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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:15

Algérie – Football - Ziani, retour aux sources?

Karim Ziani 

Karim Ziani ou l’histoire d’un transfert difficile à digérer. Exilé à Wolfsbourg depuis 2009, le milieu de terrain algérien a perdu de sa superbe et cherche désormais à se relancer.

Le Fennec, révélé en Ligue 1 sous les couleurs de Troyes ou Lorient, serait sur le point de retrouver un championnat de France qu’il connaît bien, afin de retrouver des couleurs tout d’abord, mais aussi pour prouver à ses détracteurs que les qualités démontrées par le passé n’étaient pas illusoires.

Il n’est jamais trop tard pour tenter de relancer sa carrière professionnelle. A 28 ans, Karim Ziani, le milieu de terrain de Wolfsbourg, n’a pas perdu cette notion de vue. Car, depuis son départ en Allemagne au mois d’août 2009, la trajectoire de l’international algérien n’a pas été des plus ascendantes, bien au contraire. Chez les Loups, le Fennec, transféré pour sept millions d’euros, n’est jamais parvenu à s’imposer, ne s’offrant que quelques apparitions épisodiques, lorsque son tempérament de feu ne l’amenait pas à en venir aux mains avec Edin Dzeko, juste quelques jours après son arrivée, ou Marcel Schafer, au début du mois de décembre 2010.

15 matches, 2 échauffourées

En tout et pour tout, à l’heure où la trêve hivernale a sonné en Allemagne, Ziani n’a disputé que quinze petits matches de Bundesliga en deux saisons, pour quatre titularisations seulement depuis l’entame de l’exercice en cours. Et jeudi soir, alors que son entraîneur, Steve McClaren, semblait plus que jamais sur le grill au regard des résultats sportifs pour le moins décevants obtenus depuis le mois d’août dernier, celui-ci a été confirmé dans ses fonctions et s’est empressé dans la foulée d’écarter Kazim Ziani du groupe professionnel.

Le message est clair. Déjà placé sur la liste des transferts l’été dernier et un temps annoncé au Paris Saint-Germain, l’ancien Sochalien doit vite trouver un club pour rebondir sous peine de goûter aux joutes peu savoureuses des matches avec l’équipe réserve des Loups jusqu’en mai prochain. Mais ce ne sera vraisemblablement pas le cas car trois formations de Ligue 1 semblent intéressées par le profil du Ballon d’or algérien 2009. A commencer par Lorient, un club que le premier concerné connaît bien pour en avoir porté les couleurs entre 2004 et 2006 avant de rejoindre Sochaux, puis l’Olympique de Marseille. Les Merlus verraient d’un bon oeil un retour de Ziani en Bretagne alors que le départ de Kevin Gameiro semble inéluctable. Le dossier menant à l’Algérien ne serait d’ailleurs bouclé qu’à condition que l’international tricolore, dont le FCL espère tirer quelques 10 millions d’euros à la revente, ne quitte effectivement le Morbihan.

Lorient, Monaco ou Saint-Etienne

Dès lors, les 3 ou 4 millions d’euros réclamés par Wolfsbourg pour se séparer d’un joueur recruté pour 7 millions d’euros seraient une somme abordable pour les Lorientais, qui envisagent également de négocier un prêt avec option d’achat. Mais Lorient n’est pas seul sur le dossier puisque l’AS Monaco ne veut pas s’en laisser compter. Mal en point sportivement, le club de la Principauté cherche des joueurs de caractère et expérimenté pour aborder la deuxième partie de saison avec plus de tempérament et de combativité. L’AS Saint-Etienne n’a pas dit son dernier mot non plus et, de son côté, serait en négociations avec la direction de Wolfsbourg pour un prêt avec option d’achat.

Malgré les atermoiements de ces derniers mois, Karim Ziani reste donc un joueur assez coté, au moins sur le marché français, et son expérience pourrait être bénéfique au club qui le convaincra de signer dans les jours à venir. Auteur d’une Coupe du monde 2010 plutôt satisfaisante, d’un point de vue individuel, avec l’Algérie, l’ancien Lionceau attend donc la main tendue qui lui permettra de rebondir. Et s’il retrouve son football, Karim Ziani pourrait sans conteste être la bonne pioche du premier semestre 2011.

Source football.fr

Le Pèlerin

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:04

L'Algérie n'a pas progressé en 2010 selon le cabinet allemand Bertelsman

r-acteur-nucl-aire-2.jpg Un futur projet

 

Selon ‘‘Transformation index 2010’’, un rapport international établi par le prestigieux cabinet allemand Bertelsman, l'Algérie n'a pas accompli de progrès en matière de développement tout au long de l'année 2010. Bien au contraire, dans les domaines politiques, économiques et sociales, les régressions sont "choquantes".  

L'Algérie régresse de la 84e à la 85e place sur 128 pays passés au crible par le  "Transformation Index". Ce rapport est "un classement international de 128 pays en développement et en transition".

