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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 07:28

Algérie - Tourisme - La réalisation directe des projets confiée aux investisseurs privés

le petit fute

 

Le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Smail Mimoune, a souligné jeudi à Alger, que la réalisation directe des projets touristiques est confiée aux investisseurs privés, précisant que l'intervention de l'Etat se limite à la désignation du terrain foncier. Répondant à la question d'un député de l'Assemblée populaire nationale (APN), lors d'une séance plénière, le ministre a souligné que conformément à la législation l'intervention de l'Etat lors de la réalisation d'un projet touristique consiste en la désignation du terrain foncier, son aménagement et l'élaboration d'études et de plans, outre la réalisation d'infrastructures de base.

Il a ajouté que la législation a également conféré à l'Etat un rôle incitatif, rappelant que la loi de finances complémentaire de 2009 a approuvé une réduction, de 3 % sur les crédits bancaires accordés aux investisseurs dans le secteur dans les régions nord du pays, contre un taux de 4,5 % pour les régions sud.

A une question sur le projet de réalisation du village touristique dans la commune de Djenat (wilaya de Boumerdès), le représentant du gouvernement a indiqué qu'il s'agit là d'"un pôle exceptionnel au vu des potentialités touristiques qu'il recèle", appelant les autorités locales et les Assemblées élues à "promouvoir et valoriser" ce projet de village.

A cette occasion, M. Mimoune a rappelé que le projet a été examiné en 2001 et les missions ont été attribuées aux différents secteurs, ajoutant que l'Etat a pris en charge les travaux de base, en puisant dans le budget d'équipement.

Le ministre a ajouté que le financement du projet se fera grâce à la contribution de tous les différents intervenants locaux, à savoir les collectivités locales, les assemblés élues et les investisseurs outre l'allocation de crédits bancaires. Les autorités centrales et locales ainsi que les assemblées élues seront quant à elles chargées de la promotion du projet auprès des investisseurs et des hommes d'affaires locaux.

S'agissant de l'avancement du projet, M. Mimoune a indiqué que l'étude technique et le plan d'aménagement du village touristique ont été élaborés, ajoutant que le secteur a réservé le terrain sur lequel sera érigé le projet, situé dans la zone d'extension touristique de Cap Djenat, d'une superficie de 27 hectares.

Source Le Temps

Le Pèlerin

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 00:54

Humour - Savoir compter

des-chiffres-pour-rire-et-compter.jpg

 

C'est une société qui cherche un comptable. Elle passe une annonce et trois candidats se présentent. Le recruteur fait entrer le premier candidat. C'est un homme, à l'air austère.
- Bonjour Monsieur. Nous allons nous permettre de tester vos capacités, pour voir si vous avez le bon profil. Une place de comptable, c'est sérieux. Pouvez-vous compter jusqu'à dix ?
- Mais, bien sûr: Une deux, Une deux, Une deux....
- Ouh là là, c'est pas terrible. Que faisiez-vous avant ?
- J'étais adjudant dans l'armée de terre.
- Écoutez, on vous écrira.
La deuxième personne entre à son tour. C'est une femme, un peu niaise.
- Bonjour. Je vais vous demander de compter jusqu'à dix.
- Facile : Un trois cinq sept neuf...
- Dites donc, c'est pas fameux. Qu'est ce que vous faisiez avant ?
- Pervenche, mais je suis toujours restée sur les côtés impairs.
- Eh bien on vous écrira.
Le recruteur commence à être un peu tendu. Il fait entrer le dernier candidat.
- Bonjour Monsieur. Êtes vous capable de compter jusqu'à dix ?
- Sans problème : Un deux trois quatre cinq six sept huit neuf et dix.
- Formidable ! (j'en tiens un) Vous avez l'air du comptable idéal. Et... vous pouvez continuer ?
- Oui : Valet, Dame, Roi...
- Aie aie aie, ça se gâte, qu'est ce que vous faisiez avant ?
- Employé des postes !

