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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 00:41

Gare au coup de grisou!

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Cela n’équivaudrait-il pas à jeter de l’huile sur le feu? Une bonbonne d’huile de table à 950DA ne risquerait-elle pas de provoquer l’incendie dans un pays déjà à cran? Et l’on n’exagère en rien, en l’affirmant. Il aura fallu une grève, de la gesticulation et des coups de sang orageux entre salariés et employeurs pour qu’enfin, le choc soit provisoirement évité. Mais pour combien de temps?
Quand on ouvre son journal le matin et que l’on découvre, effaré, que le prix de la bonbonne d’huile de table est augmenté à 950 dinars, cela après avoir déjà subi des «corrections» de prix à plusieurs reprises en l’espace d’une année seulement, on est amené à se poser la question de savoir s’il y a bien un Etat et un gouvernement dans ce pays. Et si le gouvernement dont on parle est bien celui de l’Etat où l’on vit. A bien calculer, et rien que pour l’huile, elle aura connu, en tout et pour tout, une augmentation de 100% dans une période n’excédant pas six mois. A ma connaissance, il n’existe pas de précédents de ce type dans le monde.
Lundi, le Premier ministre français, François Fillon, a convoqué, en catastrophe, à Matignon, les producteurs de certaines denrées qui ont subi, depuis ces trois derniers mois, une hausse n’excédant pas 35%. Il s’agit de produits de base, tels que le lait, le yaourt et autres dérivés laitiers. C’est un magazine de consommateurs qui a vendu la mèche au moment même où le débat sur la baisse du pouvoir d’achat enfle dans les états-majors des partis politiques et les médias, cherchant à en découdre, coûte que coûte, avec un pouvoir politique en déphasage réel avec les vrais problèmes. Toute la France était sens dessus dessous, ce lundi. Le pouvoir d’achat, c’est le portefeuille du pauvre. Qui y touche, paie. Cette histoire d’huile de table affecte beaucoup la vie de l’Algérien, déjà ébranlé par une série de pénuries entraînant, à leur tour, des augmentations qui, faute de contrôle, prennent un sens dangereux. Celui de la provocation. Mais aussi celui de la démission de l’Etat. Tous les arguments avancés jusqu’ici pour justifier cette hausse, ne sont pas tous recevables, à commencer par le prétexte tout trouvé qui pourrait autoriser tous les crimes économiques quand on affame le peuple, celui de la flambée des cours des matières premières. Il y a une règle d’airain en économie, c’est bien la concurrence. Elle est l’antidote du poison de la spéculation. Du vol.
De la rapine. Mais en Algérie, en ce qui concerne précisément l’huile, cette règle d’or a été battue en brèche dès le moment où l’un des producteurs nationaux accapare plus de 80% des parts de marché. Ce groupe économique est en position monopolistique. Il dicte sa loi. Et à la manière forte. Aux USA, royaume de la libre entreprise, la loi antitrust existe pour empêcher ces dérives.
Pourquoi l’Etat, et avec quelle complicité, a-t-il laissé ce groupe faire carrément main basse sur un pan entier du secteur agroalimentaire sans réagir? Dans une économie libérale, toute pratique monopolistique est bannie. Elle relève de l’indécence, tout court.
Nos ministres ne le savent que trop bien. Laisser faire, c’est déjà le signe probant d’une complicité. La responsabilité du gouvernement dans ce malaise, qui affecte depuis quelque temps le pouvoir d’achat des Algériens, est immense. Les promesses d’augmentation des salaires des fonctionnaires pour avril prochain n’auraient aucune valeur en termes de stabilisation des prix. Car ce que l’on donne d’une main, on le reprend de l’autre. C’est ça la vérité.
Dans d’autres pays qui ont eu l’infortune de vivre des situations similaires, ces maux ont été jugulés parce que l’Etat a joué son rôle de régulateur. Les produits, comme le pain, le lait ou l’huile, sont subventionnés. Et quand cela ne suffit pas, le gouvernement a recours à des adjuvants. Il met la main à la poche. La paix sociale n’a pas de coût. En 1980, le président Bourguiba a vécu les pires moments de sa carrière d’homme politique lorsqu’il décida d’augmenter unilatéralement, de quelques millimes de dinar seulement, le prix du pain sans avoir, au préalable, pris le soin de consulter les syndicats. De Bizerte à Gafsa, cela a suffi pour qu’en quelques heures seulement, toute la fragile République bascule dans la révolte. Celui qui osa, un jour, jeter à la face de son peuple cette phrase assassine: «Vous n’étiez qu’une poussière d’individus avant que je ne vienne vous libérer des crocs du colonialisme», s’est résigné à diriger l’Etat autrement.
Il est vrai que tous les caniches du monde ne se laissent pas usurper, sans grogner, leur os.
Le Président Bouteflika ne devrait-il pas surveiller de près ce dossier comme le lait sur le feu? Ses ministres risquent, à la longue, par leur négligence, de remettre en cause sa crédibilité de chef d’Etat pour une banale histoire de bidon d’huile.
Franchement, cela ne vaut pas le coup, surtout lorsque l’on songe à tout le travail titanesque qu’il a abattu en neuf ans d’exercice du pouvoir.
Le lait, le pain, le sucre et l’huile recèlent un vrai danger pour nos gouvernants. Ceux qui, aujourd’hui, se remplissent allègrement les poches en croyant s’être parés à jamais du burnous de l’impunité grâce au soutien avéré de quelque haut dirigeant, seront toujours les premiers à trinquer lorsque grondera la colère du peuple.
Face à l’incurie régnante, le gouvernement doit remettre de l’ordre s’il ne souhaite pas que les frustrations sociales, longtemps contenues, ne viennent brutalement à se transformer en «machines à tuer».
C’est le coup de grisou qu’il va falloir épargner aux Algériens à cause d’une bonbonne d’huile, dont le prix aura coûté les yeux de la tête.
La Russie a été la proie, sous Eltsine, d’une gestion catastrophique lors de sa transition économique. L’ancien Premier ministre russe, Sergueï Kirienko, raconte que, dans son pays, selon un sondage d’opinion réalisé alors, à la question:
-Qui est l’ennemi du peuple?
La réponse des sondés a été:
a) La maffia (15%)
b) Les spéculateurs (15%)
c) Le gouvernement (70%).
Qui a dit que l’Histoire ne se répétait pas?
Texte paru le mercredi 27 février 2008
Source L’Expression Ahmed Fattani

