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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 16:52

Berriane - Les notables appellent à la sagesse

Le quotidien des habitants de la vallée du Mzab a été animé ces derniers jours par des actes de violence et d’affrontements entre deux communautés qui ont toujours vécu dans la sérénité, la fraternité et la solidarité. Des valeurs qui ont toujours prévalu dans cette majestueuse localité.
Toutefois, ces derniers temps, ce qui a été construit par les aïeuls de ces communautés a été sujet à des tentatives de déstabilisation pour semer les grains de pourrissement au sein de la société locale. A qui profitent ces affrontements et cette montée en puissance de la violence à Ghardaïa, à un moment où l’Algérie s’apprête à entreprendre un virage important dans la consolidation de son édifice de développement ? A quoi riment toutes ces campagnes de désinformation qu’essayent d’entretenir certains partis par leurs déclarations incendiaires en essayant vainement de créer une zone de turbulences ?  
Il y a lieu de disséquer et d’analyser cette donne étrangère aux coutumes des habitants de Ghardaïa, pour discerner que ce qu’on a voulu enter à cette population n’est pas un aboutissement d’évènements qui se sont accumulés, mais bel et bien une tentative réelle de créer un bouleversement et une fracture sociaux aux effets irréversibles.
Pour mettre un terme à un tel dérapage, des appels ont été lancés par les différents notables de la localité afin de s’unir et de démasquer les auteurs de ces actes qui s’inscrivent aux antipodes de la culture et de l’histoire de Ghardaïa.
C’est dans ce cadre que le ministre délégué chargé des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, s’est rendu, avant-hier, à Ghardaïa pour s’enquérir des dispositifs de sécurité et des efforts déployés en vue de rétablir la quiétude, suite aux affrontements qui ont éclaté entre citoyens vendredi dernier à Berriane.
Sur place, M. Ould Kablia a tenu une réunion de travail avec la commission locale de sécurité de la wilaya de Ghardaïa et a rencontré, ensuite, les notables de la région dans le but d’apaiser les esprits et de concourir à un retour au calme.
Première mesure prise par le ministre délégué chargé des Collectivités locales, la mise en place d’une commission ad hoc chargée d’élaborer une feuille de route pour la réconciliation et la réinstauration de la quiétude dans la localité de Berriane. Un mécanisme qui saura, à coup sûr, extirper à jamais les germes de la violence au sein d’une société connue par sa tolérance, son hospitalité  et son aversion à la violence.
Aussi, dans sa déclaration, M. Ould Kablia a souligné que ces affrontements ne sont pas dus à une quelconque colère exprimée par les habitants vis-à-vis de l’administration locale, comme il ne s’agit nullement de manifestations provoquées par les vicissitudes de la vie.
Preuve en est, suite aux inondations qui ont endeuillé Ghardaïa le 1er octobre dernier, les autorités locales ont mis en place différents dispositifs pour la prise en charge et l’indemnisation de tous les sinistrés. Il en est de même pour les commerçants et les industriels, touchés cette catastrophe naturelle, qui ont bénéficié d’un abattage fiscal et parafiscal.
C’est dire que les autorités locales veillent et s’échinent à dégager les mesures nécessaires pour endiguer ce phénomène de violence cyclique qui s’est greffé dans cette région. Une démarche soutenue par les représentants des deux communautés qui ont, de tout temps, exhorté les leurs à rejeter toute forme de violence et à unir leurs efforts comme cela était depuis des siècles. D’ailleurs, c’est le constat établi par les responsables des conseils malekites et ibadites qui ont tenu à affirmer que ces événements, qui ont mis en conflit les citoyens des deux communautés (les Ibadites et les Malekites) dans la ville de Berriane, ne sont pas d’origine ethnique ou raciale, dans la mesure qu’elles partagent la même religion qu’est l’Islam. Dans ce sillage, selon ces responsables, ces actes de violence ont été provoqués par des personnes «non encore identifiés», qui ont pour objectif de semer le trouble entre les membres desdites communautés qui ont toujours vécu en paix et dans une parfaite entente. Des coutumes et des qualités séculaires que réussiront, sans aucun doute, à perpétuer les notables ibadites et malékites aux générations montantes.

Source La Nouvelle République

Le Pèlerin

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 09:57

Mozabites et Chambaas, une cassure consomméeSouk Ghardaïa
La vallée du M’zab est de nouveau en proie à des incidents meurtriers. La violence caractérise désormais cette région autrefois paisible, et la cohabitation entre les deux communautés, Mozabites et Chaambas, semble remise en cause. Ni les pouvoirs publics ni les notables ne semblent en mesure d’apaiser la tension qui règne à Berriane depuis quelque temps.