Le Pèlerin

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 00:32

Couple mixte - La vie comme un romancouplemixte.jpg

En France un mariage sur six est un mariage mixte au sens où l’un

des conjoints est étranger.
Depuis la Révolution, les lois de la République permettent de s’unir légalement en dépit de ses origines. Depuis des décennies, la France a accueilli un grand nombre d’étrangers, beaucoup s’unissant à des français de souche ou à d’autres d’origine étrangère, avec des cultures et des religions différentes.
Un film d’ Hakim El Karoui, realisé par Didier Fassio, produit par Effervescence
En France un mariage sur six est un mariage mixte au sens où l’un des conjoints est étranger. Depuis la Révolution, les lois de la République permettent de s’unir légalement en dépit de ses origines. Depuis des décennies, la France a accueilli un grand nombre d’étrangers, beaucoup s’unissant à des français de souche ou à d’autres d’origine étrangère, avec des cultures et des religions différentes.
Le couple mixte exprime bien plus que l’engagement de deux personnes, il dévoile des ruptures culturelles avec le passage d’un mariage découlant d’une logique de groupe, à des unions façonnées par des choix individuels : il éprouve la loi communautaire.
Le couple mixte est un lieu sensible où peuvent s’analyser les facteurs d’intégration au modèle français de société, mais aussi les facteurs de désintégration, lorsque la recherche identitaire est aigüe. Il soulève également la question de la transmission des valeurs aux enfants et donc de la formation de l’identité.
Le film suit en parallèle quatre couples mixtes en abordant leurs origines, les circonstances de leur rencontre, et leur existence au quotidien, dans leur cadre de vie, parfois à des moments-clés de leur vie familiale, tels qu’une naissance ou le mariage d’un jeune … Dans une réelle complicité, le film pose les questions récurrentes et très actuelles de cette double appartenance :
Comment les valeurs sont-elles transmises, par la famille, par l’école ?
Les choix du prénom, de la religion, comment se font-ils ?
Comment se passe la recherche d’une égalité républicaine entre l’homme et la femme ?
Au sein du couple, mari ou femme immigré(e), s’intègrent-ils de la même manière ? Qui fait le plus grand pas vers l’autre ?
Au-delà de ces histoires parallèles, le film tente aussi de faire ressortir des zones de conflit, qui ne peuvent parfois être résolues par les couples eux-mêmes, et où interviennent des associations spécialisées qui aident les familles à surmonter leurs différences
Source FR2.fr
Le Pèlerin

