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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:43

Algérie - Hausse des prix des produits de base : Benbada promet une solution au début de cette semaine

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Le ministre, assuré que la crise des prix des produits de base sera résolue au début de cette semaine, affirmant que les services de son département se sont déjà penchés sur cette question.

«Nous pensons que nous commençons à maîtriser cette crise et les problèmes liés aux nouvelles conditions d’approvisionnement ont été résolus puisque les opérateurs ont accepté de les annuler», relève-t-il. Ces conditions, dont l’obligation de paiement des marchandises par chèque et l’achat par facture, ont déstabilisé l’approvisionnement en produits de large consommation, le sucre et l’huile notamment, et par conséquent, ont conduit à la hausse des prix, renforcée, par ailleurs, par la flambée des prix sur les marchés mondiaux.
Le ministre pointe du doigt certains commerçants qui s’adonnent à des pratiques illégales, l’exagération des marges bénéficiaires notamment, provoquant la hausse des prix et ce, malgré la disponibilité des produits. «Les commerçants sont appelés à s’approvisionner normalement en huile et en sucre auprès des unités de production et des importateurs et à en doter tous les points de vente selon les prix convenus», fait savoir le ministre.
Des deux côtés, les producteurs et les importateurs d’huile et de sucre, ont souligné qu’ils feront, dans les prochains jours, des efforts pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens. «Les opérateurs contribuent à l’élaboration du dispositif réglementaire que nous sommes en train de finaliser», fait-il savoir. En outre, indique l’un des représentants du ministère du Commerce, l’Etat poursuivra sa politique de subvention des prix des produits de large consommation en soutien aux couches sociales défavorisées. Le ministère rappellera également la mise en place d’un outil régulateur à travers la création d’un organisme économique pour la prise en charge de la réalisation et de la gestion des marchés de gros, en vue d’organiser le marché national et de contrôler les réseaux de distribution.
LE MANQUE DE FARINE INJUSTIFIÉ
L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a plaidé, pour sa part, un plafonnement des prix des produits de large consommation, notamment pour le sucre et l’huile. «La hausse des prix des produits de large consommation connaissent durant ces dernières années des hausses constantes. Mais l’augmentation des prix relevée ces derniers jours est forte, car il s’agit de hausses de 20 à 30 %. C’est pour cela que l’UGCAA appelle l’Etat à plafonner les prix de ces produits, à l’instar du sucre, de l’huile et des légumes secs. Une mesure qui doit concerner tous les intervenants dans le circuit commercial, a affirmé Salah Souilah, secrétaire général de l’Union. Afin de juguler cette flambée des prix, il est nécessaire pour les pouvoirs publics, explique-t-il, d’appliquer cette mesure sur «les importateurs, les grossistes et les détaillants» des produits alimentaires de première nécessité. «Pour les détaillants, les grossistes en sont responsables. Mais ces derniers attribuent cette hausse aux prix appliqués par les importateurs, lesquels considèrent que l’évolution des prix des produits sur le marché local est liée aux fluctuations des cours sur le marché mondial», estime-t-il en ajoutant qu’une tournée dans les magasins et les grandes surfaces à Alger permet de confirmer la tendance haussière de la mercuriale des denrées alimentaires, la farine, entre autres, de quoi inquiéter les consommateurs. A propos de la farine, le directeur général de l’OAIC (l’Office interprofessionnel des céréales), Nouredine Kehal, estime que le manque de ce produit sur le marché est injustifié. «La pénurie de farine sur le marché ne devrait pas exister puisque les enlèvements de blé tendre par les transformateurs auprès de l’OAIC ont augmenté substantiellement en 2010 par rapport à 2009.
L’an dernier, l’OAIC a distribué à tous les moulins environ 40 millions de quintaux de blé tendre contre 37,2 millions de quintaux en 2009. Ce qui signifie que la pénurie de farine sur le marché ne devrait pas avoir lieu. «La pénurie de farine n’est pas due à un manque de matière première mais résulte des comportements de certains transformateurs qui ont vendu leur blé en l’état à des éleveurs pour l’alimentation de bétail», conclut-il.

