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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:22

Les événements en Egypte accentuent la pression sur le pouvoir algérien

bouteflika-copie-1.jpg

 

Au lendemain du discours de Hosni Moubarak annonçant le limogeage du gouvernement et la poursuite des réformes, la rue égyptienne ne décolère pas. Samedi matin, les affrontements ont repris dans plusieurs localités du pays et la situation était très tendue au Caire où des milliers de manifestants se sont rassemblés pour exiger le départ du pouvoir en place.

Comme en Tunisie, il y a 15 jours, ces événements montrent que la rue ne veut plus se contenter de mesures de façade. Un remaniement ministériel même profond et la promesse de réformes ne suffisent plus pour calmer des foules en colère. Pour le président Bouteflika, qui réfléchit actuellement à un remaniement ministériel, il s’agit d’une alerte sérieuse. Dans la rue, les Algériens réagissent d’ailleurs à ces rumeurs de remaniement sans enthousiasme, avec une interrogation qui revient régulièrement : « un remaniement, pour quoi faire ? »

Dans le cas d’un remaniement, le chef de l’Etat devra annoncer aux Algériens autre chose qu’un simple remplacement d’Ahmed Ouyahia par un autre responsable issu du sérail et le limogeage de quelques ministres sans importance.

Mais le président Bouteflika a-t-il les moyens d’effectuer un tel remaniement ? C'est peu probable.

Depuis quelques années, le chef de l’Etat, sûr de sa puissance, s’est progressivement isolé. Il a coupé tout contact avec l’opposition et les personnalités de la société civile. Méfiant, il n’accepte de travailler qu’avec les mêmes personnes. Son entourage immédiat, frileux, limite également ses contacts. Sans compter l’existence de ministres quasi-intouchables malgré des résultats catastrophiques dans leurs secteurs. Résultat, le président dispose de très peu d’options pour proposer une alternative crédible au gouvernement actuel. Et même en cas de remaniement profond, le gouvernement aura-t-il les moyens de s’attaquer aux vrais problèmes du pays ? On l’a vu : l’annonce d’une volonté de lutter contre l’informel a mis le feu aux poudres. En fait, en l’absence de légitimité, le pouvoir est condamné à multiplier les concessions à la rue.

Aujourd’hui, la persistance du face à face actuel au sommet de l’Etat risque de déboucher rapidement sur une reprise du pouvoir par la rue. Les mesures annoncées sur les prix du sucre, précédées d’une gestion efficace des émeutes par la police, ont permis de calmer momentanément la rue. Mais la colère demeure. Une reprise des affrontements accentuerait la pression internationale sur le pouvoir. Vendredi, les réactions d’Hilary Clinton puis de Barack Obama étaient collées sur les revendications de la rue égyptienne. Et si Washington a lâché son principal allié dans le monde arabe après une journée de violences, il n’hésitera sans doute pas à faire de même avec Alger, un pays moins stratégique pour les Etats-Unis.

Source TSA Samir Allam

Le Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:18

Tunisie, le jour d’après

Tunisie-pression-populaire.jpg

 

Après une nuit agitée, qui a été marquée par le démantèlement du dernier bastion de la résistance, place de La Casbah, en face des bureaux du Premier ministre, et les affrontements qui s’en sont suivis, Tunis se réveille, ce samedi ensoleillé, sur l’après-vent.

Le jour d’après s’annonce difficile. Dès les premières heures de la journée, l’avenue Habib-Bourguiba est prise d’assaut par un millier de policiers, toutes tenues confondues. Aux aguets, les policiers “scannent” tous les passants. Les commerces et autres cafés sont tous ouverts.

À l’entrée de La Casbah, un impressionnant dispositif policier est déployé. Même si les boutiques de M’dinet Laârbi ont repris leurs activités, au bout des ruelles, le passage vers le bâtiment du Premier ministère est bouclé par la police. La place est assiégée de fils barbelés. “Circulez, il n’y a rien à voir”, entend-on. Des travailleurs communaux s’affairent à enlever les immondices et les traces des débris de verre qui jonchent le sol. Devant le siège de l’UGTT (la centrale syndicale tunisienne), une centaine de militants continuent à scander leur refus de la reconduction de certaines figures de l’ancien système au sein du gouvernement de transition. De petits groupes de manifestants arpentent l’avenue Bourguiba, étroitement encadrés par les forces anti-émeutes. Beaucoup d’intellectuels affirment que le temps est venu pour passer à autre chose et que la contestation de la rue n’a plus lieu d’être. “La révolution était spontanée, mais la gestion de l’après-Ben Ali ne peut pas être spontanée. Ce ne sont pas les comités populaires qui vont gérer la transition. Ce ne sont pas les émeutiers de Sidi Bouzid ou de Kasrine qui vont siéger au gouvernement. Il y a un minimum de sérieux”, nous lance Mohcene, un intellectuel de gauche.

Les islamistes, timidement mais sûrement, commencent à sortir de leur tanière. Ils affichent ostensiblement leurs signes distinctifs (hidjab, niqab, barbes et qamis) et narguent les foules agglutinées au centre-ville. Ils protestent contre le rattachement du ministère du culte au ministère de l’Intérieur.

