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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 09:03

Ghardaïa, la perle du Sud algérien, paralysée par les heurts communautaires

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Ghardaïa, haut lieu du tourisme algérien avec son marché historique et son architecture classée, est paralysée depuis des mois par la peur née de heurts meurtriers entre communautés berbère et arabe dans cette ville millénaire aux portes du Sahara. 

Lundi matin, la ville offrait un spectacle de désolation. Autour de la grande place du marché qui grouille habituellement de commerçants et de clients, les façades ocres étaient balafrées de noir : nombre de bâtiments ont brûlé. La tension restait palpable et la ville largement quadrillée par des forces de l'ordre arrivées en renfort, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Trois morts dans des heurts samedi

La dernière vague d'affrontements intercommunautaires a fait trois morts samedi, selon les autorités, et quelque 200 blessés. Ces trois jeunes chaâmbas (arabes) ont été enterrés dans l'après-midi en présence de milliers de personnes, sans incident. Les cercueils recouverts du drapeau algérien ont été portés par la foule tout au long du parcours entre l'hôpital et le cimetière. L'autopsie a établi que les trois jeunes hommes avaient été tués par des projectiles en métal, selon le procureur de la République de Ghardaïa.

Depuis le début, en décembre des affrontements entres les deux communautés, liés à des questions foncières complexes, huit personnes ont été tuées. Aux boutiques incendiées des mozabites, des berbères de rite minoritaire ibadite, s'ajoutent désormais celles des chaâmbas. Le "Rahala", le magasin le plus célèbre du marché, n'est plus qu'un tas de débris alors qu'il ouvrait contre vents et marées depuis plus de 60 ans.

Des pertes de plus de 4 M €

"Je ne fermais mon magasin que lorsqu'il y avait des heurts, et dès que ça cessait, je rouvrais", raconte son propriétaire, Hadj Mabrouk Zahouani, à l'AFP. "Mais j'ai perdu le magasin et son contenu", s'insurge-t-il. Ses clients venaient de tout le sud algérien, largement désertique, pour acheter vaisselle, vêtements et chaussures typiques de Ghardaïa. Les dommages sont encore difficiles à évaluer. Mais Bahmed Babaoumoussa, un membre du comité du quartier mixte de Thénia, évoquait samedi, pour cette seule zone, des pertes de plus de quatre millions d'euros.

Dans l'artère principale de Ghardaïa, la rue du 1er novembre majoritairement arabe, les commerces sont fermés en raison des tensions. "Les mozabites n'habitent pas au centre-ville mais ils ont des commerces ici", explique Moussa, un postier d'une trentaine d'années. On reconnaît facilement aujourd'hui leurs boutiques, en raison d'une lourde protection policière mais aussi des tags sur leurs murs : "Ceci est un magasin mozabite" ou "Irhal (dégage)".

Tensions et pénuries

Certains cafés ont rouvert lundi, après la visite la veille du nouveau Premier ministre par intérim, Youcef Yousfi, pour tenter de calmer le jeu. Mais ils ne vendent que du thé : il y a pénurie de café avec la fin des approvisionnements auprès des grossistes mozabites. Un officier de police posté dans cette artère d'habitude grouillante n'imagine pas la ville sans ses commerces et le "tourisme florissant alimenté surtout par les bijoux et tapis typiques de Ghardaïa".

Cette zone de ksours, sorte de mini-citadelles, aux chemins tortueux et aux maisons basses arrondies, dont l'architecture a inspiré les plus grands bâtisseurs modernes, est classée au patrimoine mondiale de l'Unesco. Connue sous le nom de vallée du Mzab, elle abrite la minorité mozabite - qui compte au total 300 000 âmes en Algérie pour 38 millions d'habitants - dont la principale activité a toujours été le commerce.

Les chaâmbas ont surtout travaillé dans l'administration. Saleh Echeikh, un professeur de droit mozabite de l'Université de Ghardaïa, veut voir "une troisième partie dans le conflit actuel : les groupes criminels, dont se plaignent aussi bien les mozabites que les chaâmbas". "Ce sont eux qui ont provoqué la fermeture des magasins et la paralysie de l'activité commerciale par toutes leurs agressions", juge-t-il, évoquant la multiplication des vols depuis un an.

Prolifération de la drogue pointée du doigt

Il dénonce aussi "une prolifération de la drogue, bien que cette région soit connue pour être conservatrice". Ghardaïa, qui "n'était qu'une ville de transit" de la drogue provenant notamment de l'extrême sud algérien et du voisin marocain, est devenue "une ville de consommation", selon lui. Les chaâmbas réfutent l'argument : "La drogue circule encore plus dans les grandes villes et les villes frontalières. Alors pourquoi ces villes n'ont-elles pas aussi pas flambé?", s'interrogent-ils.

Source Midi Libre

Le Pèlerin

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 06:48

Silence, on massacre les animaux dans le désert !

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Beaucoup d’animaux désertiques sont systématiquement massacrés et plusieurs mammifères endémiques d’Afrique du Nord ont totalement disparu.

Chronique nécrologique.

Un inventaire de la faune du désert établi dans la région de l’Ahaggar montre que sur les 37 espèces de mammifères identifiés, dont les plus grands, le guépard, le lynx caracal, l’hyène rayée, le mouflon, les gazelles et les antilopes et les gazelles, trois grandes espèces n’ont plus été revues depuis des décennies : les antilopes comme l’addax et l’oryx et la gazelle Dama. La gazelle des sables, la Rym, Gazella leptoceros, elle non plus n’est plus réapparue. A-t-elle trouvé refuge dans les ergs qu’elle affectionne ? Et la gazelle bien de chez nous, l’espèce endémique à l’Afrique du Nord, la gazelle du Cuvier, appelée aussi gazelle de montagne ou gazelle de l’Atlas, Edmi dans le langage vernaculaire, actuellement sauvagement pourchassée et décimée par les braconniers en tous genres assurés de l’impunité.

On la trouvait de part et d’autre de l’Atlas saharien et ce qu’il en reste s’est réfugié plus au sud. L’autre espèce de gazelle intensivement traquée est la gazelle des plateaux, la Gazelle dorcas, Sini en vernaculaire. C’était la plus répandue dans la steppe. Elle est systématiquement massacrée par les braconniers avec armes sophistiquées, voitures de terrain suréquipées assistés d’avions de reconnaissance ou simplement par épuisement de l’animal après une impitoyable course-poursuite. Leurs tableaux de chasse, qui circulent sur les réseaux sociaux, sont un véritable scandale et une insulte qui ne font réagir que les internautes. 

Princes

Autre grand massacre systématique d’animaux désertiques, celui de l’outarde houbara qui fait couler plus d’encre que les gazelles bien que sa condition, à déplorer également, est pire que celle des gazelles. On a très peu d’informations sur les prises faites par les princes du Golfe qui s’adonnent depuis plusieurs années, avec la protection de plus hautes autorités du pays, au braconnage de cette espèce protégée par les lois du pays et les conventions internationales. Les princes du Golfe sont les ennemis jurés de l’outarde. Avant le pétrole et son opulence, la chair de l’houbara remplaçait le maigre régime des bédouins qui peuplaient la péninsule arabique constituée essentiellement de lait, de pain et de dattes.