Source Horizons Synthèse de Farida Belkhiri

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:40

Algérie - Après les violences enregistrées à travers plusieurs régions : Un Conseil interministériel aujourd’hui pour examiner la hausse des prix de produits de large consommation

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Un Conseil interministériel se tiendra aujourd’hui pour examiner les moyens de juguler la forte hausse de prix de certains produits de large consommation enregistrée ces derniers jours, a annoncé hier le ministre du Commerce, M. Mustapha Benbada. Cette réunion se penchera notamment sur les textes d’application des lois relatives à la concurrence et aux pratiques commerciales, notamment l’aspect relatif à la définition des marges bénéficiaires des produits de large consommation, a précisé le ministre. Un groupe de travail mixte regroupant les responsables du ministère et des représentants des producteurs et transformateurs des produits de large consommation a été également installé jeudi pour permettre à ces opérateurs de contribuer à la mise en oeuvre de ces textes, a indiqué M. Benbada. Ces déclarations interviennent suite à la hausse subite et «importante» ces derniers jours de produits alimentaires de base à l’origine de protestations enregistrées depuis mercredi.

Source Horizons

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:32

Algérie - Après une fin de semaine violente, un vendredi de psychose à Alger

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Le spectacle des magasins saccagés montre l’intensité de la violence des affrontements de la veille.

Seule activité du jour, le prêche du vendredi. Du reste, les rues de la capitale sont habitées par le fantôme des émeutes qui a obligé de nombreux Algérois à rester chez eux. En effet, Alger a valsé au rythme des affrontements avec les forces de sécurité.  A Bab El Oued, théâtre de violents affrontements entre manifestants et forces de l’ordre les nuits de mercredi et de jeudi, le climat reste tendu. Le spectacle des magasins saccagés montre l’intensité de la violence des affrontements de la veille.

Au sortir des mosquées après la traditionnelle prière du vendredi, des petits groupes se sont formés dans les coins des rues et les quelques cafés ouverts, commentant les événements de la veille et ceux qui ont secoué plusieurs villes du pays. Cependant, des familles des jeunes arrêtés lors des émeutes de jeudi se sont regroupées devant le commissariat du «cinquième» qui a été pris d’assaut par les manifestants la nuit de jeudi, au quartier des Trois Horloges. Elles sont venues réclamer la libération de leurs enfants. On dénombre une vingtaine d’arrestations parmi les manifestants. «Je n’ai pas eu de nouvelles de mon fils depuis mercredi soir et personne ne veut nous informer de ce qu’il est devenu ni pourquoi ils l’ont arrêté», s’inquiète une femme, la cinquantaine bien entamée.
Non loin du commissariat de police, l’atmosphère est plutôt paisible, mais les habitants craignent la reprise des émeutes à la tombée de la nuit. «On a peur que ça reprenne ce soir. On a peur pour nos commerces, véhicules et la sûreté des nos enfants ; c’est l’anarchie totale. Les jeunes de La Casbah et des autres quartiers environnants conver-gent tous vers Bab El Oued», s’est exclamé un quadragénaire qui dit garder «un mauvais souvenir des événements d’Octobre 1988».

Dans beaucoup de quartiers d’Alger, les manifestants se sont attaqués à des magasins et des locaux commerciaux. A Bab El Oued, les révoltés ont saccagé l’antenne de Mobilis et un distributeur de Bellat. Le point de vente de Renault de Triolet a été complètement saccagé et plusieurs voitures brûlées. La salle Atlas, récemment rénovée, a failli partir en fumée. A El Biar, quartier réputé pour son calme, le magasin d’Adidas a été complètement dévasté. Même spectacle à El Afia, le quartier le plus chaud de Kouba, où le show-room Dacia a été incendié. Les jeunes ne sont pas du même avis. «Ça ne va pas se calmer, on en a marre de cette vie. Nous sommes privés de tout, nous sommes déjà morts», ainsi s’exprimait un groupe de jeunes. Certains d’entre eux sont fiers de voir les chaînes de télévisions étrangères parler de leur quartier. «Le monde entier découvre que le peuple en a ras le bol», selon Samir, un jeune de 22 ans, au chômage.

Après la prière, l’émeute

Pour eux, la vie chère, le chômage, la crise de logement et l’horizon bouché sont à l’origine de cette «révolte» dans laquelle est plongé subitement le pays depuis trois jours. Le slogan-phare scandé des manifestants résume parfaitement le malaise social. «Zadou fi zit wa sucre, chaâb kareh rah habet y kesser» (ils ont augmenté les prix de l’huile et du sucre, le peuple en a marre, il descend casser). Si les adultes désapprouvent les méthodes utilisées par les jeunes pour exprimer leur colère, ils estiment par ailleurs que la situation actuelle pousse à une explosion sociale. «Nous sommes contre toute cette casse, sauf qu’on ne comprend plus rien à ce pays. D’un côté on nous parle de 150 milliards de dollars et de l’autre côté le peuple vit très mal. Ils (le pouvoir ndlr) augmentent les prix des produits de large consommation mais pas nos salaires. Par contre, la police a bénéficié d’une augmentation de 50%, c’est complètement insensé», a tonné un fonctionnaire. Chacun y va de son explication à Bab El Oued où les forces de l’ordre se font très discrètes à l’intérieur de ce quartier populaire, dont le nom est lié à la révolte d’Octobre 1988. Leur présence pourrait être assimilée à une provocation. La tension reste vive. Un hélicoptère de la police a survolé  la capitale durant toute la journée. La forte présence des forces antiémeute au niveau des axes menant vers Bab El Oued est là pour le rappeler.