 Le Pèlerin

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 00:12

Algérie - Emeutes et violences - Nos stades avaient annoncé l’explosion

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Depuis plusieurs années, nos stades de football sont le théâtre de violents incidents et l’exutoire pour une jeunesse qui ne rate pas une occasion de le faire savoir.
Les pouvoirs publics ont-ils été attentifs à ce bruit assourdissant qui venait des tribunes et cette menace réelle qui s’exprimait chaque week-end «sportif» pour apporter de véritables réponses ?

- Fort-de-l’Eau : Accrochages ce matin
- Boumerdès : Calme précaire
- El-Hamiz : Magasins fermés
- Tizi Ouzou : Saccage, interpellations
et appels au calme

Demain, des élèves ne pourront pas se rendre en classe : leur école a été saccagée. A quoi ont-ils pensé à la vue de ce mobilier écrabouillé, de ces estrades piétinées, de ces cahiers déchirés et éparpillés sur un sol noirci par la fumée ? Prennent-ils, ces écoliers forcés au repos, la pleine mesure du drame qui secoue non seulement leur univers, mais aussi celui de tout le pays ?
Ce matin, des malades ne pouvaient bénéficier des soins : leur clinique a été l’objet d’une véritable tornade : la bêtise humaine dans toute sa fureur est passée par là. Dossiers médicaux, fichiers, appareillages... tout a été détruit.
Ce matin, des postiers ont chômé et des clients n’ont pas été servis : les guichets et comptoirs ont été réduits en cendres. Les retraités ne toucheront pas leurs maigres retraites et les fonctionnaires ne percevront pas leurs salaires.
Ce matin, la liste des dégâts occasionnés par une protesta dont il faudra définir les contours est longue. Des jeunes, officiellement pour crier leur colère contre la vie chère, ont mis à sac des mairies, des daïras, des banques, des biens privés et étatiques. Incontestablement, le mouvement a dérapé. Ces jeunes, qui se sont exprimés de la manière la plus extrême à la place de leurs parents et aînés, sont coupables. Mais sont-ils les seuls à payer la facture ? Non. Certes des raisons objectives les ont poussés à sortir dans la rue : la mal vie, des horizons fermés. Mais il y a d’autres coupables qu’il faudra aller chercher. Ils se prélassent dans les maroquins de la République. Ce sont tous ces responsables à tous les niveaux qui sont passés maîtres dans l’art des discours lénifiants, de promesses jamais tenues et de réalités travesties. Ce sont tous ces hauts fonctionnaires qui au lieu de servir se sont servis, en détournant des sommes faramineuses, en pompant sans retenue dans l’argent, par exemple, de Sonatrach, ou des grands projets censés sortir le pays du sous-développement.
Ce sont ces cadres qui, chaque année, envoient nos pèlerins souffrir le martyre à La Mecque. Ce sont ces ministres affirmant, toute honte bue, qu’il n’y a pas de pénurie de médicaments, alors que des malades meurent justement par manque de produits pharmaceutiques.
Ce sont ces dirigeants qui, incapables de maîtriser les phénomènes de pénuries, d’augmentation de prix et de spéculation, avancent des arguments synonymes d’arguties, qui cachent mal leur incompétence. Ce sont aussi tous ces spécialistes qui s’égosillent et s’évertuent à mettre en avant la bonne santé financière du pays, taisant leurs incapacités à mettre sur rails une économie performante, génératrice d’emplois et de travail.
Ce sont ces banquiers qui octroient des milliards de crédits à des investisseurs sans presque aucune garantie, alors que dans le même temps, ils forcent les jeunes chômeurs au parcours du combattant.
Et la liste de ceux qu’il faudra incriminer et traduire devant le tribunal de l’Histoire est longue.