La fauconnerie pratiquée depuis 4000 ans en Europe et en Asie est tombée en désuétude, sauf pour une caste d’émirs qui la pratiquaient essentiellement pour sublimer le faucon Sacre, un trait de caractère de la culture bédouine. La chair de l’outarde importait peu pour ces sportifs. Puis vint la fauconnerie moderne des princes arabes impulsée par les énormes revenus engrangés par le pétrole. Les émirs immensément riches vont se payer de luxueuses voitures de terrain superéquipées, des équipements de télédétection perfectionnés, des jumelles et des longues-vues sophistiquées. Les 4x4 remplacent les chevaux, les caravanes climatisées les tentes. Les parties de chasse sont plus longues et rassemblent des centaines de personnes, sans compter les employés à leur service. On compte alors quelque 3000 fauconneries dans le Golfe persique, chaque prince a la sienne.

Colonnes de 4x4

Débute alors, à partir de 1975, un immense massacre. Des milliers d’outardes sont abattues chaque année de la Mongolie au Maroc. Dans ce pays, 30% des effectifs sont tués entre 1975 et 1985 ;  5000 individus en 1982 et 1983 au Baloutchistan (Iran-Pakistan). Au Pakistan, les princes arabes tuent jusqu’à 900 outardes par partie de chasse. Après avoir vidé aussi les plaines de l’Asie centrale, d’Iran, d’Afghanistan, les princes encore plus nombreux et plus riches se tournent vers l’Afrique du Nord. En quelques années, ils anéantissent les populations d’outarde tunisienne et s’attaquent à l’Algérie. Ils prennent leurs quartiers à El Bayadh, Biskra, Laghouat, Ghardaïa et Djelfa.

Des quartiers qu’ils se disputent âprement au point d’en venir aux armes comme ce fut le cas à El Bayadh. Avec l’aide et le soutien des autorités, des camps retranchés et superéquipés sont installés et les autochtones voient tournoyer dans le ciel leurs avions de reconnaissance, en plus des colonnes de 4x4 traverser la campagne. Les émirs saoudiens, qataris et des EAU promettent en échange des avantages économiques et financiers comme au Maroc et en Tunisie. Pour pallier leur dévastation, ils proposent l’introduction d’outarde d’élevage. Une expérience identique s’est soldée par un échec en 1986 avec des Saoudiens qui avaient été autorisés à prélever des œufs à El Bayadh pour un centre d’élevage qui a ouvert ses portes à Taief (La Mecque).

En 1996, face aux ravages commis dans la population de l’outarde houbara asiatique, se tient sous les auspices de l’UICN à Mascat (Oman) une réunion pour discuter d’un système de gestion (exploitation) et de conservation de l’espèce. Cala va donner naissance, en 1997, au NARC (Centre national de recherche d’Avain-Abou Dhabi) qui a relâché depuis 1000 outardes.

Restauration

En 1995, 20 ans après le déferlement des émirs braconniers, le royaume du Maroc crée le ECWP pour la restauration des populations d’outarde décimées. Officiellement, cet organisme émirati exporte plus de 5000 outardeaux vers le Moyen-Orient. Depuis la révolution du Jasmin, le président Marzouki est aux prises avec la société civile tunisienne qui l’interpelle sur les autorisations accordées aux princes du Golfe comme au temps de Ben Ali. L’outarde est une espèce rétive à la captivité et ne se reproduit en élevage que par insémination artificielle.

Donc manipulation et artificialisation du processus de reproduction. Ce que semblent ne pas savoir les autorités locales et nationales qui, à El Bayadh, ont fait la fête à 50 outardeaux rapportés des EUA contre l’attribution d’une parcelle de 400 ha pour la réalisation d’un centre d’élevage censé enrayer la disparition de l’espèce. Ce qu’on cache aux Algériens, c’est qu’on va remplacer l’espèce sauvage par une espèce domestique au seul bénéfice des faucons et de leurs heureux propriétaires

Source El Watan Slim Asddki

Le Pèlerin

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:44

Algérie - Désertification - Seul le barrage vert…
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Pour stopper le désert qui avance inexorablement vers le nord, encouragé par les changements climatiques, il n’y a pas meilleure formule que de réhabiliter l’immense ceinture verte lancée dans les années 70. Mais avant, une étude s’impose pour éviter de tomber dans les mêmes travers et faire aboutir ce barrage.
«Cette situation n’est pas spécifique à notre pays, puisque la déforestation a fait des dégâts à travers le monde entier et a causé le dérèglement des écosystèmes terrestres», a indiqué ce matin la directrice du Centre de recherches scientifiques et techniques sur les régions arides de Biskra Mme Fatoum Lakhdari sur les ondes de la chaîne III.
Cette dernière a évoqué d’autres phénomènes qui ont contribué à l’élargissement de zones arides, notamment le changement climatique. «Plus le climat devient rude et sévère plus les sols sont exposés à la dégradation d’une façon générale», a-t-elle expliqué. Dans les années soixante-dix les pouvoirs publics ont mis en place le fameux programme de barrage vert pour empêcher l’avancée du désert vers les régions agricoles situées au nord du pays. Cependant depuis, aucune autre action concrète n’a été menée pour lutter contre ce phénomène qui menace les terres fertiles du pays, alors que le sable avance d’une année à l’autre.
Interrogée sur d’éventuels plans pour limiter les dégâts d’autant plus que le centre de Biskra étudie ces questions, Mme Lakhdari a indiqué : «De par sa situation, l’Algérie est située dans une région géographique caractérisée par un climat aride. Qui dit climat aride, dit aussi couverture végétale réduite et peu dense.» «À côté des facteurs naturels, il ya également des facteurs anthropiques qui accélèrent le phénomène de la dégradation des sols et l’avancée du désert», a-elle souligné.
Interrogée sur la décision des pouvoirs publics de réhabiliter le barrage vert, Mme Lakhdari a estimé que reboiser ou boiser quelle que soit la région est une action à encourager vivement. «Le plus important maintenant c’est de tirer des leçons de l’expérience du barrage vert, faire un véritable bilan de ce grand projet, évaluer le taux de réalisation de ses objectifs et étudier les zones où ce patrimoine a porté ses fruits et les zones où ça n’a pas marché», a expliqué Mme Lakhdari. «Il faudrait dresser un réel bilan pour ne pas tomber dans les même erreurs», a-t-elle ajouté.
A l’époque de la réalisation de cette ceinture verte qui s’étend de la région est du pays à celle de l’ouest, l’Algérie ne disposait pas d’assez de cadres compétents, tels des agronomes, des hydrauliciens, des géologues et des géographes. Elle ne disposait pas non plus de pépinières, ni suffisamment d’études élargies à ces zones qui ont été touchées par le barrage vert, mais aujourd’hui la situation est complètement différente.
«Si l’opération doit être reprise, elle doit l’être sur des bases scientifiques et solides», a dit Mme Lakhdari. A noter enfin que les questions de l’environnement sont devenues aujourd’hui des préoccupations majeures au niveau national et international.
Source Infosoir  M.D.
Le Pèlerin

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 16:36

 

  Le filon de Reggane fait parler de lui

Diamant--de-Reggane.jpg

 

Déficit flagrant dans la prospection et l'exploration.

