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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 23:20

L’eau de l’Ahaggar alimentera la capitale avant juillet 2010

 

Lors d’une visite de travail et d’inspection du grand projet de transfert d’eau d’In Salah vers Tamanrasset, le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, a pu contrôler le taux d’avancement des travaux. Sur place, il a constaté que 60% des puits ont été déjà creusés, soit 14 sur les 24 prévus.
Concernant la réalisation des conduites d’eau, un taux de 30% a été déjà fait. Satisfait des efforts accomplis par les sociétés chargées du projet malgré la chaleur écrasante, M. Sellal a précisé que «si les travaux continuent à ce train, le transfert sera effectué avant le mois de juillet 2010, date prévue pour sa réception».
Pour une enveloppe de 197 milliards de DA, ce transfert d’eau, a-t-il souligné, assurera, d’ici à 2010, la couverture des besoins en eau estimés à quelque 25 000 m3/j qui alimenteront plus de 115 600 personnes habitant dans l’agglomération de Tamanrasset, ainsi que dans des centres de vie situés sur ce tracé. Aussi, le ministre a profité de l’occasion pour annoncer la création, une fois le projet achevé, d’une Epic qui aura pour tâche la gestion de ces sites, en sus de veiller au bon déroulement de son exploitation.
Quant au coût de revient du mètre cube, il est fixé à 110 DA. Mais ce prix peut être ramené à 90 DA, «puisque l’eau n’est pas salée, comme on le croyait au départ», a-t-il précisé.
Concernant la capacité de pompage de l’eau dans chaque forage, selon M. Sellal, les études préliminaires prévoyaient envieront 25 litres par seconde.
Mais une fois le premier forage réalisé, «nous avons constaté que la capacité de pompage est bel et bien plus importante, puis que nous sommes arrivés à plus de 50 litres par seconde», a-t-il dit.
Selon le même intervenant, plusieurs dispositions ont été prises pour garantir le bon déroulement du transfert d’eau une fois le projet finalisé, notamment par l’élaboration de deux stations de stockage d’une capacité de 50 000 m3 (les deux), cela pour assurer l’alimentation de la ville de Tamanrasset durant quatre jours en cas de problème.
A cela viennent s’ajouter les conduites qui ont été dédoublées entre les stations de pompage, par précaution, pour éviter les ruptures d’alimentation en cas d’incident grave, a-t-il dit en substance. L’eau à transférer, rappelons-le, est captée de la nappe du continental intercalaire, à 70 km au nord d’In Salah. De même, ce projet se résume dans la réalisation de 48 forages, de six stations de pompage qui «vont créer, petit à petit, des villages en plein désert», selon M. Sellal, d’un réseau de collecte et des installations associées et enfin la réalisation d’une station de déminéralisation d’une capacité de 100 000 m3/j équivalente au volume transféré quotidiennement.
Ce projet de grande envergure a un impact socioéconomique très important pour la région. Dans un premier temps, il alimentera la ville de Tamanrasset depuis In Salah, ainsi, que toutes les localités existantes ou futures situées sur le couloir qui relie les deux villes.
Il boostera, également, le trafic transsaharien de la RN 1 avec des activités induites comme la création de stations-services et de centres d’entretien routier et de travaux publics. La portée du projet ne s’arrête pas là, puisqu’elle permettra, dans un deuxième temps, de développer des centres de vie, notamment dans les régions d’Arak, Meniet et Moulay Hassan…Il peut même contribuer au développement du tourisme saharien, étant donné que Tamanrasset a été retenue pour la création d’une zone d’équipement touristique.
Il y a lieu de rappeler que le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, avait posé, en début d’année, la première pierre de ce projet.
A cette occasion, M. Sellal a déclaré, aux journalistes qui accompagnaient le président Bouteflika, que la région de Tamanrasset dispose d’une nappe phréatique de 30 000 milliards de mètres cubes d’eau.
«Si nous arrivons à exploiter 5 milliards, elle répondra aux besoins de la région durant trois ou quatre siècles», précise-t-il.

Source  La Nouvelle République

Le Pèlerin

 

 

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 08:15

Tassili - Le guépard est-il de retour


Rien de sérieux ne permet d’affirmer son retour dans la région.

