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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 08:33

Tunisie- Après le départ de Ben Ali vendredi, le pays s'est agité...

zine-el-abidine-ben-ali

Pour lire chronologiquement, lire en bas de page..

22h46: Mouammar Kadhafi ne fait rien comme tout le monde. Ce soir, à la télévision libyenne, il a dit regretter la chute du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et a proposé aux Tunisiens l'application de son modèle de démocratie directe, lors d'un «discours à l'adresse du peuple tunisien». Il a par ailleurs estimé que Zine El Abidine Ben Ali, déchu par le Conseil constitutionnel tunisien, était «toujours le président légal».

22h09: Sophia, une étudiante française de 22 ans qui habite Bizerte, une ville côtière du nord du pays, s'est confiée à 20minutes.fr. «C'est vrai que le climat n'est pas rassurant. Tout à l'heure, des coups de feu se faisaient entendre, raconte-t-elle. Dans l'après-midi, ma famille et moi sommes descendus à Tunis voir ma soeur et sur le chemin du retour, sur l'autoroute, une bande de quinze casseurs ont voulu nous agresser, ils avaient des pavés dans les mains, mon père a accéléré et ils nous ont lancé ces pavés sur la voiture. Plus loin et après cet incident, deux autres "gangsters" nous ont jeté des cailloux. Dieu merci, nous n'avons rien mais la peur est grande. C'est la première fois que j'ai si peur en Tunisie et je ne sais pas si on pourra revivre aussi tranquillement qu'avant...»

21h50: Le calme est revenu à Tunis
A la tombée de la nuit, affirme France Info, le calme est revenu à Tunis, avec l’entrée en vigueur du couvre-feu. Seules l’armée et la police quadrillent les rues, tandis que les cafés restent déserts.

20h27: Via l'adresse reporter-mobile@20minutes.fr, un internaute franco-tunisien séjournant à Ariana dans la cité Hédi Nouira nous a dit entendre «en ce momentdes tirs d'armes automatiques et des personnes crier "Allahou Akbar", ce qui signifie "Dieu est grand"». Selon lui, ces mots ont été prononcés alors qu'une personne venait d'être tuée.

19h16: La majorité des touristes français en vacances en Tunisie seront de retour dimanche soir grâce à l'affrètement de douze avions supplémentaires par les voyagistes, a annoncé samedi soir à l'AFP le président de l'Association des tour-opérateurs (Ceto).

Vous êtes sur place ou tout simplement concerné par les événements en Tunisie? Envoyez-nous vos photos et témoignages à reporter-mobile@20minutes.fr

18h35: Selon l'envoyé spécial d'I-Télé à Tunis, de violents affrontements ont cours dans la ville. Des pillages ont eu lieu, et des tirs ont fait de nombreux blessés, peut-être des morts.

17h58: «Il n'a jamais été question d'une présence de Ben Ali en France», selon Baroin
Les proches de Zine El Abidine Ben Ali présents sur le sol français n'ont «pas vocation à rester» et «ils vont le quitter», a déclaré le porte-parole du gouvernement, François Baroin, sur France info. «Il n'a jamais été question d'une présence de Ben Ali en France», a-t-il ajouté.

17h54: La famille de Ben Ali quitte le parc d'attraction de Disneyland
Des proches de l'ex-président Ben Ali, dont une de ses filles, ont quitté samedi après-midi le parc d'attraction de Disneyland, en Seine-et-Marne, où ils avaient trouvé refuge depuis jeudi, a relayé TF1 News. Parmi ceux-ci, la fille du président, Nesrine, âgée de 24 ans. Un petit-fils du président déchu était également présent, ajoute TF1 News.

17h13: Ben Ali à l'abri dans un palais de la monarchie saoudienne
On en sait plus sur les conditions d'accueil de l'ex-président Ben Ali en Arabie saoudite. Les autorités locales, qui ont précisé dans la nuit de vendredi à samedi que l'ancien chef d'Etat était le bienvenu au titre de «circonstances exceptionnelles», a en trouvé refuge avec une partie de sa famille dans un palais de Djeddah normalement réservé par la monarchie saoudienne à des chefs d'Etat en visite en Arabie. Celui-ci avait été initialement bâti dans un des quartiers les plus résidentiels de Djeddah à l'intention du défunt roi Fayçal.

17h08: Le chef de la sécurité présidentielle, Ali El Seriati, a été arrêté, rapporte la chaîne panarabe Al-Jazira. Le motif exact de l'arrestation est encore inconnu.

16h41: Royal propose d'être observatrice des futures élections
Ségolène Royal a jugé «important» que le Parti socialiste s'implique dans le processus démocratique en Tunisie en tant que «force d'observation» des élections à venir. Elle a même fait de sa présence une «garantie». «Si je puis être utile, le moment venu, bien sûr que je serai au côté du peuple tunisien», a-t-elle indiqué.

16h00: Le président du Parlement a prêté serment en tant que président par intérim. Il s'occupera des affaires courantes en attendant de nouvelles élections d'ici à deux mois.

15h35: Environ 800 personnes célèbrent à Lyon la chute de Ben Ali.

15h32: Présent au rassemblement de soutien au peuple tunisien, place de la République à Paris, Olivier Besancenot appelle à la démission de Michèle Alliot-Marie, la ministre des Affaires étrangères.

15h31: Foued Mebazaa, le président par intérim, demande au Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi de former un gouvernement de coalition.

15h20: La famille de Lucas Mebrouk, le photographe blessé vendredi à Tunis, demande qu'un avion médical soit affrété sur place. Dans un communiqué, elle affirme qu'il a été blessé par un tir de gaz lacrymogène, tiré à bout portant par un policier, et que son pronostic vital est engagé.

14h32: Le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, accepte le projet de création d’un gouvernement de coalition, annonce Reuters qui cite un dirigeant de l’opposition. Les consultations entre le Premier ministre et les partis politiques tunisiens se poursuivront dimanche.

Vous êtes sur place ou tout simplement concerné par les événements en Tunisie? Envoyez-nous vos photos et témoignages à reporter-mobile@20minutes.fr

14h18: «L'Egypte proclame son respect des choix du peuple de notre pays frère la Tunisie de même qu'elle a confiance dans la sagesse de ses frères tunisiens pour régler cette situation et éviter que la Tunisie s'effondre dans le chaos», déclare le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

14h09: Un photographe français qui couvrait les manifestations en Tunisie a été blessé vendredi et se trouvait samedi dans un état «grave», selon Reuters qui cite une source médicale tunisienne. Agé de 32 ans, il se trouve actuellement dans le coma.

14h05: A l’issue de la réunion de crise qui s’est tenue ce samedi midi à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a publié un communiqué dans lequel il demande l'organisation d'élections libres «dans les meilleurs délais». «La France est prête à répondre à toute demande de concours afin que le processus démocratique se déroule de la façon la plus incontestable», ajoute-t-il.
Les autorités françaises ont pris «les dispositions nécessaires pour que les mouvements financiers suspects concernant des avoirs tunisiens en France soient bloqués administrativement», a-t-il ajouté.
13h52: Au moins 42 prisonniers ont péri dans l'incendie d'une prison de Monastir, selon l'AFP qui cite un médecin de l'hôpital local.