À la veille du retour du leader d’Ennahada, Rached Ghannouchi, les islamistes tunisiens se sentent pousser des ailes, même si, sur le plan politico-médiatique, ils préfèrent rester effacés, voire ne pas trop s’exposer.

Ce qui n’est pas le cas pour les autres formations, notamment celles (et elles sont nombreuses) de l’extrême gauche, qui trouvent en cette révolte une occasion — unique ou ultime ? — de se faire entendre.

La Tunisie est en train de changer. Ses citoyens aussi. “Tout le monde se présente en héros et tout le monde se détache de l’ancien régime, même ceux qui applaudissaient et ceux qui faisaient dans la délation”, nous lance Mahmoud, un jeune avocat tunisois, qui semble craindre le jour d’après. “Regardez le numéro un de l’UGTT, c’est le même qui avait servi le régime de Ben Ali et c’est lui qui négocie actuellement avec le gouvernement provisoire et se présente comme la première force du pays qui parle au nom du peuple. Ce n’est pas rassurant tout cela.”

Les irréductibles ont continué à défiler durant toute la journée d’hier. Ils ne veulent pas abdiquer, faire comme si de rien n’était. Ils craignent surtout que cette révolte, qui a provoqué la chute du dictateur et qui a été saluée par la communauté internationale, soit détournée ou accaparée par les anciens du régime de Ben Ali. Ceux qui sont venus, de la Tunisie profonde, dans “la caravane de la liberté” ne veulent pas baisser les bras, sans garanties. Ils savent que la mobilisation faiblira, une fois les foules dispersées.

Autres temps, autres mœurs, la télévision publique diffuse des clips de groupes de rap, et ils sont nombreux, qui chantent la chute du dictateur. Incroyable ! Mais le sentiment général penche vers la fin de la récréation.  Les choses sérieuses devraient commencer à partir de lundi. La Tunisie a tourné la page de Ben Ali, mais elle ne l’a pas encore déchirée. Les craintes de voir les rescapés de l’ancien régime revenir par la fenêtre ne se sont pas toutes dissipées.

Source El Watan Azzeddine Bensouiah

Le ¨Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:15

Les Égyptiens bravent le couvre-feu de Moubarak

manifestation au caire

 

Alors que la nuit de vendredi à samedi a été particulièrement violente malgré les promesses d’ouverture du président Moubarak et malgré le couvre-feu que les manifestants n’ont pas respecté, des milliers d’Égyptiens ont de nouveau investi les rues dès hier matin.

“Moubarak, va-t-en !” criait-on à la place Tahrir, après l’annonce, vers midi, de la démission du gouvernement, conformément à la promesse faite la veille au soir par le raïs. Un nouveau cabinet devait être formé dans la journée d’hier, mais cela n’aura eu aucun impact sur la situation, les manifestants ne voulant pas de changements “de façade” qui permettent au régime de durer et de se régénérer. Au centre-ville du Caire, où des bâtiments officiels, dont le siège du parti au pouvoir, étaient en proie aux flammes, les militaires ont sécurisé, dès la mi-journée, le musée des antiquités égyptiennes qui recèle des richesses incommensurables. Selon des observateurs sur place, les échanges entre militaires et manifestants étaient plutôt amicaux, ces derniers grimpant même sur des chars sans se faire violenter. On se demande, dès lors, si le comportement pacifique, jusqu’ici, des militaires est à lier avec la visite éclair du chef d’état-major de l’armée égyptienne à Washington. Mais, en même temps, des policiers ont tiré, selon l’agence de presse Reuters. À Ismaïlia, des témoins ont fait part de heurts violents entre manifestants et policiers. Pour sa part, la chaîne Al-Jazeera annonçait, dès 10 heures, hier, 15 tués à Suez et 23 à Alexandrie, deuxième plus grande ville du pays. À 11 heures, la radio France-Info annonçait, pour sa part, que 30 cadavres, dont ceux de deux enfants, ont été transférés dans un hôpital du Caire. Au total, des sources indépendantes estimaient à plus de 100 morts et 2 500 blessés le bilan du soulèvement, alors qu’au même moment, le ministère de la Santé faisait état de 38 morts, dont des policiers, pour la seule journée de vendredi. À 14 heures, on apprenait que dans la seule ville d’Alexandrie, le bilan était de 36 morts et que 8 personnes ont été tuées par balle dans une prison située dans les faubourgs du Caire. À Rafah, ville frontière avec la bande de Gaza, le siège de la sécurité de l’État a été attaqué et trois policiers ont été tués, rapportaient des témoins. À travers toutes les villes du pays, plusieurs commissariats de police étaient en flammes, dont 17 dans la seule capitale du pays. Selon les services de sécurité, plus de la moitié des commissariats du pays ont été incendiés. Un peu plus tard, des milliers de manifestants tentaient d’attaquer le ministère de l’Intérieur, brûlant des voitures de police à proximité de l’immeuble et des tirs fournis étaient entendus aux environs du siège de la Banque centrale et dans le voisinage d’une prison du Caire. La police aurait ouvert le feu sur les manifestants, tentant de prendre d’assaut le ministère de l’Intérieur, tuant trois manifestants, selon un premier bilan annoncé par la chaîne qatarie Al-Jazeera. Alors même que les communications téléphoniques suspendues vendredi ont été rétablies hier matin, sous la forte pression des États-Unis, le couvre-feu a été étendu de 16 heures à 8 heures du matin dans les grandes villes du pays, et l’armée, qui s’est gardée d’intervenir jusqu’à présent, a appelé la population à le respecter et à s’organiser pour se protéger des pilleurs. Pour sa part, la télévision d’État a averti que quiconque braverait le couvre-feu se mettrait en danger. Les manifestants se trouvaient cependant par milliers dans les rues après l’entrée en vigueur du couvre-feu et la situation s’annonçait des plus tendues pour la nuit de samedi à dimanche. Les évènements sanglants qui se déroulent en Égypte ont provoqué de nombreuses réactions internationales. Alors que la Maison-Blanche continue sa pression sur Moubarak pour ne pas tirer sur les manifestations pacifiques, pour l’Union européenne, “les violences doivent cesser”. Le Premier ministre français, de son côté, a estimé que “c’est le peuple égyptien qui décide”. A contrario, et sans surprise, plusieurs chefs d’État arabes ont appelé leur homologue égyptien pour lui exprimer leur soutien. Pour sa part, l’Iran, qui a rompu ses relations diplomatiques avec Le Caire depuis trente ans, “suit et observe attentivement les évènements en Égypte, et attend des responsables du pays qu’ils écoutent la voix de la nation musulmane et qu’ils se soumettent à ses exigences légitimes”, selon le porte-parole de la diplomatie iranienne. Cette déclaration du pays des mollahs a eu un écho immédiat en Égypte, puisque quelques minutes plus tard, les Frères musulmans ont appelé à “une passation pacifique du pouvoir”. Dans une ultime tentative de calmer les esprits, Hosni Moubarak a annoncé, hier, la désignation du patron de ses services secrets, le général Omar Souleymane, au poste de vice-président, et le général Ahmed Chafic, ministre de l'Aviation et ancien commandant de l'armée de l'air, a été chargé de former un gouvernement.