"Il met en exergue la situation politique et économique de chaque pays ainsi que sa performance en matière de gestion politique. Les rapports nationaux détaillés fournissent des informations sur les facteurs sous-jacents à l’évaluation pour chaque pays examiné ", explique-t-on sur le site web du cabinet Bertelsmann. 

Ainsi, il ressort de ce classement que le rythme des réformes politiques, économiques et sociales tourne au ralenti en Algérie. Notre pays qui regorge de richesses étonne même les experts de  "Transformation index 2010’". En effet,  ces derniers ne comprennent pas comment un pays aussi riche se distingue par des performances économiques aussi pâles. 

D'abord, les "sommes exceptionnelles qui ont été principalement investies dans des infrastructures et des projets ambitieux de logement n'ont pas été particulièrement efficaces pour résoudre les problèmes structurels profonds qui affectent la société algérienne et l'économie du pays", constate ce rapport international, une référence mondiale pour de nombreux experts. 

En 2010, l'Algérie s'est distinguée par un "taux de chômage élevé, surtout parmi les jeunes, la baisse du pouvoir d'achat touche la majorité de la population et la situation de l'ancienne classe moyenne en particulier continue de se détériorer", relève-t-on.

Sur le plan économique, l'Algérie est épinglée pour ses "obstacles à l'investissement, tels que l'accès insuffisant aux ressources financières, les grands obstacles bureaucratiques et la corruption généralisée".

Ces obstacles "paralysent l'esprit d'entreprise et l'innovation et favorisent clairement le secteur des importations qui est une partie importante du marché algérien", souligne le  ‘‘Transformation index 2010’’ qui se demande comment l'Algérie peut se permettre d'importer  "plus de 80% des produits alimentaires de base et la quasi-totalité des produits pharmaceutiques".  

D'ailleurs, ces importations ont donné naissance à  "une nouvelle élite qui a émergé de ces activités", fait remarquer encore le rapport. 

Les évolutions politiques en Algérie n'inspirent pas également la confiance aux auteurs du classement ‘‘Transformation index 2010’’.  Ces derniers notent que "les perspectives de la démocratisation nécessaire à la diversification économique restent sombres" dans notre pays. 

Pis encore, "les lois limitant la liberté d'expression, l'état d'urgence actuellement en vigueur et l'influence persistante de l'armée" mettent en péril "la séparation des pouvoirs en Algérie". Et ce contexte politique très pesant a fini par plomber le développement socio-économique d'un pays riche en atouts matériels et humains.

Pour preuve, selon le rapport du cabinet Bertelsmann, "l 'Algérie figure au 51e rang des pays pauvres sur 177 pays avec 21,5% de la population vivant sous le seuil de pauvreté".

"En outre, 7,7% de la population ne survit pas au-delà de 40 ans, 30,1% des adultes sont analphabètes, 15% de la population n'a pas accès à l'eau potable et 10% des enfants de moins de cinq ans souffrent d'insuffisance pondérale", observent les auteurs de ce rapport qui concluent enfin sur cette note : "pour un pays riche en pétrole et en gaz, ces statistiques sont choquantes".    

Source El Watan Abderrahmane Semmar

Le Pèlerin

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:00

Algérie : 14,8 milliards de dollars d'excédent commercial pour les onze premiers mois 2010

 port alger commerce

 

La balance commerciale de l'Algérie a réalisé durant  les onze premiers mois 2010 un excédent de 14,83 milliards de dollars, contre  seulement 4,68 milliard de dollars durant la même période en 2009, a révélé samedi l'APS qui reprend les chiffres des services des Douanes.         

Les exportations ont atteint 51,27 milliards de dollars, contre 40,44  milliards au cours de la même période de l'année écoulée, en hausse de 26,78%,  selon les chiffres provisoires du Centre national de l'informatique et des statistiques  des Douanes (Cnis). 

Quant aux importations, elles se sont établies à 36,43 milliards de dollars  contre 35,76 milliards de dollars au cours de la même période en 2009, accusant  une légère hausse de 1,89%, précise le Cnis.  

L'amélioration du commerce extérieur durant cette période de l'année,  par rapport à la même période de 2009, s'explique notamment par l'augmentation  de 26,24% des recettes des exportations d'hydrocarbures grâce à la bonne tenue  des prix du brut et par une légère baisse des importations des biens de consommation  non alimentaires avec -2,08% et des demi-produits (-1,25%), précise l'organisme  des douanes.    

Sur le montant global des exportations, les hydrocarbures ont représenté  97,16% avec 49,81 milliards de dollars lors des onze premiers mois 2010, contre  39,46 milliards durant la même période de 2009 (+26,24%).   Quant aux exportations hors hydrocarbures, elles demeurent faibles,  avec seulement 1,45 milliard de dollars, soit moins de 3% des exportations globales. 

Pour la structure des importations, deux groupes de produits  ont enregistré de "légères" baisses, il s'agit des biens de consommation non  alimentaires qui se sont chiffrés à 5,36 milliards de dollars, en baisse de  2,08% et les demi-produits avec 9,23 milliards (-1,25 %). 