13h44: Un rassemblement de soutien au peuple tunisien a lieu place de la République, à Paris.

13h30: Fin de la réunion de crise convoquée à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Aucun des participants ne s'est exprimé à la sortie.

13h30: Selon l'envoyé spécial d'i>Télé, des hélicoptères de l'armée tirent à vue, vraisemblablement sur des pilleurs.

13h20: «Ben Ali est tombé mais son régime est encore en place», rappelle Nadia Hamami, la fille du dirigeant du PC des ouvriers tunisiens sur i>Télé.

13h: Le retour des touristes français devrait prendre plusieurs jours selon l'organisme regroupant les tour-opérateurs français.

12h46: L'armée a bouclé le coeur de Tunis à grands renforts de tanks, rapporte France Info.

12h27: La prison de Monastir est en proie à un incendie. Des détenus s’enfuient et il y auraient des dizaines de morts selon des témoins cités par Reuters.

12h14: Plusieurs milliers de touristes allemands doivent être rapatriés de Tunisie, selon des voyagistes allemands cités par TF1 News. Il y aurait actuellement entre 6.000 et 8.000 Allemands et quelques 8.000 Français en Tunisie.

11h38: Le Conseil constitutionnel tunisien précise qu'une nouvelle élection présidentielle devait se tenir dans les 60 jours, selon la télévision publique tunisienne citée par Reuters.

11h30: «Jusqu'à hier matin, la Tunisie n'avait connu que deux présidents en 54 ans. Et puis là, pouf, trois présidents en moins de 24h», plaisantent certains internautes sur Twitter (ici et là).

11h10: Selon i>Télé, le Premier ministre tunisien et président par intérim Mohamed Ghannouchi aurait cédé sa place au président du Parlement, Fouad Mebazaa, conformément à l'article 57 de la constitution tunisienne. C'est donc le troisième homme à occuper des fonctions présidentielles en moins de 24h.

11h: L'espace aérien et les aéroports tunisiens sont rouverts, rapporte samedi l'agence de presse officielle tunisienne TAP. «Les services de l'aviation civile et des aéroports déclarent que l'espace aérien tunisien et tous les aéroports sont ouverts au trafic aérien, contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias», indiquent les services de l'aviation civile dans un communiqué cité par TAP.

10h55: Le conseil constitutionnel tunisien destitue officiellement Ben Ali, selon des images diffusées par i>Télé. Le président déchu est définitivement écarté du pouvoir.

10h30: Une réunion de crise est prévue à l'Elysée à 12h au sujet, entre autres, des ressortissants français en Tunisie. Le Premier ministre ainsi que les ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de l'Intérieur et le porte-parole du gouvernement y participeront. Il s'agit de la seconde en moins de 24h, le Premier ministre français ayant déjà été reçu par Nicolas Sarkozy vendredi à 19h45.

Zine el Abidine ben Ali poussé dehors par un mois de contestation sociale et politique dans la rue, l’heure est à la transition. Coup d'oeil sur les trois hommes forts de la Tunisie qui pourraient prétendre à la succession de Ben Ali.

9h50: L'hypermarché Géant, à la sortie nord de Tunis, a été pillé samedi après avoir été attaqué vendredi, selon l’AFP citée par TF1 News.

9h45: Selon les informations du Parisien-Aujourd'hui en France, des membres du clan Ben Ali sont réfugiés en région parisienne. Ils séjourneraient à l'hôtel Disneyland au sein du parc d'attractions de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne).

9h30: La police a commencé samedi matin à isoler le coeur de Tunis en fermant les accès à l'avenue centrale Bourguiba, selon l’AFP. Des barrières métalliques ont été dressées au travers des rues débouchant sur l'avenue, interdisant le passage des rares voitures et piétons.

«Il faut assurer à ce pays notre volonté de les aider». Lire les réactions au départ de Ben Ali en cliquant ici.

Ben Ali, du pouvoir absolu à la chute. Lire le portrait du président déchu.

9h: Un important dispositif de sécurité encadre l'ambassade de Tunisie à Paris, selon des images d'i>Télé. Des cars de CRS bloquent le passage, rue Barbet de Jouy, n'autorisant la circulation qu'aux riverains.

8h46: Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé vendredi à un «règlement démocratique» de la crise en Tunisie après la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali. 

Revivez les événements de vendredi en cliquant ici.

8h30: Après une nuit de violences et de pillages, c'est le calme plat à Tunis, samedi matin, depuis la levée du couvre-feu à 7h. En revanche, l'aéroport international de Carthage à Tunis n'a pas rouvert. Les vols à destination de la Tunisie sont au mieux retardés, au pire, annulés.

Le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali a quitté le pouvoir et le pays vendredi soir. Le Premier ministre va assurer l'intérim.

Source 20minutes.fr AFP / Reuters.

Le Pèlerin

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 08:29

La France a lâché Ben Ali, après avoir tardé à le condamner

Tunisie Emeutes Ben Ali

 

La France a rompu samedi avec son langage d'extrême prudence maintenu depuis le début de la crise en Tunisie, achevant de lâcher Zine el Abidine Ben Ali en affirmant pour la première fois son soutien à la révolution en cours.

"Depuis plusieurs semaines, le peuple tunisien exprime sa volonté de démocratie. La France, que tant de liens d'amitié unissent à la Tunisie, lui apporte un soutien déterminé", a déclaré samedi le président Nicolas Sarkozy.

Grand ami de la France, où il a longtemps été loué pour sa politique de développement économique et de lutte contre les islamistes, l'ex-président tunisien y est désormais persona non grata. II a dû se réfugier en Arabie saoudite, après que des rumeurs insistantes et une grande effervescence policière aient indiqué vendredi soir qu'il voulait atterrir près de Paris.

"On ne souhaite pas sa venue", a fait savoir une source gouvernementale française, justifiant ce refus par les possibles réactions de la communauté tunisienne installée en France.

La prise de position très molle de Paris après la répression des manifestations avait heurté les Tunisiens de France, qui sont plusieurs centaines de milliers.

Les intellectuels notamment "ont eu beaucoup de mal à avaler les propos de Michèle Alliot-Marie", la ministre des Affaires étrangères, a estimé Karim Emile Bitar, spécialiste du Maghreb à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

En déplorant les violences, Michèle Alliot-Marie avait proposé, le 11 janvier devant l'Assemblée nationale, une coopération française à la Tunisie en matière de maintien de l'ordre et de gestion des manifestations.

Elle avait ainsi suggéré que "le savoir faire, reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité, permette de régler des situations sécuritaires de ce type".

Ce n'est que jeudi, à la veille de la chute de M. Ben Ali, que la France, par la voix du Premier ministre François Fillon, a condamné "l'utilisation disproportionnée de la violence" par la police tunisienne. Mais jusqu'à samedi, aucune marque explicite de soutien aux manifestants.