Source Liberté M. A. Boumendil

Le ¨Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:11

Algérie - Investissement algéro-français de 7 milliards de dinars pour réaliser une raffinerie de sucre

sucre et sucreries

 

Le groupe agroalimentaire privé algérien, La Belle, et son homologue français Cristal union se sont associés pour la réalisation d’une raffinerie de sucre d’une capacité initiale de 350.000 tonnes par an pour un investissement de 7 milliards de dinars, a appris samedi l’APS auprès du groupe algérien.

Localisé dans la commune de Ouled Moussa dans la wilaya de Boumerdès, ce projet sera d’une capacité de traitement de 1.000 tonnes par jour de sucre roux destinées à la fabrication de sucre (industriel et de bouche) aux normes internationales, en plus de sous- produits exportables comme la mélasse et les écumes, indique la même source.  Sa capacité initiale de 350.000 tonnes/an «sera doublée à partir de la 4e année à travers la mise en place d’une deuxième unité», précise-t-on en ajoutant que le projet prévoit la création de quelque 250 postes de travail.  Selon la même source, la mise en œuvre de ce projet de partenariat «s’inscrit dans le cadre des objectifs fixés par les pouvoirs publics en matière de développement et de mise à niveau de l’industrie sucrière pour la conformer aux standards internationaux et aux normes en vigueur dans le monde».

Il s’agit, à cet effet, de «dégager, dans un premier temps, une capacité de substitution à l’importation et ensuite assurer une offre exportable et contribuer, de la sorte, à la sécurité alimentaire du pays et l’équilibre de la balance des paiements». L’Algérien espère également, à travers ce partenariat, «profiter des opportunités d’accès aux nouvelles technologies, sécuriser les approvisionnements en matières premières et améliorer la qualité des produits fabriqués au bénéfice de toutes les autres industries utilisatrices du sucre». Il aspire aussi contribuer à l’amélioration «des pratiques managériales et aussi développer la pénétration des producteurs algériens aux marchés internationaux. En outre, la concrétisation du projet permettra au groupe français «une entrée sur un marché prometteur avec l’appui d’un partenaire local disposant d’une bonne connaissance de la place et d’un solide réseau de distribution». Les deux partenaires envisagent d’autres projets dans la filière agroalimentaire, indique-t-on.  Le groupe La Belle, dont la contribution au projet est de 65%, est spécialisé depuis une vingtaine d’années, dans le négoce international des denrées alimentaires de première nécessité, précise-t-on. Cette société qui détient environ 35% de la demande nationale, opère notamment dans les domaines de la minoterie, la semoulerie, les pâtes alimentaires, la torréfaction de café, des huiles alimentaires et la margarinerie, selon le groupe.

Source Horizons

Le Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:01

Tout pour faire du 12 février un grand moment populaire

reunion-coordination-nationale.jpg

 

Dar El Beïda (banlieue est d’Alger), 29 janvier. Effervescence militante à la Maison des syndicats où se tient en ce samedi après-midi une réunion de la commission technique issue de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie.

A l’ordre du jour : la préparation de la grande marche du 12 février. Le conclave est présidé par Rachid Malaoui, SG du Snapap, tandis que le député RCD, Tahar Besbas, fait figure de modérateur. Les propositions fusent autour de la table.