Le ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi, a fait état de preuves de l'existence de réserves de diamants dans l'Extrême Sud algérien, précisant que «cette matière précieuse a été découverte dans la région de Reggane». Les études menées par les services techniques du ministère révèlent l'existence éventuelle d'une réserve dans la région d'Arq Echache à Adrar, selon Yousfi qui répondait avant-hier aux interrogations des membres du Conseil de la Nation sur la loi minière présentée le même jour. Le ministre a indiqué à cette occasion qu'un déficit important a été enregistré dans le domaine de la recherche et de la prospection, générant un recul notable dans les réserves du pays en matière de produits miniers comme c'est le cas pour la mine de fer d'El Ouenza (Nord-Est du pays). Yousfi, qui a déploré l'absence d'activités de prospection et d'exploration, a précisé que l'instance nationale chargée de cette mission «n'a pas travaillé 10ans durant».
Il a fait remarquer que cette situation a généré un recul du volume des réserves minières nationales et que les mines de fer d'El Ouenza (Tébessa) et celle de Baryte (Tissemssilt) «encourent un risque d'épuisement si de nouvelles explorations ne venaient pas à être effectuées dans les années à venir».
En vue de remédier à cette situation, la stratégie de relance du secteur minier énoncée dans le texte de loi, table sur le renforcement des infrastructures à travers la réorganisation des deux agences minières existantes, la mise au point de cartes géologiques et la création de banques de données géologiques et minières nationales.
La stratégie élaborée est basée également sur la formation et le développement des ressources humaines, a affirmé Yousfi, avant de déplorer «l'abandon par les universitaires, depuis les années 1970, des spécialités liées à la géologie et aux mines». Dans le but de consolider les efforts de formation et de qualification, plusieurs instituts et centres spécialisés ont d'ailleurs été ouverts au niveau des régions qui recèlent des potentialités minières, a précisé Yousfi, rappelant que l'Algérie comptait 3000 ingénieurs miniers au début des années 1970 mais ce nombre est en nette régression, regrette-t-il. Concernant l'exploitation de la mine de Ghara Djebilet dans la wilaya de Tindouf, le ministre a indiqué que des expériences techniques sont menées pour une exploitation sûre de cette matière à travers l'extraction du phosphore nuisible à l'environnement.
Cette technique consiste en l'extraction du phosphore lors de l'opération de transformation du fer, car étant moins coûteuse et sans risque sur l'environnement et les habitants, a encore dit le ministre.
Sur la base des prévisions du ministre, une exploitation de la mine est prévue durant les deux prochaines années après finalisation des études techniques à ce sujet. Pour ce qui est de la production de marbre, il a déclaré que les capacités actuelles ne couvrent actuellement que 35% des besoins du marché national. Il a souligné que l'exploitation de nouvelles mines, comme celle du site de Cristel à Oran, est susceptible de contribuer à augmenter la production nationale à raison de 50% des besoins nationaux.
Les membres du Conseil de la Nation devront voter la loi sur les mines mercredi prochain, a annoncé le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah.

Source L’Expression Abdelkrim Amarni

Le Pèlerin

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 11:23

Biskra - El-Kantara la perle des Oasis
el-kantara-biskra 

 

Majestueuse, pittoresque, idyllique, impressionnante, par sa splendeur, sa beauté féerique, et les superlatifs ne manquent pas pour décrire et raconter ce paradis sur terre. Les yeux, le corps tout entier est ému devant cette majesté de la nature. C’est le ravissement total, on reste muet devant ce site admirable, avec son histoire, ses us et coutumes et la convivialité légendaire de ses habitants.
Cette oasis, qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Biskra, a, depuis des siècles, enchanté poètes, peintres  et aventuriers en quête de bonheur et de quiétude. C’est, aussi, le carrefour obligé entre le Nord et le Sud, «les portes du sud». Imagine des montagnes, au sommet vertigineux et, subitement, une ouverture béante, dans la roche, pour vous laisser découvrir un oued bordé de palmeraies luxuriantes et des falaises à vous couper le souffle.
Selon le responsable de l’association pour la promotion de l’Office local du tourisme «El-Kantara», de la wilaya de Biskra, cette oasis doit son nom au pont romain  qui enjambe l’oued El-Hai qui, en son temps, regorgeait d’une eau claire et limpide, creusant, durant son passage, les méandres, ainsi que de petites falaises où le barbeau foisonnait. Par ailleurs, beaucoup de caravaniers ont emprunté ce pont pour aller vendre leurs marchandises  au nord, et vice versa. Les nomades de la région fuyaient les premières chaleurs, et l’aridité des terres, en se rendant au nord, à la recherche d’un climat plus clément et une verdure reposante, emmenant avec eux hommes, femmes et enfants, ainsi que leurs bêtes.
  Dès l’approche du printemps, ils redescendent par El-Kantara, en arabe le pont. Et c’est ainsi que cette appellation existe, depuis la nuit des temps. El-Kantara, ou le CALCEUS HERCULUS, nom donné par les romains, sans doute. Comme le raconte la légende, ce défilé étroit a été ouvert par un «coup de pied d’Hercule» et devait être, dans l’antiquité, un poste militaire important. Les recherches de Gaston de Vulpillieres ont aidé à établir que deux corps d’archers, en Syrie, y tenaient garnison. C’est à El-Kantara que la voie ferrée et la route nationale N°3, descendant des hauts plateaux rocheux, débouchent des montagnes et sortent sur le Sahara par un très beau défilé, qui est comme la porte du sud, dénommé par les autochtones «Foum Essahara», et par Fromentin la «porte d’or», qui est ouverte au sud sur une belle oasis, avec plus de 50 000 palmiers-dattiers. La route nationale N°3 passe, donc, au pied du versant nord de la crête, où s’ouvre le défilé. Un peu plus loin, on atteint l’entrée des gorges, où l’on aperçoit, à droite de la RN 3, l’ancien pont romain, restauré par les français.
La route, quant à elle, se faufile sur la rive gauche de l’oued El-Hai et le chemin de fer, tracé un peu plus haut, sur la corniche, traversé par de nombreux tunnels, qui suit le défilé coupant la montagne comme une large brèche de 40 mètres, entre les deux murs de rochers. Sa superficie est de l’ordre de 238,98 Km2, pour une population de plus de 10 000 habitants, tandis que son altitude avoisine les 538,23 mètres, par rapport au niveau de la mer. Dachra, où le village rouge est situé, à flanc de montagne, sur la partie ouest d’El-Kantara, et qui est un musée à ciel ouvert. Les ruelles qui serpentent le village, avec ses habitations typiques et d’une une structure fonctionnelle, bravent la torride chaleur de l’été et les rudes journées de l’hiver. Faisant parie intégrante du site naturel, dans une parfaite harmonie, le village rouge (cité du 8 mai 1945, actuellement) est un patrimoine national qui est en voie de restauration, pour lui préserver son cachet traditionnel et pourrait, ainsi, devenir une découverte non négligeable pour les visiteurs. Les touristes pourront déambuler dans le village rouge et converser avec des gens, simples et accueillants, qui leur feront visiter leurs humbles demeures et partageront avec eux  le couscous, la chakhchoukha, ou la galette préparée par d’habiles mains

Source La Nouvelle République

Le Pèlerin

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 10:52

Desertec, un projet qui prévoit la construction d’un réseau de centrales solaires dans le Sahara, qui servirait à approvisionner l’Europe en énergie propre.

projet desertec

Le projet d’exportation à grande échelle de l’électricité produite à partir de l’énergie solaire vers l’Europe est révisé.