Elles ont pris position dans des endroits sensibles. Des camions de police sont positionnés au niveau de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Le même dispositif sécuritaire est déployé à la place des Martyrs.
La sécurité est renforcée également autour du siège de l’APN. A la place du 1er Mai, c’est un impressionnant dispositif policier qui a pris position dès la matinée d’hier pour parer à d’éventuels débordements après la prière du vendredi.
Des prêches où les imams ont lancé des appels au calme. Des appels qui ne trouvent pas écho, dès lors que le quartier de Belouizdad (Belcourt) a renoué avec l’émeute juste après la prière. A l’heure où nous mettons sous presse, le face-à-face entre un groupe de jeunes et les forces de l’ordre se poursuit. Des émeutiers, surexcités, ont même tenté de pénétrer à l’intérieur de la maison de la presse Tahar Djaout. En somme, la situation reste très tendue dans beaucoup de quartiers. L’agitation pourrait reprendre à tout moment et les informations qui parviennent des autres régions du pays ne sont pas pour rassurer. Si les autorités politiques ne répondent pas aux revendications de la société, et si la colère reste au niveau de l’émeute sans prendre une forme organisée, le risque d’un pourrissement n’est pas à exclure.

Source El Watan Hacen Ouali

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:29

Algérie - Que fera Bouteflika ?

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Les Algériens sont mécontents et le font savoir. Toutes ces dernières années, les signes annonciateurs se sont multipliés : boycott massif des élections législatives et de l’élection présidentielle de 2009 qui a consacré une totale rupture entre le pouvoir et les citoyens, un taux de chômage très élevé chez les jeunes, un pouvoir d’achat qui stagne, rogné par une inflation non maîtrisée...
A ce climat social très tendu se greffe une vie politique totalement bloquée et surtout minée par les rumeurs et manœuvres autour d’une éventuelle élection présidentielle anticipée. Le président Bouteflika n’est plus l’homme politique qu’on avait connu à ses débuts, tonitruant, pesant de tout son poids sur la vie politique, discourant à longueur de journées... L’homme est aujourd’hui totalement effacé ; est-il gravement malade ? Son état de santé réel est un secret bien gardé. Les Algériens sont, de ce fait, inquiets et s’interrogent.

Les affaires de corruption dévoilées par la justice – qui mettent en jeu des sommes colossales, touchent y compris l’entreprise publique Sonatrach, l’un des grands symboles de la stabilité du pays –, les prétentions réelles ou supposées de Saïd Bouteflika à vouloir «hériter» de son frère aîné la magistrature suprême, alors qu’il n’a ni son charisme ni ses dons de tribun, ajoutent au mécontentement généralisé. L’Algérie est depuis quelque temps déjà installée sur un volcan. La flambée des prix de certains produits essentiels à la consommation des ménages n’a été qu’un détonateur. Grâce aux réserves en devises du pays, évaluées à 160 milliards de dollars, le pouvoir a voulu s’assurer une crédibilité auprès des milieux financiers internationaux et se doter d’une marge de sécurité en cas de forte baisse du prix du pétrole, comme en 1986.

Le calcul des autorités n’a pas tenu compte des attentes de la population. La jeunesse se sent exclue du partage de cette richesse ; le sentiment de frustration et de colère est d’autant plus fort.
Les jeunes vivant dans les quartiers populaires, s’entassant dans des logis d’un autre âge, ont définitivement perdu tout espoir…
Est-ce l’avènement d’un nouvel Octobre 1988 ? La crainte est de voir l’embrasement s’installer dans la durée. Y a-t-il eu de la manipulation pour faire sortir les jeunes dans la rue ? Probablement que les luttes de clans, perceptibles depuis quelques semaines, ont aggravé le pourrissement du climat politique.