Logistique, itinéraire, mots d’ordre, slogans, plan média, rien n’est laissé au hasard par la commission. Sur la réunion plane l’ombre du «vendredi de la colère» et les manifestations insurrectionnelles qui manquent d’emporter l’Egypte de Moubarak. «Il faut garder à l’esprit qu’aussi bien en Tunisie qu’en Egypte, c’est le peuple et le peuple seul qui a pris les choses en main», martèle l’un des participants. Car une partie des débats a tourné, à un moment donné, autour de la «signalétique» de la marche et la charte des couleurs qui seront arborées.

Et il était acquis que les couleurs et les fanions à caractère partisan devaient être occultés au profit de banderoles aux motifs rassembleurs. Il est également recommandé de décliner les slogans dans les trois langues (arabe, français, tamazight), et de lancer une large campagne de mobilisation sur facebook. «Maintenant que nous nous sommes entendus sur les contenus, les affiches et les banderoles seront confectionnées au niveau de chaque organisation», recommande Rachid Malaoui. Rabah Abdellah, du Comité national pour la liberté de la presse, lit le communiqué qui sanctionne la réunion. Celui-ci est vite érigé en «appel au peuple algérien». La marche du 12 février devra ainsi s’ébranler à 11h à partir de la place du 1er Mai en direction de la place des Martyrs. Elle s’articulera autour de mots d’ordre précis : démocratie, justice sociale, levée de l’état d’urgence, ouverture du champ politique et médiatique.

L’assemblée retient, en sus, le principe d’introduire une demande d’autorisation, une manière de mettre le pouvoir devant ses responsabilités. La marche réprimée du RCD avait, objectivement, de quoi laisser perplexe. Pourtant, les animateurs de la CNCD ne semblaient à aucun moment intimidés par l’ostensible étalage de force du 22 janvier dernier. C’est ce qui ressort des propos de Tahar Besbas qui nous déclare : «L’initiative du RCD a permis au moins de mettre à nu encore une fois la nature du pouvoir comme il l’a démontré dans sa gestion de la marche du 22 janvier. Pour M. Besbas, les émeutes qui secouent l’Egypte «montrent que la machine de la répression n’a pas empêché les Egyptiens de continuer à manifester. De la même manière, la répression ne fait qu’accroître notre détermination à braver les interdits et à nous réapproprier les espaces d’expression et de liberté». De son côté, Abdelmoumen Khelil de la LADDH indique que la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme est engagée de plain-pied dans les préparatifs de la marche. «En ce moment même, il y a des jeunes qui tiennent une réunion dans les locaux de la Ligue pour préparer la marche du 12.  

Le représentant de la LADDH estime, par ailleurs, que «le soulèvement en Egypte et ailleurs marque l’affirmation des sociétés civiles arabes. C’est une dynamique historique des peuples». Pour sa part, Azouaou Hadj Hamou, ce manchot héroïque qui a perdu son bras gauche dans le feu de l’intifadha du 5 Octobre 88, et qui représentait l’association AVO88 au sein de la CNCD, est venu avec un message clair  : retenir les leçons des événements d’Octobre. «Cela a été un immense gâchis : nous avons acquis 40% de liberté et le système est redevenu comme il était, voire pire. 480 morts pour une parodie de changement tandis qu’en Tunisie, 100 morts ont fait tomber le régime.»

Source El Watan Mustapha Benfodil

Le ¨Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:55

En direct: le pouvoir de Moubarak ébranlé en Egypte

manifestation egypte

 

19h32 - Crainte des pillages - Des comités de quartier, armés de gourdins et de barres de fer, se constituent à travers Le Caire pour protéger la population des bandes de pillards qui dévalisent les commerces et vandalisent les maisons.La police a subitement disparu des rues. FIN DE NOTRE DIRECT.

19h19 - Maison Blanche - La secrétaire d'Etat Hillary Clinton et les principaux responsables de l'administration Obama ont tenu une réunion de deux heures à la Maison Blanche sur la crise politique en Egypte, indique un responsable sous le couvert de l'anonymat. Le président Barack Obama n'a pas pris part à la réunion.

19h10 - Matraques - De retour à Paris, Blandine Delcroix, qui logeait chez des amis au Caire, dit avoir vu mercredi soir "des gens se faire pourchasser par des groupes de personnes armées de matraques" dans le centre-ville.

19h02 - Partir - Mohamed ElBaradei appelle Hosni Moubarak à partir sans délai pour le bien de l'Egypte.

18h55 - Insuffisant - L'opposant égyptien Mohamed ElBaradei affirme dans des déclarations à la chaîne Al-Jazira que la nomination par Hosni Moubarak d'un vice-président et d'un nouveau Premier ministre n'est pas suffisante.

18h48 - "La France doit parler" - L'ancien Premier secrétaire du PS François Hollande, affirme que "la France doit parler" au sujet de l'Egypte et "rappeler" que la démocratie est une "valeur universelle".

18h41 - Rejet - "Ni Moubarak, ni Souleimane, on en a assez des Américains!", réagit la foule rassemblée sur la Place el Tahrir à l'annonce de la nomination du patron des Renseignements au poste de vice-président. Pour l'un de ces manifestants, "Souleimane est l'homme de Moubarak et cela ne reflète pas un signe de changement".

