchal et Moubarak : un général. Et pour ne pas faillir à la tradition, encore deux généraux pour conduire l’après-Moubarak.

Omar Souleïmane, le patron des Moukhabarate et, probablement, nouveau dauphin. Ahmed Chafic pour diriger le gouvernement qui, certainement, préparera la transition. Bien que les armées égyptienne et tunisienne soient formées et couvées par les états-Unis, on aura remarqué le traitement différencié de Washington quant aux manifestations populaires qui ont déferlé dans ces deux pays.

Si Obama a donné son coup de pouce à la Révolution du Jasmin en ordonnant à la hiérarchie militaire tunisienne de chasser Ben Ali, en égypte, c’est tout le contraire : il faut sauver le soldat Moubarak en organisant une révolution de palais. Le pouvoir ne doit surtout pas se conformer aux revendications de la rue, fussent-elles démocratiques. Évidemment, pour faire bonne figure, Washington n’a pas cessé de vociférer pour que la répression soit humainement acceptable, politiquement correcte. C’est moins grossier que la ministre des AE française lorsqu’elle avait offert au dictateur tunisien le savoir-faire de la police française, mais les mises en garde américaines à l’encontre de la sauvage répression du pouvoir égyptien se sont révélées, avec du recul, des larmes de crocodile.

Pour des observateurs, la révolte sans précédent contre le régime de Moubarak est victime d’un complot. La reprise en main du pays s’est décidée dans la nuit de vendredi à samedi, Obama lui-même a avoué être resté une demi-heure en communication téléphonique avec son homologue égyptien pour le convaincre du nouvel artifice. Comme l’armée  égyptienne dépend totalement du Pentagone qui lui alloue chaque année 1,5 milliard de dollars, la moitié de l’assistance dévolue à l’armée israélienne, il n’en fallait certainement pas plus pour convaincre sa hiérarchie. Et puis, comme le hasard fait bien les choses, lorsqu’éclata mardi la révolte en Égypte, une délégation de militaires égyptiens conduite par leur chef d’état-major se trouvait aux états-Unis. Il est clair qu’au regard de sa place tout simplement géographique, l’Égypte reste un enjeu stratégique tant que la paix, une paix juste, ne sera pas établie au Moyen et Proche-Orient. Israël a été le premier à faire part de ses inquiétudes, mettant en avant le danger islamiste imminent avec à la clé l’affiliation entre le Hamas palestinien et les Frères musulmans d’Égypte.  Quant aux promesses de Moubarak, jugées en deçà des revendications de la population pour la liberté d’expression, la levée de l’état de siège, de meilleures conditions de vie et la lutte contre le chômage et la pauvreté, elles n'ont pas entamé, au cinquième jour, la détermination de la rue, malgré le déploiement de l’armée, le couvre-feu et au moins 92 morts et des milliers de blessés. Les égyptiens ont compris que les transformations envisagées sont destinées à prendre de court leurs revendications. Le nom d’Omar Souleïmane avait déjà été évoqué pour succéder, en cas de vacance du pouvoir, à Moubarak. La nomination du patron des services égyptiens en qualité de vice-président, un poste que Moubarak avait destiné à son fils Gamal à qui il avait estimé confier la clé du pouvoir au courant de cette année, traduit au moins que l’armée était en désaccord sur l’instauration d’un pouvoir dynastique.

Reste que les Israéliens ont soufflé : Souleïmane ne leur est pas inconnu, ils ont travaillé directement avec lui et ils ont manifesté leur satisfaction. Les régimes de la région ont également poussé un ouf de soulagement. La contagion démocratique est repoussée. Reste à savoir si la révolte des égyptiens, inédite par son ampleur, sa détermination et ses objectifs, va se poursuivre, et dans ce cas, se posera la question de la cohésion dans la hiérarchie militaire, notamment chez les officiers subalternes et les troupes en contact avec la population. En attendant, la révolte des égyptiens rendra impossible la succession du fils de Moubarak.

Source Liberté Djamel Bouatta

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 06:53

Sud algérien - Sous le signe de l’innovation : La vallée du M’zab accueille le 11e salon de l’automobile

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Ghardaïa abritera du 09 au 14 février la 11e édition du salon de l’automobile du Sud Algérien, sous le signe de l’innovation. Une manifestation annuelle qui permet la rencontre des professionnels de l’industrie automobile pour présenter les nouveautés en matière de marques, de produits et d’offres.

Par ce salon, l’organisateur de cet événement, ComEvent Algérie Sarl, table pour les automobiles conçues dans le respect de l’environnement, dont leur slogan «Pour que l’automobile ne soit plus jamais comme avant». Parmi les nouveautés, l’Amarok de Volkswagen qui sera présentée à ce salon en avant-première ainsi que la nouvelle gamme d’Aldicar et de Hyundai, qui seront présents avec force cette année. Fidèle à son habitude, ComEvent compte, cette année encore, lancer «la reine du franchissement». Une formule qui permet de démontrer la qualité de franchissement des Pick up, 4x4 et SUV et des Toyota FJ Cruise. C’est ce dernier d’ailleurs qui a été champion de l’édition précédente, contre les Mitsubishi et Nissan. Les épreuves du franchissement se dérouleront cette année sur un terrain de 35 km au centre ville de Ghardaïa.

Le salon sera accompagné par des campagnes de prévention routières quotidiennes, par M. Lazouni notamment, qui seront diffusées sur les ondes des radios locales, de Ghardaïa, Ouargla et Laghouat. Une tombola Sid Auto est également au programme. A l’issu d’un concours, un visiteur partira avec une Chevrolet.

Le 5e salon «Equip Auto Algeria» programmé en avril

La cinquième édition du Salon professionnel de l’Equipement Automobile et de Garage «Equip Auto Algeria» se tiendra du 18 au 27 avril à Alger, à l’initiative de Promosalons, une filiale du comité pour la promotion à l’étranger des salons français. Ce salon qui accueille chaque année 180 exposants internationaux et algériens, espère, lors cette édition, la visite de 5 000 visiteurs professionnels algériens, tunisiens, français, espagnols, marocains, libyens et turcs, entre autres.

Source Horizons Farida B .

Le Pèlerin

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