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 00:28

Algérie - La violence de l'argent

L'argent est en partie au centre d'histoires opaques, honteuses, tragiques, conflictuelles et injustes. Il est à l'origine de récits qui montrent bien sa prégnance dans les rapports sociaux.
Autrement dit, il s'agit d'évoquer les liens sociaux noués aux «autres», aux institutions, à la famille, etc. Plus que le nerf de la guerre, il nous fabrique socialement. L'analyse de ses différents usages est donc pertinente pour nous éclairer sur le mode de fonctionnement de la société. Il conditionne certaines pratiques et représentations quotidiennes des personnes. Il ouvre certains champs du possible. «Rien n'est vrai, tout est permis» (Nietzsche, 1991). Opérateur dans les multiples conflits sociaux, les déchirements familiaux, les complicités tacites, les compromissions douteuses, les micro-négociations quotidiennes, les allégeances, les cooptations et certaines formes de solidarité, l'argent construit nos différents types de rapports au monde. Il mobilise nos émotions et notre énergie. Il est bien souvent à l'origine des stratégies souterraines et secrètes déployées par les individus. L'argent est bien un phénomène social total, selon Mauss (1989). Mais son usage social et culturel se construit différemment selon nos histoires particulières, les époques historiques et ses modes de répartition politique dans la société.
L'argent n'est pas seulement compté, économisé, caché ou dépensé dans l'acquisition des biens divers. Il confère du prestige, de la valorisation et du pouvoir, en légitimant les façons de faire de la personne. Une histoire simple peut être ici restituée. Mr. T. s'est enrichi rapidement grâce aux affaires dans une région frontalière. Ici, l'argent coule à flot, distribué et capté par les multiples réseaux où l'informel et le formel font bon ménage. Mr. T. est courtisé par son entourage familial. Il devient par la force des choses, un acteur incontournable. Il est écouté, respecté et craint. Dans son palace, il a l'oeil sur tout. Il s'octroie le pouvoir de marier, comme il l'entend, tous ses enfants contraints de résider avec lui. Il s'occupe de façon dictatoriale de tous les achats. «Si ma femme a besoin de quelque chose, elle doit nécessairement passer par mon père», disait l'un de ses fils.
L'ascension sociale brutale et rapide
La loi d'airain de la réussite matérielle balise tout sur son passage : des habitations immenses et hideuses construites à coups de milliards de DA, pour se donner faussement l'image de la «grandeur». Ici, la ville est constamment remodelée par les pratiques sociales, elles-mêmes le produit d'une histoire des hommes. Le fait urbain, au-delà de sa matérialité, se définit par l'action des agents qui le construisent, le retravaillent, le modifient. Il est possible de lire la ville, en décryptant le mode de captation des lots des terrains et des constructions rapides de villas, pour comprendre la brutalité de l'ascension sociale de certains. Elle n'est pas étrangère aux multiples connivences politiques et financières qui se jouent dans la société. De nouveaux «prophètes» de l'argent douteux, émergent sur la scène sociale et politique ; à tel point que le Premier ministre n'a pas hésité à évoquer la prégnance de la corruption politique pour acheter une place sociale dans les cercles politiques. Ces pratiques sont enracinées dans la société. Elles sont à l'origine d'un nouvel ordre moral. Le système de valeurs centré sur une mobilité sociale méritée, sur le capital culturel, sur la rigueur, sur l'effort, est l'objet de dérisions, de moqueries et d'étiquetages sournois qui signifient clairement que la personne n'a pas réussi à construire sa place dans la société. «Il est en dehors du coup». «Il ne sait pas s'y prendre». La personne est stigmatisée, déconsidérée, parce qu'elle est «hors-jeu», incapable d'intégrer le jeu de la transgression. Ces expressions courantes dans le langage ordinaire, nous rappellent le livre merveilleux de Bourdieu (1982), « Ce que parler veut dire». L'auteur montre de façon magistrale, que l'usage de la parole n'est jamais neutre. Il est au principe de la hiérarchisation et des classements sociaux qui se fabriquent dans une société. «Le pauvre, c'est un simple fonctionnaire !» ; ou ces propos sous forme de sentence : «Fonce dans les affaires, Tu gagneras mieux ta vie». «Il est enseignant à l'université ? C'est tout ! ».
«Aujourd'hui, le métier le plus convoité, est celui de douanier. Pour y rentrer, ce n'est pas facile». Par ces mots cruels, le système sociopolitique a incontestablement «réussi» à mettre en spectacle de nouvelles catégories «d'exclus sociaux et culturels » qui intègrent la foule des muets. Leur parole devient dérisoire et sans importance. Ils n'ont pas su «jouer» de leurs larges épaules et de leur argent, pour acquérir notoriété et respect dans la société. Il ne leur reste que la colère et l'indignation pour exprimer leur désapprobation. A contrario, « la réussite sociale éteint la colère comme les bons repas assouvissent les appétits. Il faut de la vertu pour cultiver la colère» ((Garrigou, 2005).
L'accumulation du savoir, et donc du capital symbolique, se construit à la marge de la société, de façon honteuse et silencieuse, apparaissant aux yeux de beaucoup, comme étant de l'ordre de «l'anormalité». Et pour cause ! Son usage est inconvertible en capital économique. La captation rapide de l'argent et sa survalorisation sociale produisent des «refoulés culturels» (Bourdieu, 1979) représentés par ces rêveurs et ces utopistes qui tentent de comprendre le monde ! Or, ce n'est pas cet ethos, c'est-à-dire une façon d'agir dans la société, qui permettra d'attirer l'argent. D'autres postures s'imposent pour s'enrichir. Ce qu'on appelle «la gfasa» (la débrouillardise) peut se caractériser par les capacités à se mouvoir rapidement dans la société, à nouer des compromissions, à s'immerger de façon calculée et intéressée dans les espaces de pouvoir, à user de façon subtile de la parole, pour «être bien» avec tout le monde, parce que l'essentiel est que les affaires puissent «rouler». «Il faut sentir les affaires», me disait un affairiste rompu à la vente et à l'achat de logements.
Des territoires propres
L'inégale répartition de l'argent dans la société renforce les inégalités sociales. Elle accentue la défiance des agents à l'égard de leurs institutions. Elle produit enfin un fort sentiment d'injustice. De façon plus profonde et plus chronique, ces injustes redistributions de l'argent atteignent le fondement des professions. Elles contribuent en partie à les défigurer en les dépréciant socialement. L'identité professionnelle est abîmée. Le travail n'a plus de sens parce qu'il interdit d'accéder à la dignité de la personne. De façon plus extrême, quand le «vide» s'incruste dans les structures mentales des jeunes sans travail, la «désaffiliation» l'emporte. Elle indique «des situations de décrochage. Cela signifie que les individus ne sont plus inscrits dans les régulations collectives qu'ils ont perdu de leurs assises et de leurs supports...» (Castel, Haroche, 2001).
La société n'est pas une cruche vide qu'il est loisible de remplir «d'attitudes, de connaissances et de comportements» conformes aux attentes des praticiens du développement. Les logiques sociales des agents sociaux et des développeurs ne sont pas les mêmes (De Sardan, 1990). Face à leurs statuts professionnels fragilisés, certains agents tentent de saisir toutes les opportunités qui s'offrent à eux. Ils n'hésitent pas à déployer leurs propres normes pratiques, en optant pour le travail pour «soi», à la quête d'un territoire propre, prenant leur distance à l'égard de l'Etat. Les espaces dits publics nourrissent et renforcent ceux du privé. Ils sont parfois brouillés de façon perverse, où le laisser-faire des pouvoirs locaux est loin d'être neutre. Mais, derrière toutes ces situations où les règles du jeu sont consciemment rendues opaques, l'argent s'incruste aisément dans les relations sociales. Tout se monnaie aujourd'hui. Il importe de passer au travers d'une lourde bureaucratie difforme, pour acquérir rapidement et par la médiation de l'argent, un acte de naissance, ou d'autres services plus prestigieux. En se banalisant, la corruption sélectionne ses espaces « On sera mieux pour discuter, dans le café Z.». Elle capte de façon offensive les clients intéressés. Les transactions effacent toute trace écrite. Elles sont de l'ordre de la flexibilité, du marchandage, de l'oralité. La parole l'emporte sur la règle. «On m'a donné tant...». Elle produit son propre lexique : «Fia Nachat» (il y a de l'animation) ; «Habat» ou «Ticket» (argent). Elle est à l'origine de nouveaux métiers : «le passeur», «l'intermédiaire», «l'associé». Elle renforce son emprise dans et sur la société. La corruption contribue à déclasser de façon vertigineuse le mérite et le travail productif. «Tu travailles ou tu ne travailles pas, c'est la même chose». Elle est enfin à l'origine de frustrations et d'indignations des personnes qui tentent de vivre de façon précaire de leur labeur.