18h31 - Des bougies en Syrie - Les forces de l'ordre dispersent à Damas une cinquantaine de jeunes qui portaient des bougies devant l'ambassade d'Egypte. L'appel à un sit-in a été lancé sur Facebook, pourtant interdit en Syrie, "afin d'exprimer nos condoléances pour les victimes du peuple égyptien".

18h18 - Mosquée - Des dizaines de blessés, souvent inconscients, sont transportés dans la petite mosquée de Bab al-Louq jouxtant la scène des affrontements. "La police nous tire dessus depuis hier, elle protège le ministère de l'Intérieur. Que fait l'armée?" s'interroge Mohammed Khalif, un jeune avocat venu prêter secours.

18h09 - A Rome - Le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, assure que le nouveau gouvernement égyptien pourra compter sur de bonnes relations diplomatiques avec l'Italie.

18h06 - "Soulagés" - Des touristes Français arrivent du Caire "soulagés" à Roissy, pour certains avec plusieurs heures de retard. "On sent que là-bas la situation est tendue", explique Jacinthe Bonneau, qui a rendu visite à sa soeur expatriée au Caire.

18h04 - Soldats acclamés - "Le peuple, l'armée, nous sommes un seul bras", scandent les manifestants saluant les soldats circulant dans des chars d'assaut place Tahrir, au centre du Caire.

18h00 - Douille - "La police s'attaque au peuple, elle nous considère comme des ennemis", rage Ahmed, un manifestant costaud enivré de colère, montrant une douille de fusil tiré selon lui par la police sur des manifestants lors de affrontements devant le ministère de l'Intérieur dans le centre du Caire.

17h49 - Touristes russes - Rostourism, agence russe pour le tourisme, indique préparer un plan d'évacuation des touristes russes d'Egypte en cas de besoin.

17h34 - Rapatriement - Israël a rapatrié en avion spécial les familles de ses diplomates, ainsi qu'une quarantaine d'Israéliens qui séjournaient à titre privé au Caire, indique le ministère israélien des Affaires étrangères. L'ambassadeur reste à son poste.

17h34 - Manif à Londres - Quelques centaines de personnes réclament à Londres aux abords de l'ambassade d'Egypte le départ de Hosni Moubarak. Les manifestants forment deux groupes distincts, séparés par les forces de l'ordre, l'un constitué d'islamistes, l'autre se disant sans affiliation politique.

17h25 - Enterrement - Dans le quartier de Bassatin, des proches, réunis autour du caveau familial, enterrent l'un des leurs, tué hier par une bombe lacrymogène lancée par la police. Son fils assure qu'il retournera manifester et rejoindra les dizaines de milliers de personnes qui bravent le couvre-feu au Caire. Les manifestations ont fait au moins 50 morts depuis mardi.

17h11 - Elèves - "Saddam était leur maître, et tous ces dictateurs ne sont que ses petits élèves", affirme Hussein Mohamed, un livreur irakien dans un quartier commerçant de Bagdad. "Si le régime égyptien tombe, tous les autres suivront dans le monde arabe car l'Egypte est le plus grand et le plus puissant pays de la région", prédit-il.

17h06 - Kadhafi téléphone - Le numéro un libyen Mouammar Kadhafi s'est entretenu au téléphone avec Hosni Moubarak, "pour se rassurer sur la situation en Egypte", annonce l'agence libyenne Jana.

17h04 - NOUVEAU GOUVERNEMENT - Ahmad Chafic, ministre de l'Aviation, est chargé de former le gouvernement. C'est une personnalité généralement appréciée au sein de l'élite égyptienne, y compris de l'opposition. Son nom avait été évoqué pour éventuellement succéder au président Moubarak en cas de vacance du pouvoir.

16h50 - Appel de Berlin - Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle appelle "les responsables en Egypte et les forces de sécurité" à renoncer à la violence contre "les manifestations pacifiques", selon un communiqué de son ministère.

16h39 - Appel américain - Les Etats-Unis réitèrent leur appel à la "retenue" de "toutes les parties" en Egypte, déclare Philip Crowley, porte-parole de la diplomatie américaine. "Avec les manifestants encore dans les rues en Egypte, nous sommes inquiets des risques de violences ", affirme-t-il sur son compte Twitter.

16h36 - Dans le bon camp - Le MoDem demande au gouvernement français à être "cette fois dans le camp de ceux qui se battent pour la démocratie et contre l'arbitraite", contrairement à la révolution tunisienne.

16h27 - Appel de Moscou - Le ministère russe des Affaires étrangères appelle, dans un communiqué, les autorités égyptiennes à "garantir la paix civile" afin de pouvoir répondre "aux attentes de la population". Il s'agit du premier commentaire de la Russie au sujet de la situation politique en Egypte.

16H25 - UN VICE PRESIDENT - Le chef du Renseignement, Omar Souleimane, vient de prêter serment en tant que vice-président, premier poste du genre depuis que le président Hosni Moubarak a pris le pouvoir en 1981, rapportent les médias officiels.

16h21 - Aux Etats-Unis - Les organisations représentant la communauté arabe aux Etats-Unis appellent le président Barack Obama à soutenir le peuple égyptien "opprimé" et à demander le départ de Hosni Moubarak. Ces protestations sont l'indice d'un "vaste mécontentement populaire", estime ainsi la Société américano-égyptienne.