Que va faire, à présent, le président de la République ? A-t-il les capacités de reprendre les choses en main ? Il est de sa responsabilité directe et de celle des autres décideurs du pays de tout entreprendre pour empêcher le pays de sombrer dans le chaos. L’Algérie a besoin de politiques fondées sur le respect du citoyen et des libertés et d’une démarche économique audacieuse, qui favorise la création d’emplois.
L’autoritarisme a fait son temps, les dirigeants de notre pays sont tenus de tirer les leçons de ce que nous vivons. Sinon, le pire est à craindre

Source El Watan Omar Belhouchet

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:25

Algérie - La contestation populaire prend de l’ampleur - Le pouvoir face à la rue

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De violentes émeutes du pain aux portes du pouvoir Près d’une semaine après le début des émeutes, les autorités continuent à se retrancher dans un profond mutisme.

A l’exception de l’intervention, jeudi, devant les caméras de la télévision et les micros de la Radio nationale, du ministre du Commerce, Mustapha Benbada, qui est revenu sur les «raisons» de la flambée des prix de certains produits de large consommation, comme le sucre et l’huile, et qui, par ailleurs, a promis «un retour à la normale à partir de la semaine prochaine», aucun responsable important de l’Etat n’a encore daigné s’adresser à la population pour la rassurer.

Au moment où les rumeurs évoquant un embrasement général se sont répandues comme une traînée de poudre et où, à Alger, les manifestations se sont étendues jeudi soir à la station balnéaire de Staouéli où résident les principaux décideurs politiques du pays et aux nouveaux quartiers résidentiels de Draria et de Chéraga, il était pour ainsi dire impossible, hier, de recueillir un avis officiel sur la situation quasi insurrectionnelle qui prévalait dans plusieurs villes du pays. Les services de sécurité ont été très peu communicatifs concernant l’étendue et le bilan de ces émeutes que l’on explique par la cherté de la vie et qui ont pour point de départ Fouka, une petite localité de Tipasa. Tous les policiers accostés ou sollicités ont gentiment refusé de s’exprimer à la presse. Toutefois, un officier de police a indiqué sous le couvert de l’anonymat que «cette explosion sociale était prévisible depuis longtemps eu égard à la misère, aux inégalités sociales et à la chute drastique du pouvoir d’achat». «Tout cela figure dans les rapports que nous envoyons régulièrement à nos chefs», a-t-il poursuivi.

Aux abonnés absents

D’habitude, très prolixes, certains membres du gouvernement étaient injoignables durant toute la journée. Connus pour leur éloquence, le Premier ministre tout autant d’ailleurs que le président de la République sont, également, restés aux abonnés absents. Le chef de l’Etat qui, pour ainsi dire, vit ces derniers mois à la marge de la vie politique nationale n’a pas prononcé de discours à la nation depuis sa réélection en avril 2009. Il consacre l’essentiel de son temps à ses déplacements à l’étranger. En une année, il ne s’est déplacé que deux ou trois fois à l’intérieur du pays. Sa dernière sortie date du mois d’octobre 2010.
Le président de la République s’était rendu à Ouargla pour y annoncer l’ouverture solennelle de l’année universitaire 2010-2011. Puis plus rien ! Mépris ? Craintes d’attiser la colère de la population ? Mauvaise évaluation de la situation ? Difficile de savoir ce qui se trame dans la tête des principaux décideurs du pays qui semblent s’être «bunkerisés». Un constat cependant : face à ce black-out institutionnel, la colère de la population n’a fait que monter crescendo hier.

Les villes de l’est du pays, qui étaient jusque-là épargnées par les émeutes, ont fini par être secouées par de violentes manifestations.
L’ire de la population est attisée par les scandales de corruption en série qui ont éclaboussé ces derniers mois le sommet de l’Etat et l’incapacité du pouvoir à répondre aux besoins de la population, alors que le pays enregistre, grâce à l’exportation des hydrocarbures, des rentrées d’argent record. Comme attendu, le département dirigé par Mustapha Benbada a annoncé, dans le courant de l’après-midi d’hier, la tenue aujourd’hui d’un Conseil interministériel «pour examiner les moyens de juguler la forte hausse des prix de certains produits de large consommation enregistrée ces derniers jours». Une hausse à l’origine des émeutes. Cependant, il est peu probable que cette annonce soit suffisante pour calmer les émeutiers et une population auprès de laquelle le pouvoir «corrompu» a perdu toute crédibilité

Source El Watan Zine Cherfaoui

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 00:53

Humour - La vieille dame et le pharmacien

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Une vieille dame fringante rentre dans une pharmacie.

- Bonjour Monsieur, avez-vous de l'aspirine ?

Oui, sans aucun doute.