D'autre part, les Etats-Unis sont restés en novembre 2010 le principal client  de l'Algérie avec une part de 21,51% des ventes de l'Algérie à l'étranger  suivis par l'Espagne (10,44%), l'Italie 8,09% et la France avec 7,03%.    

La France demeure le principal fournisseur de l'Algérie avec 13,54%,  des importations suivie toujours par l'Italie (11,73%), les Etats-Unis (8,10%)  et la Chine avec 8,06 %. 

Source El Watan

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:00

On grelottera encore !

hiver-en-ariege.jpg

Selon une étude, les hivers rigoureux sont directement liés au réchauffement climatique.

Le fait peut sembler étrange et pourtant, selon des scientifiques, les hivers rigoureux qui se succèdent en Europe et ailleurs depuis dix ans sont liés, en grande partie, au réchauffement climatique. Au premier regard, la froideur glaciale qui s’est abattue sur l’Europe semble peu compatible avec la hausse moyenne des températures attendue d’ici la fin du siècle et qui pourrait atteindre 5 à 6 degrés.  Aux climato-sceptiques qui y voient la preuve que le changement climatique n’existe pas, certains scientifiques répondent que ces vagues de froid sont un refroidissement temporaire au sein du réchauffement global. Mais une nouvelle étude va plus loin et montre que la hausse du thermomètre est précisément à l’origine de ces hivers enneigés et particulièrement froids.

Le coupable serait la fonte de la calotte glaciaire arctique. Le réchauffement, deux à trois fois supérieur à la moyenne, a entraîné sa réduction de 20% ces 30 dernières années. Elle pourrait même disparaître entièrement durant les mois d’été d’ici la fin du siècle.

Les rayons du soleil, qui ne sont plus repoussés par la glace, réchauffent encore un peu plus la surface du globe à cet endroit. «Mettons que l’océan soit à zéro degré, explique Stefan Rahmstorf, spécialiste du climat au prestigieux Institut Potsdam (Allemagne) pour la recherche sur l’impact climatique. Il est ainsi beaucoup plus chaud que l’air ambiant dans cette zone polaire en hiver. Vous avez alors un important flux chaud qui remonte vers l’atmosphère, que vous n’avez pas quand tout est recouvert de glace. C’est un changement énorme.»

Le résultat, selon une étude publiée au début du mois par le Journal de Recherche Géophysique, est un système de hautes pressions qui pousse l’air polaire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre vers l’Europe. «Ces anomalies pourraient tripler la probabilité d’avoir des hivers extrêmes en Europe et dans le nord de l’Asie»,   explique le physicien Vladimir Petoukhov, qui a dirigé l’étude. D’autres explications pour ces hivers atypiques, comme une baisse de l’activité solaire ou des changements dans le Gulf Stream, «ont tendance à en exagérer les effets», ajoute M. Petoukhov.

Il souligne également que lors de l’hiver glacial de 2005-2006, quand les températures étaient de 10° inférieures à la normale en Sibérie, aucune anomalie n’avait été constatée dans l’oscillation nord-atlantique, phénomène météorologique avancé par certains comme une explication possible de ces hivers rigoureux. Les chercheurs soulignent que ces hivers particulièrement froids en Europe ne reflètent pas la tendance globale constatée sur l’ensemble du globe, où 2010 devrait être l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées.

Source El Watan

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 10:53

Algérie - Tipasa - Pour une gestion rationnelle du foncier

Tipaza projets

 

En visitant les projets dans les différentes communes de la circonscription, le wali de Tipasa, Mostefa Ayadhi, a soulevé dans chacune des étapes de son déplacement l’absence de rationalité dans l’utilisation des terrains domaniaux. «Notre wilaya enregistre un déficit énorme en matière de foncier», a-t-il indiqué.

«Je n’arrive pas à comprendre pourquoi l’on mobilise des surfaces aussi énormes pour ériger des projets et des équipements publics», a fait remarquer le premier responsable de la wilaya devant les responsables locaux. Le chef de l’exécutif de la wilaya juge ainsi trop disproportionnées les surfaces réservées à la construction d’une urgence médico-chirurgicale (UMC) à Cherchell et d’un hôpital psychiatrique à Nador. «Des espaces peuvent être récupérés et serviront à l’inscription d’autres projets», a-t-il préconisé. L’autre point noir qui a fait l’objet de critiques est l’utilisation jugée excessive du béton dans les projets et les retards cumulés dans la réalisation.

Le wali a ainsi insisté sur le fait que les P/APC concernés devront être présents avec les techniciens le plus fréquemment possible sur les sites pour s’enquérir de l’état d’avancement des chantiers inscrits dans leur commune. Le wali a pris exemple sur le chantier des 8 logements programmés, en annexe d’un établissement pénitentiaire à Sidi Moussa (Nador), pour regretter le fait que ce sont finalement les entreprises de réalisation qui imposent leur planning à l’administration. Avant de quitter le chantier, il a instruit le directeur du logement et des équipements publics (DLEP) de reprendre l’échéancier du chantier pour en accélérer la cadence.