Un long "silence complice", pour l'opposition de gauche et les défenseurs des libertés. "La position française paraît être celle de la gêne, de la réserve, de la prudence, alors que la France était attendue en Tunisie et plus largement au Maghreb pour parler fort", a regretté samedi le député socialiste François Hollande.

Les Etats-Unis ont affiché beaucoup plus rapidement leur appui au mouvement populaire en Tunisie. Barack Obama a ainsi salué dès vendredi le "courage et la dignité" du peuple tunisien.

La France a toujours été réticente à critiquer l'ex-président Ben Ali, un de ses principaux alliés en Afrique du Nord.

Au contraire, ses dirigeants soulignaient régulièrement les points qu'ils jugeaient positifs dans son action. Ils minimisaient aussi les violations de droits de l'Homme et le caractère policier de son régime, régulièrement dénoncés par les ONG.

Lors d'une visite à Tunis en avril 2008, Nicolas Sarkozy avait créé l'émoi en affirmant qu'"aujourd'hui, l'espace des libertés progresse" en Tunisie.

"Le président Ben Ali est quelqu'un qui est souvent mal jugé" car "il a fait beaucoup de choses" pour son pays, affirmait encore mardi dernier le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, alors que les opposants tunisiens faisaient déjà état de dizaines de morts.

Samedi, Nicolas Sarkozy a également appelé à "des élections libres dans les meilleurs délais" et promis que la France traquerait d'éventuels avoirs "suspects" de l'ancien président ou de son entourage en France.

Les proches de l'ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali présents sur le sol français n'ont "pas vocation à rester" et "vont le quitter", a aussi assuré le porte-parole du gouvernement, François Baroin. Parmi eux, se trouve une des filles de l'ex-président.

Source 20minutes.fr AFP / Reuters.

Le Pèlerin

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 08:21

Violence - Malgré la chute de Ben Ali, le climat reste très tendu dans le pays...

Tunisie-Emeutes-Ben-Ali.jpg

 

L’annonce du départ de l’ex-président Ben Ali n’aura pas calmé la rue. Samedi matin, les habitants de Tunis n’ont pu que constater les dégâts: voitures volées, magasins pillés, gare centrale incendiée... Malgré le couvre-feu en vigueur dans la capitale, de nombreuses exactions ont eu lieu dans les heures suivant l’annonce de la fuite du chef de l’Etat.

>> Revivez les événements de la journée par ici

Dans la journée, en dépit de la présence militaire, les grandes villes ont continué à s’embraser. Via l'adresse reporter-mobile@20minutes.fr, un internaute franco-tunisien séjournant à Ariana, dans la cité Hédi Nouira, nous a ainsi indiqué avoir entendu «des tirs d'armes automatiques et des personnes crier "Allahou Akbar"» dans la rue. Sophia, une étudiante française vivant dans la ville côtière de Bizerte, a quant à elle évoqué la présence le long des autoroutes de bandes de «casseurs» lançant des pavés sur les véhicules. «C'est la première fois que j'ai si peur en Tunisie et je ne sais pas si on pourra revivre aussi tranquillement qu'avant...», nous a-t-elle confié.

Vous êtes sur place ou tout simplement concerné par les événements en Tunisie? Envoyez-nous vos photos et témoignages à reporter-mobile@20minutes.fr

Dans les coulisses, la journée de samedi a toutefois permis d’avancer dans le processus de réorganisation du pouvoir. L’ex-président Ben Ali, qui se trouve actuellement dans un palais mis à sa disposition par la monarchie saoudienne, a été définitivement écarté du pouvoir par le Conseil constitutionnel. Dans l’attente de nouvelles élections, prévues d’ici à deux mois, c’est le président de la Chambre des députés, Foued Mebazaâ, qui assurera l’intérim à la tête de l’Etat.

Après avoir prêté serment, il a demandé au Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, de former un gouvernement de coalition ouvert à tous les partis politiques, «sans exception ni exclusion». Pour ses premiers mots aux Tunisiens, le nouveau chef de l’Etat a appelé la population au calme, lui demandant d’«assister l’armée et les forces de sécurité à restaurer la loi et l’ordre».

A la tombée de la nuit, la tension semble être retombée. Dans la capitale et dans les grandes villes du pays, l’armée et la police ont repris le contrôle de la rue, désertée par les Tunisiens. Mais comme la nuit précédente, de nombreux débordements sont à craindre. D’autant que si les pilleurs ont décidé de sévir en bandes, les populations des quartiers, excédées, ont commencé elles aussi à s’organiser en milices.

Source 20minutes.fr N. Be.

Le Pèlerin

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 05:44

Printemps des poètes au CCF
A la (re) découverte de Jacques Prévert

Qui ne connaît pas Les feuilles mortes, pour ne citer que ce poème-là. La compagnie Le Grain de sable vous invite à venir les réécouter au CCF.
Après la rencontre poétique qui a mêlé musique et poèmes de Verlaine, Rimbaud, Desnos, Aragon et fait entrecroiser les airs de la contrebasse avec les chants poétiques, la semaine dernière. Le Printemps des poètes, événement annuel continu, vous donne de nouveau rendez-vous, ce jeudi, au Centre culturel français d’Alger. Il sera question cette fois de la poésie de Prévert qui accompagne depuis notre vie de différentes manières. Anarchiste, anticonformiste, hostile à toute forme d’oppression, ironique et tendre, il est le créateur d’un style multiforme où se côtoient collages, récits, scénarios de cinéma, pièces de théâtre, chansons et de nombreuses poésies...Textes, chansons et musique se répondent dans ce spectacle sensible, léger et profond. Vie en rage, douleur infinie, immense tendresse, irréversible inquiétude, enfantine assurance...autant de facettes d’un Jacques Prévert d’hier, aujourd’hui et demain. Un Jacques Prévert que vous êtes invité à (re) découvrir avec ses jolies poèmes et à goûter à la magie de ses mots grâce à la compagnie Le grain de sable, avec voix et piano. Jacques Prévert est né au 19 de la rue de Chartres à Neuilly-sur-Seine (act. Haut-de-Seine) le 4 février 1900. Il y passe son enfance dans une famille de petits bourgeois, dévots, aux côtés de son père André Prévert, critique dramatique, qui l’emmène souvent au théâtre, et de Suzanne Catusse, sa mère, qui l’initie à la lecture. Il s’ennuie à l’école, et dès 15 ans, après son certificat d’études, il quitte l’école et multiplie les petits travaux, notamment au grand magasin Le Bon Marché. D’abord mobilisé en 1918, son service militaire se poursuit à Saint-Nicolas-de-Port où il rencontre Yves Tanguy avant d’être envoyé à Istanbul où il fera la connaissance de Marcel Duhamel. En 1925, il participe au mouvement surréaliste, qui se regroupe au 54 de la rue du Château; en fait un logement «collectif» où habitent Marcel Duhamel, Raymond Queneau et Yves Tanguy, des poètes surréalistes. C’est Prévert qui fixera le terme de «cadavre exquis» pour définir le jeu littéraire auquel ses amis et lui se livrent. Prévert est toutefois trop indépendant d’esprit pour faire véritablement partie d’un groupe constitué, quel qu’il soit: il supporte mal les exigences d’André Breton. La rupture est consommée en 1930.
En 1932, il écrit les textes pour le groupe Octobre et il participera aux Olympiades du théâtre à Moscou. Il est le scénariste et dialoguiste de grands films français des années 1935-1945 dont le crime de Monsieur Lange, Drôle de drame, Quai des brumes, Le Jour se lève, Les visiteurs du soir, Les Enfants du paradis de Marcel Carné et La bergère et le ramoneur. Ses poèmes sont mis en musique par Joseph Kosma dès 1935 (À la belle étoile), ses interprètes seront entre autres Agnès Capri, Juliette Gréco, Les Frères Jacques. Son recueil Paroles, publié en 1946, obtient un vif succès. Il écrit des pièces de théâtre. Son anticléricalisme, parfois violent, est souvent occulté par le public au profit de ses thèmes sur l’enfance et la nature. Sa fille Michèle naît en 1946. Il épouse Janine Tricotet en 1947.
Le 12 octobre 1948, il tombe d’une porte-fenêtre. Il reste plusieurs jours dans le coma. À la suite de la résiliation de son bail par le propriétaire qui souhaitait récupérer l’appartement des remparts d’Antibes et n’ayant pu trouver le soutien du maire de l’époque pour rester dans ce logement qu’il aimait beaucoup, il quitte Antibes contraint et forcé. Sur les conseils du décorateur Alexandre Trauner, il achète une maison en 1971 à Omonville-la-Petite, dans la Manche.
Le 11 avril 1977, il y meurt des suites d’un cancer du poumon, lui qui avait toujours la cigarette à la bouche. Il avait 77 ans. Aux côtés de sa femme, de sa fille et de Trauner, il est enterré au cimetière d’Omonville-la-Petite, on peut également visiter sa maison. Non loin de là, à Saint-Germain-des-Vaux, ses amis ont aménagé un jardin dédié au poète. Anticonformiste, Jacques Prévert a eu une vie boulimique et éclectique, valsant en différents genres de formes d’art. Qui ne connaît pas Les feuilles mortes de Prévert, entré dans la postérité légendaire et universelle! Repose en paix l’artiste!
Source L’Expression O. Hind