Elles insistent à juste raison sur les trajectoires atypiques de certains individus «miraculés», propulsés au plus haut de la hiérarchie sociale par la bénédiction d'un argent acquis trop rapidement. «Comment ont-elles fait pour s'enrichir aussi vite» ? «A leur âge, ils jouent avec des milliards». Ces représentations sociales ne sont pas uniquement des jugements rapides. Elles ont un fondement réel. Elles sont encastrées dans les logiques sociales et donc dans la façon dont nous nous comportons à l'égard des institutions. Elles produisent des formes sociales (Simmel, 1991) centrées sur l'indifférence, la défiance, le scepticisme et la culture de l'impunité. Elles permettent de penser le collectif dans l'individuel, en dépassant l'opposition stérile entre «la société» et «l'individu». Il est important de rappeler les propos tenus par Bourdieu, au cours d'une rencontre au Collège de France, le 13 mai 2001, en présence d'une classe de première d'un lycée de Marseille. Il déclarait à propos de l'opposition société/individu : «Elle est partout, sert de sujet de dissertation, mais elle ne veut strictement rien dire, dans la mesure où chaque individu est une société devenue individuelle, une société qui est individualisée, par le fait qu'elle est portée par un corps, un corps qui est individuel» (Propos repris par Lahire, 2005).
Les perversions
Le système rentier favorise aisément les perversions, les transgressions et les détournements, parce qu'il fonctionne moins à la règle qu'aux affinités relationnelles, régionales ou familiales. Le décalage est important avec la rationalité capitaliste qui s'est autonomisée des contingences familiales et personnelles. Ecoutons le sociologue allemand Max Weber : «Mais l'organisation rationnelle de l'entreprise, liées aux prévisions d'un marché régulier et non aux occasions irrationnelles ou politiques de spéculer, n'est pas la seule particularité du capitalisme occidental. Elle n'aurait pas été possible sans deux autres facteurs importants : la séparation du ménage et de l'entreprise qui domine toute la vie économique ; la comptabilité rationnelle qui lui est intimement liée... Sans ces éléments, les capitalismes aventurier, spéculatif, commercial, sont certes possibles, de même que toutes sortes de capitalisme politiquement déterminé, mais non pas l'entreprise rationnelle conduite par l'initiative individuelle avec un capital fixe et des prévisions sûres» (Weber, 1964).
La protection tacite, les relations personnalisées, la dépendance à l'égard de la hiérarchie familiale, freinent toute propension à l'initiative et à l'autonomie individuelle. Il faut plonger dans la société pour comprendre que le support social ou «le parapluie» est au fondement d'un ensemble de pratiques sociales et professionnelles. La notion de risque ne peut être analysée de façon substantielle. Elle est toujours construite socialement. Les risques politiques ou économiques sont bel et bien soutenus et encouragés par des réseaux influents et puissants. «J'ai quelqu'un derrière moi, qui m'aidera...» . « Les gens de ma famille et de ma région insistent pour que je me présente aux élections». La légitimité légale et bureaucratique, qui s'appuie sur l'impersonnalité et la rationalisation (Weber, 1964)), n'a aucune prise sur la personnalisation profonde et récurrente des relations sociales qui efface de façon radicale tout arbitrage rigoureux, toute évaluation objective des activités économiques et sociales des différents agents sociaux. On voit ici toutes les limites des discours rhétoriques sur l'économie de marché et sur la greffe aveugle des règles managériales. L'illusion d'une économie pure interdit de tenir compte de la complexité de la réalité sociale et politique qui impose ses jeux relationnels, s'enracinant dans un système de dépendance réciproque.
L'argent nourrit et renforce le capital relationnel et vice versa. Il suffit d'écouter les protagonistes pour indiquer les rapports de dépendance dans les transactions. Ils effacent tout contrat clairement affiché et objectivé. «Je compte sur toi. Il faut que tu m'aides à régler rapidement le problème auprès de Mr. Z.». «J'ai rendu un service à X. et j'ai à tout prix besoin de lui téléphoner pour qu'il recrute mon neveu». La réciprocité des services, comme norme pratique dominante, est importante pour comprendre que la confiance est centrale dans la liberté marchande moderne. Son absence (la confiance) montre qu'elle ne s'est pas encore imposée dans une société qui s'agrippe aux relations personnalisées. « Aussi, faut-il définir la liberté marchande moderne, non pas comme la fin des interdépendances, ce qui serait absurde dans un monde moderne, infiniment spécialisé, mais comme la fin des dépendances personnalisées et leur remplacement par un lien anonyme à la monnaie. La confiance, ce que Simiand appelait la «foi sociale», y joue un rôle essentiel » (Orléans, 2002).
La violence de l'argent
L'argent produit de la violence symbolique. Les liens affectifs et de proximité familiale peuvent s'effacer face à la fureur de l'argent incorporé dans le corps de la personne. Tout se passe comme si l'argent favorisait ce dédoublement de la personnalité de l'individu. Il devient «autre». Deux exemples : le premier a eu lieu quelques années dans un petit village situé à l'ouest du pays. Le père de Mr.X venait de décéder d'un cancer du poumon. La personne chargée de laver le mourant avait déposé sa montre à proximité du corps. Mr. X pensait que cette montre appartenait à son père. Il n'hésita pas, un seul instant, à la volatiliser violemment, avant de se voir signifier que cette montre n'appartient pas à son père. Le décès du proche parent peut mettre à nu de façon plus violente, plus radicale, la question de l'argent. Le deuxième exemple : Mme M. Y vient de perdre son mari. Elle a deux filles mariées. Elle habite seule avec ses deux beaux-frères qui lui demandent violemment de partir pour qu'ils puissent vendre, en toute liberté, le logement. Elle est donc contrainte de vendre son or, dans le secret le plus absolu, pour tenter d'acquérir un logement par la médiation d'une agence immobilière. «S'ils savaient que je vends mon or, ils n'hésiteraient pas à me tuer», nous dit-elle.
 L'argent s'incruste aussi dans le domaine de l'éducation. La marchandisation difforme du savoir renforce les inégalités sociales. La course aux cours particuliers, aux «meilleurs professeurs», même s'il faut, pour cela, emprunter, s'endetter, au-delà de la réussite scolaire de leur enfant, relève aussi du prestige social. Face aux «autres», il importe de valoriser l'image de soi, de donner une visibilité au succès scolaire, en ne lésinant pas sur la dépense pour fêter l'événement. Ici l'honneur (le nif) et l'argent cohabitent de façon harmonieuse. Face au voyeurisme collectif, il importe de montrer «sa richesse». Orléans (2002) indique pertinemment que «par définition, est richesse ce qui est considéré par les autres comme richesse. Aussi, rechercher la richesse, ce n'est pas tant rechercher ce qui fascine, que rechercher ce qui est propre à fasciner les autres, tous se comportant de la même manière». Le capital scolaire de l'enfant doit nécessairement se reconvertir en capital symbolique au profit des parents ; la fierté en échange du sacrifice financier consenti. Pour les enseignants qui jouent le jeu, le cours privé est une forme de compensation, «un os qu'il faut bien ronger», face à leurs conditions salariales dérisoires.
 Dans une société harcelée par les problèmes quotidiens, soumise aux multiples dérives bureaucratiques, orpheline de toute médiation sociopolitique crédible et autonome, les gens d'en bas sont contraints de réinventer mille et une tactiques et subtilités cachées, de jouer avec les normes plus profondément perverties par plus grand qu'eux, de s'engager de façon volontariste et plurielle dans différents emplois de service, de bricoler ou de «naviguer» pour reprendre l'expression des jeunes dans les méandres du bisness, du commerce ou des affaires. Il importe d'observer nos quartiers, nos rues, pour noter l'appropriation et la reconversion rapide des espaces habités en épiceries d'alimentation, d'habillement ou en cafés. La société se donne aussi à lire comme un ensemble d'arènes sociales et commerciales où l'argent, quel que soit son mode d'acquisition, est le moteur de son fonctionnement et de sa reproduction.
* Professeur de sociologie à l'Université d'Oran
Source Le Quotidien d’Oran par Mohamed Mebtoul