- Avez-vous des anti-douleurs ?

Oui, aucun problème.

- Avez vous des antirhumatismaux ?

C'est certain que nous en avons..

- Avez-vous du Viagra ?

Oui, bien sûr.

- Avez-vous des pilules antirides ?

Oui, nous en avons.

- Avez-vous du gel pour les hémorroïdes ?

Évidemment.

- Avez-vous du bicarbonate ?

Certainement.

- Avez-vous des médicaments pour le foie ?

Bien sûr.

- Avez-vous des antidépresseurs ?

Oui, sans aucun doute.

- Avez-vous des somnifères ?

Oui, oui, nous en avons.

- Avez-vous des produits pour la mémoire ?

Oui... quelques-uns !

- Avez-vous des béquilles ?

Évidemment.

- Avez-vous des couches pour adultes ?

Mais certainement.

- Avez-vous ...

Enfin, Madame... nous sommes une pharmacie professionnelle. Nous avons tous les produits. Quel est votre problème ?

- Je dois épouser mon Léon, 95 ans, à la fin du mois. Nous aimerions savoir si nous pouvons laisser notre liste de mariage chez vous...

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 00:39

Les jeunes Algériens manifestent contre la hausse du coût de la vie depuis mercredi. En arrière plan, le chômage et la frustration d’une jeunesse malmenée.

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Les émeutes lancées en Algérie par des groupes de jeunes contre la cherté de la vie ont repris ce vendredi et se sont étendues à une dizaine de départements. Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre se sont produits à Alger, notamment dans le quartier populaire de Belouizdad, où des groupes de jeunes ont affronté avec des pierres et des bouteilles en verre des policiers déployés en masse.

A Annaba, ville de l’est du pays épargnée jusqu’à présent par la contestation, de violents incident ont éclaté après la grande prière du vendredi dans le quartier populaire dit « gazomètre ».

A Oran, la grande métropole de l’ouest algérien, où plusieurs édifices publics avaient été saccagés mercredi soir, les échauffourées ont repris vendredi après-midi dans la quartier du Petit-Lac, à quelque 2 km de la ville.

Des affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes se sont également produits à Tizi Ouzou (Kabylie) selon El-Watan.

« Le pays connaît une série d’émeutes qui rappellent curieusement Octobre 88″

Les manifestations qui ont commencé mercredi soir avaient repris jeudi en fin d’après midi et gagné en violence. Aucun bilan de victime n’a été communiqué de source officielle. « Le pays connaît une série d’émeutes qui rappellent curieusement Octobre 88″ rapporte El-Watan, faisant . « La soudaine hausse des produits de première nécessité et le sentiment de hogra ont mis le feu aux poudres. Face au silence des autorités – et des médias gouvernementaux – les émeutes se propagent et font déjà plusieurs blessés ».

Vendredi matin, jour de repos hebdomadaire, les rues avaient retrouvé leur aspect quotidien après avoir été nettoyées, les véhicules incendiés la veille ayant été enlevés. Toutefois, la police entourait les mosquées des quartiers sensibles de la capitale, craigant la reprise des manifestations après la prière du vendredi.

Par ailleurs, la Ligue algérienne de football a annoncé, que tous les match de football du championnat d’Algérie de première division, qui devaient se disputer vendredi et samedi, ont été reportés.

Le centre-ville vide de voitures

De nombreux quartiers d’Alger aveient été touchés par les manifestations jeudi dans le centre et la périphérie, amenant nombre de commerces à baisser leurs rideaux dès le début de l’après-midi; le centre-ville était vide de voitures en début de soirée mais bondé de jeunes gens.

Le quartier d’El Biar situé sur les hauteurs a été pris d’assaut par une quarantaine de jeunes armés de sabres qui se sont attaqués à de nombreuses boutiques en début de soirée.

Le quartier populaire de Bab el Oued connaissait pour la seconde nuit consécutive d’importantes manifestations. La police lourdement armée et venue en nombre dans cette zone très densément peuplée, a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Crise sociale

Ces manifestations font échos à de nombreux mouvements de protestation dénonçant la corruption, les passe-droits, et l’absence de logements sociaux, un des problèmes cruciaux de l’Algérie, pays où 75% de la population a moins de 30 ans et où plus de 20% des jeunes sont chômeurs, selon le FMI.

Cette situation les ammène à tenter defuir vers l’Europe. Faute de visas, ils partent à bord d’embarcations de fortune au risque de leur vie. Tous les mois, les tentatives de dizaines d’entre eux échouent mais il n’existe pas de statistiques fiables sur cette émigration.

