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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 06:48

Ça se complique pour le Raïs !

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Devant le renouvellement au quotidien des manifestations exigeant le départ de Moubarak, malgré le couvre-feu, et face aux pressions internes et externes qui s’amplifient et se multiplient, Moubarak paraît de moins en moins capable de résister à la colère de la rue qui rentre aujourd’hui dans son 7e jour.

Alors que des pays, notamment la Turquie et les États-Unis, prennent leurs dispositions pour évacuer leurs ressortissants d’Égypte en raison de l’insécurité qui y règne depuis une semaine maintenant, Hosni Moubarak refuse d’écouter la rue qui demande son départ et rien d’autre. Apparemment, il est prêt à toutes les conséquences pour garder son fauteuil présidentiel.

Ni les morts, dont le nombre a largement dépassé la centaine, ni les appels pressants de ses homologues, notamment occidentaux, ne semblent avoir d’effet sur lui. Pour vraisemblablement effrayer les manifestants, des avions de chasse de l’armée de l’air égyptienne ont effectué plusieurs passages à basse altitude au-dessus du Caire. Dans l’espoir de réduire l’impact des médias sur les manifestants, il a fermé hier l’espace égyptien à la chaîne d’informations qatarie al-Jazeera, qui a largement couvert les manifestations contre son régime. Réagissant à cette interdiction, les responsables de la chaîne ont affirmé que la décision des autorités égyptiennes d’interdire la chaîne satellitaire du Qatar de couvrir les manifestations visait à “faire taire le peuple égyptien”. Ceci étant, les Frères musulmans et d’autres mouvements d’opposition égyptiens ont chargé l’opposant Mohamed El-Baradeï de “négocier” avec le régime du président Hosni Moubarak, a déclaré un dirigeant de la confrérie. La Coalition nationale pour le changement, qui se regroupe autour de l’opposant Mohamed El-Baradeï, dont les Frères musulmans et plusieurs formations d’opposition, a chargé l’ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique de “négocier avec le pouvoir”, a affirmé Saâd al-Katatni.

L’ex-patron de l’AIEA est arrivé en fin d’après-midi à la place Tahrir, au Caire, où il a rejoint les manifestants. Ainsi, des milliers de manifestants continuaient à affluer hier vers le centre du Caire pour participer à une nouvelle journée d’une révolte qui ne semble pas faiblir malgré les changements intervenus à la tête du gouvernement.

“Le peuple veut la chute du régime”, “Moubarak dégage !”, scandaient toujours les manifestants qui se rassemblaient à la mi-journée à Midan Ettahrir, (la place de la libération), dans le centre de la capitale qui vit depuis mardi au rythme d’une contestation sans précédent du président Hosni Moubarak au pouvoir depuis 30 ans. À Suez, à l’est du Caire, quelque 500 manifestants se sont rassemblés. Dans la ville de Mansoura quelque 5 000 manifestants affluaient vers le siège du gouvernorat, affichant leurs revendications sur des pancartes signées des “Jeunes d’Égypte”, exigeant notamment le départ du président Moubarak et de tous les symboles du régime.  Plusieurs milliers de prisonniers se sont évadés de prison dans la nuit après une émeute dans la prison de Wadi Natroun, à 100 km au nord du Caire, selon une source au sein des services de sécurité. Trente-quatre Frères musulmans, dont des membres du bureau politique, qui étaient internés dans cet établissement pénitentiaire, abandonné par ses gardiens ont pu sortir, selon l’avocat de la confrérie islamiste. Des dizaines de corps gisaient sur la chaussée près de cette prison où une émeute avait eu lieu dans la nuit et des coups de feu tirés au cours de l’évasion des prisonniers. Quatorze ont été emmenés dans une mosquée proche, et il y aurait “beaucoup d’autres”, selon les habitants. Sur un autre plan, le gouvernement américain recommande à ses ressortissants d’éviter de se rendre en Égypte en raison des troubles dans ce pays, a annoncé hier le département d’État.

Les États-Unis ont également autorisé le départ d’Égypte des familles des membres de l’ambassade américaine et du personnel non essentiel. “Le département d’État recommande aux ressortissants américains d’éviter de voyager pour aller en Égypte en raison des troubles politiques et sociaux en cours”, selon des conseils aux voyageurs donnés par le ministère américain. De son côté, la Turquie a annoncé qu’elle allait dépêcher trois avions en Égypte pour assurer le rapatriement de ses ressortissants, a rapporté l’agence de presse Anatolie. À la demande de la cellule de crise du Premier ministère et du ministère des Affaires étrangères, Turkish Airlines s’apprêtait à faire décoller deux avions à destination d’Alexandrie et un autre pour le Caire, ont indiqué des responsables de la compagnie aérienne publique à Anatolie. La Libye a mis en place aussi un pont aérien pour assurer le rapatriement de ses ressortissants se trouvant en Égypte, a-t-on appris de source aéroportuaire à Tripoli

Source Liberté Merzak Tigrine

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 06:42

Algérie - Les évêques du Maghreb se réunissent à Alger : «Mieux vivre ensemble» en terre d’Islam

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Les évêques membres de la Conférence épiscopale annuelle des régions d’Afrique du Nord (CERNA) ont entamé hier à Alger une réunion de 5 jours visant notamment à définir les moyens de «mieux vivre ensemble» en terre musulmane.  Une vingtaine de personnalités religieuses, dont 9 évêques d’Algérie, du Maroc, de Tunisie et de Libye, se sont réunis à huis clos à la Maison Diocésaine d’Alger pour évaluer la situation des communautés chrétiennes résidant au Maghreb. L’objet de cette réunion est de «réfléchir sur les moyens de vivre ensemble avec les musulmans, d’organiser des rencontres amicales pour, notamment, contribuer au développement» économique et social du pays, a déclaré à l’APS le président de la CERNA, Mgr Vincent Landel, archevêque de Rabat.