Le Pèlerin

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 00:15

Humour – Pas cons en Gaspésie

Gaspesie.jpg

Georges, originaire de la Gaspésie, se rend chez son psychologue. La conversation va comme suit:

Georges : - J'ai un gros problème. Chaque fois que je me couche,  je pense qu'il y a quelqu'un sous le lit.  Je sais que c'est fou mais j'ai peur: je n'arrive plus à dormir.

Le psy : - Je vais arranger ça. Il suffit que vous veniez me voir trois fois par semaine  pendant un an; on en  discutera et on devrait pouvoir vous débarrasser de cette obsession.

Georges : - Combien ça va coûter ? 
Le psy: Quatre-vingt dollars, la visite !

Georges : - Ouf ! Bon, je vais y penser.
Six mois plus tard,  le psychologue rencontre Georges  sur la rue. 

Le psy : - Pourquoi n'êtes vous pas venu me voir à propos des peurs que vous aviez? 

Georges : - Bon...  Quatre-vingt dollars, trois fois par semaine et pour un an, ça faisait  environ 12 000$ et un  de mes amis Gaspésien m'a guéri pour 10 $ et une bière.

Le psy : - Hé ben,  vous dites pas !!!   Et puis-je vous demander comment ce Gaspésien vous a guéri ?

Georges : - Il m'a dit de couper les pieds du lit ! 