La question du logement est également récurrente. A l’aube de son troisième mandat, en 2009, le président Abdelaziz Bouteflika s’était engagé à construire un million d’appartements manquants depuis le séisme de 2003 et le quadruplement de la population (35,6 millions d’habitants) depuis l’indépendance en 1962. les 10.000 habitations livrées en 2010 à Alger sont loin de suffire. Dans le même temps, des bidonvilles illégaux sont rasés.

Source L’Express.fr

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 21:35

Alors que les émeutes gagnent tout le pays, les appels à la mobilisation se multiplient sur la toile.

emeute embrasement algerie

 

La révolte gronde en Algérie. Alors que la Tunisie est en proie à un mouvement de protestation sans précédent depuis près de trois semaines, son voisin algérien s’embrase à son tour. Forums, twitter, facebook, sms… tous les moyens sont bons pour mobiliser la jeunesse contre la flambée des prix, les passe-droits, l’absence de perspectives d’avenir et la corruption.

Face à la répression policière et la censure des médias, les manifestants diffusent leurs messages sur la toile. Sur Twitter, motazaline explique « Chômage, « tchipa », inflation. Comment ne pas manifester ? ». « Les jeunes ont fait une #Intifada en Algérie » estime quant à elle Ninarevolution faisant ainsi un parallèle avec les Palestiniens.

« On a tous un compte Facebook ou Twitter », explique Nadir, 30 ans, joint par téléphone par Europe1.fr.. « C’est beaucoup plus simple pour communiquer, s’échanger des éléments de partage comme les vidéos », précise cet habitant du quartier de Belfort à El Harrach, ville située à quelques kilomètres à l’est d’Alger.

Des appels aux rassemblements pacifiques

Sur Facebook, plusieurs pages intitulées « Emeutes en Algérie » ont été créés ces derniers jours. Dans la majorité des cas, elles appellent à des rassemblements pacifiques. « Suite à l’augmentation des prix des produits alimentaires à l’échelle nationale, prière à chaque citoyen algérien d’assister à la grève générale qui aura lieu le 10 janvier 2011, et ce, en bloquant toutes les routes nationales et cesser toute activité commerciale (boutiques et magasins, transport, boulangeries, etc. », pouvait-on lire sur le site krahna.tk, désormais indisponible.

Acculé, le gouvernement algérien tenterait d’empêcher la contagion. Les trois opérateurs téléphoniques auraient été sommés de bloquer l’envoi des SMS, selon le site Algérie focus. L’objectif serait d’empêcher la reprise des émeutes après la prière du vendredi. Même son de cloche du côté des Dernières nouvelles d’Algérie . « De nombreux témoignages évoquent toutefois des difficultés à accéder au service SMS et des rumeurs évoquent des restrictions de la part des opérateurs téléphoniques » lit-on sur le site. Sur Twitter, plusieurs messages ont fleuri depuis jeudi : « C’est quoi ces conneries de sms qui marche pas ?  » écrit l’un des abonnés ou encore « le pouvoir aux abois ordonne de bloquer les SMS ».

Des citoyens déterminés

Sur les forums du Quotidien d’Algérie, un internaute évoque la détermination des citoyens. « Ils peuvent bloquer ce qu’ILS voudront Mais ils ne pourront JAMAIS bloquer 38 MILLIONS d’ALGERIENS et d’ALGERIENNES !!! »

Folle rumeur ? C’est en tous cas, l’avis de Nadir. « Non, tout marche. La preuve c’est que vous avez réussi à m’appeler », souligne-t-il avant de conclure « s’ils avaient voulu couper, ils l’auraient fait depuis longtemps ».

Source Europe1.fr

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 21:28

Algérie : «Nous n’en voulons plus» de cette «vie sans lendemain»

reserves de change en dollars

Certains en ont....beaucoup...!!!

«Nous crions, brûlons, cassons» car c’est le seul langage qu’ils comprennent. «De cette vie sans lendemain, nous n’en pouvons plus. Nous n’en voulons plus», clame «Johnny», déterminé vendredi encore à en découdre dans son quartier algérois de Bab el Oued.

Ce quartier densément peuplé, considéré comme le coeur de toutes les révoltes d’Algérie, a vécu ces deux dernières nuits des émeutes extrêmement violentes contre la vie chère et l’augmentation soudaine des prix de première nécessité au 1er janvier.

Avec leurs jets de pierres, feux d’artifices allumés à 3 mètres de la cible, sabres et bâtons, ces jeunes ont attaqué un commissariat mercredi, incendié nombre de commerces qu’ils ont vidés aux petites heures du matin «sans rencontrer la moindre opposition de la police», ont affirmé plusieurs témoins.