«Nous souhaitons faire des choses ensemble», avec les populations des pays d’accueil, a-t-il poursuivi, ajoutant que les évêques ont pour mission «d’accompagner les chrétiens vivant dans ces pays pour qu’ils vivent le mieux possible avec les musulmans».   Il a ainsi cité différents cas où musulmans et chrétiens sont liés par une relation de travail, notamment au sein des entreprises, par exemple en Libye où les 150.000 chrétiens, venant en majorité d’Inde, des Philippines et du Moyen-Orient, travaillent dans les sociétés pétrolières. Dans les autres diocèses, quelque 25000 chrétiens vivent au Maroc, 10000 en Algérie et 20000 en Tunisie, a-t-il ajouté, précisant qu’ils sont «tous étrangers, en grande partie des étudiants subsahariens». Dans cette perspective de consolider le «vivre ensemble», Mgr Landel a évoqué de nombreux échanges de vues et d’expériences avec des dignitaires religieux musulmans. Le dernier bulletin de la CERNA note qu’il s’agit de «vivre et de collaborer, en-dehors de tout esprit de prosélytisme, avec les populations musulmanes qui nous accueillent, avec qui des liens d’amitié se vivent et se construisent».

Source Horizons

Le Pèlerin

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 06:25

Handball – La France entre dans la légende après sa victoire face au Danemark en finale des championnats du monde 2011

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Champions Olympiques, du Monde et d’Europe en titre, les handballeurs français ont écrit une nouvelle page d'histoire du 13 au 30 janvier 2011 lors de la 22ème édition des Championnats du Monde, en Suède. Vainqueurs 37-35 des Danois après prolongation, ils ont ajouté un 4ème sacre planétaire au palmarès des Bleus, après ceux de 1995, 2001 et 2003

Après ses succès de 1995, 2001 et 2003, l'équipe de France de handball a décroché dimanche un 4ème titre de Championne du Monde en battant le Danemark 37 à 35 après prolongation en finale du Mondial 2011, à Malmö, en Suède. La France rejoint ainsi la Roumanie et la Suède dans les annales. C'est aussi le quatrième grand titre d'affilée pour les Bleus après leurs victoires aux JO de Pékin en 2008, au Mondial 2009 et à l'Euro 2010, un quadruplé jamais réalisé.

Secoués comme jamais depuis le début du tournoi, les Bleus ont réussi à surmonter l'égalisation du Danemark à 31-31 à quatre secondes de la fin du temps réglementaire pour faire parler leur expérience en prolongation.

C'est Nikola Karabatic, élu meilleur joueur du tournoi avant la finale, qui a été l'acteur majeur du succès français avec 11 buts, mais c'est le capitaine Jérôme Fernandez qui s'est montré décisif avec deux buts capitaux sur la fin.

Le scénario complètement fou de ce match ne fait que rajouter au bonheur des joueurs de Claude Onesta, l'ex Toulousain, qui assoient un peu plus leur place de plus en plus marquée dans la légende du sport.

Au total, la France compte désormais sept titres majeurs. Avoir réussi à les amasser en seulement seize ans témoigne de l'ascension fulgurante d'une équipe qui, il y a trente ans encore, n'évoluait qu'en troisième division mondiale.

Autre fait remarquable, la France a perdu une seule de ses huit grandes finales, la première au Mondial -1993, avant de remporter les sept suivantes.

Ce nouveau titre offre aussi aux Bleus la qualification directe pour les jeux Olympiques de Londres en 2012 et le prochain Mondial qui aura lieu l'année  suivante en Espagne, un luxe appréciable pour des joueurs très sollicités.

Fiche technique :

A Malmö (Malmö Arena): France bat Danemark 37 à 35 après prolongation (mi-temps: 15-12, fin du temps réglementaire 31-31)

Arbitres : Raluy Lopez et Sabroso Ramirez (ESP)

Spectateurs : 12.460 

France :

Buteurs : Fernandez (5 dont 1 pen), Dinart, Barachet (3), B. Gille (4), Joli (1 dont 1 pen), Honrubia, Karabatic (10), Accambray (2), Abalo (5), Sorhaindo, Guigou (7 dont 2 pen)

Gardien : Omeyer (12 arrêts) 

Danemark :

Buteurs : M. Christiansen (1), Boesen (2), Lauge Schmidt, L. Christiansen (5), Eggert Jensen (3), Spellenberg (4), Knudsen (2), Noddesbo (3), Svan Hansen, Lindberg (3), Toft (2), Sondergaard, Hansen (10)

Gardiens : Landin (24 arrêts dont 4 pen) 

Mondial : la France rejoint la Roumanie et la Suède

4 titres : France (2011, 2009, 2001, 1995), Roumanie (1974, 1970, 1964, 1961), Suède (1999, 1990, 1958, 1954)

3 titres : Allemagne (2007, 1978, 1938)

2 titres : Russie (1997, 1993)

1 titre : Espagne (2005), Croatie (2003), Yougoslavie (1986), URSS (1982) Tchécoslovaquie (1967)

Source RTL.fr

Le Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 10:02

Démocratie et Autoritarisme dans le monde arabe

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La démocratie a enregistré une progression impressionnante au cours du dernier quart du XXe siècle, supplantant dans son élan libéral des régimes autoritaires et parfois même totalitaires, invariablement civils ou prétoriens, « progressistes » et « réactionnaires ».