Deuxième nuit d'émeutes à Tizi Ouzou - Saccage, interpellations et appels au calme
Les hostilités qui ont débuté jeudi soir vers 22h pour durer jusqu'à 3h du matin ont repris hier, vendredi, en fin d'après-midi.

Des groupes de jeunes armés de pierres ont pris pour cible les sièges des sûretés urbaines. L'émeute, qui s'est déclenchée dans un premier temps au niveau de la ville des Genêts s'est vite propagée aux autres quartiers de la ville pour n'en épargner pratiquement aucun. Jets de pierres contre bombes de gaz lacrymogène, le face-à-face émeutiers/forces de sécurité durera toute la nuit et jusqu'à aujourd'hui, samedi, à l'aube. Les routes ont été coupées à la circulation par des barricades de fortune et des pneus ont été brûlés sur la chaussée. Ce matin, un calme précaire régnait dans la ville. L'odeur âcre des pneus incendiés imprégnait encore l'air et les quartiers, même nettoyés, gardaient encore des traces des émeutes nocturnes. Outre la ville de Tizi Ouzou, celles de Draâ Ben Khedda et de Tadmaït ont connu hier, vendredi, en fin d'après-midi, leurs premières émeutes. Des jeunes, après avoir barricadé les routes, ont jeté des pierres sur les sièges des sûretés urbaines. Les détails des affrontements de la veille alimentaient les discussions matinales des Tizi-Ouzéens, qui ont toujours en mémoire le triste souvenir des événements tragiques d'avril 2001, lesquels avaient coûté la vie à 126 jeunes, tués à la suite d'affrontements avec les forces de l'ordre.
Selon un bilan qui nous a été communiqué ce matin par nos sources, deux émeutiers ont été interpellés hier. Côté policiers, on déplore une dizaine de blessés légers. Concernant les dégâts matériels, le siège de la Cnas, sis rue Lamali-Ahmed (face à la cité Les Genêts) et d'Air Algérie, avenue Abane-Ramdane, ont été saccagés et volés. Un magasin d'habillement pour femmes, à proximité de la Cnas, a été également volé. Un véhicule de la wilaya a été incendié. Hier, les arouch ont appelé au calme au cours d'une réunion qui s’est tenue dans l'après-midi. Ils animeront un meeting mercredi prochain sur l'esplanade du théâtre Kateb-Yacine.

Calme précaire à Boumerdès ce matin
Ce matin, la ville de Boumerdès semblait retrouver son calme après les sérieux accrochages qui ont secoué hier et avant-hier les différentes régions de la wilaya.

Même si un sentiment d'inquiétude régnait dans certaines régions comme Bordj-Ménaïel et Naciria, où de violents affrontements ont opposé des groupes de jeunes aux forces de l'ordre, la violence qui a émaillé la nuit de jeudi à vendredi a nettement baissé d'intensité. Ce matin vers 9h, les moyens de transport n’étaient cependant pas disponibles.
«Ce qui a bloqué les nombreux citoyens qui s’apprêtaient à rejoindre leurs lieux de travail», nous affirme Manel, une habitante de la région, qui dit n’avoir pas pu se rendre à son travail, à Alger. «Pas de taxi ni bus, encore moins le train. Tous les moyens de transport étaient à l’arrêt ce matin», a-t-elle affirmé. «Ce n’est que vers 10h30 que les choses sont revenues à la normale au centre-ville. Ce qui a permis à tous de vaquer à leurs occupations. Les moyens de transport ont repris et les commerces étaient ouverts», nous a affirmé, de son côté, Khaled. Nos interlocuteurs ont témoigné de la violence des accrochages, qui ont eu lieu la veille et dans la nuit de jeudi à vendredi. De jeunes manifestants avaient, en effet, bloqué la circulation au niveau de la RN12 avant de s’en prendre à des édifices publics qu’ils ont saccagés à coups de pierres et autres projectiles, contraignant de nombreux commerçants à baisser rideau. Les manifestants ont tenté d’envahir le campus universitaire Bayou-Halima, le lycée Frantz-Fanon a été saccagé comme l’on a enregistré des actes de vandalisme au niveau de l’école primaire Chahid-Mohamed-Karchou, tandis que les tirs de sommation ont été entendus hier soir, selon des témoignages.
Certains tronçons routiers avaient été également coupés à la circulation au niveau des villes des Issers et de Si Mustapha, où des barricades ont été érigées à l’aide d’objets hétéroclites et de pneus incendié. Selon Khaled, les institutions de l’Etat, tels que les tribunaux, le siège de la wilaya et les hôpitaux n’ont pas été touchés par les actes de vandalisme.
Manel nous a affirmé qu’un bureau de poste et l’annexe de l’APC de Boumerdès ont été saccagés, alors que deux véhicules appartenant aux douanes ont été incendiés. «Durant les accrochages, les services de sécurité ont arrêté une vingtaine de jeunes qui participaient à la dégradation des bien publics», a-t-elle encore affirmé. A l’heure où nous mettons sous presse, notre interlocutrice souligne que le calme est revenu. Mais la crainte de voir les hostilités reprendre est, elle, bel et bien là.