Le Pèlerin

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 08:07

Le sort de l’Algérie liée aux importations

port alger commerce

 

Il est parfaitement connu et souvent même rappelé que l'un des instruments essentiels de souveraineté  demeure, en permanence, lié à l'impôt et qui dit impôt dit fatalement budget. Que peut-on dire des falsifications des bilans pour échapper   à l'impôt ? Atteinte à la souveraineté nationale ? Insuffisance de collecte des impôts, évasion fiscale,   sabotage de l'Etat, affaiblissement délibéré du budget ? Comment qualifier l'abaissement des barrières douanières qui se traduit par un manque important d'entrées financières au Trésor public ?

Les règles de la mondialisation économique appliquées dans des pays, dont on dit par politesse qu'ils sont en développement, dans un contexte où les multinationales ne font pas de cadeaux, contribuent à retarder davantage l'avancée vers le développement. Concurrence économique ?

Plutôt concurrence commerciale qui se traduit par un flux de marchandises dans un sens, et de capitaux dans l'autre sens. Il s'agirait presque d'une recolonisation économique qui détruit les industries locales pour y installer des organismes importateurs. La course vers le profit amène une solide convergence d'intérêt entre exportateurs étrangers et importateurs nationaux. Alors, toute augmentation du pouvoir d'achat par des augmentations des salaires en absence de la production ou inexistence d'une production nationale de qualité réussira à relancer la consommation nationale, et réussira également à relancer l'économie des pays fournisseurs.

De quel poids disposeraient des Etats sous développés pour faire face à des multinationales ?

Il y a moins d'une dizaine d'années, l'entreprise Daewoo faisait un chiffre d'affaires annuel de 80 milliards de dollars. Comment mesurer le niveau de souveraineté nationale pour un pays qui dépend de tout de l'étranger ?   

Source Le Maghreb N.B.

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 08:03

Partenariat Algérie - France - le bon départ ?

Jean Pierre Raffarin-copie-1

 

Une douzaine de projets de partenariat industriel sont en cours de négociation entre des partenaires économiques algériens et français, a indiqué hier à Alger l’envoyé spécial du président français, Jean-Pierre Raffarin. En effet, J.- P. Raffarin a affirmé, au terme de pourparlers avec son homologue Mohammed Benmeradi, ministre de l’Industrie et de l’Investissement : «Nous avions identifié une douzaine de projets qui sont en discussion et qui relèvent de la confidentialité des partenaires.» Aucune précision n’a été donnée sur les secteurs concernés. Toutefois, M. Raffarin s’est limité à préciser qu’«ils sont créateurs d’emplois et de valeur ajoutée». L’envoyé spécial de Sarkozy s’est contenté de relever qu’«il y a des partenariats forts, mais nous voulons participer plus fort encore par le développement de projets, qui créent des emplois et de la valeur ajoutée et qui peuvent être un espoir pour les jeunes et à tous ceux qui veulent participer à l’avenir du pays». Il faut dire que la visite de J.- P. Raffarin en Algérie a été l’évènement clé pour donner un nouveau souffle au partenariat économique algéro-français. Dès son arrivée hier à Alger, le sénateur UMP a indiqué : «Nous voulons préparer l’avenir avec des projets industriels à long terme et avec une volonté de gagnant-gagnant, où chacun trouvera son propre intérêt.» M. Raffarin, chargé par l’Elysée d’une mission de coopération économique entre l’Algérie et la France, estimait que sa visite se veut d’abord «pour renforcer la coopération économique en tenant compte de leurs orientations législatives». « Il y a de la bonne volonté de part et d’autre et une volonté pragmatique pour préparer l’avenir dans des secteurs comme les assurances, la pharmacie, le transport, les mines et l’énergie», a-t-il encore noté.

Renault produirait 75 000 véhicules en Algérie à partir de 2012

Le projet de montage de l’usine Renault en Algérie semble bien parti du fait que les négociations entre les deux parties ont levé les gros obstacles et les incertitudes. M. Raffarin a affirmé que «le dossier avance bien. Il y a eu des contacts importants, et Renault a redimensionné son projet et redéfini un certain nombre de caractéristiques». Selon le ministre algérien de l’Industrie, «le constructeur automobile français revient avec de nouvelles propositions et va s’impliquer davantage en Algérie avec des investissements directs».

Certes, «les détails de l’investissement ne sont pas encore arrêtés, mais le principe retenu lors des discussions entre les deux parties est d’arriver à produire 75 000 véhicules particuliers par an pour trois ou quatre modèles», a précisé le ministre Benmeradi qui ajoute que «si les négociations aboutissent, l’usine sera implantée sur les sites de la SNVI».

Le ministre souligne que «Renault va livrer ses véhicules au marché algérien d’ici à 2012». Cela dit, le ministre n’a pas omis de préciser : «Nous sommes loin de parvenir à un accord, nous allons poursuivre les négociations sur ce dossier.» F. A.

Source Le Jeune indépendant F.A.