L’ainsi nommée « troisième vague » de démocratisation, lancée en 1974 par la « Révolution des œillets », a eu raison, chemin faisant, des systèmes autoritaires d’Europe (du sud et de l’est), d’Amérique latine et d’Asie (du sud-est) ; l’effondrement de ces derniers ouvrant le champ, sous l’impulsion de la société civile, à la mise en œuvre de processus de transition démocratique. Si l’on en croit les données chiffrées du Programme des Nations unies pour le développement (de 2002), le nombre des systèmes réfractaires aux règles du gouvernement démocratique serait même descendu à trente seulement(1). Un constat irréfragable s’impose ici avec netteté par-delà les réserves que l’on peut émettre à l’endroit de ce bilan de la progression démocratique : la résilience des régimes autoritaires arabes. En effet, aucun système de gouvernement de cette région du monde, qu’il soit « républicain » ou monarchique, tenu sous la férule d’un roi ou d’un raïs, de l’armée ou de la police, ne s’est sérieusement engagé dans un processus de transition démocratique. Les trajectoires différenciées de ces régimes ont non seulement apporté un démenti insolent à la prétention universelle de la démocratie, mais fait apparaître leur redoutable durabilité. Les gouvernants arabes dits « progressistes » (et leurs rhétoriciens) affirmaient pourtant, on s’en souvient, que la tutelle autoritaire par eux exercée sur les peuples au lendemain des indépendances n’était qu’une « parenthèse temporaire » censée, par le développement accéléré qu’elle autorisait, préparer la maturation de la démocratie... Quarante ans après, le verdict de l’histoire est atterrant : la persistance des régimes autoritaires sur les décombres fumants des « expériences de développement ». Les dirigeants arabes, sommés au lendemain de l’effondrement du Mur de Berlin d’acquitter tribut à la globalisation des standards démocratiques, se sont dotés de nouveaux accoutrements : parlements à deux chambres, pluripartisme, « élections pluralistes », discours sur la « bonne gouvernance », etc. La nouvelle formule politique présente quelques avantages ; elle a permis aux régimes, qui jouaient leur survie politique, d’offrir de nouvelles avenues de participation, de coopter les contre-élites et de gagner la respectabilité internationale. Le modus operandi, fait d’élections sans enjeux d’alternance, d’opposition de palais (royal ou présidentiel) et de relations de patrons à clients, leur assure en outre la préservation de leurs principaux traits autoritaires : ceux, pour reprendre Juan Linz — le politologue qui a fondé le concept d’« autoritarisme » — de pouvoirs d’Etat concentrés dans l’escarcelle d’individus ou de groupes qui se préoccupent de soustraire leur sort politique aux aléas de l’imputabilité (accountability) publique et du jeu institutionnel concurrentiel. Or, sur ces points, déterminants entre tous, les modes de gouverner adoptés par Etats arabes convergent pour illustrer la métaphore du Guépard de Lampedusa : il faut que tout change... pour que tout reste en place. Les replâtrages, s’ils assurent la continuité des systèmes par-delà le changement, s’avèrent cependant impuissants à guérir la plaie béante du corps social et politique : celles de la représentation politique, et plus foncièrement encore des fondements de la polite. Les symptômes du « mal arabe » ne trompent pas. Par le bas : crise de légitimité, défection massive, émeutes itératives, répression des opposants, formation de contre-sociétés, diffusion de la corruption, violence politique, harraga (forme paroxystique de la défection), etc. Par le haut : les élites gouvernantes arabes, percevant uniment leurs peuples comme une source d’insécurité, répondent avec un répertoire d’actions qui comprend nolens volens autocratie, clientélisme politique, échange corrompu, usages politiques des symboles inusables du Tawhid et de la Fitna pour justifier, qui son statut de commandeur des croyants, qui sa présidence à vie, qui l’invention de la « jumlukiyya » (oxymoron signifiant le mélange des genres entre république et monarchie, jumhuriyya et malakiyya). Ces indices, qui ne trompent plus, présentent a priori les ingrédients sinon d’une « situation révolutionnaire » à tout le moins d’un « changement de régime ». Il n’en est pourtant rien. Ici surgit alors une interrogation irrévérencieuse : pourquoi ces configurations sociales, que d’aucuns qualifient d’explosives, ne débouchent-elles pas, dans cette région-là du monde, sur un changement démocratique ? La question, à y voir d’un peu plus près, n’a de pertinence que rapportée à un référent implicite, celui de la globalisation démocratique. Y aurait-il, en la matière, un « exceptionnalisme arabe » ? L’énigme obsédante de la résilience des régimes autoritaires arabes, en prenant à contre-pied les « prophéties auto-prédictives » de « la lutte des classes » et du cycle vertueux « marché-démocratie », impose de remettre les concepts sur le métier. Plusieurs thèses ont été avancées pour tenter de résoudre ce problème de connaissance. La controverse académique oppose plusieurs courants, tandis que le sujet a remis au goût du jour les vieux clichés sur la « mentalité arabe »... C’est dans ce contexte, brossé à grands traits, que s’inscrit la réflexion de Abdellah Hammoudi sur l’autoritarisme dans les sociétés arabes2. Son ouvrage Maîtres et disciples, qui a fait date, dégage, à partir de l’examen approfondi du cas marocain, un modèle d’intelligibilité qui ambitionne d’interpréter le fait autoritaire dans l’ensemble des pays arabes. Abdellah Hammoudi entame sa réflexion en pointant ses critiques à l’égard du concept, forgé, dix ans plus tôt, par Hisham Sharabi : le néo-patriarcat3. Le concept de Sharabi renvoie comme l’on sait à une « formation historique concrète » marquée par le capitalisme dépendant, l’éthos d’une « classe sociale hybride » (la petite bourgeoisie) et la prédominance d’une « culture monologique » qui, tout en manipulant la raison, abhorre l’esprit critique. Le néo-patriarcat est un « trait psychosocial » qui se caractérise par la « prédominance du Père ». L’Eta néo-patriarcal ne serait sous cet angle qu’une version modernisée du « sultanat patriarcal traditionnel ». Le constat d’une « toute puissance du patriarcalisme » soutenu par Hicham Sharabi ne tient pas compte, d’après Abdellah Hammoudi, de « la précarité et l’instabilité croissantes des normes ». La démarche que préconise l’auteur de Master and Disciple « cherche à conjurer les dangers de l’essentialisme et son corollaire bien connu : l’usage anti-historiciste de l’histoire ». Le point de départ de son analyse réside dans la relation au chef : « Partout les individus se montrent capables de deux attitudes diamétralement opposées : quand ils sont en position subalterne, c’est la soumission humble qui très souvent confine à l’obséquiosité ; par contre, en situation de commandement, ils entendent se faire obéir de façon absolue [...] Tout se passe comme si en chacun coexistait deux personnalités dont les traits et les comportements se contredisaient terme à terme, et surtout comme si l’une comprimant l’autre, en fait préparait son surgissement. » Ce schème de l’ambivalence et de l’inversion soumission-rébellion serait à l’œuvre dans la relation de chef à subalterne qui structure l’ordre bureaucratique et politique moderne. L’auteur soutient la thèse selon laquelle les pouvoirs autoritaires dans les sociétés arabes reposent sur le schème culturel religieux du maître-disciple (shaykh/murid). Les rapports mystiques du maître-disciple correspondent aux voies initiatiques d’accès au magistère, à la baraka. Le candidat à la sainteté se soumet au maître jusqu’à épouser les figures symboliques de la « féminisation ». Cette soumission est cependant temporaire ; elle se rompt avec la conquête, par le nouveau maître, d’une autorité concurrente à celle de son initiateur. Abdellah Hammoudi, professeur à Princeton University, est l’invité du forum Les Débats d’El Watan de ce mois.