Autres temps, autres mœurs. Des émeutes éclatent régulièrement dans cette contrée où la société était un exemple d’organisation. Les jeunes se démarquent des anciens qui ont de tout temps obéi à une hiérarchie dans la gestion des affaires des deux communautés, et qui ont vécu en parfaite harmonie. Une harmonie qui semble voler en éclats au moment où la nouvelle génération brandit des considérations religieuses et sociales et s’affronte à mort. Qu’importe les causes des incidents qui ont éclaté vendredi à Berriane. L’enquête le révèlera peut-être un jour.  Ce qui est surprenant et désolant à la fois, c’est  cette propension à recourir à la violence et à semer le chaos et la mort dans une région connue pour être structurée et réglée comme une montre depuis des siècles. Les fissures sont visibles, les notables, qui faisaient office d’autorité, n’arrivent  plus à se faire entendre et il semble bien que cette autorité soit en train d’être déniée par les jeunes qui tiennent désormais à se faire justice,  quitte à provoquer le chaos. Des jeunes qui ruent dans les brancards au moindre prétexte, faisant ainsi le jeu de ceux qui soufflent sur la mèche. Voudrait-on croire que ces incidents sont fortuits qu’on ne le pourrait pas. Il est difficile de se convaincre que les dissensions entre les deux communautés ne sont pas mises à profit par quelque partie obscure. De toute manière, manipulation ou pas, la cassure entre les Mozabites et les Chaambas semble consommée. Depuis l’affrontement intercommunautaire de 1885, échauffourées et batailles rangées y sont devenues monnaie courante. Comme cela s’est passé en mars de l’année écoulée, lorsqu’un jet de pétard a dégénéré, les affrontements qui opposent les deux communautés depuis vendredi dernier sont d’une rare violence. Un adolescent jeté du haut d’une terrasse, des maisons incendiées alors que leurs occupants y étaient encore, une haine qui en dit long sur les raisons du rejet des uns et des autres. Il faut croire que le mal est profond et qu’il n’a pas été attaqué à la racine, à partir du moment où l’affrontement est devenu le seul échange entre les deux communautés.

Source La Tribune

Le Pèlerin

 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 09:22

Sud algérien - Les affrontements se sont poursuivis durant la journée d’hier : Berriane sur un baril de poudre
Ghardaïa


Pour le troisième jour consécutif, les affrontements d’une rare violence entre les communautés ibadite (Mozabite) et malékite (arabophone) se sont poursuivis, frôlant la guerre civile. La situation a empiré au moment où une Mozabite, circulant dans le quartier Boudouaya, selon des témoignages, a manqué d’être brûlée vive par un cocktail Molotov. Elle n’a dû son salut qu’à l’intervention de jeunes se trouvant sur les lieux, qui ont réagi à cette « agression » par des jets de pierres. Pour tenter de faire revenir le calme, les éléments des brigades antiémeute se sont interposés entre les deux belligérants.

Non contents de l’intervention des forces de l’ordre, les jeunes des deux communautés s’en sont pris aux policiers. Ces derniers ont riposté avec des grenades lacrymogènes, tout en essayant d’éviter au maximum la confrontation. Une attitude différente aurait certainement débouché sur un bain de sang. Néanmoins, plusieurs blessés ont été enregistrés durant cette journée. On a appris de sources officielles qu’il y a eu aussi plusieurs interpellations. Ces batailles rangées se sont poursuivies durant toute la journée d’hier, plongeant la localité de Berriane dans une effroyable psychose. Tous les quartiers empestaient les gaz lacrymogènes. Pour ce qui est des dégâts, en plus de ceux déjà enregistrés vendredi et samedi, d’autres maisons ont été incendiées hier. La localité donnait à voir de véritables scènes de guerre. Des colonnes de fumée noirâtre s’élevant dans le ciel, aux quatre coins de la ville. Devant ce chaos, les habitants des quartiers mixtes ont quitté leurs demeures, forcés à l’exil. Ce mouvement de population a, rappelle-t-on, commencé en mars 2008. Les protagonistes, d’un côté comme de l’autre, saccageaient et incendiaient habitations et commerces. 11h. La situation à Hay Saraâf et dans la rue de l’Indépendance a dégénéré. Aux jets de pierres qui fusaient de partout, les forces antiémeute ripostaient avec des tirs de bombes lacrymogènes.