Les services du Parc national de l’Ahaggar (Opna) ont signalé, ces derniers jours, la présence et la capture d’un guépard. Un reportage lui a même été consacré par un quotidien national.
Le félin aurait été, toutefois, relâché dans la nature. Il aurait été repéré en compagnie de sa femelle et de leur progéniture. Il faut signaler que le parc de l’Ahaggar représente un territoire presque aussi grand que la France. 450.000km². Quant au guépard, il est réputé être l’un des félins les plus rapides au monde. Sa vitesse atteint facilement les 120km/heure.
Des informations très précises nous permettent d’affirmer que la dernière fois où le guépard a été aperçu à la fin des années 90, ce fut à Djanet. Il fut abattu dans l’enceinte d’une caserne après une intrusion quasi mystérieuse. Sa peau a été récupérée et orne les murs du musée de la ville.
Anaïs, nom du guépard en Tamahak a disparu du paysage depuis fort longtemps. La mémoire targuie est infaillible. Encore plus celle des redoutables et réputés guides des Kel Meddak, ni les descendants de Djebrine, le guide réputé qui fit découvrir les célèbres peintures rupestres du Tassili à Henri Lhote, Aïssa, Agaoued ou encore ses neveux, Ouarzaghen et Ouandoukan n’ont localisé la moindre de ses traces.
Ils savent lire la moindre empreinte sur le sable comme un lettré déchiffrerait un parchemin. Théodore Monod, grand Saharien devant l’éternel et qui a parcouru de long en large, le désert, n’en fait pas mention dans ses ouvrages. C’était et c’est toujours un naturaliste mondialement connu. Des rumeurs avaient fait état de traces de guépard au milieu des années 80 du côté de Bordj El Haouès, ex-Fort Gardel, à quelque 140km de la ville de Djanet. Est-ce que cela suffit, pour autant, de parler de la réapparition éventuelle d’une espèce animale depuis longtemps éteinte dans cette région?
Les conditions d’inféodation ou de colonisation de ce territoire par ce type de félins, particulièrement défavorable, tendent plutôt à écarter cette thèse.
La désertification extrême, le manque terrible d’eau dus à des sécheresses typiques au climat de la région, ont eu déjà raison d’espèces telles que l’oryx, la girafe, le phacochère...elles ne figurent plus que sur les majestueuses peintures rupestres du Tassili N’ajjer.
Certains parlent d’une introduction clandestine du guépard qui se serait par la suite échappé des lieux où il était confiné. A moins qu’il ne soit devenu trop encombrant. L’entretenir et le nourrir, n’est pas une mince affaire. Autant lui rendre sa liberté. Le guépard abattu à Djanet était famélique. Il a été attiré par l’odeur de la viande en provenance des cuisines. C’était la fête de l’Aïd El Kebir...Un accident de parcours.

Source L’Expression

Le Pèlerin 

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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 23:47

La dernière calèche de Biskra
 

Des nombreuses calèches sillonnant jadis la ville de Biskra, il n’en reste aujourd’hui qu’une seule pour proposer ses services aux rares personnes appréciant encore une virée urbaine à bord d’un véhicule hippomobile. L'opiniâtre Hocine est le propriétaire de ce dernier tilbury. Il croit fermement à l'idée que le développement sans cesse croissant des véhicules à moteur sur le triple plan de la performance, du luxe et du confort, n’empêche pas la survivance des vieux moyens de transport comme le vélo, le motocycle ou la bonne vieille calèche. "Ma rescapée de voiture est certes aujourd’hui orpheline dans cette ville, mais je continuerai à refuser de partir en retraite, d'envoyer au chômage mon cheval et de livrer à la rouille ma cabine", répète Hocine à qui veut bien l'entendre.

Il peut compter en cela sur le soutien moral de la présidente de l’association de protection du patrimoine, Mlle Hizia, qui pense elle aussi que la calèche, comme d'autres anciennetés, est aujourd'hui "plus qu’un gagne pain, c'est le témoin d’un mode vie d’un autre temps qu’il faut maintenir et protéger pour la postérité", dit-elle.

Ce moyen de locomotion, agréable et de surcroît écologique, se compose d’une cabine reposant sur deux grandes roues et recouverte d’une étoffe épaisse et rabattable. Traînée par un cheval, la cabine contient deux fauteuils qui se font face pour pouvoir contenir quatre à six personnes. Le siège du cocher est placé à l'avant en hauteur.