2 morts à Bou-Ismaïl et M’sila

Un homme de 32 ans est mort hier, vendredi, lors des émeutes qui ont secoué la ville balnéaire de Bou-Ismaïl, dans la wilaya de Tipasa, avons-nous appris de sources sûres. Selon l’AFP, qui cite pour sa part une source médicale, Abdelfattah Akriche serait décédé après avoir reçu une grenade lacrymogène en pleine figure. Le corps de la victime a été transporté à la morgue de la ville de Koléa, a ajouté la même source. Par ailleurs, nos confrères El-Khabar et El-Watan ont a annoncé dans leur édition d’aujourd’hui qu'un jeune homme de 18 ans, Azzedine Lebza, avait été tué par balle dans la région de Aïn-Lahdjal, dans la wilaya de M'sila. Toutefois, ces deux décès n'ont pas été confirmés de sources officielles.

Accrochages à Fort-de-l’Eau ce matin
Cette localité a connu une reprise des accrochages ce matin entre les forces antiémeutes et les manifestants qui, selon un habitant joint au téléphone, étaient au nombre de 30, et qui ne sont pas connus des habitants. «Une trentaine de jeunes âgés entre 18 et 24 ans s’attaquent, avec des jets de pierres, aux forces de l’ordre. Ce sont des jeunes venus d’ailleurs, personne ne les connaît parmi les habitants d’ici», affirme notre témoin. Selon ses dires, la ville était fermée, sans moyens de transport, ni aucun magasin ouvert. «C’est vrai que c’est le week-end, mais cela n’explique pas le fait que les rues soient désertes», a-t-il souligné avant de nous faire savoir qu’il n’a pu se rendre à son travail. Revenant sur la journée d’hier, notre interlocuteur affirme que la tension était monté d’un cran, comme c’était le cas également jeudi où les manifestants s’en étaient pris à tout ce qu’ils trouvaient sur leur chemin. «Des pierres sont jetées anarchiquement pour atteindre certains foyers, parmi mes voisins, des fumées montent de partout. La société LC Com a été totalement dévastée par les flammes, des parkings appartenant à des concessionnaires automobile ont également pris feu. Cela sans oublier des boutiques qui ont été vandalisées», témoigne notre source. Enfin, il y a lieu de souligner qu’au moment où nous mettons sous presse, des accrochages sporadiques avaient encore lieu dans le quartier.

Magasins fermés au Hamiz
Ce matin, les magasins étaient toujours fermés suite à la menace émise depuis, hier, par les manifestants qui mettent en garde les commerçants contre les conséquences d’une tentative d’ouverture. «Une rumeur circulait depuis hier, selon laquelle les manifestants menacent de mettre le feu à tout le quartier où se trouvent les magasins, si jamais les propriétaires osent ouvrir. C’est pour cette raison que nous avons tous fermé boutique», affirme Djamel, vendeur dans un magasin d’électroménagers. «La menace est toujours là. Les brigades antiémeutes présentes sur les lieux sont sur le qui-vive. Les jeunes, eux, se tiennent prêts à donner l’assaut de l’autre côté», a-t-il ajouté, avant de souligner que les échauffourées étaient trop violentes hier au point que les forces de l’ordre ont demandé des renforts aériens d’un hélicoptère, qui larguait des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Source Infosoir

Le Pèlerin

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 20:15

Plein de petites oursonnes dans les Pyrénées !

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C'est plutôt de la layette rose que vont tricoter les mamans ourses : les analyses viennent de tomber, et il y a cinq femelles parmi les six oursons nés récemment. Plutôt une bonne nouvelle pour la survie de l'espèce.

Il va peut-être se sentir un peu seul pour jouer au foot ou à la bagarre, au milieu de cette bande de filles. Lui, c'est le seul ourson mâle, né dernièrement dans les Pyrénées. Car dans les six dernières naissances, cinq sont des femelles. Voilà ce qu'indiquent les analyses qui viennent d'être réalisées avec l'ADN des nouveaux venus.

Alors, récapitulons : dans la famille Hvala, les deux petits nés en 2009, et que l'on avait appelés Noisette et Nheu (ce qui veut dire neige, rappelons-le) sont toutes les deux des femelles. Pour 2010, on sait que quatre petits sont nés. Dans la famille Caramelles, nous avons eu un garçon et une fille qui sont nés en Couserans (Ariège). Et enfin dans la famille Bambou, nous avons deux oursonnes, qui elles sont nées en Espagne, dans le Val d'Aran. A noter que notre Bambou est plutôt précoce : d'habitude, les femelles n'ont leur première portée qu'à quatre ans et là, Bambou n'était âgée que de trois ans.

« Ces naissances sont bien sûr une bonne nouvelle, assure Alain Reynes, directeur de Pays de l'Ours Adet. Car le nombre de femelles est capital pour la reproduction. Le hasard a donc plutôt bien fait les choses, et cela laisse augurer d'une évolution favorable à court terme. »

Mais pour Alain Reynes, pas question de se réjouir trop vite.