Source el Watan

Le Pèlerin

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:46

Les régimes arabes dans l’oeil du cyclone

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Il suffit parfois d’une étincelle pour mettre le feu à la poudrière et mettre des pays entiers, quelquefois, de la taille d’un continent, à feu et à sang. Une flambée de prix, un jeune en désespoir qui s’immole par le feu, et même un sourire mal dessiné peut provoquer une émeute.

C’est devenu le propre des sociétés arabes qui peinent à amorcer un développement socioéconomique à même de procurer une vie, tant soit peu, décente aux populations.

« C’est l’inconscient collectif qui réagit à des années de privation, de mal vie et d’humiliation « , disent les spécialistes. Sinon que signifiera un homme qui s’immole dans un pays où il fait bon vivre ? Peut-être un membre d’une secte vénérant le feu, peut-être un pyromane, peut-être un aliéné voulant donner un sens à sa mort après avoir échoué d’en donner à sa vie… ! Mais cela reste un acte banni par la culture, la religion et même les fondements des sociétés arabes.

Comment agira une société occidentale face à une augmentation quelconque du prix d’un produit ? En organisant une marche pacifique, dira-t-on ! Mais, les sociétés arabes ont-elles droit à ce genre de moyens pacifiques de protestation ?… l’on a pas cessé de tirer la sonnette d’alarme et mettre en garde ces régimes qui continuent à faire la sourde oreille aux cris de détresse venant des fins fonds d’une société gisant dans la misère, le silence et l’humiliation.

L’on a fait défiler des chiffres, des courbes, des analyses, des constats souvent amers, des bilans économiques désastreux devant les dirigeants… mais les populations ont ras-le-bol des promesses et des chiffres que les dirigeants brandissent pour convaincre les mourants d’une guérison prochaine. Ils veulent du concret. Tous les indices indiquent que le chaos et toutes les conditions d’explosion sont là.

UNE CORRUPTION GÉNÉRALISÉE « …

Comme un poisson en décomposition, c’est la tête qui pourri en premier « , disait Amine Maalouf, spécialiste du monde arabe. La corruption est, de l’avis de tout le monde, née dans les hautes sphères des Etats pour gagner enfin toutes les couches sociales et tous les secteurs d’activité. Même pour prétendre à ses droits les plus clairs et les plus élémentaires, on se retrouve contraint de mettre la main à la poche.