Prenant son travail très au sérieux, Hocine n’hésite pas à fleurir chaque jour les deux côtés de son cabriolet. Sa tenue est authentiquement artisanale avec un large pantalon Houiki, une large gandoura blanche, une paire de chaussures en cuir tanné et un turban blanc (chèche).

Un tour en calèche dans Biskra avec photo garantie en compagnie de l'excentrique Hocine? Une seule adresse, à savoir un petit espace réservé du côté d'une vieille salle de cinéma, l'Atlas (ex-Casino), en plein centre de la capitale des Ziban.

Comme un vrai professionnel des relations publiques, Hocine accueille ses clients avec un grand sourire et une entière disponibilité et il le fait depuis une cinquantaine d'années. Et selon les voeux du client, il est soit le simple cocher conduisant un usager vers sa destination ou bien un guide touristique chevronné.

Dans les Oasis, le tourisme reprend au petit trot

Il se souvient avec nostalgie du temps où Biskra était une destination prisée des touristes étrangers en mal de découverte des oasis, de lieux paisibles, de milieux naturels vierges et de la simplicité et de l'hospitalité des habitants du Sahara. C'était surtout dans les années 1970 lorsque les touristes se comptaient par milliers et les hôtels affichaient complets poussant les visiteurs à louer des maisons de particuliers, signale-t-il. Le service "calèche" était alors très prospère et l’offre ne parvenait pas à suivre la forte demande.

Le reflux constaté durant les années 1990, en raison notamment de l’insécurité, commença à sonner le glas du métier de propriétaire de calèche, menacé d'extinction pure et simple. "On en était à un point où il n'était plus possible de gagner de quoi subvenir aux besoins élémentaires de nos familles, encore moins assurer l'entretien coûteux de nos chevaux", affirme Hocine.

Et de poursuivre: "En ce qui me concerne, c’est surtout ma volonté et mon attachement à cette activité qui m’ont permis de résister aussi longtemps. Mais les choses commencent maintenant à bouger et la ville de Biskra semble retrouver quelque peu son lustre perdu en matière de tourisme et des innombrables activités économiques qui vont avec".

En attendant, cinq hôtels de Biskra ont été nouvellement classés et des travaux d’aménagement de zones d’extension touristique dans les communes de Tolga, El Hajab et Foum El Ghorza ont été engagés à une vitesse tout de même supérieure à celle de... l'unique calèche de la cité.

 

Source APS

 

Le Pèlerin

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 06:50

Algérie - L’eau du sud alimentera Alger

 

Sellal l’a affirmé à In Salah : «L’eau arrivera à la capitale de l’Ahaggar avant juillet 2010»

Lors d’une visite de travail et d’inspection du grand projet de transfert d’eau d’In Salah vers Tamanrasset, le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, a pu contrôler le taux d’avancement des travaux. Sur place, il a constaté que 60% des puits ont été déjà creusés, soit 14 sur les 24 prévus.