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 10:46

Algérie – Football - Rabah Saâdane très proche de l'équipe du Yémen  saadane

 

L'ancien sélectionneur de l'équipe d'Algérie Rabah Saadane est sur le point de prendre en main l'équipe nationale du Yémen en remplacement du Croate Youri Strichko, rapporte samedi 25 decembre le journal émirati  Al-Bayane, citant des sources proches de la fédération yéménite de football.

Les pourparlers entre les deux parties (Saadane-fédération) ont bien avancé et sont dans leur phase finale, précisent les mêmes sources.  Le technicien algérien a donné son accord final pour retourner au Yémen et diriger la sélection nationale du Yémen pour la deuxième fois, après une première expérience en 2004.

L'ancien patron des Verts aurait exigé de la fédération yéménite un salaire de 20.000 dollars, et de ramener avec lui ses deux assistants Zoheir  Djelloul et l'entraîneur des gardiens Hassan Belhadji.

Saadane qui a conduit l'équipe nationale d'Algérie lors du Mondial-2010  en Afrique du Sud, avait démissionné, septembre dernier, après le nul concédé  par les Verts face à la Tanzanie (1-1) en match comptant pour la première journée des qualifications de la CAN-2012.

Source El Watan

Le Pèlerin

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 09:20

Economie - Le pétrole à des niveaux inédits depuis plus de deux ans : Le baril à 94 dollars

pompagepetrole.jpg

 

Les prix du pétrole sont montés à des niveaux inédits depuis plus de deux ans, soutenus par la baisse des stocks de brut, aux USA et par la vague de froid qui sévit actuellement en Europe et aux Etats-Unis.

Le repli de la monnaie américaine devant l’euro aggrave le déséquilibre. Le baril frôlait les 94 dollars sur les principaux marchés, des niveaux inédits depuis début octobre 2008. C’est d’abord le niveau de stocks US en produits pétroliers qui donne l’alerte au marché, le rapport hebdomadaire du département américain de l’Energie, publié en fin de semaine, a mis en évidence une nouvelle chute des stocks de brut, de l’ordre de 5,3 millions de barils, contre près de 10 millions de barils la semaine précédente, ce qui a permis au baril de marquer «une quatrième séance de hausse consécutive», selon les analystes.

Bien que l’on annonce des  signes de reprise en 2011 de l’économie mondiale, qui signifie une sortie de la récession des principales économies  avec en perspective une demande en produits pétroliers, les spécialistes minimisent la situation et  préfèrent y voir  juste «un rééquilibrage des stocks entre produits pétroliers et brut». Le dollar est cependant lui aussi, par sa faiblesse face à la monnaie européenne, derrière ce raffermissement des cours parce qu’il pousse les détenteurs de la devise américaine vers des achats massifs en pétrole comme valeur refuge pour s’assurer une protection contre la dépréciation.

Pour preuve, jeudi, le recul du dollar face à l’euro a donné lieu à une hausse des cours du brut, qui ont gagné «près d’un dollar en une dizaine de minutes», avant de reculer lorsque l’euro effaça ses gains face au dollar consécutivement à la dégradation de la situation financière duPortugal.

C’est dire que la hausse risque d’être conjoncturelle puisqu’on estime qu’il n’y a pas «suffisamment d’indicateurs économiques majeurs qui la justifient». Cette tendance vient, en tout cas, confirmer la prudence des pays de l’Opep qui depuis janvier 2009 n’ont pas estimé utile d’augmenter la production au moment où desappelsdes organisations des pays consommateurs lui font un appel dupied pour davantage d’offre depétrole pour «agir sur les prix et lesstabiliser».

En effet, l’Opep, Organisation des pays exportateurs de pétrole devrait, selon le Centre des études globales sur les énergies «songer à augmenter sa production dès maintenant» afin de «ne pas compromettre la reprise de l’économie mondiale», a-t-il indiqué dans son rapport publié ce mardi. Le Centre for Global Energy Studies (CGES) pense que « l’OPEP ne produit pas suffisamment de pétrole pour répondre à la demande mondiale» et les prix augmentent en conséquence comme ce fut le cas en 2007 et durant la première moitié de 2008.

L’Opep qui a sa propre grille d’analyse sur l’évolution  du marché, n’avait pas, indirectement pris pour sérieuses ces mises en garde. Dans sa dernière réunion de Quito, en Equateur, elle avait opté encore pour le statu quo alors même que certains pays ne cachent pas leur désir d’accéder à une hausse de leurs quotas. Pour l’Opep qui a toujours exprimé sa satisfaction sur le niveau des prix, qualifié de raisonnable, il est inutile de pomper davantage puisque «le marché reste bien approvisionné».