L’amphithéâtre de l’université de l’Unité africaine à Adrar était plein à craquer dans la matinée d’hier. La venue à Adrar d’une délégation d’experts et d’universitaires avec à leur tête Paul Von Son, le PDG de l’initiative industrielle Desertec, a été l’occasion pour les enseignants et les étudiants d’assister à un débat enrichissant sur les énergies renouvelables. L’initiative d’organiser une conférence sur les énergies renouvelables, qui a regroupé durant la journée d’hier des professeurs et des experts algériens et allemands, est due au partenariat entre l’université de l’Unité africaine d’Adrar et le groupe RedMed, un opérateur de services évoluant dans le secteur de l’énergie.

L’intervention de Paul Von Son était très attendue surtout après ses déclarations faites cette année et qui marquaient une révision à la baisse des ambitions de l’initiative industrielle Desertec (DII). Cette initiative qui travaillait sur le projet d’assurer l’approvisionnement en électricité de l’Europe, qui serait produite à partir de l’énergie solaire avec des centrales installées notamment en Afrique du Nord en vue de contribuer à la demande européenne à hauteur de 20% d’ici 2050 a revu cet objectif.

Son PDG a déclaré, au cours de l’année 2013, que finalement «le marché européen pourrait fournir jusqu’à 90% de sa propre demande en électricité».«Si nous parlons d’énergie renouvelable d’Afrique du Nord, seule une petite partie sera en fin de compte acheminée vers le marché européen», avait-il déclaré. Lors de sa conférence, Paul Von Son a confirmé cette révision en déclarant que Desertec est une vision, un concept pour utiliser le soleil et produire de l’électricité qui sera mise sur le marché. «Ce n’est pas un projet uniquement pour exporter de l’électricité vers l’Europe, mais une solution, une vision pour donner des atouts qui permettront aux énergies renouvelables de s’imposer et les faire accepter par le marché.»

Dans le débat, il sera plus explicite pour le futur rôle de cette structure maintenant que le projet d’exportation à grande échelle de l’électricité produite à partir de l’énergie solaire vers l’Europe est révisé. Pour Paul Von Son, l’initiative va œuvrer pour aider et soutenir les gouvernements de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) pour qu’ils fassent avancer leur programme national. Cette nouvelle donne, confirmée publiquement par le PDG de Desertec, va probablement influer sur le programme national des énergies renouvelables décidé en 2011 et qui prévoit d’ici 2030 de produire 22 000 MW d’électricité à partir des énergies renouvelables dont 12 000 MW pour le marché national et

10 000 MW qui seraient destinés à l’exportation.

La conférence organisée dans l’enceinte de l’université d’Alejandra et dont le modérateur des débats était Abdelmadjid Attar, ancien PDG de Sonatrach et ancien ministre de l’Hydraulique a permis, entre autres, à Mekideche Mustapha, vice-président du CNES de plaider pour un partenariat euro-maghrébin équilibré, à Noureddine Yassaa, directeur du CDER, de parler des actions du centre de recherche, au professeur Wilfried Zorner, directeur d’un institut de la ville de Ingolstadt d’exposer l’expérience de la formation et de la recherche universitaire dans les énergies renouvelables, à Hasni Toufik, ancien vice-président de Sonatrach et PDG de NEAL, d’aborder la transition énergétique et la part de l’électricité, à Joseph Hess, PDG de Swirl, de présenter l’expérience des éoliennes à axe vertical.

Source El Watan Liès Sahar

Le Pèlerin

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 09:39

La capitale de Tin-Hinan sort de sa torpeur

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Face au déclin du tourisme, les voyages organisés restent le meilleur moyen pour attirer les touristes et relancer l'activité du secteur.