Le Pèlerin

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 05:41

Pourquoi les gens qui ont raison, sont ils si souvent détestés

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L’art d’avoir toujours raison  de se faire détester de tous Schopenhauer (1788–1860), philosophe allemand pessimiste, s’intéressait toutefois à l’éristique, l’art de la controverse. Inspiré principalement de deux œuvres d’Aristote, « Les Topiques » et « Les Réfutations sophistiques », il produisit le texte « L’art d’avoir toujours raison » publié à titre posthume en 1864. L’originalité de ce petit traité est d’analyser, dans la tradition d’Aristote, une forme de discours très proche de l’usage que nous faisons quotidiennement du langage. Il s’agit de cet art du dialogue qu’est la controverse.

Ce qui domine dans ce dialogue est la volonté de s’affirmer, de faire prévaloir ce que l’auteur nomme une « vanité innée » au détriment d’une vision exacte et relativement objective des choses. L’exercice de ce discours se fait dans des conditions parfaitement étrangères à toute préoccupation théorique et philosophique. La plupart des protagonistes n’hésitent pas à recourir à toutes les formes de malhonnêtetés intellectuelles et de mauvaise foi.

En présence d’interlocuteurs de ce genre, ceux-là mêmes avec lesquels nous sommes chaque jour confrontés l’attitude logique n’est pas seulement dérisoire mais elle est surtout vouée à l’échec. L’exigence de vérité apparaît dès lors comme le cadet des soucis de la plupart des gens, particulièrement des politiques comme des gens de communication qui ignorent aujourd’hui jusqu’au nom de la sophistique.

L’attitude de Schopenhauer en face de cette situation va à rebours de tout ce que la tradition a enseigné. Il ne s’agit plus de retrouver le jugement droit par les vertus du logos  en s’arrachant progressivement au pathos du discours. Au contraire, inspiré de Machiavel, notre philosophe préconise cyniquement de s’installer dans les positions d’autrui, d’épouser parfois le mouvement de son raisonnement pour en exploiter les faiblesses.

Ce rapport de forces est étranger à la dialectique, cet art du dialogue inauguré par Platon, mais constitue de fait une dialectique éristique, à savoir, un art de la controverse dont l’issue est en quelque sorte la victoire ou la défaite de l’autre.

Schopenhauer définit les stratagèmes qui ont ceci de commun avec la stratégie militaire que le seul objectif poursuivi est de vaincre l’autre, en le désarmant littéralement. Le stratagème est un procédé pour prendre en défaut le discours d’autrui afin de le disqualifier.

Dans les règles de ce combat, on ne doit pas tenir compte de la vérité objective parce qu’on ignore la plupart du temps où elle se trouve. Le vrai concept de cette dialectique éristique est une joute intellectuelle pour avoir toujours raison dans la controverse. C’est la raison pour laquelle cette dialectique ne doit accepter comme finalité dans sa définition que l’art d’avoir toujours raison et non la vérité objective, à l’opposé de la dialectique scientifique qui a pour principale mission d’élaborer et d’analyser les stratagèmes de la malhonnêteté dans la controverse afin que, dans les débats réels, on puisse la reconnaître immédiatement et la réduire à néant.

Finalement mieux vaut être machiavélique et faux cul, cela rapporte plus…Du moins c’est ce que les gens recherchent……J’en connais qui ne le sont pas machiavéliques….Dommage et finalement tant mieux

Le Pèlerin

 

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 05:28

Ben Ali, c’est fini !

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La révolte a sonné le glas du système répressif nourri par la double logique sécuritaire et de corruption, marqué par une présidence omnipotente, un parti quasi-unique, une presse aux ordres et un degré extrême de verrouillage de l’espace public. Les Tunisiens ne veulent plus de Ben Ali, qui a quitté le pays hier.

Bien que le président Zine el Abidine Ben Ali, qui fait face à une vague de contestation sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en Tunisie en 1987, ait annoncé dans un premier temps qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat en 2014 et dévoilé des mesures visant à désamorcer la crise, les manifestants ont réclamé hier son départ pur et simple, l’obligeant à fuir le pays et céder provisoirement le pouvoir à son Premier ministre. Les milliers de manifestants réclamaient hier le départ du président Zine El Abidine Ben Ali à Tunis et en province, ont fini par avoir gain de cause.
Confronté à une crise sans précédent, le président tunisien a quitté la Tunisie, ont indiqué deux sources proches du gouvernement, après avoir limogé le gouvernement et annoncé des élections anticipées d’ici six mois. C’est Mohammed Ghannouchi, qui doit occuper la présidence tunisienne, de façon temporaire, d’après une nouvelle annonce officielle faite à la télévision tunisienne hier soir. à Tunis, des manifestants ont défilé dans la matinée sur l’artère principale, l’avenue Bourguiba, sans être inquiétés par la police. De centaines au départ, leur nombre n’a cessé de gonfler atteignant des milliers et ils étaient toujours dans la rue à la mi-journée. “Non à Ben Ali”, “Soulèvement continu, non à Ben Ali”,  “Ben Ali dégage” ont-ils crié en entonnant l’hymne national. Des avocats en robe noire faisaient partie de la manifestation. Aucun incident n’a été signalé en dépit de l’absence du service d’ordre. Un manifestant qui a jeté une pierre sur le siège du ministère de l’Intérieur a été conspué par la foule. Des manifestations se déroulaient également dans plusieurs villes de province, selon des correspondants et syndicalistes qui n’ont pas signalé de violences.