Face à eux, les forces de l’ordre, en nombre, ont fait un large usage de canons à eau, de gaz lacrymogènes et de balles à blanc, «de crainte de faire des martyrs», selon les mots d’un Algérois rompu aux manifestations.

Il demeurait impossible vendredi d’avoir un quelconque bilan d’éventuelles victimes.

«Johnny», casquette vissée sur la tête, 18 ans, fume et prend un air de caïd entouré de camarades du même âge. Ils ne veulent pas révéler leur identité et fustigent tout ce qui représente l’autorité du pays.

Appuyés contre le mur d’un bâtiment sur la fameuse placette des Trois Horloges, l’un des lieux les plus chauds des émeutes, ils aiguisent leur agressivité avec des gros mots pour «réveiller les sourds à la misère du peuple».

«Il faut leur servir de la violence. Ils veulent qu’on les écoute et ils nous écoutent pas», lance «Johnny», comme «Johnny Cash, dit-il, mais sans le cash»…

«Nous n’avons ni travail, ni avenir. Et maintenant on ne peut même plus manger», lance le plus grand du groupe, barbe parsemée et os saillants.

Il éclate de rire lorsqu’on lui demande son nom et se contente de dire: «Ecoute, plutôt. Les carottes, tu les paies maintenant 45 dinars le kilo (environ 4 centimes d’euro), les patates 75 dinars et moi on me paie 800 dinars par jour (moins de 8 euros), quand il y un patron qui veut bien de moi pour conduire son camion».

Le petit groupe se tait à l’approche de «deux paires d’oreilles», selon l’expression de l’un d’eux.

Car si la police en uniforme se voit, elle ne paraît pas massivement dominer le quartier. En revanche, à tous les coins de rue, des policiers en civil sont armés et entourés d’une armada d’informateurs, a constaté la journaliste de l’AFP. Plus à l’est sur les hauteurs algéroises, des jeunes surveillent Belcourt, quartier densément peuplé où les affrontements ont à nouveau éclaté vendredi en fin d’après-midi.

Abdou, 24 ans, ne va pas se battre avec eux. «Je ne le fais pas parce que je suis seul à vouloir le faire, dit-il entouré de quatre copains. Mais je les comprends», dit cet étudiant, convaincu que son gouvernement «prive son peuple et sa jeunesse d’avenir». Quelque 75% des Algériens ont moins de 30 ans.

Abdelnour, 24 ans également, chômeur, marié, un enfant, attend la suite des événements. «Les jeunes d’aujourd’hui, dit-il, ne sont pas comme ceux de la révolte de la Faim en octobre 1988. Ils sont bien plus violents».

«Ils ont tout à gagner s’ils arrachent l’argent des gros de ce pays, riche en milliards de dollars de pétrole», ajoute cet ancien vendeur.

Mais pour le ministre algérien de la Jeunesse et des Sports Hachemi Djiar, les jeunes qui ont saccagé des édifices publics et des commerces devraient plutôt «réfléchir et voir tout ce qui a été réalisé en Algérie».

La violence, a-t-il dit, «n’a jamais donné de résultats».