Un simple formulaire qui devait être disponible ne l’est plus, et le même formulaire qui justement n’existerait pas le sera après un jet de main dans la poche ! La vie du citoyen est ainsi minée par  » payer à tous les tournants  » pour ce qui est censé être un droit.

Rajoutons à cela les scandales qui sont devenus à la mode dans le monde arabe. Les scandales financiers tombent dans les oreilles des citoyens à un rythme assourdissant et les chiffres coupent souvent le souffle : Les longues files des zéros mettent mêmes les yeux des économistes, pourtant habitués aux chiffres, dans l’embarras

Cet argent, qu’il soit des contribuables ou vient des sous-sols de ces pays appartient avant tout – les peuples arabes y ont pris conscience- appartient à toutes les couches sociales et tout un chacun devait en bénéficier, ce qui ne se fait pas toujours dans les pays arabes.

Un concept vieux comme le monde mais à la mode : la bonne gouvernance. Economistes, politiques, managers, syndicalistes… et des profils de différents horizons le prêchent. Mais vieux qu’il soit, il sera à l’état embryonnaire dans le monde arabe.

M. Abderrahmane Mebtoul, qui intervenait sur les mêmes colonnes dira :  » les quarante dernières années qui ont marqué la vie politique et économique de bon nombre de pays du Tiers-monde nous réconfortent aujourd’hui dans notre conviction qui consiste à dire que le développement n’est pas une affaire de quincaillerie industrielle et de signes monétaires (…) mais une question de bonne gouvernance, de moralité des institutions par la lutte contre la corruption, la considération du savoir, le respect de la femme… « . Qu’estce que les régimes arabes ont fait, en dehors des discours et des salons, pour réaliser tout ça ?

DES ESPACES D’EXPRESSION INEXISTANTS

 » Mais où afficher son mécontentement ?  » S’interrogent les démunis.  » Au sein du mouvement associatif, via les partis politiques qui sont là pour « chante » plus haut ce que le peuple ressente tout bas, via la presse… « , répondront les gouvernants. A vue de nez, ça a l’air tellement simple qu’on a l’impression qu’il suffit d’exprimer le moindre malaise pour qu’il parvienne aux oreilles des hautes sphères et des dirigeants. Mais, la réalité est tout autre. La société civile est tellement inexistante que le concept relève parfois de l’utopie.

L’on a vu des associations qui ne soufflent pas mot sur des événements qui déchirent des pays entiers, et d’autres, plus ou moins pragmatiques, appellent au calme après de longues années d’hibernation, comme si leur rôle était réduit à dire :  » jeunes ! vos doléances sont légitimes mais vous serez les premiers perdants dans les émeutes que vous menez ! « .

Mais, qu’est-ce que cette société civile a fait pour affirmer la justesse de ces doléances et les transporter dans un champ plus propice à leurs satisfactions ? Quant aux partis politiques, plongés dans des luttes intestines, ne semblent même pas vivre au sein des sociétés où ils ont évolués.

Des partis qui comptent dans leurs rangs plus d’élus que de militants et plus de militants que de sympathisants ne sont, de l’avis de tout le monde, que dans les pays arabes. Ajoutons à cela la crise de confiance si ce n’est carrément  » un divorce  » depuis longtemps contracté entre les bases et les élites politiques qui elles-mêmes connaissent mal la société.

Si le degré de la liberté de la presse diffère d’un pays à un autre, celui-ci reste en dessous des aspirations, et, si liberté est, va rarement au fond des choses.  » Et puis, que dit cette presse, se demandent les démunis, qui l’écoute, qui s’en sert ? « . Il y a même ceux qui disent : trop de liberté tue la liberté. Mais reste qu’un réel débat touchant à tous les volets de la vie des pays arabes a fuit depuis longtemps.

DES CONDITIONS SOCIOÉCONOMIQUES DÉPLORABLES

De tous les maux sociaux qui touchent les pays arabes, le chômage reste celui qui peut se targuer d’être à la tête de tous les événements qui ont secoué ces pays, ces derniers temps, à l’instar, de la Tunisie, de l’Égypte, du Yémen et de la Jordanie,  » en attendant d’autres « , disent des politologues et des sociologues. Le FMI avait récemment mis en garde le pays arabes sur la nécessité de créer 5,8 millions d’emplois.

C’est 5,8 millions d’emplois ! Cela sous-entend, bien évidemment, 5,8 chômeurs et qui sont souvent diplômés. Rappelons-nous de l’adage qui dit :  » un diplômé en chômage est un danger pour la société  » ; l’on a bien la preuve ! Et puis remarquons bien, 5,8 de chômeurs sont 5,8 millions d’hommes et de femmes qui ne peuvent, ou ne pourront que difficilement, aspirer à un foyer, au mariage, à une vie décente… à cela s’ajoute l’érosion du pouvoir d’achat qui complique la vie davantage et pour les travailleurs et pour les chômeurs.

Les bidonvilles, vivre  » les uns sur les autres  » dans d’étroits appartements souvent ne répondant pas à la moindre norme, s’entasser, matin et soir, dans les bus… tout cela mène, d’aucun ne sera contre, à l’explosion ou au moins à l’impulsion qui a donné naissance à de nouvelles formes de protestation de plus en plus individuelles à l’instar de l’immolation.