Concernant la réalisation des  conduites d’eau, un taux de 30% a été déjà fait. Satisfait des efforts accomplis par les sociétés chargées du projet malgré la chaleur écrasante, M. Sellal a précisé  que «si les travaux continuent à ce train, le transfert sera effectué avant le mois de juillet 2010, date prévue pour sa réception». Pour une enveloppe de 197 milliards de DA, ce transfert d’eau, a-t-il souligné, assurera, d’ici à 2010, la couverture des besoins en eau estimés à quelque 25 000 m3/j qui alimenteront plus de 115 600 personnes habitant dans l’agglomération de Tamanrasset, ainsi que dans des centres de vie situés sur ce tracé. Aussi, le  ministre a profité de l’occasion pour annoncer la création, une fois le projet achevé, d’une Epic  qui aura pour tâche la gestion de ces sites, en sus de veiller au bon déroulement de son exploitation.
Quant au coût de revient du mètre cube, il est fixé à 110 DA. Mais ce prix peut être ramené à 90 DA, «puisque l’eau n’est pas salée, comme on le croyait au départ», a-t-il précisé.
Concernant la capacité de pompage de l’eau dans chaque forage, selon M. Sellal, les études préliminaires prévoyaient envieront 25 litres par seconde. Mais une fois le premier forage réalisé, «nous avons constaté que la capacité de pompage est bel et bien plus importante, puis que nous sommes arrivés à plus de 50 litres par seconde», a-t-il dit.
Selon le même intervenant, plusieurs dispositions ont été prises pour garantir le bon déroulement du transfert d’eau une fois le projet finalisé, notamment par l’élaboration de deux stations de stockage d’une capacité de 50 000 m3 (les deux), cela pour assurer l’alimentation de la ville de Tamanrasset durant quatre jours en cas de problème. A cela viennent s’ajouter  les conduites qui ont été dédoublées entre les stations de pompage, par précaution, pour éviter les ruptures d’alimentation en cas d’incident grave, a-t-il dit en substance. L’eau à transférer, rappelons-le, est captée de la nappe du continental intercalaire, à 70 km au nord d’In Salah. De même, ce projet se résume dans la réalisation de 48 forages, de six stations de pompage qui «vont créer, petit à petit, des villages en plein désert», selon M. Sellal, d’un réseau de collecte et des installations associées et enfin la réalisation d’une station de déminéralisation d’une capacité de 100 000 m3/j équivalente au volume transféré quotidiennement.  
Ce projet de grande envergure a un impact socioéconomique très important pour la région. Dans un premier temps, il alimentera la ville de Tamanrasset depuis In Salah, ainsi, que toutes les localités existantes ou futures situées sur le couloir qui relie les deux villes.
Il boostera, également, le trafic transsaharien de la RN 1 avec des activités induites comme la création de stations-services et de centres d’entretien routier et de travaux publics. La portée du projet ne s’arrête pas là, puisqu’elle permettra, dans un deuxième temps, de développer des centres de vie, notamment dans les régions d’Arak, Meniet et Moulay Hassan…
Il peut même contribuer au développement du tourisme saharien, étant donné que Tamanrasset a été retenue pour la création d’une zone d’équipement touristique. 
Il y a lieu de rappeler que le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, avait posé, en début d’année, la première pierre de ce projet.
A cette occasion, M.  Sellal a déclaré, aux journalistes qui accompagnaient le président Bouteflika, que la région de Tamanrasset dispose d’une nappe phréatique de 30 000 milliards de mètres cubes d’eau. «Si nous arrivont à exploiter 5 milliards, elle répondra aux besoins de la région durant trois ou quatre siècles», précise-t-il.

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Source La Nouvelle République

 

Le Pèlerin

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 07:21

Réunion entre Mozabites et Ibadites chez le wali de Ghardaïa

Les deux communautés s’entendent sur un pacte de paix

Selon des témoignages proches des participants à cette rencontre, qualifiée déjà d’« historique », les discussions entre les deux parties, en présence du wali et de son staff, se sont déroulées dans la sérénité et ont permis de réconcilier les uns avec les autres, et de se rendre compte de « l’existence de volontés malsaines qui ont mis le feu dans la région ».

 

Après de longues heures de débats, la réunion s’est terminée sur une note jugée « optimiste » par les deux camps. Pour ces derniers, « il s’agit tout d’abord d’isoler ou d’écarter toute manœuvre visant à envenimer l’atmosphère ou à mettre dos à dos les deux communautés, afin d’arriver à un consensus général sur le retour au calme, à la sécurité et surtout à la cohabitation », a déclaré l’un des participants à cette réunion. Ceux-ci se sont entendus, chacun dans sa communauté, à déployer tous les efforts pour faire campagne pour la paix et inciter les jeunes à ne pas répondre aux provocations. Du côté des Mozabites, une dernière réunion de coordination sera tenue demain pour préparer une ébauche de plate-forme ou de déclaration, devant clôturer une fois pour toutes les réunions avec leurs voisins du quartier est de Berriane.