La wilaya de Tamanrasset vit une fin d'année 2013 et un début d'année 2014 riches en couleur, en sonorité, en activité sportive, culturelle, économique et autre commerciale. Les vols à destination de la capitale de Tin-Hinan affichent désormais complet sur les deux compagnies, Air Algérie et Tassili Airlines. Avec l'organisation du Festival national de la musique et de la chanson amazighes dans ses différents genres kabyle, chaoui, targui, mozabite et chenoui, d'une part, et la tenue du 14e Salon national de l'artisanat qui regroupe quelque 130 exposants venus de 30 wilayas d'Algérie en plus des 10 communes de la wilaya de Tamanrasset, l'organisation du cross scolaire et surtout l'événement le plus attendu par la population locale en cette dernière ligne droite de la fin de l'année 2013, en l'occurrence la tenue en cette période même, des journées culturelles du Sud qu'organise l'Office national de la culture et de l'information (Onci) et l'Entreprise publique de télévision (Eptv).
Une bouffée d'oxygène pour les agences de voyages.
Les agences de voyages qui ont traversé ces derniers temps des passages à vide en matière d'activités touristiques en
raison de la baisse sensible de celles-ci, soufflent un tant soit peu avec l'arrivée des Nordistes en cette période de fin d'année pour prendre part aux différentes activités programmées. «Il est vrai que nous avons passé des périodes creuses ces dernières années en raison de la détérioration de la situation sécuritaire dans le Grand Sud, il faut tout de même reconnaître qu'avec l'organisation de ce genre d'activités culturelles nous soufflons un tant soit peu», nous déclare un opérateur dans le domaine avant d'ajouter: «Il est temps d'encourager le tourisme domestique qui pourrait nous être très utile et surtout qui pourrait provoquer le déclic pour le retour en force des touristes étrangers.»
En outre, même si l'ouverture des portes du Tassili durant la saison touristique 2011-2012 a été accueillie avec soulagement par les agences de voyages locales, il n'en demeure pas moins que les touristes étrangers ne se rendent pas en nombre comme cela fut à une certaine période. «C'est grâce au tourisme et autres activités commerciales que nous avons pu retenir tout un pan de jeunes à l'écart du banditisme et autres trafics. le tourisme est pour eux une fenêtre sur le monde», nous déclarent à l'unisson quelques actifs de la société civile. Comme les agences de voyages, les hotels et autres campings qui sont, eux aussi, durement touchés respirent à pleins poumons cette année avec l'organisation de différents événements culturels. Tant mieux, pourvu que ça dure!
L'Assekrem et Affilal: hauts lieux du tourisme
Face au déclin du tourisme, les voyages organisés restent le meilleur moyen pour attirer les touristes et relancer l'activité du secteur. Pour les touristes nationaux, c'est beaucoup plus des virées à l'Asskrem en marquant une halte à Affilal. En effet, les touristes se rendront, selon le programme, au mont de l'Assekrem (2700 m d'altitude), pour vivre et contempler l'un des plus beaux levers et couchers du soleil au monde, en plus de l'organisation de circuits à travers la zone humide Affilal, le tombeau de Tin-Hinane (reine des Touareg), qui se trouve dans la région d'Abalessa (près de 80 km au nord de la ville de Tamanrasset). Ils se rendent aussi pour découvrir des paysages naturels féeriques, des gravures et dessins rupestres et autres vestiges plus que millénaires dans la région touristique de Tagmaret à 20 km à la sortie nord du chef-lieu de wilaya. En outre, ces randonnées à travers ces sites touristiques, ces Algériens du Nord découvrent aussi les différents arts culinaires traditionnels, à l'instar du taguella, la maynama et autre merdhoum.
En faisant le tour de la ville de Tam, il est aisément constatable que la capitale de Tin-Hinan croule sous les ordures que broutent des troupeaux de chèvres. «La saleté gagne du terrain chaque jour sans que les autorités ne lèvent le doigt», nous déclarent quelques citoyens rencontrés au centre-ville. Même si la ville de Tamanrasset est épargnée des grandes pollutions atmosphériques propres aux villes nordiques, les déchets ménagers, non dégradables biologiquement, demeurent pour elle un véritable casse-tête chinois, à l'instar des autres grandes villes d'Algérie.
C'est dans cette optique justement que la présidente de l'Association «sauver l'imzad», en l'occurrence Mme Sellal, a organisé, dans le cadre de la préservation et de la sauvegarde de ce patrimoine mondial et de son environnement, l'événement Idaghdagh - Kafanamazbal, en lançant, dans une opération de grande envergure, un concours de ramassage des déchets, notamment en matière plastique (sachets, bouteilles..) à Tamanrasset. Cette opération a connu un large succès et a été une réussite totale.
Secteur de la santé: un déficit en infrastructures
Tamanrasset, la capitale de l'Ahaggar et de la wilaya de Tamanrasset qui est la plus grande wilaya d'Algérie en termes de superficie, fait face à un déficit en infrastructures lourdes (hôpitaux, CHU..) pour atteindre la norme nationale en matière de santé, soit un lit pour 1000 habitants. En effet, le seul hôpital de la ville de Tam, renforcé par deux polycliniques, ne peut pas répondre à la demande croissante de la population. Le manque d'agents paramédicaux retarde le bon fonctionnement de l'hôpital et les deux polycliniques. Tamanrasset est peut-être la seule wilaya où aucune clinique privée n'est encore implantée. La wilaya a besoin aussi d'une infrastructure mère/enfant qui aura à prendre en charge l'obstétrique, la gynécologie et la pédiatrie. En bref, les habitants de la capitale de Tin-Hinan attendent, à travers les autorités de la wilaya, une enveloppe budgétaire conséquente pour combler le retard en matière de lits d'hôpitaux. Par ailleurs, concernant les officines de pharmacie, le chef-lieu de wilaya frôle la saturation. L'implantation répond largement à la norme nationale qui est de 1/5000 habitants.
Les ordures ménagères, un casse-tête chinois
En outre, en plus du déficit en matière d'infrastructures, la population qui est estimée à 176.637 habitants d'après le recensement de 2008, enregistre aussi du retard en matière de spécialités; chirurgiens-dentistes, médecins spécialistes, voire même de généralistes.
Sonelgaz: la DD/SDC se modernise
La direction de distribution d'électricité et gaz de la société de distribution du centre (DD/SDC) de la wilaya de Tamanrasset est à la page en matière de modernisation de sa gestion en lançant l'opération «Aâlamni»...(informe-moi). Cette opération commence d'abord par la collecte d'informations de la clientèle en optant essentiellement pour le numéro de téléphone. Elle consiste à se rapprocher davantage du client en l'informant sur tous les événements qui se déroulent au niveau de la boîte (coupures, rencontres de sensibilisation...). «Le mode de fonctionnement de cette opération se fait par l'envoi des SMS» nous informe M.Djouadi Mohamed, directeur de la direction de distribution de la wilaya de Tam. Le 2ème aspect de modernisation est relatif au relèvement des compteurs. Tous les clients moyenne tension (administration, industriels...) sont télé-relevés par un système à partir d'un bureau à travers tout le territoire de la wilaya. «Ce système qui permet de télérelever toutes les informations contenues dans les compteurs d'énergie permet de consulter, d'analyser et d'assister le client dans le mode de fonctionnement de son unité», nous renseigne M.Djouadi.
L'autre point est lié à la consultation des factures des clients à tout moment à travers le site Web www.sdc.dz. En outre, la wilaya de Tam compte 46.000 clients en énergie électrique et 3000 en gaz concentrés essentiellement dans la région de In Salah. Avec l'arrivée du gaz à Tam, le taux de couverture atteindra les 80% à la fin du 1er trimestre 2014, nous informe le premier responsable de la distribution à Tam.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:57

Sud algérien – Tamanrasset - Communauté européenne

Une idylle recherchée

touareg

 

La nouvelle circule comme une traînée de poudre dans des milieux féminins dans plusieurs pays de la Communauté européenne. De bouche à oreille, il est dit que la région du Hoggar est un gisement d’hommes libres.

Les Touareg sont réputés vigoureux, peu exigeants, fidèles amoureux et non corrompus par les temps modernes. Des mecs d’une rare épaisseur humaine… Et toutes ces qualités se perdent chez l’homme moderne. Ces discrètes confidences qui relèvent du renseignement sont prises au sérieux par de nombreuses femmes à la recherche de l’Amour avec un grand « A » dans les bras vigoureux d’un homme bleu à saisir dans cette immensité désertique du Sahara. La jeune Corinne qui travaille dans une agence parisienne de tourisme gère près de 5000 passagers par an aux deux destinations de Tamanrasset et Djanet, à raison de deux vols hebdomadaires. Les débuts de cette entreprise étaient modestes. Mais depuis la béatification du père de Foucault, Tamanrasset devient une destinée de tourisme religieux. Les pèlerins arpentent à pieds la côte de l’Assekrem et les amoureux de la nature découvrent « le plus grand musée du monde à ciel ouvert » dans le parc de Djanet. Dans cette masse de touristes, il y a de nombreuses candidates au mariage qui viennent de Hollande, de Suisse, d’Allemagne, de France et surtout de Belgique. Le nombre de ces femmes est significatif pour justifier un regard particulier et une prise en charge adaptée. Corinne se défend d’être une agence matrimoniale déguisée pour le rapt d’innocents Touareg. Elle précise que les candidates au mariage se recrutent majoritairement dans les professions libérales. Courageuses jusqu’à la témérité, elles bravent les tempêtes de sable, les distances et par-dessus tout, elles affrontent avec une certaine audace l’administration pointilleuse de nos consulats pour la délivrance du visa. C’est l’exemple de cette jeune Franco-Japonaise qui a convolé en justes noces avec un Targui. Elle a trouvé son bonheur dans l’austérité de la vie de nomade et transhume désormais entre le Niger et l’Algérie. Son sage mari qui préfère sa vie de nomade ne veut pas quitter son immense paradis. La jeune femme qui a su montrer de réelles qualités d’intégration, partage sa vie entre l’Europe où elle exerce son métier de journaliste et le Sahara où elle vit la sensation de l’absolu et aide son mari dans le commerce des chameaux. Il paraît que l’amour rend fou. Pour ce qui est de la folie, un Targui en a payé la rançon en région parisienne. Depuis son mariage et son « transfert » en France, il lui était interdit par sa femme de quitter le domicile. Il s’est retrouvé séquestré dans un F3. Jalouse, sa belle Joséphine ne pouvait consentir à le laisser libre et livré au danger des regards d’autres femmes… Son beau Targui, elle le voulait sans partage. Jusqu’au jour où des amis sont venus à son secours. Délivré, enfin, il est retourné dans le Hoggar. Celui-là n’est pas prêt à repartir en Europe.