« Tout d'abord, l'effectif reste trop faible pour assurer vraiment une pérennité de l'espèce. Et puis il y a un autre problème, c'est la consanguinité. Depuis 1998, Pyros est le père de quasiment tous les oursons qui sont nés dans les Pyrénées. » Il y aurait dans cette nouvelle population comme un zeste d'inceste…

Voilà pourquoi les défenseurs de l'ours continuent d'attendre avec impatience un peu de sang neuf. Celle-ci pourrait intervenir avec l'introduction d'une ourse femelle dans le noyau ouest, où pour l'instant, il n'y a que deux mâles, qui devraient être ravis d'accueillir une belle étrangère venue des Pays de l'Est. En préalable à cette opération, une enquête a débuté le 26 décembre dernier dans plus de 900 communes des Pyrénées.
Il s'agit de recueillir les opinions des habitants concernés. Une enquête sur fond de querelle inextinguible entre les « pro » et les « anti » ours. Si une nouvelle ourse arrive en Béarn, le problème de la consanguinité restera entier dans le noyau central, où pour l'instant, Pyros règne sur son harem.

Source La Dépêche du Midi  Silvana Grasso

Le Pèlerin

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 18:56

Algérie - Bilan des émeutes - Plus de 1000 manifestants arrêtés, selon Ould Kablia

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Le ministre de l’Intérieur Daho Ould Kablia a indiqué, samedi 8 janvier, que plus de 1000 personnes ont été arrêtées lors des émeutes contre la cherté de la vie qui secouent l’Algérie depuis mercredi. Dans une déclaration au JT de 20 h de l’ENTV, le ministre a déploré la mort de trois manifestants et présenté ses condoléances aux familles des victimes : à M’Sila, Bou Ismaïl (Tipaza) et Tidjelabine (Boumerdès). Ce bilan n’est pas élevé après trois jours de violentes émeutes, a-t-il dit en rendant hommage aux services de sécurité. Les affrontements ont été violents, a‑t‑il dit.

Source TSA

Le Pèlerin

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 18:52

Front des Forces Socialistes – Déclaration

Hocine-Ait-Ahmed.jpg

 

Depuis plusieurs jours, le pays est secoué par des émeutes. Une quinzaine de wilayas sont touchées par ce mouvement de révolte.
Très rapidement, certains milieux médiatiques et politiques se sont empressés de construire un faux consensus « les émeutes de la faim » et ainsi tenter de cadrer la contestation en lui déniant toute dimension politique.
Oui, les dernières augmentations de prix ont exacerbé les sentiments d’insécurité et de peur chez beaucoup d’Algériennes et d’Algériens.
Oui, l’Algérie est un pays malheureux !
Non, ce n’est pas la faim qui pousse ces très jeunes gens dans la rue. Ce n’est pas la faim non plus qui pousse beaucoup de gens moins jeunes à les comprendre, si ce n’est à les soutenir.
C’est que le sentiment d’injustice, c’est que le sentiment de révolte sont profondément enracinés dans le vécu quotidien. L’immense majorité de la population ne fait pas confiance à ses dirigeants ; elle est convaincue qu’il n’y a pas d’autre moyen que la violence pour se faire entendre. Les lieux de débat institutionnels sont devenus de simples caisses d’enregistrement. La télévision est le domaine privé du pouvoir. Les associations et la société civile, en général, sont étouffées ou instrumentalisées.
A Alger même, il est pratiquement impossible de tenir un sit-in, un meeting ou toute autre activité que ce soit dans des salles ou dans d’autres espaces. Depuis plusieurs années, en dehors des shows officiels du pouvoir ou de ses alliés, aucune activité politique, associative et syndicale n’est autorisée.
Pas plus qu’elle n’accorde de crédit à tous ceux qui se lavent les mains de la situation actuelle, alors qu’ils portent une responsabilité écrasante dans l’avènement et la pérennité de ce régime. Qu’ils soient dans l’alliance présidentielle ou dans « l’opposition officielle », ils sont comptables devant le peuple et l’histoire.
Hier ils légitimaient le coup d’Etat, l’Etat d’Urgence et l’Etat policier, aujourd’hui ils pleurent avec leur peuple « bien aimé ».
En fait ces élites du régime, corrompues et corruptrices, entretiennent la confusion et empêchent toute dynamique de libération et de changement.
La situation actuelle montre bien que la crise algérienne est avant tout une crise politique. Depuis dix années et deux mandats, des milliards de dollars sont dépensés en pure perte, c’est la preuve qu’il ne peut y avoir de développement sans démocratie. C’est la preuve aussi que la démocratie et l’assentiment populaire ne se décrètent pas et ne s’achètent pas. C’est la preuve que le pouvoir ne peut pas acheter le silence de la population.
La situation actuelle montre aussi que l’alternative démocratique ne s’improvise pas. Nous devons regarder vers nos voisins tunisiens et les saluer.
Ce qui se passe en Tunisie est le fruit des efforts des vraies élites qui n’ont pas perdu leur âme, qui ont choisi leur camp, et sont engagées dans un long et patient travail de ré-encadrement de la société.
Ne leurrons pas nos compatriotes, ce travail nous devons le mener aussi. C’est le passage obligé vers la liberté et la dignité dans notre pays et vers la construction du Maghreb démocratique.
Pour sa part, le Front des Forces Socialistes ne s’inscrit pas dans une alternance clanique.
Le FFS est convaincu que des possibilités existent pour une alternative démocratique; il y travaille.
Le FFS exprime sa préoccupation devant la persistance des troubles dans le pays. Le FFS exprime sa compassion aux parents des victimes de ce soulèvement.
Le FFS met en garde les autorités contre les risques de dérapages violents.
Plus que jamais, le FFS réitère l’urgence de prise de mesures d’ouverture politique :
Levée de l’Etat d’urgence
Rétablissement des libertés civiles
L’ouverture du champ médiatique
Garantie des droits d’association et de manifestation
Le FFS appelle l’ensemble des algériennes et des algériens à garder confiance, à garder l’espoir et se mettre en mouvement pacifiquement pour imposer une ouverture politique réelle.
Le FFS appelle les algériennes et les algériens à faire preuve de solidarité et de lucidité.
Vive l’Algérie. Vive le FFS
Alger, le 8 janvier 2011
P/ Le Secrétariat national
Le Premier secrétaire
Karim Tabbou