Le Pèlerin

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 07:59

Ils seraient 2,1 millions expatriés nés au pays: L'Algérie dans le «Top 15» des pays fournisseurs d'immigrés

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L'Algérie figure parmi les quinze premiers pays qui fournissent le plus de migrants dans le monde. Les migrants sont définis, dans les projections pour 2010 de l'Institut National français d'études démographiques, comme les personnes nées dans le pays et vivant à l'étranger.

Les enfants d'Algériens nés à l'étranger qui, en droit, sont aussi des Algériens, ne sont pas comptabilisés. Ce qui est logique vu que dans les pays où la nationalité est fondée sur le droit du sol, ces catégories sont des nationaux. Ils seraient ainsi 2,1 millions d'Algériens nés en Algérie qui font partie de cette catégorie de migrants, soit 6,7% de la population totale. Le total des immigrés dans le monde serait de 214 millions en 2010, selon les chiffres des Nations unies, ce qui représente 3,1% de la population mondiale. Les tendances dans ce domaine n'ont pas beaucoup varié au cours des dernières décennies : 2,9% en 1990 et 2,3% en 1965. L'Algérie vient juste derrière l'Egypte dans le classement des 15 pays de départs ayant fourni le plus de migrants. Ils sont 2,2 millions d'émigrés égyptiens expatriés qui viennent, il faut le souligner, d'un pays beaucoup plus peuplé. Du coup, la proportion d'Egyptiens qui s'expatrient par rapport à la population totale est sensiblement inférieure à celle des Algériens, soit 3,5%. Le Maroc fournit en nombre et en proportion plus de migrants que l'Algérie. Ils sont 2,6 millions de Marocains expatriés, soit 9% de la population. La proportion d'émigrés, selon les chiffres de 2000, était de 6,8% pour l'Algérie et de 9% pour le Maroc.

Immigrés et émigrés

«Immigrés» pour les pays d'accueil, les populations concernées sont des «émigrés» pour les pays de naissance ou de départ. L'auteur de l'étude constate que les informations sur les «émigrés» sont moins bonnes que pour les «immigrés» même s'il s'agit des mêmes personnes à l'échelle mondiale. Il l'explique par le fait que les pays soient moins soucieux de «dénombrer leurs émigrés que leurs immigrés». Il constate également que les arrivées de migrants sont mieux enregistrées que le départ et que l'on a tendance à estimer le nombre des émigrés à partir des statistiques sur les immigrés fournis par les pays d'accueil. Le premier pays à fournir des migrants est le Mexique avec 10,1 millions, suivi de l'Inde (9 millions), du Bangladesh (6,6 millions), de la Chine (5,8). Mais les pays industriels sont également présents dans ce «Top 15» de la migration avec le Royaume-Uni (4,2 millions), l'Allemagne (4 millions), l'Italie (3,3 millions). Le Royaume-Uni compte presque autant d'émigrés (4,2 millions) que d'immigrés (4,9 millions). Les chiffres concernant les trois pays européens seraient considérablement réduits si l'on prenait l'espace européen comme «cadre national». L'auteur de l'étude souligne d'ailleurs que si «l'Union européenne formait un seul pays, la part des immigrés diminuerait sensiblement, puisque les ressortissants d'un autre pays de l'Union n'en feraient plus partie. L'importance relative des deux types de migration, interne et internationale, est donc fortement liée au découpage du territoire en nations». Les Etats-Unis comptaient 2,3 millions d'expatriés en 2010, ce qui est peu comparativement aux 35 millions d'immigrés qui y vivent. Le Japon a peu d'immigrés (seulement 1,3 % de la population en 2000) et peu d'émigrés (0,7 %).

Source Le Quotidien d’Oran Salem Ferdi

Le Pèlerin

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 07:54

Tipasa / Développement - Priorité aux routes, à la scolarité et à l’énergie

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Le nouveau wali de Tipasa, El Iyadhi, a choisi la daïra de Gouraya pour sa première sortie de travail et d’inspection.

Au cours de cette sortie, le wali a instruit les élus des 3 communes relevant de Gouraya sur le respect en priorité des attentes et revendications du citoyen en présence des citoyens et de la société civile de ces localités et douars. Les élus seront appelés à se présenter, leur a-t-il signifié, chaque fin d’année, devant leurs élus et la société civile après s’être réunis tous les 15 jours avec lui pour traiter d’un volet déterminé, le prochain devant être celui de l’énergie.