Source El Watan

Le Pèlerin

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 09:15
L’Oasis de Bou-Saâda: De la cité médiévale à la garnison coloniale - Cadre de l’administration Sanitaire, à la retraite

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Vous êtes à Bou-Saâda et que l’envie de la visite vous prenne, qu’à cela ne tienne! Partez de l’hôtel «Transat» et dévalez la petite pente qui conduit au M’serah (théâtre ou esplanade) appelée aussi, à l’époque coloniale, place «des chameaux».La pente de droite vous mènera vers «El-Erg» autre accès à l’oued. L’hôtel Lograda, superbe demeure mauresque agrémentée d’un jardin suspendu exubérant, éveille la curiosité. Sur la place des chameaux, le défunt Mohamed Benaïssa Alias «Guizaoui», y tenait commerce avec ses randonnées camelines.

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De vieilles touristes suissesses ou autrichiennes se plaisaient à s’acheter, momentanément, une frayeur sur la posture baraquée d’un chameau. La procession quittait les lieux à destination des dunes, au nord-est de la palmeraie, là où meurt l’oued. Sa résurgence par puisage se fera au Maâdher, fleuron de l’agriculture moderne. Quant à vous, vous emprunterez la pente dallée de pierres qui descend vers l’oued. On l’appelle «Araga», son ascension fait réellement transpirer pendant la chaude saison. A l’entame de la descente, les senteurs florales vous saisissent, l’odeur rugueuse de la sève du figuier ou l’effluve de la rose sauvage appelée «sueur du prophète». Les fleurs rouge-oranger du grenadier sont un plaisir pour l’oeil, la vigne rampante, gambade de muret en muret. Une tradition atavique permettait aux mitoyens de jouir des fruits du voisin, quand les branches des arbres enjambent le clôture de l’un ou de l’autre. Le grésillement du grillon, strident et lancinant, vous invite à de nouvelles sonorités. Le coassement guttural des grenouilles, jadis hôtes des lieux, ne vous accompagnera plus. Ces batraciens ont été spoliés de leur eau vive, ils ont cédé la place aux eaux putrides.

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Vous traverserez le gué, le parcours ascendant de la rive droite sur quelques mètres, vous fera découvrir l’ancien atelier d’Etienne Alphonse Dinet. La maisonnette surmontée d’une «kouba» construite en mezzanine, livrait par son balcon, une vue imprenable sur l’oued.

Vous prendrez à votre gauche une côte parée de part et d’autre, de jardins fleuris. Au milieu du chemin muletier se trouve le moulin à grains «des mozabites». La grande aube à l’extérieur du bâtiment, fonctionnait à l’énergie hydraulique grâce à la trombe d’eau de la séguia. Séguiat Nakhara, qui longe la rive droite de l’oued duquel elle est ponctionnée à hauteur du moulin Serguine et sa soeur jumelle, Saguiat Elkhachba, sur la rive gauche, assurent l’irrigation de toute la palmeraie. Le tour d’eau de chaque parcelle était régenté par une organisation coopérative où la morale et l’équité jouent un rôle majeur dans la distribution. Au niveau du moulin, l’eau qui tombait telle une cataracte, faisait tourner l’immense roue pesant plusieurs tonnes. L’axe denté de la roue fait mouvoir la meule supérieure qui écrase le grain sur la meule inférieure. Mulets et baudets faisaient le pied de grue, dans l’attente de la mouture ensachée dans des contenants en jute pour le blé, ou en poils de chèvre pour l’orge.

En continuant la petite escalade, vous déboucherez sur un belvédère, le cimetière des Ouled Hamida est là. La quiétude et le dénuement des lieux adossés au piémont du mont Kerdada, participent au repos de l’esprit. Nasreddine Dinet, converti à l’Islam, y est enterré. Il gît sous une «kouba», appelée tombeau de Dinet. Edward Verchavelt, autre picturaliste d’origine flamande serait, lui aussi, enterré non loin de là. Converti à l’Islam, il prenait femme dans la communauté de la cité. Les enfants, un garçon et une fille issus de ce mariage sont encore parmi nous. Le ciel pâle azuré est d’une pureté presque transparente. Le fond sonore produit par les jacassantes volées de moineaux et d’étourneaux, crée l’enchantement. Le décor, est ainsi planté!

Dans la direction nord, le panorama qui s’offre à la vue est des plus prenants. Le regard embrasse un angle de 180° que nul obstacle ne gêne. Les palmiers élancés surplombent les vergers ombragés qui couvrent les deux rives de l’oued. Clairsemés de petites maisons, les jardins offrent en été une relative fraîcheur. Au bout du regard, le mont Salat éperonne l’horizon. Le promontoire en forme d’entonnoir tronqué, appelé billard du colonel Pein pendant la colonisation, trône au milieu de la steppe. Il porte actuellement le nom de Kalat Dhiab (la fortification de Dhiab), personnage épique de la geste hilalienne. Le mont Azzedine, en vis-à-vis, fait une parallèle presque régulière avec le Kerdada. Ils couvent à eux deux, la cité dans un écrin vert et ocre.

Au milieu du tableau, Bordj Essaâ (la tour de l’horloge) appelée anciennement Fort Cavaignac du nom du sinistre général de la colonisation, compère du général Pélissier, initiateur des enfumages des damnés du Dahra. Cette horloge égrènera le temps qu’aura duré la colonisation. La résistance de Benchabira sera réduite en novembre 1849, soit trois ans avant la réduction, par le salpêtre du canon des Zaâtcha. Plus bas se trouvait l’école des sous-officiers spahis (cavalerie) de l’armée française. Nombreux cadres de l’armée nationale (ALN) auraient fréquenté cette institution et beaucoup d’entre eux, l’ont désertée avec armes et bagages. Parmi eux, Lograda Belgacem «l’Indochinois» et Slimane Lakehal Alias «El Wahrani».

A gauche, l’ancien hôpital colonial reconnaissable à son acrotère saillant fait de gros blocs de pierre taillée. Cet hospice plus exactement, portait le nom du Dr Etienne Sergent, dont les travaux sur le typhus et le scorpionisme, ont fait école. A l’extrême gauche, la palmeraie déjà dense fait deviner les moulins Ferrero et en contrebas les moulins Serguine et Belamri, tombés en désuétude depuis longtemps. De proche en proche les deux minarets de la mosquée Cheikh Bachir El-Ibrahimi, rappellent au visiteur qu’il est en terre d’Islam.

Récidive architecturale de Messaoud Ben-Ziane, l’artisan maçon, elle est la modeste réplique de «Aya Sophia» d’Istanbul.

La démographie galopante qui a induit une «rurbanisation» effrénée, a fait surgir d’immenses îlots bâtis, épousant les escarpements du terrain. Les nouveaux quartiers s’appellent Koucha du nom d’un ancien four à chaux, haï El-Moudjahidine, Maitar et visible au loin, sur la route d’Alger, la nouvelle ville. Hideux conglomérat de cubes, prétendant à la modernité, il jure par son incongruité. Au pied du mont Azzedine se trouve une petite arête montagneuse qui comportait à son faîte, une table d’orientation. Cette table circulaire de plus d’un mètre de diamètre, indiquait toutes les directions: de La Mecque à San-Francisco et de Stockholm au Cap. Cette arête a cédé sous les coups de boutoir des brises-roches, elle disparaîtra un jour sous le flot d’une bétonnière ou dans le ventre d’un concasseur. C’est inéluctable!