16h14 - Réunion importante - Le président Hosni Moubarak tient "une réunion politique importante" au siège de la présidence, au Caire, annonce la télévision d'Etat.

16h11 - Trois morts - Trois personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées dans les manifestations de ce samedi au Caire, apprend-on auprès des secouristes sur place.

16h08 - Inquiétude en Israël - "Le plus inquiétant, c'est le climat d'incertitude qui règne dans le pays le plus influent du Proche-Orient", déclare à l'AFP un haut responsable israélien qui a requis l'anonymat.

16h06 - Fillon - "C'est le peuple égyptien qui décide" et "aucun pays ne peut prendre la place du peuple égyptien", déclare le Premier ministre français François Fillon. "Il faut que les violences s'arrêtent, personne ne peut accepter qu'il y ait des morts", ajoute-t-il. "Ce que nous disons simplement au gouvernement égyptien, c'est qu'il faut qu'il entende les revendications".

16h04 - Démission - Ahmad Ezz, haut responsable du parti au pouvoir en Egypte, largement perçu comme un pilier d'un régime corrompu, démissionne du Parti national démocrate, selon la télévision d'Etat.

16h02 - Liban - A Beyrouth, quelque 300 personnes, des étudiants pour la plupart, manifestent dans le calme devant l'ambassade d'Egypte, aux cris de "Liberté pour l'Egypte !" ou de "Moubarak va-t-en !".

16h00 - Musée protégé - Des jeunes Egyptiens forment une chaîne humaine autour du musée du Caire, qui abrite des trésors de l'antiquité, et des comités de quartier se constituent pour tenter de protéger la capitale des pilleurs.

15h58 - Couvre-feu ignoré - Plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont rassemblés dans le centre du Caire, défiant un couvre-feu entré en vigueur à 16H00 (15H00 françaises).

15h55 - Prêche - Le plus influent prêcheur du monde arabe, cheikh Youssef Al-Qardaoui, affirme que seul le départ du président Hosni Moubarak pouvait régler la crise en Egypte, appelant le peuple à poursuivre son "soulèvement" pacifiquement, dans une déclaration à la chaîne Al-Jazira.

EN DIRECT - La promesse de réformes et d'un nouveau gouvernement ne calme pas les manifestants en Egypte, qui réclament le départ du président Hosni Moubarak, soumis à la pression d'une communauté internationale de plus en plus critique à son égard.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:50

Nomination du chef des services secrets, Omar Souleïmane (74 ans), au poste de vice-président

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Après cinq jours d’importantes manifestations qui ont ébranlé tout le pays, exigeant son départ, le raïs s’accroche au pouvoir contre la volonté de tout un peuple qui brave la terreur d’un régime des plus cruels.

Acculé par la pression de la rue, Hosni Moubarak a tenté une manœuvre pour «sauver sa tête et son régime». Face à l’accélération des événements, il a nommé, hier, le chef des services secrets, Omar Souleïmane (74 ans), au poste de vice-président et un ancien militaire, Ahmed Chafic, pour former un nouveau gouvernement. La veille, Hosni Moubarak, retiré dans la station balnéaire de Charm El Cheikh, s’est adressé à la nation dans un discours jugé par l’opposition et la rue en dissidence «très négatif car il ne répond pas aux exigences du peuple égyptien qui réclame son départ», a déclaré Abdelhalim Kendil, coordinateur du mouvement Kifaya.

Moubarak a annoncé la dissolution du gouvernement de Ahmed Nazif et usé d’un ton menaçant à l’égard des manifestants. Mais son autorité semble altérée face un peuple égyptien déterminé à en finir enfin avec «un régime despotique en place depuis trente ans», a indiqué George Ishak, un des animateurs du mouvement Kifaya. Ainsi, les manifestations se sont radicalisées alors que les forces armées ont pris position dans toutes les villes du pays. Les affrontements entre manifestants et services de sécurité, qui ont fait près de 100 morts, ont laissé place à des manifestations pacifiques après que les blindés de l’armée aient été accueillis à bras ouverts par les manifestants. Ces derniers ont bravé, pour le deuxième jour, le couvre-feu imposé par le Président.

Les Egyptiens ont continué à manifester durant toute la nuit d’hier, réclamant le départ de Moubarak et l’instauration d’un régime démocratique au pays du Nil. Ils étaient des centaines de milliers à occuper les principales places au Caire, à Alexandrie, à Suez,  El Mahala et autres villes du pays. Les menaces du ministre de la Défense contre toute personne bravant le couvre-feu n’ont pas eu l’effet escompté. Alors que des milices tentent de semer le trouble lors des manifestations, les Egyptiens commencent à mettre sur pied des comités populaires pour protéger les personnes et les biens.

Par ailleurs, le leader de l’opposition et président du Comité national pour le changement, Mohamed El Baradei, a appelé les Egyptiens à continuer à manifester «pacifiquement jusqu’à faire tomber le régime de Moubarak». Il a sévèrement critiqué la nomination de Omar Souleïmane et Ahmed Chafic, respectivement vice-président et chef de gouvernement, car pour lui, il s’agit de «la militarisation du régime et la consécration de l’approche sécuritaire dans la gestion d’une crise politique grave». Dans une déclaration à la chaîne Al Jazeera, l’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique a indiqué que «seul un changement radical au sein du pouvoir, avec le départ de Moubarak et l’amorce d’un processus de transition, pourrait sauver le pays. Le mouvement de contestation qui mobilise de plus en plus veut un changement de régime».