Insécurité totale

A certains endroits, les bombes lacrymogènes ont atterri à l’intérieur des habitations. Des dizaines d’enfants et de femmes, étouffés par les gaz, ont échappé de peu à l’asphyxie. L’air était irrespirable dans tous les quartiers de Berriane. Nous avons tenté d’avancer, accompagnés de certains notables de la communauté mozabite, sur la rue de l’Indépendance. Un officier de police nous a alors arrêté et nous a conseillé d’éviter d’aller plus loin sans escorte, au risque de se faire tuer. « Nous devons vous accompagner, sinon vous risquez d’y laisser la vie », nous a-t-il averti. Accompagnés par des policiers, nous sommes enfin arrivés à atteindre le quartier que nous voulions visiter. Soudain, une personne encagoulée, armée d’un gourdin, devinant que nous étions des journalistes, s’adresse à nous d’un ton ferme : « Dites que les affrontements ont repris et qu’il y a eu mort d’homme sans que la police n’intervienne. » Il faut dire, comme aux premiers jours de cette confrontation, les émeutiers n’arrêtent pas de fustiger les policiers. Certains, surtout les jeunes de la communauté mozabite, demandent carrément leur départ de Berriane. Ali, qui souhaite ne pas révéler son identité, soutient de toutes ses forces que « la police est complice dans ce conflit ». Avant qu’un adolescent ne l’interrompe pour abonder dans le même sens : « J’ai vu de mes propres yeux un policier céder son arme à jet de bombe lacrymogène à un arabophone », témoigne-t-il. « Les malékites ont défoncé les murs de nos cimetières et tabassé certains des nôtres », dit Nasredine. A ce moment-là, un homme d’une quarantaine d’années nous rejoint. « Je suis pharmacien et je viens d’être victime d’une agression », lance-t-il, dépité. C’est la panique générale. Non loin de là, un officier de police tente de négocier avec un jeune Mozabite pour calmer les esprits. Et au jeune de répliquer : « Sécurise-moi cette ruelle et je te garantirai la sécurité au niveau de ce carrefour. »

« On nous traite comme des juifs »

Un autre homme nous a rejoint, le subdivisionnaire des travaux publics de Berriane, nous annonçant que sa maison, située à Hay Hamouda, venait de prendre feu. Lyès, 16 ans, blessé à la tête, a témoigné : « Ce matin, une famille est venue rendre visite, à la clinique des urgences, à un proche qui a rendu l’âme. Il avait près de 100 ans. Les malékites les ont attaqués avec un cocktail Molotov. » Partant de ce constat, il a demande au policier présent sur les lieux de « s’occuper plutôt des provocateurs ». Le visage maculé de sang, notre interlocuteur nous a dit, dépité : « Nous sommes victimes de la hogra. Nous demandons que les droits de l’homme soient protégés. » Une autre personne, en colère et déçue par l’attitude des autorités et le fait qu’on les ait abandonnés, a lancé : « On sympathise avec la population de Ghaza mais ici, l’Etat nous traite comme des juifs. » Pour ce jeune, « c’est une guerre entre Arabes et Mozabites ». « Evitez d’utiliser, dans vos articles, les vocables ‘’ibadite’’ et ‘’malékite’’, car de cette façon vous mettrez de l’huile sur le feu. » Il nous a expliqué que le problème entre les deux communautés est d’ordre ethnique. Berriane, 13h. Nous avons rejoint le siège de la daïra. Une femme de la communauté arabophone est venue se plaindre, accompagnée de son mari et de ses trois enfants, criant que sa maison a été saccagée. « Il ne me reste rien. Ma maison vient d’être incendiée. » Emplie de douleur et de larmes, elle a ajouté : « Moi je ne suis ni Arabe ni Mozabite, je suis contre tout ce qui se passe. Qu’ai-je fait pour mériter cela ! » A ses côtés, son mari ne peut contenir sa rage. Il convient de noter que les deux victimes des affrontements n’ont pas encore été inhumées pour les besoins de l’autopsie et de l’enquête. Leur enterrement dépend de la décision du parquet. Dans les rues de Berriane, on redoute vraiment ce moment. Car le conflit entre les deux communautés pourrait prendre des proportions plus dramatiques encore. Dans l’après-midi d’hier, la confrontation a certes baissé d’intensité. Un calme précaire était revenu dans certains quartiers. C’est dans un climat de « ni guerre ni paix » que nous avons laissé cette localité de la vallée du M’zab, sans pouvoir présager de quoi demain sera fait…

Source El Watan

Le Pèlerin

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 11:04

Deux morts et des dizaines de blessés en deux jours d’affrontements : Berriane piégée par la violence
Ghardaïa


La localité de Berriane, dans la wilaya de Ghardaïa, semblait hier assise sur un volcan. Les affrontements entre les communautés mozabite (les ibadites) et arabophone (les malékites) qui ont commencé vendredi se sont poursuivis hier dès le lever du jour, faisant un autre décès et des dizaines de blessés (58, selon le bilan officiel). En outre, plusieurs locaux commerciaux ont été incendiés et saccagés. Ce qui porte le nombre de morts à deux. L’on signale également une personne se trouvant dans un état grave. La personne décédée hier, Kerouchi Omar, a été achevée avec un pavé par un groupe de personnes. Sans électricité, Berriane est depuis deux jours plongée dans le noir. Une situation qui a ajouté de la frayeur au drame vécu par la population. Il était 14h, quand nous sommes arrivés hier à Berriane.