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:42

Les fausses annonces du gouvernement

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Bourde du gouvernement ou erreur de communication volontaire destinée à calmer les esprits ? Les mesures annoncées, samedi 8 janvier par le gouvernement ne représentent pas une baisse de 41 % des charges sur le sucre et l’huile, comme indiqué par le communiqué final. Mais de seulement 5 %. Explications :

 1- Le gouvernement a annoncé « une suspension de la TVA est instaurée du 1er janvier 2011 au 31 août 2011, sur le sucre roux et sur les matières premières entrant dans la production des huiles alimentaires. Cette TVA est de 17 %  ». Cette baisse concerne les matières premières importées (sucre roux et huile) qui servent à la production de sucre et d’huile. Elle est donc récupérable par le producteur. Le gouvernement aurait dû annoncer une baisse de la TVA sur le produit fini vendu au consommateur (sucre blanc et huile de table). Il ne l’a pas fait.

 2- Le gouvernement a annoncé « une exonération de l'IBS (…) instaurée du 1er janvier 2011 au 31 août 2011, l'IBS sur l'activité de production, de traitement et de distribution des huiles alimentaires et du sucre. Cet impôt est de 19 % pour les activités de production et de 25 % pour les activités de distribution  ». Fausse annonce. L’IBS (Impôt sur le bénéfice des sociétés) n’entre pas dans le calcul du coût du produit. Cette baisse ne peut donc pas être répercutée par les producteurs sur le produit final.

L’unique véritable annonce concerne la suspension des droits de douanes « instaurée du 1er janvier 2011 au 31 août 2011, à l'importation du sucre roux et des matières de base entrant dans la fabrication des huiles alimentaires », selon le communiqué. Ces droits de douanes sont de l'ordre de 5 %. La suspension de ces droits risque donc de n’avoir qu’un impact très limité sur les prix de ses produits sur le marché.

Source TSA

Le Pèlerin

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:40

Le gouvernement annonce des mesures pour faire face à la hausse des prix

Le gouvernement a annoncé, samedi 8 janvier, une série de mesures destinées à faire face à la hausse des prix de certains produits alimentaires. Comme nous l’écrivions dès vendredi soir, le gouvernement a décidé d’agir notamment sur la TVA et les droits de douanes. Voici les mesures annoncées par le gouvernement :

- Une suspension des droits de douanes est instaurée du 1er janvier 2011 au 31 août 2011, à l'importation du sucre roux et des matières de base entrant dans la fabrication des huiles alimentaires. Ces droits de douanes sont  de l'ordre de 5%.

 - Une suspension de la TVA est instaurée du 1er janvier 2011 au 31 août 2011, sur le sucre roux et sur les matières premières entrant dans la production  des huiles alimentaires. Cette TVA est de 17%.

- Une exonération de l'IBS est instaurée du 1er janvier 2011 au 31 août 2011, l'IBS sur l'activité de production, de traitement et de distribution des huiles alimentaires et du sucre. Cet impôt est de 19% pour les activités de production et de 25% pour les activités de distribution.

- Ces exonérations temporaires et exceptionnelles de droits de douanes, de TVA et d'IBS, sur le sucre roux et sur les huiles alimentaires représentent un total de charge de 41% qui vient en déduction des prix de revient.  Le gouvernement attend des producteurs et des distributeurs d'en répercuter en urgence les effets sur les prix de vente aux consommateurs. Une réunion se tiendra à cet effet dans les prochaines heures entre le ministre du Commerce et les opérateurs concernés.

- Durant la période allant de janvier à août 2011, le gouvernement définira en concertation avec les opérateurs concernés un système de stabilisation permanente  des prix du sucre et des huiles alimentaires pour faire face à l'avenir et de façon durable à toute fluctuation des cours sur le marché international.