Les concessions insuffisantes de Ben Ali
Le chef de l’État, qui intervenait pour la troisième fois à la télévision depuis le début des troubles, le 16 décembre, a notamment ordonné aux forces de sécurité de ne plus faire usage d’armes à feu contre les manifestants et annoncé une baisse du prix du sucre, du lait et du pain. Il a également promis la liberté de la presse, la fin des mesures de fermeture des sites internet. Ces annonces ont déclenché des scènes de joie dans les rues de Tunis malgré le couvre-feu et la facture de 66 morts.
Ce qui marque un recul qui ne saurait être le signe d’une volonté de reprise en main, même si le revirement de Ben Ali est également destiné à apaiser ses soutiens étrangers et à répondre aux pressions américaines. La révolte en Tunisie a dépassé le stade de simples revendications économiques. La propagation du mouvement au cœur de Tunis et aux abords mêmes du palais de Carthage, lieu de résidence du président, est significatif.
Les Tunisiens ont bravé les tirs à balles réelles de la police avec ce message : “Donnez-nous notre liberté, partez.” La protestation sociale des étudiants chômeurs est vite entrée dans une phase supérieure, avec un mouvement qui a évolué dans son recrutement sociologique, s’y sont joints les ordres professionnels avec les avocats, qui jouent un rôle énorme, les partis et mouvements d’opposition et, fait marquant, le syndicat unique, qui a toujours eu un rôle de représentation des salariés vis-à-vis du pouvoir et qui ici a joué un rôle oppositionnel. Et la Tunisie s’est ainsi retrouvée dans le mouvement à la fois populaire et des classes moyennes, celles-là pourtant érigées et cultivées par le système Ben Ali. Reste que sa légitimité a été réduite à zéro. Les observateurs voient mal comment son régime usé va pouvoir se renouveler.

Un régime dépassé
La villégiature de vacanciers occidentaux entre dans la spirale répressive : militants et défenseurs des droits de l’homme, qui dénoncent la torture et les détentions arbitraires, sont dans la ligne de mire. 1992, date de ce tournant de l’ère Ben Ali, est aussi l’année durant laquelle le second président de la Tunisie indépendante convole en secondes noces, héritant du même coup d’une famille encombrante dont WikiLeaks a fait récemment des gorges chaudes.
Deux ans plus tard, en 1994, Ben Ali est réélu avec 99,91% des suffrages et, comme son prédécesseur Bourguiba il se décrète, dans les faits, président à vie. Son mandat est indéfiniment renouvelable depuis la réforme constitutionnelle de 2002. Sur le plan économique, en revanche, à partir du milieu des années 1990, Ben Ali a joué la carte de l’ouverture.
Encouragée par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, cette libéralisation permet d’attirer des investissements créateurs d’emploi.
Le dynamisme économique du pays fait dire à ses partenaires occidentaux que la Tunisie est le havre de stabilité par excellence dans le monde arabe. L’ex-président français Jacques Chirac a même invité les Tunisiens à se satisfaire de bien manger le pain au lieu de pérorer sur les droits de l’homme ! En effet, jamais, au cours des vingt dernières années, le taux de croissance du pays n’a été inférieur à 5%. Les services publics ont fonctionné, les rues propres, l’école de bon niveau… Ben Ali a effectivement réussi à doter la Tunisie d’une classe moyenne dans le sens plein du terme grâce, entre autres, à une politique de prêts favorisant son émergence matérielle, son confort. Mais cette politique a aussi servi de tremplin aux ambitions des proches du président qui se sont emparés de larges pans de l’économie par le jeu des privatisations, puis de l’insertion de la Tunisie dans le marché mondial. Dans ce pays où les écarts sociaux ont longtemps été assez faibles et où la corruption était marginale, cela choque.
Mais la crise mondiale a fait partir des usines vers d’autres cieux moins chers, exacerbant les problèmes sociaux que complique l’arrivée de contingents d’étudiants sur le marché du chômage. Il n’en fallait pas plus pour que l’omniprésence de Ben Ali dans leur vie devienne insupportable aux Tunisiens. En effet, les 10 millions de Tunisiens ont vécu sous haute surveillance dans un pays quadrillé par  des milliers de cellules du Rassemblement constitutionnel démocratique (le parti du président, ex-unique), des milliers également de comités de quartier, qui sont autant d’annexes locales du ministère de l’Intérieur, et 110 000 policiers. La Tunisie a fini par ne plus compter qu’une poignée d’associations réellement indépendantes et sous pression en permanence… Le dernier discours de Ben Ali était le prélude aux changements politiques attendus par la société civile et  l’opposition! Pour que la France se départisse de sa posture de soutien ferme aux locataires du palais de Carthage, c’est que le feu était dans la maison Ben Ali.

Source Liberté Djamel Bouatta
Le Pèlerin

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 05:08

Une jeunesse en panne d’espérance

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«Si on pouvait recouvrer l’intransigeance de la jeunesse, ce dont on s’indignerait le plus c’est de ce qu’on est devenu.»
André Gide (Extrait "de Les Faux-Monnayeurs")