UNE MAUVAISE DISTRIBUTION DES RICHESSES

Dans les pays arabes, c’est presque une règle : si le gouvernement met la main à la poche, c’est devant le marchand de la paix sociale. Le caractère urgent des mesures qui concernent tout un peuple où du moins une bonne partie du peuple frappe plus d’un.

Ainsi, l’on a vu des décisions prises dans la hâte, souvent sans aucune rationalité. Mais cette rationalité ne devrait pas justement précéder les décisions qui ont mis à rude épreuve les petites bourses et menacer la cohésion sociale ? Ce n’est pas, parait-il, une qualité des décideurs arabes. L’on a vu des gouvernements changés, dans le sang, des prix rabattus dans le feu des émeutes et des présidents fuir les pays où ils furent rois, dans l’humiliation totale.

La mauvaise répartition des richesses ne peut être innocente de tout cela. Des spécialistes ont expliqué le fait que des jeunes émeutiers se soient attaqués à des commerces de particuliers, pour ne citer que cet exemple, par  » frustrations depuis longtemps refoulées  » et l’injustice sociale dont ces jeunes se sentent victimes.  » les nouveaux riches « , un autre concept qui revient dans chaque discussion, rime assez bien avec la mauvaise répartition des richesses ! Dans la conscience collective, ces mots renvoient à la spoliation, la confiscation, le vol… des richesses censées être celles de tout le peuple : une fleur dans le bouquet des émeutes !

DES CHIFFRES !

Et ces chiffres ? Des logements en millions ! Des postes d’emploi en millions ! Des aides en milliards ! Des écoles ! Des investissements ! Des maisons de jeunes ! Des salles de sport ! Des salles de cinéma ! …. Qu’ils soient réels ou non, l’accès reste hypothétique et c’est là le vif du problème. Cette injustice qui peut mener de facto à des émeutes. D’aucuns ne croient plus aux chiffres avancés par les gouvernants arabes qui ne sont souvent affichés que pour calmer les esprits et acheter la paix sociale.

DES CONDITIONS D’UNE ÉMEUTE…

Privations, humiliations, mensonges, promesses électorales jamais tenues, absence de confiance entre gouvernants et gouvernés, avenir hypothétique,… dans des pays qui pompent l’or et qui ne peuvent que mettre les régimes arabes dans l’oeil du cyclone.

Source le Maghreb Hamid Fekhart

Le Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:43

Humour - Remède de cheval

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il était beau pourtant...!!!

 

Un fermier demande à son voisin:

-Qu'est-ce que tu avais donne à ton cheval quand il était tombe malade le mois dernier?

L'autre répond :

-De la térébenthine.

Une semaine plus tard le fermier dit a son voisin :

-J'ai fait comme toi, j'ai donne de la térébenthine a mon cheval, mais il est mort sur le coup!

L'autre répond :

-Le mien aussi!

Le Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:34

Astuces - Contre la toux et les maux de gorge

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 Ingrédients et Appareil :

Carotte

Sucre candi

Bol (pouvant se fermer)

2. Préparation :

Eplucher la carotte et la couper en rondelles dans un bol pouvant se fermer. Mettre dessus le sucre candi et au bout d’une heure il y aura du jus.

3. Posologie : A consommer en cas de toux ou de maux de gorge.

Remarque : Si vous n’avez plus de jus et que les carottes ne sont pas trop flétries remettre du sucre candi dessus.

Nettoyer et délasser la peau normale

Masque purifiant au concombre

Epluchez un demi concombre puis réduisez-le en purée. Ajoutez ensuite 2 cuillerées à soupe de crème fraîche et 2 cuillères de farine. Appliquez le masque pendant 10 minutes en évitant le contour des yeux, puis rincez.

Lu pour Vous

Les feuilles de frêne peuvent remplacer l’aspirine

Les feuilles de frêne (dardar) ont des vertus anti-inflammatoires et antalgiques. Elles calment ainsi les courbatures provoquées par une fièvre ou un effort physique trop intense. Ces propriétés s’expliquent par la présence de coumarines dont l’action se rapproche de celle des aspirines de nouvelle génération. Une infusion de feuilles de frêne peut donc calmer douleurs et courbatures après le sport.

Les téléphones portables peuvent transmettre la grippe

Plus précisément, les téléphones à écrans tactiles, que l’on n’hésite pas à passer de mains en mains, pour montrer une vidéo, des photos de famille par exemple. Inévitablement, environ 30% des virus ou bactéries présents sur l’écran du téléphone se retrouvent sur vos doigts : des doigts qui sont ensuite en contact avec vos yeux, votre bouche, votre nez... Donc, en période d’épidémies hivernales, évitez d’utiliser les écrans tactiles des téléphones de vos collègues, vous éviterez ainsi la transmission des virus ! Et n’oubliez pas la première des précautions sanitaires recommandée en cas de grippe : lavez-vous les mains !

Saviez-vous que...?

Le céleri a bien plus d’un tour dans son sac. Il est aussi très bon pour les rhumatismes, pour l’estomac et pour la peau. Anti-inflammatoire, antiseptique, diurétique et dépuratif, le céleri (krafess) était autrefois surnommé «le balai des rhumatismes». Très pauvre en calories, il est aussi l’ami des femmes qui veulent garder la ligne, et ce n’est pas tout : riche en sels minéraux il facilite les digestions difficiles. Petites astuces beauté : gardez l’eau de cuisson du céleri qui serait un excellent produit naturel anti-pelliculaire. Le jus de céleri est aussi très efficace pour atténuer les taches de rousseur...