Il en est de même pour ces derniers qui doivent, quant à eux, prendre part à une assemblée aujourd’hui pour sortir avec leur plate-forme ou déclaration. Les deux communautés se sont déjà donné rendez-vous la semaine prochaine, peut-être dimanche ou lundi, en présence cette fois-ci de toutes les autorités locales, à savoir le wali et les responsables des trois services de sécurité (armée, police et gendarmerie), dans le but d’annoncer l’accord auquel elles sont arrivées. La première initiative de regroupement des deux communautés a eu lieu à Ouargla, le 19 juin dernier. Les deux parties avaient signé une déclaration dite de paix (bayan esilm), en présence des plus hautes autorités de la région, mais en l’absence du wali de Ghardaïa et de son exécutif. Cette déclaration était intitulée au début déclaration de fraternité, puis de solh (réconciliation) avant que des changements ne soient apportés au cours des négociations. La communauté mozabite a opté pour une plate-forme composée de 14 points, constituant pour elle un prélude à une charte de cohabitation. Il s’agit de la nécessité d’une prise en charge des sinistrés, de la garantie de la sécurité, du désarmement des civils, l’engagement à ne jamais protéger les criminels quel que soit leur rang, le respect de la différence culturelle et le recours à des actions pacifiques pour résoudre les problèmes. Cette plate-forme de principe n’a pas été limitée dans le temps et devait être mise en application dès sa signature par la partie malékite. Les représentants de ces derniers ont, cependant, émis des réserves sur la plate-forme, ce qui a poussé les ibadites à accepter de revoir la copie. Les tractations ont duré plusieurs heures avant que les deux communautés ne trouvent un consensus sur une déclaration finale, n’engageant aucune partie du fait que le principe de pacte ou de plate-forme de réconciliation a été écarté.

Cette déclaration, intitulée déclaration pour la paix et la sécurité, fait état d’une condamnation unanime de la violence et du recours à la violence. Les signataires se sont engagés à déployer tous leurs efforts afin d’instaurer la paix et la sécurité, sans pour autant se référer au contenu de la plate-forme présentée par les Mozabites. Ils ont appelé les autorités à faire de même pour que la région de Berriane ne revive le climat de violence. Néanmoins, ibadites et malékites se sont entendus pour poursuivre les négociations afin d’arriver à un accord final. De ce fait, de nombreuses réunions ont eu lieu d’abord entre les fractions des communautés, puis entre celles-ci. Les dernières retouches pour un accord définitif devaient être effectuées vers la deuxième semaine du mois de juillet dernier. Malheureusement, à la veille de cette rencontre, des émeutes ont éclaté à la suite de l’agression d’un groupe de dix ouvriers arabes travaillant chez un Mozabite. Ce qui a failli mettre le feu une autre fois dans la région. Mais la réaction des services de sécurité et des notables des deux communautés a permis d’éviter le pire. Les réunions ont été retardées, pour reprendre entre les deux belligérants vers la fin du mois de juillet. Cette fois-ci, les discussions ont débouché sur une derrière réunion en présence des autorités locales à Ghardaïa. Ce qui est un acquis positif pour toute la région. Il est donc à espérer que la prochaine réunion sera sanctionnée par un accord historique pour les deux communautés, visiblement excédées par le climat d’intolérance et de violence dans lequel des pyromanes ont voulu les plonger.

 

Source Le Quotidien d’Oran

Le Pèlerin

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 23:37

Béchar à l’heure de la modernite

Autopsie du développement local


 

 

 

Depuis quelques années, la capitale de la Saoura connaît un développement socio-économique remarquable, grâce notamment à la bonne volonté des responsables locaux qui n’ont ménagé aucun effort pour faire de Béchar une véritable mégapole du sud-ouest algérien.

 