Pour l’organisation, la hausse des cours du brut est due beaucoup plus à la «faiblesse de la valeur du dollar par rapport aux autres monnaies».

Source Horizons K. Daghefli

Le Pèlerin

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 00:41

Chronique du règne de Baba Mohamed Ben Othman

eldjazairi.jpg

 

Les diplomates sont bien souvent des espions. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Ayant séjourné à Alger du 28 septembre 1788 au 4 avril 1790, Jean-Michel Venture de Paradis décrit fort bien la Régence d’Alger sous le règne du dey Baba Mohamed Ben Othman. Le passage aux commandes de ce souverain fut le plus long de toute l’histoire de l’Algérie ottomane ; les enseignements que note ce diplomate-espion français nous éclairent sur une période largement méconnue jusqu’à aujourd’hui.

Jean-Michel Venture de Paradis voit le jour à Marseille le 8 mai 1739 dans une famille de consuls; à l’âge de 14 ans, son père l’emmène à Paris et l’inscrit à l’Ecole des langues orientales. Là, il apprend l’arabe et le turc ; cela suffit pour qu’il reçoive sa première affectation, à l’âge de 18 ans, comme attaché à l’ambassade de Constantinople. Son chemin dans la diplomatie est ainsi tracé ; sa carrière sera longue et riche.

De son passage à Alger, il note tout ; il s’intéresse aux gens, aux différents clivages de cette société complexe, peu de choses lui échappent. « Alger peut avoir 5 000 maisons en comptant 180 maisons juives. Il n’y a dans la ville ni places publiques, ni jardins : les rues y sont extrêmement étroites. Mais on doit observer que les appartements sont toujours bâtis à l’entrée d’une cour plus ou moins vaste, selon la maison, et que ces cours mangent beaucoup de terrain », écrit Jean-Michel Venture de Paradis. Ce dernier fait une description minutieuse de l’administration ottomane qui se préoccupe surtout de gérer ses intérêts et ceux de ses protégés ; le reste de la population fait de la figuration et se débrouille comme elle peut. « Depuis le dernier bombardement des Espagnols, les Algériens ont résolu que l’Etat entretiendrait dorénavant 60 chaloupes canonnières et 40 chaloupes bombardières. A un quart de lieue de la porte de Bab el Wad, qui est au nord, on a construit de grands magasins voûtés où on remisera ces chaloupes à l’abri du soleil et des intempéries de l’air », signale le diplomate français.

La présence turque n’a pas pu imposer sa loi partout en Algérie. « La plupart des montagnes depuis le royaume de Sous jusqu’à la plaine du Kairouan, sont peuplées de nations indépendantes. Alger en a deux fameuses qu’il n’a jamais pu soumettre : les Cabailis de Flissa et ceux de Zevawa », note Jean-Michel Venture de Paradis. Quand certains « Zwawa » viennent à Alger, ils ont des privilèges ; ils sont chargés d’une patrouille nocturne. En revanche, les « Jijeliens » qui ont reçu les premiers les Turcs, jouissent de privilèges presque comparables à ceux des Ottomans. « Les gens de Gigel sont chargés des fours du beylik pour le pain des ioldachs et des esclaves », écrit le diplomate français. Les Mozabites, quant à eux, ont tous les moulins pour la farine, les boulangeries de la ville, les bains publics ; tandis que les Biskris sont les gardiens de prises, les bateliers, les portefaix et les valets. Les conflits étant inévitables à cette époque-là, le dey Baba Mohamed Ben Othman a fait plusieurs guerres contre les Espagnols, les Vénitiens ou encore les Danois. Tout cela avant que l’Algérie ne tombe sous les griffes de la puissance française, quelques années plus tard.

* « Alger au XVIIIe siècle » * de Jean-Michel Venture de Paradis. Editions Grand Alger Livres.

Source TSA Youcef Zirem

Le Pèlerin

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 00:30

Les décalogues (dix commandements) de la société…..

statue-de-la-justice

La justice est-elle juste ?

 

Le pauvre : travaille

Le riche : l'exploite

Le soldat : défend les deux

Le contribuable : paye pour les trois

Le vagabond : se repose pour les quatre

Le poivrot : boit pour les cinq

Le banquier : escroque les six

L'avocat : trompe les sept

Le médecin : tue les huit

Le croquemort : enterre les neuf

Et le politicien : exploite Les Dix !