A l’entrée de cette ville, qui se trouve à 40 km au nord de Ghardaïa, plusieurs camions de la Gendarmerie nationale et de la police antiémeute plantaient déjà le décor. Au fur et à mesure que l’on s’engouffre dans la ville, des pneus brûlés sur la chaussée de la RN1 étaient encore visibles. La chaussée était couverte de pierres. Toutes les routes débouchant sur la RN1 et qui partagent les deux communautés sont bouclées. A quelques mètres de ces cordons de sécurité, au quartier Baba Essaad, des jeunes encagoulés s’affrontent à coups de pierres. La bataille fait rage. Dans ce décor apocalyptique, les blocs de pierre fusent de partout. Près de là, en contrebas, se trouve le quartier des Mozabites. Le climat est électrique. Les membres de la police antiémeute se tiennent à l’écart sans intervenir. La maison de Omar Youb Aïssa était encore en feu. C’est dans cette demeure qu’a été assassiné, la veille, le jeune Bachir Benzait (la première victime), selon des témoins. Le même jour, soit vendredi, une autre personne, Abbès, a été grièvement blessée par balle, témoigne-t-on. Selon des habitants du quartier, « Bachir Benzait a été jeté du haut d’une terrasse ». Il a succombé à ses blessures à l’hôpital de Berriane. Mais qui est dernière ces hostilités ? « Ce sont eux qui ont commencé les premiers », témoigne un Mozabite. A un autre de l’interrompre : « Nous avons appris la veille (jeudi ndlr) qu’ils (les gens de l’autre communauté) se préparaient, car il y a eu une attaque isolée contre trois personnes de notre communauté. » « Cela s’est passé dans trois endroits différents pour nous provoquer », a-t-il ajouté. La première victime de cette provocation, racontent-ils, était un infirmier qui rentrait de son travail à minuit. C’était un handicapé de 42 ans.« Ils ne veulent pas nous laisser en paix », indique dépité Saïd, le visage encagoulé. Celui-ci témoigne de l’absence totale des autorités sur les lieux. Ali, lui, accuse carrément les policiers de vouloir empêcher les autres Mozabites de porter secours à leurs concitoyens venus défendre leurs maisons contre les incendies et le saccage. Il ajoute : « Il y a des doutes sur la manière avec laquelle ils (les policiers) travaillent. » Pour notre interlocuteur, « il y a une force qui dirige cette situation, il y a des intérêts qu’on ignore. Nous ne comprenons plus rien. C’est un problème politique ! », lance un de ses compagnons. « Hna, nous n’avons pas l’esprit de revanche, c’est eux qui s’acharnent sur nous », poursuit-il, se désolant du fait qu’une vieille a été délestée de tous ses bijoux la veille. Chez les arabophones, l’on retrouve bien évidemment une autre version des faits. Bien que les victimes se trouvent beaucoup plus du côté de la communauté mozabite. « Ce sont eux qui ont commencé », réplique un témoin rencontré hors des quartiers mozabites.

Il raconte : « Alors que deux de nos concitoyens sont partis faire leur prière, à la mosquée Atiq El Malek, ils ont été roués de coups par des hommes encagoulés. » Et d’autres, selon lui, « ont été piégés à l’intérieur de la mosquée. Cela avant que ça ne dégénère à Baba Essaad ». « Ils nous interdisent de prier dans nos mosquées », ajoute une autre personne rencontrée sur les lieux. « Franchement, nous sommes inquiets », souligne de son côté un enseignant, accosté au centre-ville de Berriane. C’est dans ce quartier qu’ont été incendiés, la veille, plusieurs locaux commerciaux. Pour notre interlocuteur, « l’origine de ces affrontements est raciale ». « C’est une suite logique des derniers événements qui ont eu lieu il y a une année », estime pour sa part un élu de l’APC de Berriane. Sauf que, selon lui, « les gens semblent s’y être préparés ». Notre interlocuteur explique que cette « guerre » entre les deux communautés trouve ses causes dans les conflits d’origine raciale, ethnique et politique. A ses yeux, « le fameux pétard du mois de mars 2008 n’a été qu’un prétexte. Les gens étaient chargés. Il y avait de l’électricité dans l’air ». « Cette rancœur a été aggravée par les problèmes sociaux. » Une rancœur qui, faute de solutions pacifiques, a fini par s’exprimer de manière violente. « Il y a une ‘’chahna’’ (esprit de vengeance) qui est née entre les deux communautés », a-t-il expliqué, regrettant le fait que « les fauteurs » de troubles courent toujours. Notre interlocuteur estime qu’il y a une « connivence de la police » en mettant du temps à intervenir et à s’interposer entre les deux communautés. « Sinon comment peut-on expliquer le fait que sur un périmètre de 500 m, les forces de sécurité assistent au saccage des cafés et commerces sans broncher ? » Hier, vers 15 h, un renfort impressionnant de la Gendarmerie nationale est arrivé sur les lieux. Ils ont procédé au bouclage de toute la ville. Suite à quoi le calme est revenu. Mais une forte tension était encore perceptible. Une tension qui, si une solution urgente n’est pas trouvée, peut mener les choses au pourrissement.