Manger des fruits à la peau sombre rend plus sexy

La consommation de fruits comme les pêches, les nectarines et les prunes améliore l’éclat de la peau et attire plus facilement des partenaires potentiels. Une étude menée par des chercheurs britanniques, publiée dans le journal Evolution and Human Behavior démontre que les fruits pigmentés pourraient améliorer l’éclat du teint et rendre le visage plus attrayant pour autrui.

Sachez que…

La betterave possède un autre atout, celui d’être gorgée de minéraux et d’oligo-éléments. Elle est notamment très bien pourvue en potassium. Ce nutriment agit en véritable régulateur de la pression artérielle et se révèle indispensable au bon fonctionnement du système nerveux. Si vous dégustez la betterave crue, râpez-la le plus finement possible. Sachez aussi que ces fibres parviennent même à ralentir l’assimilation des glucides, autrement dit, elles procurent une énergie de longue durée.

L’odeur de l’ail peut soigner

Une équipe de chercheurs canadiens a en effet découvert que le composé organique appelé l’allicine, qui donne à l’ail son goût et son odeur, est un anti-oxydant. La décomposition de l’allicine produit de l’acide sulfénique, qui réagit particulièrement vite avec des radicaux libres et protège donc les cellules plus efficacement. L’ail fait partie de la médecine naturelle et des remèdes à base de plantes depuis longtemps, mais maintenant, grâce à la découverte de ce mécanisme chimique, on peut expliquer les vertus thérapeutiques de l’ail.

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:29

Algérie – Tipasa - Des cambrioleurs neutralisés

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Plusieurs plaintes pour des vols ayant eu lieu dans de luxueuses villas situées dans la zone résidentielle de hai Sidi-Abdelkader ont été déposées au niveau de la police de Tipasa. La plupart appartiennent à des émigrés, et l'une d'elles à un entrepreneur.

Les plaintes furent déposées par les familles des propriétaires, chargés de leur entretien. Des téléviseurs, des caméras, des bijoux, des chaînes stéréo, des lecteurs DVD, des imprimantes, des écrans Plasma et des micro-ordinateurs ont été volés. La même technique a été utilisée par les voleurs : escalade de murs, portes et fenêtres fracassées et choix des pièces à subtiliser. La police scientifique a pu relever des empreintes. Mais aucune d'elles ne figurait dans les bases de données de la police. Néanmoins, sur la base de recoupements d'informations, un voleur, âgé de 23 ans, fut appréhendé, il reconnut avoir vendu un écran plasma et des objets électroniques. Cette piste a été exploitée. En comparant les empreintes du voleur à celles retrouvées dans les villas, il a été établi une concordance. C'est la même personne qui a commis le vol et revendu les objets du larcin. Lors de son interrogatoire, le voleur a avoué qu'il avait deux autres complices ; l’un âgé de 23 ans, le second 26 ans, tous deux demeurant à Tipasa. Ce dernier est en fuite. 7 receleurs ont eu des citations à comparaître devant le parquet de la justice de Tipasa. Les deux membres du groupe arrêtés ont été placés sous mandat de dépôt, tandis que le troisième est activement recherché. Il convient de préciser qu'à ce palmarès s'ajoute le démantèlement de réseaux de dealers à Koléa, celui de la commercialisation illicite de boissons alcoolisées à Bou Ismail et de réseaux de pédophilie à Hadjout.

Source Le Soir d’Algérie Larbi Houari

Le Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:27

L’après-Moubarak a commencé

l armee bascule

 

La transition a commencé en Egypte. Le général Omar Souleïmane, le patron des services secrets égyptiens, a été nommé vice-président par le président Hosni Moubarak.

Le choix de l’homme est décisif, car il signifie que les velléités dynastiques des Moubarak appartiennent désormais au passé. De plus, le général Souleïmane représente la continuité au sein du système politique égyptien, tenu par les présidents issus de l’armée depuis la révolution de 1952. Sur le plan international, le vice-président, successeur désigné de Hosni Moubarak, est réputé pour être un interlocuteur privilégié des Américains et une interface respectée par les Israéliens.

C’est désormais certain, le président Moubarak prépare sa sortie. Le refus par le peuple égyptien des mesures qu’il a annoncées dans son discours de samedi matin (1h15 heure égyptienne) et les pressions étrangères ont poussé le raïs octogénaire à lâcher du lest. La désignation du général Souleïmane au poste de vice-président signifie que le clan Moubarak tente de préserver ce qui reste de ses privilèges et de passer un deal pour s’assurer une porte de sortie honorable.

Le patron des services égyptiens a prêté serment hier en fin d’après-midi devant un Hosni Moubarak, apparemment très fatigué, comme dépassé par les événements et ne représentant que l’ombre de ce qu’il était auparavant. Le général Souleïmane a exécuté le salut militaire devant le Président, ancien général des forces aériennes. Il semblerait donc que la transition s’opère à l’intérieur de l’institution militaire. Avec, en prime, la bénédiction du «protecteur» américain. En effet, Omar Souleïmane est considéré comme un interlocuteur privilégié des Américains, en sa qualité de patron des puissants services secrets égyptiens et facilitateur des négociations palestino-israéliennes et inter palestiniennes.