Le beau bâtiment blanc aux boiseries vert-wagon, noyé dans un jardin luxuriant, n’est autre que l’hôtel Kerdada, ex-Transatlantique, ex-Le Petit Sahara, racheté et ouvert en 1913 par les soeurs Baille, filles d’un prétendu maire de Paris. Le regard glissera ensuite sur les terrasses des Ouled-Hamida, accroché par son minaret typique octogonal, «défi technologique» de deux artisans maçons, natifs du quartier, les défunts Ahmed Ben Ameur et Messaoud Ben-Ziane. En contrebas le quartier de Schorfa et la «kouba» de Sidi M’hamed Ben-Brahim. Le sanctuaire de l’Emir El-Hachemi se trouve dans une venelle, reliant la petite place du quartier à l’oued. Au milieu du tableau se dresse le ksar, constitué de El-Argoub et Achacha, vieux sites médiévaux, formant le premier noyau citadin. Vers la droite, Djemaâ Ennakhla, reconnaissable par le palmier qui jaillit à son entrée.

Cette petite mosquée est l’oeuvre du Saint Patron de la ville, Sidi Thameur Ben Ahmed, venu de Fez, dit-on. Elle aurait été construite au début du 16e siècle. L’hôtel Le Caïd et l’Institut des techniques hôtelières situés aux Mouamine, parachèvent la vue offerte au visiteur. Au loin et à l’extrême droite, les terres agricoles d’El-Madher s’étendent verdoyantes, contrastées par le sable. On dit que sa surface agricole utile serait de 30.000 hectares. Célèbre déjà par sa carotte et sa laitue, il est appelé à devenir le bassin laitier du Hodna. La route de Biskra serpente entre les dunes et les vergers de cultures de sol. Les dunes jadis culminantes, solidifiées par ensemencement végétal, sont présentement, définitivement fixées. Ces dunes ont servi au tournage de plusieurs films, dont «Le marchand d’esclaves» de l’Italien Anthony Dawson. La poursuite de la ballade, vous fera traverser la Déchra El-Gueblia (hameau sud) qui est née probablement, pour les besoins du travail de la terre et la production de lait. Il s’y trouvait d’importants élevages de bovins.

A hauteur du minaret des Ouled Hamida, une étroite piste muletière dévale, à travers les jardins aux clôtures tortueuses et aux portes grossières, faites de poutres de tronc de palmier. A sa mort le palmier fournit le «lagmi», jus blanchâtre et sirupeux d’une extrême douceur. Il est tiré du faîte du palmier. Le tronc servira à confectionner des poutres de bois aux multiples usages.

L’étroit gué fait enjamber l’oued vers la rive gauche accessible, cette fois, par quelques marches. La lourde cascade vaporise les gouttelettes d’eau qui emplissent l’endroit d’une légère brume. C’est Aïn Bensalem, endroit dont la fraîcheur est recherchée en période de canicule. Protégée des regards par une murette de pierres, on s’y «douche» en été. Les enfants barbotent dans son minuscule bassin. La montée de la côte raide aboutit à Sidi H’mida. Un plan du film de Cécil Blount de Mille «Samson et Dalila» tourné en 1948, fait remonter cette côte, à Victor Mature. A partir de cet endroit, on aborde la médina. En traversant Haouch-Lihoudi (le mas du juif), lieu colonial de débauche et plus tard de torture, on se dirige directement sur la place des Chorfa. L’unique maison à balcon qui s’y trouve, est celle de El-Aif, ancienne résidence de l’Emir El-Hachemi et de sa famille. Les jeunes Emirs Khaled et Mustapha, enfants adoptifs des Chorfa gambadaient avec leurs camarades du quartier. C’est probablement ici même que Salah Chouikh des Ouled Hamida, nouait-il sa relation avec l’Emir Khaled.

Surnommé Salah Ghandi plus tard, il était élu en juillet 1926, membre du bureau de l’Etoile nord africaine naissante (Ali Mahsas: Mouvement national de la Révolution P54). L’Emir El-Hachemi qui, à la fin de sa vie perdait la vue, passait le plus clair de son temps à enseigner à ses compatriotes les préceptes des sciences islamiques. Mort en 1902, il a été inhumé à quelques mètres de sa demeure occasionnelle. Ce lieu historique ne semble pas s’attirer les faveurs des conservateurs et des historiens. A partir de là, on peut regagner le centre de la ville par la rue des forgerons, où l’art de l’artisanat martial était très développé. On y ferrait les chevaux et façonnait les charrues et les faux. Le couteau bou-saâdi est né dans ses forges à soufflet en peau de chèvre. La mosquée des Chorfa fait la jonction avec les Achacha (huttes?) et El-Argoub (le promontoire?).

La vieille mosquée du ksar rappelle étrangement les mosquées ibadites. Les ruelles étroites permettant à peine le passage de deux personnes, sont cassées par des encoignures et des impasses. Elles ne sont jamais rectilignes, l’objet qu’elles remplissaient participait probablement d’un souci défensif contre les agressions et les razzias. Beaucoup de quartiers disposaient de portes massives à l’entrée principale qui étaient closes la nuit tombée. La cité se prémunissait des attaques de tribus bellicistes ou de brigands écumant la steppe.

Longeant la mosquée, une petite rampe descend vers la rue appelée anciennement Rouville. C’était le quartier des ferblantiers et plombiers juifs. Accoutrée à l’arabe, la communauté juive était placée sous la protection d’un notable. Elle portait toujours le nom de son protecteur. Pratiquant librement son culte dans une synagogue, dont les vestiges sont toujours présents, elle ne faisait l’objet d’aucune discrimination. Elle le rendit mal à ses hôtes en optant pour le nouveau statut que lui offrait Crémieux.

En descendant à droite, c’est Bab Loubib, résidence de vieilles familles autochtones et entrée sud des Mouamines. Le parcours aboutit à la mosquée de Sidi Thameur ou de Ennakhla, plus vieille construction de la médina. Cet ouvrage séculaire, restauré à plusieurs reprises par la seule volonté des riverains, risque de disparaître à jamais si une action salvatrice de grande envergure, ne vient pas le soustraire à l’injure du temps. Accessible par une tonnelle voûtée, faite de matériaux locaux, la salle de prière d’une simplicité ascétique, inspire le recueillement et la sérénité. Son plafond de bois et ses colonnes étonnent par l’équilibre et l’harmonie des formes. Le mortier de chaux et de sable protège la brique de terre séchée. Ce matériau doux en hiver et frais en été, permettait de lutter contre les hivers rigoureux et les étés torrides. La main de l’homme est visible, à travers le lissage irrégulier des murs ou la grossièreté de la taille du bois. Point de rectitude, tout est fait d’ondulations, une symphonie de formes.