Le Pèlerin

 

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 10:10

Le choix des Nobels
Des vérités qui dérangent
Sartre.jpg

«Couronnez messieurs du Jury que ne puis accepter vos couronnes» Propos attribués à Jean-Paul Sartre suite à son refus du prix Nobel.
Depuis sa création (1901), le prix Nobel a été décerné 34 fois à des femmes. Marie Curie est la seule à l’avoir reçu deux fois: il n’y a donc, pour l’instant, que 34 femmes qui ont reçu le prix Nobel. Jusqu’à septembre 2007, le nombre total de lauréats était de 785 dont 33 femmes, 733 hommes et 19 organisations. Deux lauréats déclinèrent personnellement le prix Nobel: Jean-Paul Sartre, le prix Nobel de Littérature en 1964, Comme il écrit: «Les raisons personnelles sont les suivantes: mon refus n’est pas un acte improvisé. J’ai toujours décliné les distinctions officielles. Ce n’est pas la même chose si je signe Jean-Paul Sartre ou si je signe Jean-Paul Sartre prix Nobel. [...] L’écrivain doit donc refuser de se laisser transformer en institution même si cela a lieu sous les formes les plus honorables comme c’est le cas. [...]Le seul combat actuellement possible sur le front de la culture est celui pour la coexistence pacifique des deux cultures, celles de l’Est et celle de l’Ouest.[..] Pendant la guerre d’Algérie alors que nous avions signé le ´´Manifeste des 121 ´´, j’aurais accepté le prix avec reconnaissance, parce qu’il n’aurait pas honoré que moi mais aussi la liberté pour laquelle nous luttions. Mais cela n’a pas eu lieu et ce n’est qu’à la fin des combats que l’on me décerne le prix».(1)
Souvent, la polémique...
C’est de la fortune considérable de Nobel, inventeur de la dynamite, que proviennent les fonds qui permettent depuis 100 ans de décerner chaque année les 5 prestigieux prix Nobel (Physiologie et Médecine, Paix, Littérature, Physique, Chimie), auxquels se rajouta par la suite le prix d’Économie alimenté par d’autres sources. Si, par leur nature, le prix Nobel de la Paix et celui de la Littérature donnèrent parfois lieu à des controverses, les trois prix scientifiques ont, durant ce siècle, produit remarquablement peu d’erreurs: comment choisit-on les prix Nobel? Y a-t-il des pressions politiques de la part des nations intéressées? Existe-t-il des marchandages entre telles ou telles branches de la science?
Il faut savoir que l’attribution des prix Nobel a donné lieu souvent à polémiques. Notamment les prix Nobel de la Paix attribués de façon nette sous l’influence de la politique décidée et imposée par les puissances occidentales en fonction d’un ordre impérial avec naturellement le monopole du sens. Le prix Nobel de la Paix récompense «la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix», selon les volontés d’Alfred Nobel. Cela comprend la lutte pour la paix, les droits de l’homme, l’aide humanitaire, la liberté. Il a été attribué pour la première fois en 1901. Le prix Nobel de la Paix a aujourd’hui une extraordinaire importance politique, certains prix ayant une valeur de désaveu de gouvernements qui ne rentrent pas dans le rang. Ainsi, certaines nominations ont eu une résonance particulière comme celle de Theodore Roosevelt en 1906 qui fut fortement contestée, car Roosevelt était militariste. En fait, et pour faire court, l’attribution des prix Nobel semble se faire en fonction de la politique occidentale du moment. Ainsi, Le Duc Tho qui négocia avec Kissinger la paix au Vietnam refusa le prix Nobel accepté par Kissinger. Quand il s’est agi de diaboliser l’empire soviétique, on «attribua» le prix Nobel de la Paix à Lech Walesa, quad il s’est agi d’arracher le Timor oriental chrétien à l’Indonésie musulmane, il fallait donner une légitimité à Mgr Belo. Quand il a fallu conforter Israël on convainc Anouar Sadate d’aller à la Knesset, pour cette reconnaissance d’Israël, les Arabes protestèrent en vain, la Ligue arabe déménagea à Tunis. Anouar Sadate eut le prix Nobel avec Menahem Begin, le terroriste de l’Irgoun devenu fréquentable. Sadate sera tué. Plus tard, Arafat eut le prix Nobel en compagnie de ses anciens adversaires mais son pays est toujours dans la tourmente. Le prix Nobel à l’Aiea ou a l’ONU ont soulevé beaucoup de critiques, affaires du Ruanda et surtout de la Bosnie gérées de façon calamiteuse par l’ONU et Koffi Annan. Il en est de même pour l’Aiea avec Hans Blix puis Mohamed El Baradei dans la tragédie irakienne.
Dans le même ordre, la diabolisation de l’Union soviétique a fait que le prix Nobel 1970 a été attribué à Alexandre Soljenitsyne, dissident soviétique, assigné à résidence. Il ne put percevoir sa distinction qu’après avoir été déchu de sa nationalité soviétique et exclu d’U.R.S.S. en 1974, et reçu naturellement comme un héros aux Etats-Unis.