Source El Watan


Le Pèlerin

 

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 00:57

Accord entre la fondation «Déserts du monde» et l’ambassade du Royaume-Uni

Plantation d’arbres dans la région de Timimoun

Un protocole d’accord entre la fondation «Déserts du monde» et l’ambassade du Royaume-Uni en Algérie a été signé hier, portant sur la plantation d’arbres dans la région du sud du pays, à Tinerkouk, dans la wilaya d’Adrar. Il s’agira, à la faveur de cet accord, de boiser une superficie de 3,5 hectares. L’opération, baptisée «plantons un arbre dans le désert», concerne la région protégée de Tinerkouk dont l’écosystème est fragilisé en raison de l’ensablement. En tout, ce sont 35 hectares qui figurent dans ce projet de boisement qui s’étale sur plusieurs années et qui vise à réhabiliter cette région et à protéger les espèces végétales et animales en voie de disparition. L’ambassade britannique a, à ce titre, débloqué une somme de 1 715 000 dinars pour la concrétisation de cette opération d’envergure. La région de Tinerkouk se situe à une cinquantaine de kilomètres de Timimoun, au nord du plateau de Tadmaït, à l’est de l’Erg oriental. Elle est caractérisée par un climat désertique, avec des températures variant entre 1 et 40 degrés.
Le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, qui est en même temps président de la fondation «Déserts du monde», a annoncé la création dans cette région d’un village touristique. Il a souligné que cette opération s’inscrit dans le cadre du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) dans l’objectif de «reboiser la planète».
Une opération qui requiert une importance capitale car elle permet de lutter contre le phénomène de désertification. Par ailleurs, expliquera Rahmani, «un arbre absorbe 6 tonnes d’oxyde de carbone contre 4 tonnes d’oxyde de carbone que dégage un vol long courrier». Abondant dans le même sens, l’ambassadeur britannique, M. Andrew Henderson, met en exergue l’intérêt d’une telle initiative qui fait partie d’un programme de coopération entre l’ambassade britannique et la fondation «Déserts du monde». Pour rappel, ladite fondation, dont le siège se trouve à Ghardaïa, a été créée à Alger en 2002 et compte des organisations intergouvernementales (OIG) et internationales indépendantes.
Le ministre notera enfin que le PNUE a lancé une campagne pour la plantation de 7 milliards d’arbres d’ici à la fin 2009, parrainée par le prince de Monaco, Albert III et le prix Nobel de la paix 2004, le professeur Wangari Maathai, également fondatrice du Mouvement ceinture verte