Dans les faits, cela s’est traduit par la concrétisation de plusieurs projets. Ainsi, le secteur de l’hydraulique a bénéficié d’un bon nombre de réalisations capitales. Indiscutablement, la concrétisation de la station flottante à Djorf Torba, à quelque 55 kilomètres du chef-lieu de wilaya, est l’une des plus importantes réalisations du secteur de l’hydraulique. Réceptionnée récemment, la station, réalisée par une entreprise nationale, avec un montant global de 22 milliards de dinars, est une première en Algérie.
Elle est composée de trois pompes de service et une autre de secours, et s’accommode parfaitement avec le plan d’eau. Son principal avantage est qu’elle pompe l’eau à une lame d’un mètre vers la station de traitement H 24. Naguère, indique Ben Djemaa Djamel, directeur de l’hydraulique de Béchar, le secteur qu’il dirige enregistre des pertes en eau significatives -plus de 90 litres/ seconde- mais depuis la rénovation de la conduite d’eau du barrage Djorf Torba, les fuites d’eau ont sensiblement baissé. Soucieux du bien-être de la population, les responsables dudit secteur ont engagé d’autres travaux pour mettre définitivement fin aux fuites d’eau, et, par ricochet, rénover une conduite sur un tronçon de 35 kilomètres.
Les travaux, auxquels une coquette somme de 7 milliards est allouée, sont achevés à hauteur de 90%. Les mêmes services ont également procédé au renforcement de l’alimentation d’eau potable de la ville de Béchar par le truchement de la réalisation de 6 forages, dont le coût s’élève à près de 90 milliards de dinars, dans la région de Foughal, totalisant un débit de 100 litres/seconde. Ce projet est réalisé en deux tranches, dont la première est achevée depuis fin 2005 et la deuxième dans quelques jours. Mis en service à partir du mois prochain, le projet en question est d’une importance capitale, d’autant plus qu’il permet à la population d’être alimentée en eau potable de manière continue.
Il y a lieu également de mettre à l’actif des cités la réalisation de deux châteaux d’eau au niveau de la commune de Béchar, d’une capacité de trois mille m3 chacun. Les travaux sont en cours et sont à 55% d’avancement, avec un amendement de 85 millions de dinars. Sauf impondérables, ce projet sera réceptionné à la fin de l’année et permet, ainsi, d’augmenter les capacités de stockage de ce liquide précieux.
Outre les projets susmentionnés, lesdits services se sont engagés à mettre sur pied un réseau pluvial à travers la commune de Béchar, avec un coût global de l’opération de 100 millions de dinars, en vue de résoudre le problème des eaux stagnantes dans le chef lieu de wilaya, actuellement réglé à 80%. M. Ben Djemaa a rappelé que lors de sa visite dans cette wilaya, le ministre des Ressources en Eau, Abdelmalek Sellal, qui a instruit les subordonnés à alimenter en eau les ménages 10 à 12 heures/jour à compter de la fin de l’année, a donné instruction aux responsables locaux à réaliser des réservoirs à grande capacité de stockage. Consécutivement à la visite ministérielle début mars, également, Béchar a bénéficié d’un projet d’étude pour l’aménagement de l’oued séparant en deux le chef lieu de wilaya. Ainsi, dans quelques années, les habitants qui n’ont que trop souffert des odeurs nauséabondes et des moustiques en été et de la crue du oued en hiver, se soulageront de ce problème. En matière d’assainissement, la wilaya de Béchar est raccordée à hauteur de 95%.
Une opération de rénovation du réseau d’assainissement, à laquelle une cagnotte de 450 millions de dinars est accordée, est enclenchée, en raison de la vétusté de l’ancienne conduite faite en amiante ciment qui s’effrite chaque jour davantage. D’où, d’ailleurs, le tassement linéaire de la chaussée. Récemment encore, les services de l’hydraulique ont lancé un projet de réalisation d’une conduite de 6 kilomètres, et dont 1,2 Km sont déjà achevés, avec une enveloppe financière de 150 millions de dinars. Une fois mené à terme, ce projet assainira l’extension de la ville de Béchar, dont le pôle universitaire (2000 places pédagogiques) est en cours de construction. Enfin, dans la perspective de sécuriser et de pérenniser le pompage par le biais de l’eau à partir de la station flottante, la direction de l’hydraulique de wilaya a engagé l’acquisition de pompes électrogènes dont bénéficiera et le barrage de Djorf Torba et la station de pompage de Knadsa. L’Algérienne des Eaux, pour sa part, est dotée de 28 pompes, dont 15 ont été attribuées pour autant de communes. Il y a lieu de noter également la réalisation de plusieurs retenues collinaires à travers plusieurs communes, notamment à Moghel. Même si le secteur de l’hydraulique a réalisé un saut quantitatif et qualitatif dans la capitale de la Saoura, cela n’a pas empêché pour autant l’existence de quelques points noirs dans certaines régions. Néanmoins, les responsables en charge du secteur comptent mettre les bouchées doubles pour assurer l’approvisionnement des populations.