En quittant les lieux, la ruelle se termine par la fontaine éponyme et aboutit à la grande rue des jardins, de récente création. L’armée coloniale créait ainsi cette saignée pour priver les fidaïne de la protection des jardins. A droite, elle mène vers le «verger du commandant» et au Saf-Saf (ex-promenade des écoliers) à gauche vers Ennader (la meule de foin). On y trouve un petit cimetière où sont enterrés les membres de quelques vieilles familles du quartier. En remontant la rue, on y découvrira Aïn Mouamine, borne fontaine d’une eau pérenne, qui remonterait à des temps immémoriaux. Des jeunes, soucieux de conserver leurs attaches culturelles, ont réhabilité ces deux fontaines. A gauche, la rue qui monte se subdivise en deux, telle des ciseaux, la branche supérieure est l’ex-rampe Wagner et à son sommet l’église catholique. La branche inférieure est la rue où se trouvait, la maison d’Etienne Dinet. Rachetée et restaurée, elle abrite actuellement le Musée national du même nom. Au bout de cette dernière se trouvait le centre de torture des DOP de sinistre mémoire. Cette unité opérationnelle spoliait la famille Legoui de son bien patriarcal. Nous sommes au pied de l’ex-Fort Cavaignac, sa butte inférieure est l’actuel sanctuaire de chouhada qui abrite près de 250 sépultures. La petite ruelle de gauche près de la mosquée vous conduira à Rahbat Mouamine. Pavée de galets, cette place recevait les grandes cérémonies communautaires. Il s’y trouve le plus vieux bain turc, hammam Boughlam. La coupole de sa chambre chaude serait confectionnée par un magma de plâtre et d’ouf, dit-on. L’étroite ruelle, côté sud, vous fera découvrir la mosquée ibadite, «cachée» dans une échancrure. A partir de là, c’est Rahabat El-Bayadh. Petite place où un ou deux cafés maures servaient le café turc ou djezoua. Les clients jadis assis sur des nattes d’alfa, y jouaient aux dominos en sirotant leur café djezoua ou leur khordjelan. Le voyageur s’y couchait pour passer la nuit. Nous sommes maintenant au coeur de la ville, l’ex-place du colonel Pein, (encore lui!) est devenue la place des Martyrs. On y a jeté en 1957, les corps de 14 combattants de la liberté. Elle recevait les cirques «Amar» et «Bouglione», probablement à une ou deux reprises, à l’orée des années cinquante.

La place, ceinte d’arcades, est le lieu d’échanges commerciaux et de palabre. Ses échoppes gardent quelque survivance des métiers de savetiers, de couturiers et de brodeurs de burnous assis en «tailleur». Les jours de marché, le médah ou goual s’installait à même le sol pour chanter les odes épiques de Béni-Hillal. Benamar Bakhti immortalisait cette image, par le rôle que jouait Athmane Ariout dans «Le clandestin». Les sons de la viole ou de la flûte se sont estompés sous la cacophonie des mégaphones et des chaînes stéréophoniques de musique de bas étage. Ce lieu historique a constitué la ligne de démarcation entre l’Orient musulman et l’Occident chrétien, représentés localement par la médina et le quartier européen. La première école française implantée par le cercle militaire voyait le jour en 1855. L’officier chargé de ce cercle réclamait l’école française pour contrecarrer «l’école des talebs» qui, disait-il, ne faisait que retarder la pénétration coloniale. Elle a été justement implantée là pas loin de la garnison et ce n’était pas innocent! Elle portera plus tard le nom de Lucien Challon, ancien directeur de la même école. Elle porte présentement le nom du Saint Patron de la ville. Son cours complémentaire eut un illustre élève en la personne du défunt Mohamed Boudiaf, père historique de la Révolution armée. Les hôtels d’Orient et de l’Oasis, sur la place, tenus par la juiverie, offraient au prolétariat pied noir un lieu de villégiature ersatz. La rue de la République, ex-Gaboriau du nom d’un capitaine de la conquête française, appelé de Médéa en renfort pour réduire la résistance, vous permettra une pause à la Ramlaya. Les marchands de «souvenirs» y foisonnaient. Elle était la halte des autocars en partance ou en provenance de la capitale. On attendait «le journal» au mythique «café d’Alger». En 1957, elle fut le théâtre du massacre nocturne de cinq (5) détenus, en représailles à une embuscade tendue la veille par des fidayïn. On y tourna aussi des séquences de «Silène», de «Septembre noir» et de bien d’autres films.

Les hôtels Beau Séjour et Le Sahara, dans le quartier européen desservaient probablement une classe moyenne, formée d’instituteurs et de fonctionnaires subalternes. Le Transat et Le Caïd, plus huppés, satisfaisaient aux desseins de libidineux roturiers et aux besoins de détente de vieilles rhumatisantes argentées sur le retour. Erigés en lieux d’observation d’une «faune» indigène, ces établissements hôteliers ouvrirent la voie à la dépravation morale et la beuverie collective. Le petit «yaouled» morveux et crépu, jubilant en recevant la pièce, ajoutait un zeste de piquant à la couleur locale.

Le tourisme colonial était aux antipodes du tourisme culturel ou de découverte. Le tourisme de type exotico-pittoresque participait délibérément à l’humiliation d’une communauté fière mais brisée par la domination coloniale. Celle-ci, se réfugiait dans son accoutrement traditionnel représenté par le burnous, le repli sur la mosquée et l’enfermement dans la langue de ses aïeux. Le couteau bou-saâdi, relique guerrière, devenait un banal article artisanal. Au recouvrement de la souveraineté nationale, la cité ne comptait pas moins de 14 mosquées et écoles coraniques. Le syndrome de Khadra, livre et fameux tableau de Dinet, découvert à Paris, par les tenants de la culture éthnico-anthropologique, n’aura été pour la cité du bonheur, qu’une fugace maladie infantile.

Source Le Quotudien d’Oran

Le Pèlerin

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 11:22
La sécurité des touristes dans le Sud du pays assurée
toaregs tamanrasset
En marge de la rencontre consacrée à l'évaluation de la saison estivale 2013, M. Hadj Saïd a indiqué que «toutes les mesures ont été prises pour assurer la sécurité des touristes désirant passer les fêtes de fin d'année dans les régions du Sud du pays», soulignant l'importance de promouvoir le tourisme interne, notamment dans ces régions.
Le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Mohamed Amine Hadj Saïd, a affirmé mardi à Alger l'engagement de son secteur à assurer la sécurité des touristes dans le Sud du pays, notamment durant les fêtes de fin d'année, et ce, en collaboration avec les différents services de sécurité.  En marge de la rencontre consacrée à l'évaluation de la saison estivale 2013, M. Hadj Saïd a indiqué que «toutes les mesures ont été prises pour assurer la sécurité des touristes désirant passer les fêtes de fin d'année dans les régions du sud du pays», soulignant l'importance de promouvoir le tourisme interne, notamment dans ces régions.  Il a rappelé à cet effet les conventions signées récemment avec les œuvres sociales des secteurs de l'hydraulique, de l'éducation nationale et Sonelgaz. Il a annoncé que d'autres accords seront également prochainement conclus avec Sonatrach, Air Algérie et Tassili Airlines au profit des touristes désirant passer leur vacances dans le Sud, notamment à Illizi et Tamanrasset.  Ces mesures s'inscrivent, selon le ministre, dans le cadre «de la promotion du tourisme interne», ajoutant qu'il se réunira prochainement avec le secrétaire général des de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Said, pour donner l'occasion aux travailleurs algériens de passer leurs vacances dans le pays.
A une question sur les mesures de délivrance de visa aux touristes étrangers, M. Hadj Said a rappelé que le représentant du ministère des Affaires s'est engagé récemment à étudier la possibilité de réduire la durée de traitement des dossiers de visa.
Source Le Jour d’Algérie Faten D.
Le Pèlerin
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