Source La Tribune


Le Pèlerin

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 00:45

Le Terfès ou truffe du désert algérien
Une autre source de protéines
 Le Terfès ou truffe du désert est un genre de champignon comestible qui pousse et grandit à demi-enfoui dans les sols et terrains sablonneux légèrement humidifiés par les rares pluies ou les rosées nocturnes de certaines régions désertiques ou semi-désertiques, notamment le Sud algérien très propice à sa poussée.
Ces truffes du désert de couleur parfois presque blanche ou rose, parfois beige tirant vers le mauve ou couleur argile sont de taille et de grosseur volumiques diverses, de forme arrondie presque sphérique pouvant atteindre parfois la taille d’un ballon de handball et ressemblant un peu à de grosses pommes de terre de différents calibres. Il pousse et se développe surtout après les premières et rares pluies d’automne et d’hiver, grâce aux températures souvent douces dues aux longues périodes d’ensoleillement qui réchauffent les sols sablonneux qui favorisent sa poussée rapide. Il est cueilli par des paysans connaisseurs ou des chômeurs qui le ramassent pour le vendre dans les marchés ou pour la consommation locale, notamment par les bergers des cheptels camelin, ovin et caprin.
Les restes de ces derniers constituent une bonne biomasse-engrais et énergie pour la poussée de ces truffes en plus des feuilles mortes des rares herbes, arbres ou arbrisseaux et autres plantes du désert qui constituent aussi un loess ou limon fertile suffisant et favorable à la reproduction et multiplication de ce genre de champignon. Très connu et recherché des populations du Sud algérien, qui l’apprécient énormément pour son goût délicieux et aussi sa valeur nutritive et culinaire, le terfès entre dans la préparation de plusieurs mets et plats spécifiques de ces populations locales, et certains le considèrent aussi comme un « aliment thérapeutique ». Dans certaines régions d’Algérie où il prolifère, comme les wilayas de Béchar et Tindouf, il est prisé comme un aliment et un plat culinaire de luxe nutritif assez rare.
La période de cueillette et de vente est courte, car c’est une denrée assez fragile et périssable. Pour certains, il est même considéré comme un médicament traditionnel naturel aux nombreuses vertus à la fois appétissantes, tonifiantes ou laxatives, entrant, par exemple, dans la croissance des os des enfants, dit-on, car il est riche en protéines, en divers sels minéraux et en oligoéléments. Sa rareté annuelle — il prolifère surtout en hiver saharien — et son éparpillement ou difficulté de localisation dans certains terrains spécifiques biens connus des ramasseurs et connaisseurs des périodes de sa poussée et cueillette font du terfès un produit à haute valeur commerciale, d’où son prix relativement élevé.
Il peut facilement dépasser celui de la viande ovine ou bovine, puisqu’il se vend souvent d’avance « sur commande » et les quantités arrivant sur les marchés du nord restent très faibles ou très rares. Si certains types de champignons communs sont cultivés à une échelle agro commerciale rentable dans des abris, caves ou tunnels humides appelés « champignonnières », le terfès, quant à lui, ne semble pas à notre connaissance avoir fait l’objet d’une recherche scientifique spécifique ou d’essais de culture expérimentale permettant des conclusions pour sa culture apprivoisée et sa production à échelle agro-industrielle ou commerciale pouvant être, elle aussi, très rentable.
Des investissements pourraient permettre d’aboutir à de petits projets créateurs d’emplois et générateurs de devises, puisque le terfès ou truffe du désert, très demandé sur les marchés locaux, régionaux ou nationaux, pourrait très bien être vendu, aussi bien en Europe qu’en Amérique. La truffe noire française du Périgord de taille pourtant bien moindre est très demandée ; mais celle des marchés arabes est, elle aussi, bien connue et très prisée.

Source El Watan

 


Le Pèlerin

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 00:53

A défaut de développement, les Touareg versent dans la contrebande

Visiter notre Grand Sud, ce n’est pas donné. Les moyens de transport se font désirer, le bitume faisant cruellement défaut. Le transport aérien est loin d’être une panacée car le billet d’avion Alger-Tamanrasset coûte près de 15 000 dinars, soit plus que le salaire national minimum garanti. Et si l’on réussit à atteindre les chefs-lieux des deux grandes wilayas du Sud, Adrar et Tamanrasset, il n’est pas évident qu’on puisse visiter, comme dans le Nord, toutes les localités. Ici, il faut parcourir des centaines de kilomètres pour aller d’une commune à une autre. Souvent, il n’y a point de routes, pas même une piste balisée.

Source Le Jeune indépendant


Le Pèlerin

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 08:30

Salon de l’automobile du sud algérien
(Sud Auto)
 

Les offres intéressantes se poursuivent

 