L’Algérie a connu pendant quelques jours une situation de chaos. Un vent d’émeutes a soufflé sur l’Algérie depuis mardi soir, faisant plonger le pays dans une panique telle que beaucoup n’hésitent pas à comparer cet embrasement au soulèvement d’Octobre 88. (...) La contestation a gagné plusieurs wilayas du pays. C’est que, pour les jeunes sortis, un peu partout, la cherté des produits de première nécessité n’était que la goutte qui a fait déborder le vase. Prévisibles, ces émeutes ont été précédées, il y a quelques jours, par celles des mal-logés, mais aussi de nombreuses émeutes qui se sont déclarées, un peu partout, là où ça n’allait pas bien. En fait, l’émeute est devenue le seul mode d’expression de la société, face à la démission de l’État qui, malgré les sommes colossales injectées dans le volet social, n’arrive pas à redonner espoir aux millions de désespérés. Même les islamistes, jusque-là prompts à exploiter la moindre expression de mécontentement, ont eu pour leur compte, à l’image de Ali Benhadj, parti offrir ses «bons services» aux émeutiers de Bab El-Oued. Il a failli être lynché par les jeunes, qui lui ont crié que les années 90, c’était fini! Il n’a dû son salut qu’à l’intervention des forces de sécurité.(...)(1)
Résultat des émeutes: nous devons déplorer trois morts et 300 blessés, et des dégâts importants aux biens publics et privés. Les partis politiques ont dénoncé les jeunes et leur mode d’expression. Ils renvoient dos à dos le pouvoir et les émeutiers ou encore demandent à ouvrir des canaux de discussion, mais aucun ne fait une analyse du fond du problème.
Dans cette affaire de produits de première nécessité, l’Etat a été défaillant. Chacun sait qu’il y a la spéculation, mais pourquoi dans les économies libérales le consommateur n’est pas pris en otage et que les marges bénéficiaires sont transparentes? Je me souviens il y a une vingtaine d’années, les prix étaient administrés, c’était dit-on le socialisme de la mamelle, l’Algérien gaspillait avec frénésie les produits alimentaires qui étaient bradés (le sucre à 2 DA le kilogramme, la bouteille de Safia à 15 DA.) Après 88, changement de cap, on passe à l’économie de marché à la mondialisation-laminoir, au néolibéralisme sauvage» sans avoir mis en place les instruments de régulation visant à «moraliser» la jungle de l’informel où même le petit détaillant y trouve son compte, pas de factures, pas de chèques, pas d’impôts. Le consommateur en bout de chaîne, jouant le rôle de variable d’ajustement, se trouve démuni face aux requins, et l’Etat n’intervient pas selon les canons néolibéraux, du moins d’Etat. Comme l’écrit le philosophe Dany Robert Dufour, «la gouvernance -tant encensée chez nous de notre point de vue-, c’est le libre affrontement des intérêts privés sans instance régulatrice. Quand on joue à ce jeu, c’est toujours les intérêts les plus forts qui remportent la mise. C’est pourquoi, on a tort de se représenter la gouvernance comme un approfondissement démocratique. La régulation se fait au profit des plus puissants». En clair, c’est la liberté du renard dans le poulailler. Les recettes du Nord ne s’appliquent pas au Sud sans une profonde analyse de la finalité. Il y a pour le pouvoir urgence à revoir tout ça et à éviter le mimétisme ravageur. La mondialisation dimensionnée à la taille des puissants ne laisse pas de place aux faibles. Il serait de la plus haute importance de revoir fondamentalement l’application de cette doxa néolibérale chez nous. Ne peut-on pas élargir la liste des produits avec une moralisation des prix d’une liste de produits de première nécessité élargie? avec un minimum et un maximum négociés en fonction des cours mondiaux, le consommateur aurait à payer un prix fixe. On l’aura compris; dans un circuit limpide, ceux qui seraient tentés par manipuler les prix seraient repérés et rendraient compte.

Mais est-ce seulement cela qui a fait réagir les jeunes?
Octobre 1988- janvier 2011. Près de 23 ans, soit globalement la population qui est soit à l’Ecole, soit à la vie active, soit à l’université. Ceux qui ont plus de 23 ans étaient enfants en 1988. Personne à ma connaissance n’a analysé les dynamiques souterraines qui sous-tendent le monde des jeunes, leurs mal-vie leur façon de s’organiser pour garder la tête hors de l’eau, leur désespoir dont le phénomène harraga n’est qu’une des multiples facettes. C’est un fait, les jeunes sont en pleine errance! Nous avons tous nos parts de responsabilité. Quand des jeunes brûlent des écoles ou des CEM d’où ils ont été, vraisemblablement, exclus, c’est un message! vous m’avez exclus, je me venge à ma façon avec mes «frères de condition» pour que l’Ecole ou le CEM ne serve pas aux autres! C’est dire si le système éducatif dans son ensemble est interpellé!
J’en veux à tous ceux qui n’ont pas su anticiper, d’abord au ministère du Commerce qui a été dépassé par les événements comme conséquence, l’explosion du désespoir a fait le reste. Dans cette dramatique affaire, chacun a sa part de responsabilité. C’est d’abord, le ministère de la Jeunesse qui est devenu le ministère de l’Equipe de football. Certes, des réalisations mais là, comme ailleurs, les constructions, les réalisations confiées à des étrangers avec l’argent de la rente. Quand on voit la télévision déverser des flots d’informations superficielles, on est saisis d’une crise d’urticaire. On comprend que les jeunes cherchent ailleurs, des voies de salut. J’en veux à l’information qui fait que «l’Unique» n’est pas regardée parce que pas crédible et qu’on y entend toujours un seul son de cloche par manque de débats réels, à croire que la société civile n’a pas son mot à dire sur la marche du pays et notamment sur les grands dossiers qui engagent l’avenir de ces jeunes. Même le ministère de la Solidarité, qui proposait des CDD, a participé à la clochardisation de la jeunesse. J’en veux à la culture qui a réussi à abrutir la jeunesse en lui proposant une sous-culture de l’abrutissement où il est invité à «se divertir», alors qu’il faut lui proposer de l’éducation, du travail, bref, de la sueur au lieu de soporifiques coûteux et sans lendemain. On croit à tort que le football et la Star Ac voire les émissions de danse et chants de stars payés avec l’argent du contribuable, pouvaient amener une sérénité permanente. Cruelle erreur: c’est une drogue dure car l’addiction se paie en émeutes de mal-vie.