 

GUIR LOTFI, UN PROBLÈME QUI A FAILLI FAIRE SOULEVER UN VILLAGE

 

Il y a deux mois, le village Guir Lotfi fut secoué par l’affaire du débordement des eaux usées, à cause de la défection de la station de relevage des eaux usées, qui ont inondé toutes les habitations. Néanmoins, et en un laps de temps record, le problème a été résolu grâce à l’intervention rapide du wali. Par ailleurs, les services hydrauliques de la wilaya ont acquis d’autres pompes de rechange dans un cadre d’urgence et ont même engagé un bureau d’études en vue de l’établissement d’un diagnostic sur l’état du réseau d’assainissement dudit village. L’étude réalisée a révélé que le réseau en question doit être refait à 100%, en raison de sa déficience, et surtout, afin d’éviter l’usage de la station de relevage, et ce, en procédant à l’écoulement gravitaire vers l’exutoire. A l’instar du secteur de l’hydraulique, celui des travaux publics a réalisé des avancées notables, encourageantes en tout point de vue.

 

RÉSEAU ROUTIER, UNE VEINE POUR IRRIGUER L’OUEST ALGÉRIEN

 

 



Le réseau routier à Béchar est estimé à près de 1778,2 Km, dont 1108km en route nationales, 485 Km en chemins de wilaya et 184,2 Km en chemins communaux. Des actions de réhabilitation et de renforcement sont d’ores et déjà menées sur le terrain, affirme Belhadji Yahia, chef de service développement des infrastructures de base. La direction des travaux publics de la wilaya de Béchar, fait-t-il savoir, a lancé 46 opérations, avec une enveloppe financière de 15 milliards de dinars. Ces actions entrent dans différents programmes, dont celui spécial pour le développement des régions sud. Celui-ci concerne 274 kilomètres de réhabilitation et 485 nouveaux tracés. Durant l’année écoulée, près de 240 Km de routes a été réalisés, ce qui n’a pas été fait, selon le même responsable, dans la capitale de la Saoura depuis l’Indépendance de l’Algérie. Ces réalisations ont touché notamment la RN 50. Pour ce qui est des projets structurants, notons le renforcement de la piste secondaire et ses annexes, dont l’entreprise de réalisation est déjà retenue.
La direction des travaux publics de la wilaya compte aussi réaliser une piste d’envol à Beni Abbes, au profit de laquelle l’appel d’offre est lancé. Un autre projet ambitieux est lancé. Il s’agit de la réalisation de 11 maisons cotonnières, dont 8 sont achevées à 100% parmi lesquelles 5 sont d’ores et déjà fonctionnelles. S’il est vrai que les services des travaux publics ont réglé certains problèmes , il n’en demeure pas moins que des points noirs, telle parfois la circulation coupée par les crues de oued Keloum lors des intempéries, sont signalés notamment sur l’axe reliant Béchar à Beni Ounif. Cependant, et pour y remédier, l’Entreprise nationale de réalisation de grands ouvrages d’art a construit un pont sur les lieux affectés, et d’autres seront construits dans tous les points noirs signalés à travers la wilaya de Béchar. Un autre ouvrage d’art de grande envergure sera construit à proximité du barrage Djorf Torba en vue de préserver son pont. Nonobstant les efforts considérables consentis par les responsables de ce secteur, il reste que le problème de l’ensablement se pose avec acuité.

 


AGRICULTURE, DE L’AUTARCIE À L’APPROVISIONNEMENT

 

 