En dépit du froid glacial et de la pluie qui s’abat sur la ville de Ghardaïa, la salle des expositions où se tient depuis dimanche la neuvième édition du Salon de l’automobile pour le Sud algérien, Sud Auto, continue d’enregistrer, en cette deuxième journée, une affluence appréciable.
Il est vrai que la tombola organisée par Com Event et sponsorisée par Diamal captive plus d’un visiteur en quête d’une Chevrolet Spark toutes options, d’autant plus que le lauréat de la précédente édition est natif de la vallée du M’zab. Plus de 2000 entrées ont été enregistrées au premier jour de cette manifestation, annonce-t-on du côté des organisateurs. A l’entrée du Salon, les deux hôtesses s’employaient à guider les visiteurs et à leur fournir les explications nécessaires relatives à leur participation aussi bien à cette tombola qu’aux jeux du Quiz. Hommes, femmes et enfants trouvaient un malin plaisir à glisser le coupon dans l’urne transparente et à espérer repartir, le moment venu avec un cadeau pour le quiz ou la Spark de la tombola. Les visiteurs recevaient également et à titre gracieux la gazette du Salon. Au niveau des stands, celui qui continue d’attirer l’attention du public est incontestablement le stand du représentant de Diamal dans la vallée du M’zab, Ets Lahrèche. Le mastodonte Chevrolet Suburban continue d’attirer avec sa « gueule » imposante et son « look d’enfer » un public avide de nouveauté, de qualité et de robustesse. Même si ce 4X4, puissant mais gourmand en carburant, affiché au prix de 6 500 000 DA, dépêché depuis Alger pour « surprendre » les visiteurs, il n’en demeure pas moins qu’il est devenu l’attraction du salon. Le stand Diamal a été égayé par une touche de musique où les décibels du SUV Captiva raisonnaient au son de musiques occidentales.
Par ailleurs, et concernant les remises, Diamal offre 100 000 DA de remise sur le Captiva et 200 000 DA sur la Berline Epica. Cette dernière est animée par un moteur 2.0 l développant jusqu’à 150 ch. Des rabais allant de 30 000 à 46 000 DA sont accordés sur les autres modèles. GMC, présent au salon avec toute la gamme (Haima family, Haima 3, Freema et Zoyte Nomad), offre des remises allant de 100 000 à 150 000 DA sur tous les modèles exposés ainsi qu’une assurance tous risques d’une année. GMC prolonge sa tombola lancée depuis quelques semaines et qui permet à un de ses clients de gagner un appartement de 1 milliard de centimes sur le Grand-Alger lors d’un tirage au sort qui sera organisé ultérieurement. Dans un autre registre, Great Wall/GMS qui vient de faire son entrée dans le Grand Sud par l’entremise de ce Salon tente de se frayer un chemin parmi la concurrence et de glaner quelques parts de marché. Le Wingle 4X4 double cabine est proposé au prix de 1 480 000 DA alors que le So Cool est facturé à 999 000 DA.
Nous avons enregistré une affluence appréciable de visiteurs intéressés par les pick up et autres 4X4 de notre marque, qui sont très demandés dans cette région », déclare un commercial, qui ajoute que l’absence de remise sur les modèles exposés s’explique par le fait que les prix affichés restent très abordables par rapport à la concurrence et que cette gamme est dotée d’un nombre important d’équipements de sécurité et de confort dès l’entrée de gamme. Par exemple, la berline GWPeri est affichée à 740 000 DA, alors qu’elle est équipée de la climatisation, la direction assistée, le lecteur CD/mp3, les vitres électriques, les jantes alliage... Aldicar, qui commercialise la gamme Cherry, est présent par trois modèles : la petite berline QQ, la Coin ainsi que le SUV Tigo. Il offre des remises allant de 20 000 à 80 000 DA sur le 4X4. « Nous avons une gamme riche et très demandée sur notre marché. » Le Tigo est animé par un moteur 1.6 l de 110 ch et est affiché à 1 290 000 DA.
Il est doté d’une panoplie d’équipements comme les deux airbags, la climatisation, l’ABS, le lecteur CD/MP3, les jantes alliage... Dans un autre registre, Vedis Automobile, qui commercialise les marques Chana, Yuejin, Youtong et Youyi, expose plusieurs produits des deux marques Chana et Yuejin, dont la toute nouvelle Gala de Chana. Ce concessionnaire, qui affiche des prix promotionnels, offre une réduction de 50% sur la nouvelle taxe sur les véhicules neufs. « Nos marques sont très connues sur le marché, mais nous voulons, à travers ce salon, consolider notre présence dans le sud du pays », affirme Assia Aoughlis, représentante commerciale. Les deux stands de Vedis, que ce soit à l’intérieur que sur l’esplanade extérieure, continue d’attirer les clients ghardaouis. La Chana Gala, dotée d’une panoplie d’équipements et d’un moteur Suzuki, selon le chargé de communication de ce concessionnaire, est affiché à un prix abordable de 760 000 DA. « Nous offrons une réduction de 50% sur la nouvelle taxe sur ce modèle également », précise-t-il. Falcon Motor, représentant du géant nippon Mitsubishi Motors et Fuson est présent avec l’ensemble de sa gamme, dont les pick-up ou le 4X4 grand luxe New Pajero. Ce concessionnaire continue d’attirer un public connaisseur avide de cette marque de grande qualité, fiable et sûre.