De son côté, le coordinateur du mouvement Kifaya, Abdelhalim Kendil, dans une déclaration à El Watan, a dénoncé «une manœuvre de Moubarak qui tente de sauver son régime alors que la rue est unanime à exiger son départ du pouvoir. Nous voulons en finir avec un despotisme qui a écrasé tout un peuple pour se maintenir». Tout en estimant que la révolte qui s’est emparée de l’Egypte depuis cinq jours, M. Kendil a émis des propositions pour sortir de «ce bras de fer qui oppose un peuple déterminé à un pouvoir aveuglé par la corruption». «Il est urgent que le Président se retire avant qu’il ne soit chassé comme le président tunisien ; il est urgent de dissoudre toutes les institutions issues de la fraude, de former un gouvernement de salut national et d’élire une Assemblée constituante», préconise M. Kendil.

En somme, les Egyptiens sont en passe de mener leur révolution contre un des régimes les plus cruels de la région. Si le président Moubarak s’accroche mordicus au pouvoir, le peuple égyptien, qui s’est soulevé tel un volcan, est bien parti pour déloger «le pharaon du Caire». Pas facile de tenir face à la violence de la crue du Nil.

Les USA en état d'alerte :

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, et les principaux responsables de l’administration Obama ont tenu une réunion de deux heures, hier à la Maison-Blanche, sur la crise politique en Egypte. Le président Barack Obama n’a pas pris part à la réunion mais devait être tenu informé par ses conseillers sur les derniers développements survenus en Egypte plus tard dans la journée, a rapporté l’AFP.

Outre Mme Clinton, le conseiller du président américain pour l’antiterrorisme John Brennan, le directeur du renseignement américain James Clapper et le patron de la CIA Leon Panetta ont participé à la réunion tenue sous l’égide du conseiller à la Sécurité nationale, Tom Donilon.

L’ambassadeur américain en Egypte, Margaret Scobey, et le vice-président américain Joe Biden ont également participé à cette réunion par liaison vidéo, a ajouté l’agence. Barack Obama a réclamé, avant-hier, l’arrêt des violences et des réformes «concrètes» de la part du président Hosni Moubarak, principal allié des Etats-Unis dans le monde arabe.

Source El Watan Hacen Ouali

Le Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:46

Algérie - Comment Alger couvre le feu

algerie protesta

 

La réussite de la révolution tunisienne a des effets limités en Algérie. Pourtant, tous les ingrédients d’une explosion sociale à la tunisienne sont réunis : corruption généralisée au sommet de l’État, hausse des prix des produits de large consommation, chômage endémique, fermeture des champs politique et médiatique, concentration des pouvoirs entre les mains du président Bouteflika, au pouvoir depuis 11 ans, qui peut briguer des mandats à vie.

Si les Algériens peinent à s’unir pour faire tomber Bouteflika, c’est pur plusieurs raisons.

Pour contenir le feu des émeutes qui a en une journée embrasé tout le pays faisant 5 morts et 1 000 blessés entre le 5 et le 10 janvier, les services de sécurité ont une stratégie. La police, dirigée par le général Abdelghani Hamel, réputé très proche du président Bouteflika, a infiltré les manifestations. Ces agents en civil ont même participé à la casse, pour identifier les meneurs et les arrêter ensuite.

La police a aussi procédé à des arrestations massives parmi les jeunes des quartiers populaires d’Alger, où les émeutes étaient violentes.

L’opposition écartée des médias, bridés

Redoutant une contagion de la révolution tunisienne, les dont les racines sont similaires aux problèmes sociaux algériens, les autorités ont pris de nombreuses mesures populistes. Grâce à la manne pétrolière (210 milliards de dollars dans les caisses de l’État), le gouvernement a décidé de subventionner le sucre et l’huile pour 350 millions de dollars, de suspendre les retraits de permis de conduire, de recruter massivement des jeunes, etc.

Enfin, l’opposition divisée et affaiblie par le régime, s’est montrée incapable de mobiliser la foule malgré le ras-le-bol social. Depuis 1999, le président Bouteflika s’est employé à bâillonner l’opposition en lui interdisant l’accès à la télévision et à la radio, contrôlées par l’État. Les chaînes et les radios privées ne sont pas autorisés en Algérie.

Ainsi la marche populaire organisée par le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition laïque) n’a réuni que quelques centaines de personnes à Alger.

Source DNA Ali Idir

Le Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:41
Egypte - Moubarak nomme un vice-président

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Plusieurs dizaines de milliers d'Egyptiens appelaient samedi au Caire au départ du président Hosni Moubarak, au cinquième jour des manifestations. Plus tôt dans la journée, le gouvernement égyptien avait démissionné. Le président Moubarak a nommé pour la première fois un vice-président.

Omar Souleïmane, qui dirige les services de renseignement égyptiens, a été nommé vice-président de l'Egypte, rapporte samedi l'agence officielle de presse MENA. Ce poste avait été laissé vacant par Hosni Moubarak depuis son accession au pouvoir, en 1981.