Où est la solution?
Si on peut déplorer le désordre, on peut comprendre par exemple que tout a été fait pour provoquer ces émeutes, Ce n’est pas seulement la vie chère et les stratégies pour créer une pénurie c’est aussi l’absence de perspective. Dans une contribution en novembre 2009, après la victoire de l’Equipe nationale à Khartoum, j’avais attiré l’attention contre l’instrumentalisation des espérances des jeunes.
Le symbole d’un pays n’est pas uniquement dans une Equipe nationale de foot, mais ses institutions nationales. Il est aussi dans ses formateurs qui, au quotidien, entretiennent la flamme vacillante de la science. S’il faut une équipe de football pour rassembler les gens et faire qu’ils se parlent, qu’ils se respectent, y a vraiment un problème de fond à régler. (...) Que l’on ne s’y trompe pas! Les Jeunes ne doivent pas être manipulés. On dit souvent que ce sont des grenades dégoupillées. Il faut leur proposer une perspective d’avenir autrement que par la charité et le saupoudrage à géométrie variable. Ceci étant dit et au risque de me répéter, ce que nous avons vu nous a rappelé la ferveur de l’Indépendance, l’ambiance la joie de vivre et de communier ensemble sans faux-fuyants.
Les jeunes, qui en 4 X4, qui en voiture, qui en bus ou en camionnette, chacun selon ses moyens, voulaient être de la fête. Le ministère de la Jeunesse ne devrait pas être celui uniquement de l’Equipe nationale. La jeunesse est notre richesse commune. Elle doit être la préoccupation de tous les départements ministériels, à commencer par l’éducation qui devrait revoir fondamentalement sa vision de l’éducation, la formation professionnelle mais aussi l’enseignement supérieur qui doit sortir des sentiers battus du mimétisme ravageur d’un Occident, qu’on se le dise, ne veut que son bonheur...(2) Personne à notre sens n’a analysé du point de vue sociologue les dynamiques souterraines du fonctionnement des cerveaux des jeunes.
Il y a là un champ d’investigation pour les sciences sociales. C’est un fait que les jeunes ont un langage à eux. Ils ont aussi, par la force des choses, mis en place des stratégies d’évitement, de contournement des problèmes qui sont en fait des stratégies de survie dans un monde qui leur échappe. On dit que les jeunes «en partance pour le Canada», sont en réseau et échangent des informations sur la meilleure façon d’éviter les écueils. L’Internet leur permet d’être solidaires de personnes qu’ils ne connaissent pas. Justement, l’Internet et les technologies de l’information et de la communication ont provoqué un véritable divorce des jeunes d’avec leurs parents. Comme l’écrit si bien Caroline Keribin lectrice: «Nos enfants appartiennent à l’univers de la médiatisation et d’Internet. Dès leur plus jeune âge, le Web est installé dans leur vie. (...) Nos enfants, eux, ne sont ni séduits ni intéressés par Internet. Ils ont créé la culture du Web, ils y sont nés. Pourquoi une telle «r-évolution»? Internet réunit trois qualités essentielles à ce que souhaite la jeunesse actuelle: il est virtuel, il est instantané et il est anonyme (ou semble l’être). Trois atouts qui corroborent l’individualisme exacerbé des jeunes du XXIe siècle. Aujourd’hui, la communication est virtuelle, elle s’exprime sur Facebook, Twitter ou Myspace. On a des «amis» qui ont les mêmes goûts ou les mêmes affinités mais rien ne nous oblige à les rencontrer ni même à les connaître puisque malgré notre cyberprofil, on reste anonyme, bien au chaud derrière son écran d’ordinateur. (...) Face à ce constat, ne faut-il pas repenser notre éducation? Ne sommes-nous pas en décalage face à des jeunes dont les valeurs communautaires sont radicalement différentes des nôtres? (...) Bien entendu, nous en sommes encore à une ère de transition, intergénérationnelle où parents et enfants ont un rapport différent à la culture du Net. Cette période de cohabitation, de mutation culturelle, nous autorise, nous parents, à nous poser en censeurs sur la base des valeurs d’hier et...d’aujourd’hui, mais sommes-nous les garants du monde de demain? Rares sont les périodes de l’histoire où parents et enfants subissent un tel écart technologique et sans doute culturel. Ne devient-il pas difficile, dans ces conditions, de continuer à maintenir un lien intergénérationnel quand on ne voit pas, on ne parle pas des choses de la même façon? Il est temps de définir avec nos enfants un mode de communication interactif, une éducation partagée où, au lieu de s’opposer, il convient de s’adapter.(...) L’Education nationale a le devoir de se réformer dans ce sens, sous peine de créer des générations de frustrés, d’être confrontée à une éducation parallèle et concurrentielle non maîtrisée. Comment peut-on enseigner si l’on est déconnecté du monde de ses élèves? Il est grand temps d’arrêter d’être aveugles et de laisser nos enfants s’orienter sans boussole dans ce monde qui les a déjà happés.»(3)
Le philosophe Dany Robert Dufour pense que le problème est plus profond: «La génération Internet» dit-il, sait se balader sur la Toile, mais pas toujours s’y repérer. Là comme ailleurs, les enfants qui s’en sortent le mieux sont ceux qui vivent dans des milieux culturellement favorisés.
Notre société est en train d’inventer un nouveau type d’agrégat social mettant en jeu une étrange combinaison d’égoïsme et de grégarité que j’épinglerai du nom d’«ego-grégaire».
Il témoigne du fait que les individus vivent séparés les uns des autres, ce qui flatte leur égoïsme, tout en étant reliés sous un mode virtuel pour être conduits vers des sources d’abondance....La télévision est avant tout un média domestique, et c’est dans une famille déjà en crise qu’elle est venue s’installer.
De groupe structuré par des pôles et des rôles, la famille devient un simple groupement fonctionnel d’intérêts économico-affectifs: chacun peut vaquer à ses occupations propres, sans qu’il s’ensuive des droits et des devoirs spécifiques pour personne. La télévision change les contours de l’espace domestique en affaiblissant encore le rôle déjà réduit de la famille réelle et en créant une sorte de famille virtuelle venue s’adjoindre à la précédente. Certaines études nord-américaines l’appellent depuis longtemps déjà le «troisième parent»(4) Télévision, micro-ordinateurs téléphones portables autant de parents qui remplacent les vrais parents. Dans cet univers, où la société algérienne des parents semble dépassée, il est facile de comprendre que des leçons de morale à l’ancienne n’ont plus cours. De plus, notre système éducatif devrait être revu pour intégrer ce nouveau bouleversement planétaire. Les enfants n’écoutent plus parce que tout autant que nous sommes et surtout l’Etat, n’avons pas su répondre à la jeunesse qui aspire à la connaissance mais aussi à la liberté, la réussite sociale. Ce que les médias étrangers leurs «proposent» le temps d’une connexion télescopent brutalement l’amère réalité de leur quotidien fait d’incertitude, d’ostentation de m’as-tu-vu des riches qui ont jailli du néant. Les donneurs de leçon outre-mer devraient avoir un peu plus de décence et d’objectivité pour ne pas amalgamer leur vécu, voire leur haine avec des événements certes graves tant il est vrai qu’il s’agit de la sève de ce pays pour lequel sont morts plus d’un million de la fine fleur. L’Algérie occupe les médias étrangers, uniquement quand c’est le chaos, mais pas quand des réalisations sont faites. Sans faire dans le m’as-tu- vu, une prouesse technologique comme la réalisation de l’autoroute Est-Ouest, digne de la conquête de l’Ouest, mutatis mutandis, n’a fait l’objet d’aucun commentaire, parce que «ça ne saigne pas»...En définitive, il nous faut retrouver cette âme de pionnier que l’on avait à l’Indépendance en mobilisant, quand il y a un cap. Imaginons pour rêver que le pays décide de mettre en oeuvre les grands travaux autrement que de les confier aux Chinois et Japonais, sans sédimentation ni transfert de savoir-faire, il mobilisera dans le cadre du Service national, véritable matrice du nationalisme et de l’identité, des jeunes capables de faire reverdir le Sahara, de s’attaquer aux changements climatiques, d’être les chevilles ouvrières à des degrés divers d’une stratégie énergétique qui tourne le dos au tout-hydrocarbures et qui s’engage à marche forcée dans les énergies renouvelables. Nul besoin alors d’une Equipe nationale qui nous donnera le bonheur épisodiquement, le bonheur transparaîtra en chacun de nous par la satisfaction d’avoir été utile, et en contribuant par un travail bien fait, par l’intelligence et la sueur, à l’avènement de l’Algérie de nos rêves. Il ne tient qu’à notre volonté de faire de nos rêves une réalité.
Source L’Expression Pr Chems Eddine CHITOUR (*)

1.Azzeddine Bensouiah: Cherté de la vie, chômage et hogra:Liberté 8.01.2011
2.C.E.Chitour: Hymne à la jeunesse et à sa soif de vie L’Expression 21.01.2011
3.Caroline Kéribin: La cyberéducation Le Monde.fr 17.09.10
4.Dany Robert Dufour: Vivre en troupeau en se pensant libres. Le Monde Diplomatique. Janvier 2008.