Source El Watan

Le Pèlerin
 

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 07:05

Élevage à Biskra
Une année faste pour le cheptel en perspective

A la faveur des copieuses pluies qui arrosent par intermittence la wilaya de Biskra depuis le mois de septembre dernier, les vastes étendues steppiques et les zones de parcours pastoraux connaissent une régénérescence de leur tapis végétal, les cours d’eau et les oueds coulent de nouveau et les barrages de Foum El Gherza et de la Fontaine des gazelles enregistrent des taux de remplissage appréciables.
En contrebas de Djebel Boumenguouch, la plaine de Dar Arrous, d’habitude ocre et poussiéreuse, a pris en quelques semaines les couleurs d’une verte et grasse prairie. A Ouled Djellel, Besbes, Ras El Miad, Chaïba, Leghrouss, Zeribet El Oued, Sidi Okba, Saâda, Haouch, Tolga, Selgua et Loutaya, des lieux où s’exprime pleinement la vocation agro-pastorale de la wilaya de Biskra, cette manne du ciel, attendue depuis des lustres, met du baume au cœur des agriculteurs et des quelque 7 000 éleveurs, officiellement recensés dans la wilaya, et leur fait miroiter une année faste pour leurs cheptels et leurs exploitations agricoles. Aux côtés de la phoeniciculture et de l’agriculture en général, l’élevage ovin constitue une activité traditionnellement florissante qui bénéficie du soutien de l’Etat. Rappelons que 3 millions de quintaux d’orge pour couvrir les besoins en nourriture d’appoint pour le bétail ont été importés en 2008. Un concours du meilleur bélier et de la meilleure brebis, qui a connu un franc succès, a été organisé par la commune de Ouled Djellal, en coopération avec la direction du tourisme dans le but de promouvoir la race ovine « Ouled Djellal », très appréciée par les consommateurs nationaux et les Tunisiens qui en recevraient via Tébessa. Selon les chiffres officiels, la wilaya de Biskra compte actuellement environ 800 000 têtes d’ovins, 195 000 caprins, presque 4 000 bovins, 2 300 têtes de la race cameline et 285 autres d’équins (aucun chiffre n’a pu être trouvé concernant le nombre de têtes de la race asine).
« Qui possède un palmier et une brebis, contre la misère et faim, sera toujours prémuni ». Reprenant sentencieusement un adage de la sagesse populaire, un fellah éleveur d’ovins de Oumache revient sur son métier, et dira : « Entretenir un troupeau et une palmeraie n’est pas une sinécure. Loin s’en faut ». Heureux de voir que le ciel est encore chargé de nuages opulents et qu’une énième ondée se prépare, il revient sur les années de crise qui ont connu, selon lui, leur acmé durant l’été 2008. « La viande ovine a chuté à 400 DA le kilo, tandis qu’une brebis était bradée à 3 000 DA et un Fhal (bélier reproducteur) à 5 000 DA. Les pâturages étaient rasés et épuisés ; les coopératives étatiques vendant le quintal d’orge à 1 550 DA annonçaient perpétuellement des ruptures de stocks, tandis que chez les revendeurs privés, cette denrée vitale était disponible à 2 500 DA », raconte-t-il sans ambages. Pour le moment, les éleveurs soufflent un peu. La pluie leur permet d’entrevoir l’avenir avec plus de sérénité que les années passées. Rassérénés par l’abondance d’herbe, ils s’occupent à reconstituer leurs troupeaux « décimés par des années de sécheresse et de disette » et par le dernier Aïd El Adha, à l’occasion duquel 60 % des familles de Biskra auraient sacrifié un animal. Le président de la Chambre agricole de Biskra, A. Benbouzid, prône la modernisation des bergeries et des abris à bestiaux et la sensibilisation des éleveurs à assurer leurs cheptels contre les catastrophes naturelles. Contre la contrebande et l’exportation illégale des moutons, il pense que la mise en place d’un système d’identification de chaque animal afin d’en déterminer l’origine, le parcours et le suivi vétérinaire sont une bonne solution. Enfin, Il appelle les éleveurs à faire preuve de vigilance face aux dangers induits par un excès d’humidité et l’apparition de mares propices au développement d’insectes parasites, vecteurs de maladies mortelles pour les ovins, et à poursuivre le travail de sélection et de développement de la race Ouled Djellel.

Source El Watan

Le Pèlerin

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 00:04

Des indices de gisements ont été découverts par des équipes de prospection
De l’or et des hydrocarbures à Tindouf




On savait Ghar Djebilet regorgeant de minerai de fer, mais on sait maintenant que la wilaya de Tindouf possède d’autres gisements qui pourraient être aussi riches, si ce n’est plus. Des équipes de prospection de la Sonatrach et d’autres groupes internationaux ont découvert des traces d’or et des indices sur l’existence d’hydrocarbures dans le sous-sol d’au moins trois régions de cette wilaya du Sud-Ouest algérien.
Selon le directeur des mines de la wilaya de Tindouf, cité dimanche dernier par l’APS, les localités de Blad Madani et d’Akilate Hedilal, situées au sud-est de Tindouf, recèlent des gisements d’or en plus d’indices sur l’existence d’hydrocarbures (pétrole et gaz) dans la localité de Chenachene, au sud-est du chef-lieu de wilaya. «Ces zones ont fait l’objet de fouilles ayant mené à ces indices, suscitant un grand intérêt de la part des opérateurs étrangers qui ont déjà visité la région», notamment pour les gisements de Ghar Djebilet et Mechri  Abdelaziz, «dont des Brésiliens, des Coréens et des Sud-Africains», a-t-il ajouté. Toujours selon les mêmes sources, un opérateur indien s’est proposé pour explorer le gisement de fer de Ghar Djebilet, découvert il y a une quarantaine d’années, mais resté inexploité jusqu’à présent. Avec ces nouvelles découvertes, ce sont donc de nouvelles richesses qui s’ajouteront à celles déjà existantes dans cette région désertique et déshéritée, si ces gisements s’avéraient exploitables.

Source La Tribune

Le Pèlerin

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