"Départ du président"

"Le peuple veut le départ du président", ont scandé les manifestants sous le regard de l'armée déployée depuis vendredi soir pour le maintien de l'ordre. La police a elle ouvert le feu sur un millier de manifestants qui tentaient de prendre d'assaut le ministère de l'Intérieur, au Caire, a rapporté la chaîne de télévision Al-Jazira.

Les Frères musulmans, principale force d'opposition en Egypte, ont affirmé leur soutien au "soulèvement pacifique béni" et appelé à la mise en place d'"un gouvernement de transition sans le Parti national démocrate (au pouvoir) qui organise des élections honnêtes et une passation pacifique du pouvoir".

Démission du gouvernement

Le gouvernement égyptien a démissionné samedi, a annoncé la télévision d'Etat, au lendemain de l'annonce par le président Hosni Moubarak de la mise en place d'un nouveau cabinet. Selon une source aéroportuaire, le chef d'état-major, Sami Anan, est lui rentré en Egypte après avoir écourté une visite aux Etats-Unis.

Le retour du chef d'état-major est intervenu alors que l'armée a imposé un couvre-feu depuis vendredi soir sur trois grandes villes du pays, dont Le Caire, à la suite d'une journée de manifestations et d'émeutes particulièrement meurtrières à travers le pays. Les émeutes se sont poursuivies dans la nuit malgré le couvre-feu.

Source: ATS

Dernière infos : OMAR SULAYMAN est désigné comme vice-président de l'Égypte et vient de faire le témoignage institutionnel ..... Un signe pour le peuple de la non filiation de la présidence pour le fils Moubarek ....

Encore quelque heures pour la chute du régime. ...

La famille Moubarek Allaa et Jamel viennent d'arriver a LONDRES ... avec leurs épouses.

Source Algérie-dz

Le Pèlerin

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:37

«Harga, chômage, Bouteflika dégage !»

bouteflika 

A l’appel du bureau régional du parti du RCD (Rassemblement pour le Culture et la Démocratie), des milliers de citoyens ont pris part à une marche pacifique à Béjaia, 250 km à l’est d’Alger, demandant un changement radical de régime en Algérie et l’instauration de la démocratie. A aucun moment les forces de sécurité n’ont cherché à empêcher cette marche ou à l’entraver. Des slogans demandant le départ du présidet Bouteflika et un changement de régime ont été scandés par les manifestants. Ainsi, on pouvait entendre : « Harga, chômage, Bouteflika dégage ! ».

Très tôt le matin, des renforts de la police anti-émeute acheminés par fourgons avaient pris discrètement position en divers endroits stratégiques et retirés de la ville. Des barrages de police fixes avaient également été dressés en de nombreux points sur les grands axes menant vers le chef lieu de la wilaya comme la RN 26 et la RN 09.

C’est aux alentours de 10 H 30 que la procession s’est ébranlée à partir de l’esplanade de la Maison de la culture Taos Amrouche pour aboutir au siège de la wilaya de Bejaia. Tout le long de l’itinéraire, la foule n’a fait que grossir pour devenir de plus en plus imposante.

A souligner que l’association des victimes d’octobre 88 (AVO 88) ainsi que le collectif estudiantin pour la sauvegarde de la citoyenneté ont été partie prenante de cette marche dès son annonce. Un collectif de lycéens de Bejaia a également participé à la manifestation. Des slogans demandant le départ de Bouteflika et un changement de régime ont été scandés par les manifestants. Ainsi, on pouvait entendre : « Harga, chômage, Bouteflika dégage ! », « Djazaïr horra démocratia », « Y en a marre de ce pouvoir ! », ainsi que des chants patriotiques.

En voyant la grande foule s’étirer le long du boulevard, un observateur averti de la scène politique dira, qu’à l’évidence, le RCD avait réussi à mobiliser en dehors des milieux qui lui sont traditionnellement acquis.

Arrivés devant le siège de la wilaya, une prise de parole a été improvisée par les responsables du RCD qui ont d’abord tendu le micro aux associations de jeunes et d’étudiants qui pont participé à la marche pour faire entendre leur voix. Ce fut ensuite au tour du sénateur Mohamed Ikharbene, des députés Boubkeur Derguini, Lila Hadj Arab et Athmane Mazouz d’appeler à la mobilisation citoyenne pour un changement de régime.

Dans une allusion directe à l’interdiction des marches populaires par les pouvoirs publics sous prétexte d’insécurité, le député Boubkeur Derguini dira : « Voilà, nous venons de prouver que nous sommes capables d’organiser une marche pacifique sans casse et sans vandalisme, comme des citoyens responsables ». Puis, en référence aux révoltes populaires en Tunisie et en Egypte, le député dira également : « Nous autres algériens, nous sommes les premiers à avoir lutté pour la démocratie, ce serait une honte que l’on n’arrive pas à la faire triompher en faisant tomber ce régime ».

Avant que la foule ne se disperse dans le calme, des appels ont été lancés pour une grande mobilisation et une participation massive à la marche du 12 février à Alger.

Samedi 22 janvier la marche à laquelle avait appellé le RCD de Said Sadi avait été durement réprimée par les autorités algériennes..

Source le Matin Dz

Le Pèlerin

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