(*) Ecole nationale polytechnique
Le Pèlerin

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 05:04

La chute d’un despote : Ben Ali fuit à bord d’un avion, se dirige vers Malte, Paris ne veut pas de lui en France, il atterrit à Dubaï

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La chute d’un despote. Jeudi après-midi, l’ex-président tunisien Ben Ali a fui la Tunisie à bord d’un avion. La destination finale de l’ex-raïs n’est pas encore connue, mais la France a officiellement annoncé qu’elle ne souhaitait la venue sur son sol de l’ex-président tunisien, expliquant notamment cette position par le risque de mécontenter la communauté tunisienne dans l’Hexagone. Aux dernières nouvelles, Ben Ali se trouverait à Dubaï.

Après la fuite, les soucis de l’exil. L’avion de l’ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali survolait vendredi peu avant 19H00 GMT l’espace aérien maltais « en direction du nord », a indiqué à l’AFP un porte-parole du gouvernement.

Le pilote a « pris contact avec la tour de contrôle de l’aéroport de La Vallette, mais seulement pour survoler l’espace aérien et pas pour atterrir », a indiqué ce porte-parole du ministère maltais des Affaires étrangères. Il a précisé que l’appareil se dirigeait « vers le nord ».

« Ben Ali ne vient pas à Malte et le gouvernement n’a aucune indication qu’il viendra à Malte », a par ailleurs déclaré le chef de la diplomatie maltais, Tonio Borg.

Selon des informations obtenues par DNA de sources tunisiennes, le président Ben Ali a quitté Tunis en fin d’après-midi à bord d’un avion, accompagné d’une délégation de 49 personnes. Nos sources indiquent également que l’ex-président tunisien aurait sollicité un passage en Algérie.

Sa femme Leila Trabelsi Ben Ali ainsi que plusieurs de ses proches ont également fui le pays.

Selon la télévision française France 2, les autorités françaises devraient certainement accorder l’exil à Ben Ali. La France « n’a reçu aucune demande d’accueil » du président tunisien en fuite Zine el Abidine Ben Ali et examinerait toute éventuelle requête « en accord avec les autorités constitutionnelles tunisiennes », a fait savoir vendredi le ministère des Affaires étrangères.

Une ONG veut son arrestation

Un mouvement tunisien d’opposition en exil a déclaré aujourd’hui que si le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, qui a quitté Tunis dans la soirée, venait en France, il déposerait plainte pour « les crimes commis contre son peuple » et exigerait « son arrestation ».

« Si Ben Ali vient en France, nous porterons plainte. Nous demanderons son arrestation immédiate et sa traduction en justice pour le crimes commis contre son peuple », a déclaré Mouhieddine Cherbib, du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT).

De son côté, la police française se prépare à l’arrivée du président tunisien Zine el Abidine ben Ali à Paris dans la soirée de vendredi, indique l’AFP citant une source policière non identifiée. L’Elysée avait dit auparavant ne pas avoir d’information attestant de la venue de Ben Ali dans la capitale française.

Source DNA

Le Pèlerin

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 05:03

Humour - Les filles du contremaitre...

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Ça se passe sur un chantier. Le gars qui est un excellent ouvrier a les bottines usées à la corde. Le contremaitre lui lance :

- Hey Joe! Tes bottines sont finies. Ma maison est juste là à côté. Monte au deuxième, dans ma chambre, et enfile ma paire de bottines de rechange. Ça sera moins dangereux pour toi.

Joe monte au deuxième et rencontre deux superbes jeunes filles, les filles du contremaitre.

Bonjour! Votre père m'envoie pour vous faire l'amour.

Les filles ne le croient pas. Alors le gars se penche à la fenêtre et crie:

- O.K. patron, je les ai trouvées. Qu'est-ce que je fais?

- Arrête de perdre ton temps pis enfile-les toutes les deux!

Le Pèlerin

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 05:42

Toulouse - Septembre 1961 - L’ETA* je m’en souviens par Ségurel** l’Africain

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Je me souviens de mes premiers pas dans Toulouse

Il était 18h00 un samedi de septembre à Matabiau

Moi qui venait d’un pays ou tout me paraissait blanc et beau

Rose la ville qu’il fallait que j’épouse

 

Je n’avais jamais mis les pieds hors de chez moi,

Je risquais un pas vers l’ETA à pied

A 19 heures, l’heure du repas avait sonné, rangés vous étiez,

Tous vêtus de gris ...quel émoi…!

 

Derrière les grilles de l’atelier voisin

Je vous apercevais en effet, tous en rang, fort disciplinés

Tous ainsi vêtus, moi dehors, moi l’indiscipliné

Le Méditerranéen, le rebelle, le coquin

 

 Moi qui avais pris soin d’acheter une blouse blanche ….!!!

Le gris me semblait pareil au ciel

Moi un adepte du bleu eternel

Chez qui le blanc était de rigueur…au gris j’étais étanche... !!!

 

Je pris peur; la grisaille n’était pas mon affaire

Je filais en ville et réservais l’hôtel pour deux jours

Bien décidé en m’en retourner à Alger pour toujours

Car l’ETA me semblait une prison où je n’avais rien à faire

 

Le Dimanche toutefois fort tôt fut mon éveil

Réveillé il est vrai par les bruits du marché

Je décidais de sortir; le soleil n’était enfin plus caché

Je décidais de retourner voir l’école au soleil

 

A neuf heures du matin à l’ETA j’arrivais

Devant la porte de la prison

Une tête je risquais…Osons…!!!

Planqué derrière elle, quelqu’un il y avait 

 

Excusez-moi du peu, Rahia je crois qu’était son nom

Mais de son visage, je m’en souviens toujours

«Monsieur vous désirez?» sans même me dire bonjour

«Nous vous attendions» s’écria-t-il lorsque je déclinais mon nom

 

Il me fit visiter l’internat «Vous êtes ici chez vous me dit-il»

Moi qui avais encore mes valises à l’hôtel… !!!

Moi qui étais alors prêt à faire la belle

Prêt à retourner chez moi le savait-il?

 

Je retournais en ville et presqu’à contre cœur

Je pris mes affaires, mes souvenirs d’Afrique

Pour deux ans il fallait que je pique

Dans mon être, ce n’était ni la joie ni la chaleur

 

Le lundi je courrais acheter une blouse grise

Et me fondais dans l’anonymat des lieux

Toulouse capitale des cieux

L’Aéronautique tel était ma seule mise

 

J'en prenais pour deux ans

Pour le reste vous savez

Faire l’idiot aussi je savais

Et je le fis souvent… !!! 

 

De tout cela que me reste-t-il ?

Des tonnes de souvenirs

J’en eus des peines et des rires

Mais des souvenirs de vous c’est encore facile

 

Des tonnes d’anecdotes je conserve

Les derniers repas*** j’ai loupés

De combien de souvenirs puis je me draper

Au fait le repas, quand est ce que l’on réserve 

 

Amicalement,

Le Pèlerin

*Ecole Technique Aéronautique

** Nom récupéré à l’école….pour une raison que j’ignore

*** Deux repas furent organisés alors que j’étais en Algérie

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