De même, un rapport sensationnel de l’historien Ivan Tolstoï a sérieusement bousculé les idées reçues sur l’attribution à Boris Pasternak du prix Nobel de Littérature en 1958. Selon Ivan Tolstoï, il s’agit d’une opération tramée par la CIA. «Le Comité Nobel étudiait depuis longtemps et avec attention l’oeuvre géniale du poète et écrivain russe. Il manquait une seule et dernière chose pour forcer la décision. C’est le roman Docteur Jivago qui a joué le rôle de la dernière goutte qui fait déborder le vase. Boris Pasternak présenta son livre aux éditions nationales, à une revue et, parallèlement, l’envoya à l’éditeur italien, Giangiacomo Feltrinelli. Ayant appris qu’un certain Pasternak avait fait parvenir à l’Occident son roman antisoviétique, Nikita Khrouchtchev, à l’époque maître du pays, se mis dans une fureur pathologique et lança une campagne enragée de persécution du poète dans la presse. C’est alors que la CIA, affirme Ivan Tolstoï, se rendit compte de tous les avantages qui découlaient de la persécution de Pasternak, dans le contexte de la guerre froide, et à quel point il serait sensationnel de remettre le prix Nobel de littérature à un génie antisoviétique. Ivan Tolstoï prétend que le texte du roman aurait été volé par des agents de la CIA de la valise d’un voyageur aérien européen, puis recopié en deux heures pour être finalement restitué au propriétaire sans que celui-ci s’en aperçoive. Bref, ayant copié en cachette le manuscrit, la CIA, brouillant les pistes, fit paraître le roman de Pasternak en russe par extraits, le faisant éditer par différentes imprimeries, puis rassembla les fragments en un tout, contraignit l’éditeur Feltrinelli à couvrir cette affaire de son nom, et voilà qu’au mois d’août 1958, un exemplaire du roman apparut devant les membres du Comité Nobel. Les formalités étaient respectées, et peu après, le 22 octobre 1958, le comité suédois annonça le nom du nouveau lauréat, celui de Boris Pasternak, pour ses mérites exceptionnels dans la poésie lyrique contemporaine et dans le domaine de la grande prose russe. En somme, le grand poète serait devenu l’otage et la victime d’une opération lancée par la CIA.»(2)
Enfin, comble d’ironie, des prix Nobel sont attribués à des personnes qui se trouvent avoir un passé nazi comme Gunter Grass prix Nobel 1999 ou encore John Steinbeck (prix Nobel de Littérature 1960) chantre le plus engagé pour la guerre au Vietnam. Plusieurs prix Nobel américains ont d’ailleurs signé une pétition pour la légitimité de la guerre en Irak.
L’année dernière, le bruit avait couru que Assia Djebbar était nobélisable, elle n’avait aucune chance, car il faut qu’elle soit parrainée et dans ce domaine comme dans tant d’autres, les lobbys ont un rôle majeur. Par contre, quand il y a une cause qui sous-tend la désignation en fonction d’une stratégie, il n’y a pas de contrainte ou d’obstacle. Ainsi, la désignation de Shirin Ebadi obéit à cette logique, choisie parmi 165 candidats tous aussi respectables les uns que les autres, elle avait sur eux l’avantage de la condition de la femme en terre d’Islam: le prix Nobel de la Paix 2003 a été attribué hier à Shirin Ebadi. Cette avocate iranienne qui exerçait les fonctions de juge sous l’ancien Shah et a été destituée par l’imam Khomeynei (une femme étant considérée comme «trop émotive» pour présider un tribunal...Dans le domaine des sciences dures, les controverses ne sont pas au niveau de la désignation, mais surtout au niveau de l’éthique. Ainsi, le prix Nobel de Médecine de cette année constitue la consécration de la découverte des cellules souches. C’est en 1981 que le Britannique Martin Evans, de l’Université de Cardiff, découvrit les cellules souches embryonnaires, et prouva qu’elles sont pluripotentes: cela signifie qu’elles ne sont pas encore spécialisées. Elles peuvent devenir n’importe quoi: cellules cardiaques, cellules neuronales, cellules de la peau, du sang, des poils, etc. Cinq ans plus tard, un Italien et un Britannique, Mario Capecchi et Oliver Smithies, qui partagent aujourd’hui le Nobel avec Martin Evans, devinrent les premiers à faire naître des souris dont ils avaient «désactivé» certains gènes avant la naissance. Evans a démontré qu’il existait un mécanisme caché au coeur de ces cellules «originales», qui envoyait un signal lors des futures divisions cellulaires: toi, tu deviendras un poumon; toi, tu deviendras un rein. Capecchi et Smithies ont effectué un premier pas vers la manipulation des gènes dès le stade embryonnaire. Dès lors, la question allait hanter les chercheurs: pourrait-on contrôler ce processus chez les humains, par exemple, pour fabriquer des poumons ou des reins à volonté, en vue de transplantations? Vingt-cinq ans plus tard, la question est le moteur même de l’un des domaines de la recherche scientifique les plus prolifiques...et les plus controversés. Controversés, parce que, bien sûr, qui dit cellules souches dit embryons. Et qui dit embryon dit controverse...dit éthique et limites à ne pas dépasser...Apparemment, ceci ne semble pas déranger les membres du Jury de Stokholm.
La grande controverse