Peu avant, le wali a d’emblée annoncé ses priorités pour ce quinquennat dont, entre autres, les routes pour faciliter l’acheminement des produits pour les agriculteurs, la scolarité (enseignants, cantines, transport..), l’eau et l’assainissement et également l’énergie promettant de mettre un terme aux coupures répétées de l’électricité et de généraliser le gaz de ville. Lors de la séance de travail avec les élus de la daïra de Gouraya qui ont, pour leur part, exposé les préoccupations de leurs citoyens, le wali a évoqué le problème du logement à l’échelle de la wilaya toutes formules confondues. Concernant le douar rural et montagnard Frères-Abidate de 878 habitants à Messelmoune, El Iyadhi a appelé les responsables à faire un programme de développement rural avec l’implication des citoyens. Et pour le logement, il a instruit les chargés de projets à faciliter la tâche pour les demandeurs. Pour le logement rural par exemple, il les a incités à ne pas attendre que tous les bénéficiaires soient éligibles en même temps, mais les a appelés à ne plus retarder les citoyens. «Il faut être pragmatique car plus on avance, plus on règle les problèmes. Le problème n’est pas un problème d’argent ou de crédit. C’est un problème de consommation chez nous.» En outre, le premier responsable de la wilaya trouve que 2 000 DA le mètre carré de logement rural est un prix un peu trop élevé pour le citoyen. «Cela va décourager le retour des gens.» Le wali a, par la même occasion, demandé à «ventiler» le nombre de 40 000 dossiers de demandes de logement social à l’échelle de la wilaya, qu’il trouve exagéré et de faciliter l’accès au LSP pour les demandeurs. «Tout dossier de demande de logement a le droit de réponse par écrit pour être orienté vers la formule à laquelle il répond.». Volet travaux publics, le wali a annoncé que ce secteur doit passer en priorité au profit des citoyens dont l’ouverture d’accès et de routes. «Nous avons 500 km de routes à refaire en priorité.» En réponse aux préoccupations des citoyens sur le problème de la non-possession de documents dont des actes pour engager des procédures et des prêts bancaires, le directeur du cadastre de la wilaya a été clair. «On est en train d’étudier un plan pour contourner ce problème surtout pour les agriculteurs en attendant le cadastre. L’Etat a établi certains mécanismes et le cadastre n’a jamais été un problème pour les citoyens. La population a un problème de certificat de possession. Le citoyen doit se rapprocher du cadastre pour trouver des réponses», a-t-il estimé.

Source Infosoir Souad Labri

Le Pèlerin

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 07:50

Algérie - Manuel Valls, député de l’Essonne et maire d’Evry : «La diversité est une chance pour la France»

Manuel Valls 2

 

 

«La gestion d’une grande ville de la région parisienne (Evry) : un exemple d’organisation multiculturelle». C’est sur ce thème que le député de l’Essonne maire de la commune d’Evry,  Manuel Valls, a donné, mardi, une conférence, Alger.  Pour cet élu, issu de l’émigration d’un père espagnol et d’une mère suisse, la diversité raciale et culturelle est une bénédiction. Son expérience en tant que maire à la tête d’Evry, une ville de 53.000 habitants lui permet de se targuer d’avoir concilié toutes les religions. «A partir d’un village comptant 5000 habitants en 1960, affirmera-t-il, la ville d’Evry est devenu un modèle d’intégration marquée d’une urbanisation et d’une architecture nouvelle». La mission de M. Valls, candidat à la primaire socialiste pour les élections présidentielles en France de 2012,   est de mener un dialogue avec l’immigration étant donné que sa ville s’est construite en majorité avec l’immigration grâce à laquelle elle a puisé  sa richesse multiraciale et multiculturelle. Mais il se défend de faire ressembler sa ville à celle de Clichy sous bois où deux jeunes beurs ont trouvé la mort en 2005. Le défi que veut relever celui qui veut présider à la destinée des Français  est comment faire vivre les uns et les autres en harmonie tout en respectant l’autre.  Il prend l’exemple d’Evry où la mosquée côtoie la synagogue, la pagode l’église dans une rue portant le nom du poète et président sénégalais défunt Léopold Sedar Senghor, chantre de la diversité raciale. Pour M. Valls, rien n’est pire que la méconnaissance de l’autre. Mais, le premier souci de cet élu est de vivre ensemble tout en respectant les valeurs de la République qui sont l’égalité, la tolérance, et la démocratie.

En prenant son exemple comme modèle d’intégration, M. Valls indique que la réussite n’est pas seulement dans le sport comme Zinedine Zidane, mais elle réside dans les études, la qualification dans les postes d’emploi, le courage et l’envie d’entreprendre. L’autre défi de cet élu socialiste est la lutte contre les discriminations et donc le racisme car les jeunes issus de l’émigration dira - t-il, ont une soif de connaissance et d’apprentissage. Mais le conférencier reconnaît que sans démocratie «locale» aucune politique aussi minime soit-elle ne réussira. Pour lui, il faut toujours rechercher les moyens de communications idoines pour intégrer toutes les populations. A une question sur les relations particulières entre l’Algérie et la France, M. Valls a estimé qu’elles sont plus fortes et plus «graves» que la force du lien passionnel. Il a précisé qu’elles sont également assez uniques, estimant qu’elles ont besoin d’être redéfinies à travers des gestes forts.  Il s’agit, a-t-il dit, de relations «essentielles» pour «l’équilibre» dans la Méditerranée et dans la sphère Nord-Sud.

Source Horizons Rabéa F.

Le Pèlerin

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