Personnalité consensuelle ? Le général l’est assurément auprès d’une frange de la société égyptienne. Sur le plan politique, le nouveau vice-président aura fort à faire pour garantir le soutien de Mohamed El-Baradeï, candidat autoproclamé pour piloter la transition, Ayman Nour, leader du parti Kifaya, des chefs du parti Wafd et surtout des Frères musulmans.

Deuxième mesure politique prise par le président Moubarak toujours en fin de journée, la nomination du général Ahmed Chafik à la tête du gouvernement. Avec cette décision, le raïs égyptien veut gagner du temps pour donner l’impression du changement.

Mais le peuple égyptien a tenu à manifester par dizaines de milliers, toute la journée d’hier, leur refus de ce qu’ils qualifient de demi-mesure. Le mot d’ordre ressemble à s’y méprendre à celui brandi par les Tunisiens : «On veut le départ de Moubarak», «On veut faire tomber le régime». En début de soirée, la foule dénonçait massivement la nomination du général Souleïmane au poste de vice-président, soupçonnant le pouvoir de vouloir se reproduire avec d’autres visages, symbolisant le système !

Sur le terrain, des informations répercutées par les médias arabes ont fait état d’une centaine de morts dans plusieurs villes du pays ; essentiellement au Caire, à Alexandrie, à Suez, à Damanhour et à Rafah. Et le chaos semblait gagner du terrain dans de nombreuses villes, où des bandes armées ont commencé à piller et à voler des propriétés privées. Et pour y faire face, de nombreux comités de quartiers ont été constitués pour sauvegarder les biens publics et privés, et le cheïkh Youcef El-Qaradawi, qui a appelé le président Moubarak à quitter la scène politique, a prononcé une fatwa pour condamner ces actes de vandalismes.

Symbole parmi les symboles, le siège national du Parti national démocratique (PND) au pouvoir a été saccagé et brûlé. Un de ses dirigeants, Ahmed Izz, a démissionné du comité central du parti, une sorte de fusible qu’on a fait sauter. Mais l’information capitale de l’après-midi d’hier était l’arrivée des fils du Président, Gamal et Ala Moubarak, avec leurs familles à Londres. Une fuite qui n’est pas sans rappeler celle du clan Ben Ali-Trabelsi de Tunisie.

A l’étranger, la chute rapide du régime Moubarak a déconcerté plus d’un. Washington semble vouloir manœuvrer pour mettre en place des mécanismes de transition qui éviterons toute mauvaise surprise de type gouvernement dominé par les Frères musulmans. On parle désormais avec un langage de fermeté en direction du gouvernement Moubarak avec un semblant de compréhension des aspirations populaires. Idem pour les Européens qui ont pris leur distance avec Le Caire.

Reste les dirigeants arabes, le roi saoudien, le président palestinien et le guide de la Révolution libyenne ont tous trois appelé le président Moubarak pour l’assurer de leur soutien.De quoi sera fait demain ? La volonté populaire semble être plus forte que les politiques temporaires et les décisions concédées par Hosni Moubarak. Le peuple exige le départ du raïs et de son régime, l’histoire est en marche et une page est en train d’être tournée en Egypte.

Source Le Jeune Indépendant M’hamed Khodja

Le Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:24

Algérie - Le sort des chrétiens de la région au centre des discussions

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La conférence annuelle des diocèses d'Afrique du nord débutera dimanche à Alger ses travaux sur la situation des catholiques, presque tous étrangers, dans cette région actuellement secouée par la contestation populaire, a-t-on appris samedi de source officielle. "Il n'y a pas de prise de position politique" de la part de l'Église catholique sur les événements qui secouent actuellement la Tunisie et l'Égypte, a tenu à souligner à l'AFP le président de la Cerna (Conférence épiscopale des régions du Nord de l'Afrique) et archevêque de Rabat, Mgr Vincent Landel

« Nous ne sommes que des étrangers, donc nous avons le devoir de réserve dans tous ces pays », à savoir, la Tunisie, le Maroc, l'Algérie et la Libye, a-t-il ajouté. Mais il n'a pas nié que la situation des chrétiens dans le monde arabe sera évoquée : en Irak où ils sont la cible d'attentats meurtriers de la part d'Al‑Qaïda ou en Egypte, qui a vu nombre de ses ressortissants coptes victimes d'actes sanglants. « Dans l'Europe d'aujourd'hui, on a une trouille bleue de l'islam et on considère que tous les chrétiens dans nos pays musulmans sont persécutés », a‑t‑il noté. « Ce n'est pas vrai, a‑t‑il martelé. Il n’y a que des petits groupes (qui combattent les chrétiens) mais pas la majorité avec laquelle nous entretenons des relations positives d'échanges et de travail ».

Les discussions, à huis clos, réuniront jusqu'à mercredi une vingtaine de personnalités religieuses du Maroc, de Tunisie, de Libye et d'Algérie. Tenues annuellement, elles portent sur « l'analyse de l'état de nos églises », a-t-il souligné au diocèse de l'Église catholique d'Alger, où étaient attendus les autres participants. La communauté catholique dans les diocèses des quatre pays réunis à Alger ne dépasse pas les 200 000 fidèles avec une majorité en Libye, 150 000, qui sont des travailleurs étrangers », a-t-il indiqué.

Source TSA AFP

Le Pèlerin

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