Sans vouloir être négativiste à tout prix, le prix Nobel de la Paix décerné à Al Gore pour son film An inconvenient truh paraît discutable. Ce n’est pas en 4X4 que l’on peut lutter contre les changements climatiques. L’Académie n’a-t-elle pas cédé à la tentation du «sujet à la mode». Sans remettre totalement en cause l’honnêteté de l’engagement d’Al Gore pour cette problématique, il faudrait rappeler que peu de temps après la sortie de son film, les médias révélaient une autre vérité qui avait de quoi déranger le nouveau chantre de la lutte contre le réchauffement planétaire: sa propriété aurait consommé, en 2006, vingt fois plus d’électricité qu’une maison moyenne américaine. Une controverse toujours d’actualité: l’idée d’un nouveau «prix Nobel» celui de l’Economie vient de Per Åsbrink, gouverneur de la Banque de Suède (Sveriges Riksbank), la plus ancienne banque centrale du monde. Le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel dit «prix Nobel» d’Economie, récompense chaque année des contributions exceptionnelles en économie. Il a été fondé en 1968 et doté par la Banque de Suède, à l’occasion de son 300e anniversaire.
Dans son numéro du 10 décembre 2004, le grand quotidien suédois Dagens Nyheter a publié une longue tribune signée du mathématicien suédois, Peter Jager, membre de l’Académie royale des sciences, de l’ancien ministre de l’Environnement, Mans Lonnroth, et de Johan Lonnroth, économiste et ancien membre du Parlement suédois. L’article montrait de manière détaillée comment certains économistes, au nombre desquels plusieurs récipiendaires du prix de la Banque de Suède, avaient fait un mauvais usage des mathématiques en créant des modèles de dynamiques sociales irréalistes. «Jamais, dans la correspondance d’Alfred Nobel, on ne trouve la moindre mention concernant un prix en économie, nous a précisé M.Peter Nobel dans un entretien exclusif. La Banque royale de Suède a déposé son oeuf dans le nid d’un autre oiseau, très respectable, et enfreint ainsi la ´´marque déposée´´ Nobel. Les deux tiers des prix de la Banque de Suède ont été remis aux économistes américains de l’école de Chicago, dont les modèles mathématiques servent à spéculer sur les marchés d’actions - à l’opposé des intentions d’Alfred Nobel, qui entendait améliorer la condition humaine.» Une imposture scientifique est mise en cause. Si cette controverse n’a guère de chances de figurer au menu des élites regroupées à Davos, dans la Suisse enneigée, elle mériterait d’être à l’ordre du jour du Forum social mondial de Porto Alegre.
Pour tourner en dérision le prix Nobel, des universitaires de renom ont créé l’Ig Nobel Prize qui rend chaque année honneur aux gens dont les accomplissements «ne peuvent pas ou ne doivent pas être reproduits» (la reproductibilité étant un des critères de la méthode scientifique). L’expression reprend le nom d’une revue irrévérencieuse des années 1960, The Journal of Unreproducible Results. Dix prix sont donnés chaque année à quelques personnes qui ont fait des choses remarquablement bêtes parfois admirables, mais parfois pas. Les prix sont présentés à l’université Harvard avec le patronage de la revue d’humour en science Annals of Improbable Research. Les premiers prix IgNobel ont été remis en 1991. Le nom est un jeu de mots qui se moque des prix Nobel: en anglais, «Ig Nobel» se prononce approximativement comme le mot «ignoble». Plusieurs lauréats parmi eux, en physique: Thomas M.Kyle, authentique farceur, pour sa découverte de l’élément le plus lourd de l’univers, l’Administratium, qui comprend un neutron, huit neutrons-assistants, 35 vice-neutrons et 256 vice-neutrons-assistants. En mathématiques: l’Église baptiste sudiste de l’Alabama, mesureuse mathématique de moralité, pour ses estimations comté par comté du nombre de citoyens d’Alabama destinés à l’enfer sans repentir. Enfin, en psychologie: David Dunning de l’université de Cornell et Justin Kreuger de l’université de l’Illinois, pour leur modeste étude, «Incapables et inconscients de l’être: comment la difficulté de reconnaître sa propre incompétence mène à une surévaluation de soi». Improbable Research, a pour thème «Les recherches qui font d’abord rire puis réfléchir». Le succès de cette gentille mascarade ne se dément pas, au contraire. Il semble qu’il augmente d’année en année. Alors que les prix ont longtemps été remis, le plus souvent, en l’absence des intéressés, les lauréats 2006 n’ont pas hésité à faire le voyage à Harvard pour se prêter au jeu, et dans le monde entier, on se fait l’écho de cette cérémonie pour rire. Selon l’agence canadienne, Science Presse, les journaux ont mieux couvert les Ig Nobel que les vrais prix Nobel...
Les dynamiques souterraines qui président aux désignations des prix Nobel sont loin d’être simples. Ce n’est pas demain que l’on verra une alternative crédible pour prendre en charge les «Nobels» qui représentent les compétences des 80% restant de la planète.
Source l’Expression 
Le Pèlerin
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