- En vue de mettre un terme à la situation actuelle de quasi monopole sur le marché local du sucre, le gouvernement instaure à partir du 1er janvier 2011 jusqu'au 31 août 2011, une exonération temporaire exceptionnelle des droits de douanes et de la TVA exigibles à l'importation du sucre blanc.

- Le gouvernement rappelle qu'il est interdit à quelque opérateur économique que ce soit de se substituer aux pouvoirs publics dans l'imposition de procédures ou de délais excessifs pour fournir les grossistes distributeurs, notamment lorsqu'il s'agit de produits de base.

- C'est ainsi que les grossistes sont informés qu'ils n'ont nullement à présenter au producteur de sucre ou d'huile alimentaire ni une documentation nouvelle ni à procéder au règlement de leurs commandes par chèque, cette dernière mesure ne devenant obligatoire qu'à la fin du mois de mars prochain.

 Le gouvernement confirme que les prix du blé fourni aux minoteries sont subventionnés par l'Etat et demeureront inchangés. En outre, et pour contenir les spéculations apparues sur la farine, le quota de blé tendre fourni à chaque minoterie est porté de 50% à 60% de leur capacité de trituration. L'Office interprofessionnel des céréales (OAIC) est chargé de mettre en oeuvre cette mesure à partir du dimanche 9 janvier courant.

Source TSA

Le Pèlerin
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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:29

Tizi Ouzou, reprise hier des affrontements entre jeunes et policiers

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Jamais les choses n’ont atteint ce degré de dérapage dans la wilaya de Béjaïa, hormis durant les événements vécus au début de 2001. Edifices publics brûlés et pillés, commerces et Abribus saccagés, lampadaires arrachés. Plusieurs communes de la wilaya ont renoué avec les émeutes hier, après quelques heures d’accalmie.

Au chef-lieu, la vie s’est arrêtée laissant place à l’émeute et au saccage. Les sièges des banques Société Générale Algérie et BNP Paribas ont été saccagés.
Routes et ruelles barricadées, pneus brûlés sur les chaussées. Une fumée noire rendait l’air irrespirable. Le siège de Mobilis et certains mobiphones devaient aussi faire les frais de la colère des jeunes qui ont investi les autres quartiers de la ville. A Amriw, Ihaddaden, rue de la Liberté, des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre se poursuivent au moment où nous mettons sous presse.
Des jeunes ont tenté d’incendier le siège de l’hôtel des finances mais les forces de l’ordre avaient pris place à l’intérieur de l’immeuble pour empêcher le saccage. On parle d’une dizaine d’arrestations parmi les manifestants. Mais l’information était impossible à confirmer. Il n’y a plus de transport ni de circulation automobile dans la ville. Les commerces sont fermés. Le décor d’une situation chaotique est planté. A Akbou, après ce qui s’était passé jeudi soir, on apprend que le nouveau CEM a été saccagé et pillé. Des associations se sont réunies hier pour réfléchir aux moyens à même de stopper les dérapages. Hier, des affrontements entre jeunes émeutiers et CNS se sont concentrés près du commissariat de la ville. On parle de vingt arrestations. A Tazmalt, après le saccage et l’incendie de plusieurs édifices publics jeudi soir, vendredi soir c’était au tour du bureau de main-d’œuvre d’être la proie des flammes.
Certains ont tenté d’incendier le bureau de poste, la SAA et la daïra, mais des citoyens étaient là pour s’y opposer. La foule s’est dirigée vendredi soir vers le siège de la gendarmerie pour tenter de faire sauter la brigade au moyen d’une bombonne de gaz. L’explosion a eu lieu mais, fort heureusement, sans faire de dégâts.
Hier, un calme précaire régnait sur la ville. A Ouzellaguen, un homme de 38 ans a été mortellement poignardé. Il serait intervenu pour empêcher l’attaque contre un bar. Les émeutiers ont incendié le siège de la Sonelgaz et de la Pharmacie centrale. Les manifestants tentaient de s’attaquer au commissariat de la ville mais les forces anti-émeutes s’y sont opposées en faisant usage de bombes lacrymogènes.
A Sidi Aïch, la situation est grave. Les affrontements se poursuivent entre manifestants et CNS. Les sièges de Sonelgaz, d’Actel, les deux recettes des impôts, un bureau de poste, trois locaux de particuliers au centre-ville et un distributeur de billets de banque ont été mis à sac puis incendiés. Les vitres du siège de l’APC ont volé en éclats. A Amizour, les sièges de la Sonelgaz, de la CNAS, de la daïra, et des Abribus ont été saccagés et incendiés. A Kherrata, à l’est de la wilaya, la RN9 était fermée, les sièges du tribunal, la bibliothèque, le parc communal, l’ADE sont partis en fumée. Les CNS sont sortis hier pour contenir la colère des citoyens.
Un peu plus loin, à Darguina, la situation est identique, les édifices publics – l’ADE, les Forêts, l’Inspection de l’éducation – ont été brûlés. A El-Kseur, en pkus du siège de l’ADE brûlé, celui des impôts devait subir le même sort, ainsi que le siège de la daïra hier vers 15 heures. Ainsi, la situation est grave dans la wilaya de Béjaïa et des appels au calme fusent de partout. Le wali a appelé la société civile et le mouvement associatif à aider à arrêter ces événements violents.