Source Lalsace.fr

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 21:24

L’Algérie ou le régime

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Le secrétariat national du RCD s’est réuni en session extraordinaire le 07 janvier 2011. A l’ordre du jour figurait l’étude et le suivi de la situation sociale et politique dans le pays. Sitôt les premières émeutes enregistrées, le Rassemblement a instruit ses instances régionales, dans le pays comme en émigration, pour mettre en place des cellules de veille.
Le RCD n’a eu de cesse d’alerter, à travers l’ensemble de ses structures, sur la gravité de la crise sociale et politique qui s’éternise en Algérie. La dégradation continue du niveau de vie de l’écrasante majorité de nos concitoyens, notamment les jeunes et les femmes, a provoqué plus de 9000 émeutes en Algérie pour la seule année de 2010. Ces manifestations décrites, à juste titre, comme la conséquence d’une inflation débridée, connaissent aussi des raisons plus profondes.
C’est donc averti des origines, des manifestations et des implications de ces événements que le Rassemblement appréhende la scène nationale d’aujourd’hui.
Face à une misère rampante, le pouvoir réagit par le mépris, la répression ou la corruption. Ce qui se passe dans la rue algérienne est la conséquence directe d’un autisme politique qui a faussé depuis toujours la volonté citoyenne par la fraude électorale, préalable au détournement de la richesse nationale au profit de castes d’autant plus voraces qu’elles se savent illégitimes. Phénomène aggravant, la fermeture de tout espace d’expression et d’organisation autonomes ne laisse que l’émeute et la rue comme moyen et place pour la contestation.
Quelle que soit l’issue des événements en cours, ils auront déjà contribué au renforcement de la résistance citoyenne et de la disqualification du système en place.
Outre qu’il est le seul et l’unique responsable de l’incurie nationale, le pouvoir est mal venu pour se désoler ou s’indigner des actes de violence enregistrés ici et là. Quand un régime n’a que la censure, le mépris et la répression à opposer aux citoyens, il est dans l’ordre des choses que ceux-ci se défendent par les seuls recours qui leurs soient laissés : la protestation improvisée.
Malgré ce désespoir et cette exaspération, les dirigeants s’occupent, une fois de plus, à manœuvrer pour assurer leur survie au lieu de se préoccuper d’une situation qui peut évoluer à tout instant vers un embrasement généralisé.
Pas un message de compassion, pas une proposition sérieuse à même de rassurer le peuple, pas l’ombre d’une volonté prenant acte d’une gestion irresponsable et criminelle n’a été exprimée par les décideurs officiels.
Sur le terrain, des manipulations récurrentes sont signalées un peu partout. Elles portent la marque d’acteurs menacés dans leurs intérêts et leur confort et qui visent à faire avorter les réactions populaires en vue d’en limiter l’accumulation et une meilleure organisation.
Au niveau politique, on assiste à des opérations dont l’objectif est de ressusciter la menace islamiste, scénario qui ne laisserait, cette fois encore, à l’Algérien que l’alternative du péril intégriste comme alternative au pouvoir actuel.
Ces manipulations redoutées et dénoncées ici et là sont une réalité. Cependant, elles ne remettent pas en cause les fondamentaux de la crise algérienne : l’échec d’un régime qui dévaste, depuis 50 ans, l’Algérie et le rejet massif et brutal dont il est l’objet de la part de la grande majorité de notre peuple.
Le RCD s’associe et soutient toutes les initiatives citoyennes exprimant une colère légitime.
Il invite l’ensemble des Algériennes et des Algériens à s’organiser, en se regroupant autour de personnes connues pour leur probité avec des objectifs clairs pour offrir un prolongement efficient et durable à leurs revendications.
Dans ce contexte, les jeunes peuvent donner l’exemple en se montrant à la hauteur des exigences du moment.
Le RCD est persuadé que le jeune algérien saura trouver dans sa générosité, son courage et l’exemple de ses ainés qui ont libéré le pays les ressources et les méthodes qui lui permettront d’accompagner, d’encadrer et de conférer le sens le plus juste et le plus adapté aux légitimes aspirations de la collectivité nationale. C’est là le seul et l’unique moyen de faire aboutir un combat en faveur d’une Algérie démocratique et sociale pour laquelle la jeunesse algérienne, toutes catégories politiques et sociales confondues, a payé de tout temps le plus lourd tribut.
C’est aussi par cette voie que les provocations et autres manipulations du système en place seront déjouées. Il est temps que tout un chacun comprenne que les risques d’effondrement de l’Etat algérien et les évolutions en cours sur notre continent, appellent à une évaluation sans complaisance des bilans des régimes despotiques.
Pour éviter qu’une fois de plus notre Nation ne soit l’otage de jeux claniques qui ont confisqué notre mémoire, spolié nos ressources et détourné notre destin, les patriotes algériens, chômeurs, travailleurs, professions libérales ou commis de l’Etat doivent assumer une problématique politique incontournable: on ne peut sauver l’Algérie et le régime en même temps.
Le RCD se tient aux cotés de celles et ceux qui veulent vivre libres et dignes dans leur pays. En attendant que des institutions légitimes qui assurent stabilité et justice naissent, ce mouvement populaire peut créer les conditions propices à un climat politique aboutissant à une rénovation nationale dont nous devons limiter les couts humains et matériels sans faire la moindre concession quant à son contenu et ses objectifs républicains et démocratiques.
Le pouvoir n’a tiré aucune leçon de ses fautes. Il appartient au peuple algérien, dont la jeunesse représente le fer de lance, de démontrer que le message de novembre et de la Soummam n’a pas été étouffé. Nos ainés ont su rejeter le systéme colonial et porter le message de l’Etat de droit.
Le défi est identique aujourd’hui : nous devons transformer un rejet en projet.

Source Algerie-Dz

Le Pèlerin

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