Source Le Jeune Indépendant Noureddine Bensalem

Le Pèlerin

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:25

Nouveaux affrontements samedi à Annaba

De nouvelles violences dans la ville de Annaba ont opposé samedi manifestants et forces de l'ordre et transformé cette agglomération de 800 000 habitants en cité fantôme, selon des sources concordantes. Au moins 21 personnes ont été blessées, dont sept policiers, depuis vendredi, selon les secouristes, et la police a arrêté une cinquantaine de manifestants.

Samedi, des jeunes manifestants ont brûlé des pneus et dressé des barricades pour barrer les accès du centre de cette métropole industrielle, ont rapporté les correspondants de presse. Et ils ont lancé des pierres contre les brigades antiémeutes, qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes. De crainte de nouveaux pillages, les magasins ont gardé leurs rideaux baissés alors que les transports en commun étaient rares.

Annaba, surnommée « la coquette » pour la beauté de ses plages, offrait l'image d'une ville fantôme. Le Cours de la Révolution, principale avenue sur le front de mer, abritant des banques, des édifices publics et des représentations consulaires, faisait l'objet d'une surveillance renforcée des forces de l'ordre.

Source TSA

Le Pèlerin
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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:24

Algérie - Au sixième jour des émeutes, la rumeur et l’angoisse persistent

Samedi, au sixième jour des émeutes, les signes d’une aggravation de la situation se sont estompés. Malgré les rumeurs et les contre-rumeurs d’un signe d’embrasement, la tension a baissé de plusieurs degrés par rapport aux journées précédentes.
Les affrontements qui ont éclaté un peu partout à travers le territoire national ont laissé place hier à un début de calme relatif. Un retour à la normale est enregistré un peu partout. Signes du retour au calme, les barricades érigées par la population ont été levées et les magasins ont ouvert dans la matinée. Les traces des pneus brûlés et les débris de verre sont encore perceptibles sur le bitume. Les agents de Netcom (société de nettoyage) et d’Asrout s’affairaient très tôt le matin à nettoyer les rues et l’environnement en débarrassant la capitale des débris et autres projectiles utilisés par les émeutiers lors des manifestations. Les transports public et privé ont repris leurs activités. Les stations d’essence de Naftal, fermées depuis vendredi soir, ont approvisionné les automobilistes. Ce phénomène a été observé dans l’ensemble des quartiers d’Alger, à la faveur de la baisse d’intensité de la violence. Même si, au niveau national, la fronde a baissé d’un cran, dans certaines wilayas comme Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira ou Boumerdès les échauffourées ont repris de plus belle. De violents affrontements continuent d’opposer les jeunes manifestants aux forces de l’ordre qui ont reçu l’ordre d’éviter de se servir de leurs armes. Le patron de la DGSN, Abdelghani Hamel, a instruit la police de ne pas user de balles réelles lors des affrontements avec les manifestants. Le chef de la police a également décidé de délester les éléments antiémeutes de leurs armes. Seuls les éléments de la police judiciaire sont autorisés à garder leurs armes à feu dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. A Alger, les commerces de détail, les transports publics et les marchés de fruits et légumes ont ouvert et les gens vaquaient à leurs occupations comme si de rien n’était. Les boulangeries et les magasins d’alimentation générale ont été pris d’assaut, de même que les marchés qui enregistrent leur affluence habituelle. Les cafés sont également ouverts ainsi que les kiosques à journaux qui ont été pris d’assaut. D’ailleurs, tous les titres ont été vendus comme des petits pains. Les citoyens font la chasse aux informations. Dans certains quartiers populaires tels Mohamed-Belouizdad, Bab El-Oued, Place du 1er-Mai, Bouzaréah, El-Harrach, Hussein Dey, Kouba et Bachdjarrah, on enregistre un retour progressif au calme. Les magasins des principaux boulevards de la capitale qui ont préféré fermer par mesure de sécurité jeudi et vendredi ont repris leurs activités habituelles. A Bab El-Oued, quartier populeux, considéré comme le cœur de toutes les révoltes d’Algérie, la tendance est à l’apaisement. La tension qui était perceptible durant les trois derniers jours a sensiblement baissé. A Belouizdad, quartier considéré comme le baromètre de la violence, à l’instar de Bab El-Oued, le mouvement de protestation va en s’estompant, bien que les stigmates de l’agitation des deux dernières nuits restent encore visibles. Le mouvement de protestation qu’ont connu certaines wilayas du pays a baissé d’intensité samedi dans plusieurs régions, alors que, dans d’autres localités, des foyers de tension persistent encore. Dans les régions de l’est du pays, un retour progressif au calme a été observé dans la matinée et en début d’après-midi de samedi. A l’ouest du pays, la tendance a un retour au calme s’est confirmée hier. Dans les wilayas du sud du pays, une situation globalement calme a été enregistrée, à l’exception des villes de Laghouat, Djelfa et, à un degré moindre, à Ouargla.

Source Le Jeune Indépendant Mahmoud Tadjer

Le Pèlerin
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