Epine dorsale du développement local, l’agriculture est un secteur florissant ici, depuis pratiquement la mise sur pied du fameux plan national du développement agricole et le programme spécial sud. La superficie de la capitale de la Saoura totalise quelque 16 millions d’hectares, soit deux fois la Jordanie. Cette superficie est, toutefois, partagée en trois zones bien distinctes, dont 62 oasis. Il y a la zone de la mise en valeur par la concession à la propriété foncière qui totalise 20 mille hectares et le périmètre de Abadla avec 5400 hectares. Avant l’avènement du PNDA, à Béchar, et jusqu’à il n’y a pas si longtemps, hormis la pomme de terre et la tomate, l’agriculture est de type autarcique, la région étant connue pour sa production de dattes, localisées au niveau des oasis.
Mais cela ne l’a pas empêché, bien entendu, de réaliser des produits maraîcher et céréaliers, caractérisés par une production d’autosuffisance. Avec la mise en place dudit plan, la stratégie adoptée a permis de revaloriser les terres, premièrement par l’exploitation rationnelle des eaux de surfaces et la plantation de palmiers dattiers pour non seulement assurer une alimentation de base au niveau des oasis, mais également stabiliser le milieu par la lutte contre la désertification, et, partant, la création d’un espace idoine et d’un microclimat à l’effet de promouvoir l’agriculture dans son ensemble. Dans ce sens, la wilaya a enregistré la plantation, depuis 2001, de 850 mille palmiers dattiers, 2919 puits agricoles et quelque 2932 bassins d’accumulation d’eau, en vue d’une utilisation économique et rationnelle de ce liquide précieux. Ainsi, les 8500 hectares plantés de palmiers dattiers sont irrigués par le goutte à goutte. Grâce à ce vaste programme, qui a touché 6500 bénéficiaires, plus de 9 mille nouveaux emplois ont été créés. Par ailleurs, la superficie agricole utile a pratiquement doublé pour passer de 16792 hectares en 1999 à 33405 hectares en 2008. Toutes ces réalisations constituent, pour les services agricoles locaux, des investissements structurants à même d’engendrer en seconde étape la pratique de la culture annexe, tel que le maraîchage et autres cultures pérennes ainsi que l’élevage. Il y a lieu de noter un début prometteur en matière de production maraîchère et autres espèces arboricultures, l’olivier en particulier qui a donné des résultats probants. Fait nouveau à Béchar, 100 hectares sont plantés d’oléagineux, et 300 autres sont en cours de plantation. En matière de la production laitière, la wilaya de Béchar cumule une production de l’ordre de 27 millions de litres/an, toutes espèces confondues.
Le potentiel de vaches laitières est de 760 têtes, concentrées essentiellement dans le nord de la wilaya pour des raisons de facilité de commercialisation du produit. Le reste de la production laitière est assuré par 19500 chamelles et 51 mille chèvres, réparties à travers l’espace rural de la wilaya. La superficie à mettre en valeur attribuée a atteint 21 mille hectares exploités à hauteur de 80% grâce au soutient du PNDA, alors qu’elle n’a guère dépassé 10 hectares jusqu’à fin 1998. La production maraîchère est de 445 mille quintaux, alors qu’elle n’était que de 76600 en 1999.
La revalorisation du périmètre d’Abadla, qui a connu une baisse de production en raison de la sécheresse qui a sévi en 1999 et de l’exode des populations, a repris via le désensablement des canaux d’irrigation et du dévasement du barrage de reprise, par le biais des aides accordées par l’Etat. Ce périmètre, qui a connu une relance agricole, avec en sus 1200 bénéficiaires, souffre, en revanche, du problème de la remontée du sel et de l’obstruction de son réseau de drainage. Enfin, le produit intérieur brut de Abadla est de 25 millions de dinars. Une étude est engagée afin de faire face à la remontée de sel. C’est dire que le secteur agricole est en plein essor à Béchar.

 

 

L’HABITAT N’EST PAS EN RESTE



 

 

Ahmed Ladj, directeur général de l’office de promotion et de la gestion immobilière à Béchar, affirme que les projets du chef-lieu sont concentrés au niveau de la zone bleue. Tous programmes confondus, la wilaya a bénéficié de 7 mille logements, dont 4055 sont implantés au niveau des chefs-lieux. Tous les projets lancés entre 1997 et 2003, soit 2700 logements, sont déjà réceptionnés et attribués.
Quant à ceux de 2004 à 2008, notons que 872 logements sont réceptionnés, et les 128 restants le seront au deuxième trimestre de l’année en cours. Pour le programme quinquennal, grâce auquel la wilaya a bénéficié de 1500 logements, 926 sont d’ores et déjà réceptionnés et les 478 autres le seront le quatrième trimestre de l’année courante. Les 96 restants, seront, sauf impondérables, livrés au premier trimestre 2009. Pour le programme sud, la capitale de la Saoura a bénéficié de mille logements, dont les travaux sont entièrement lancés. En principe, indique-t-il, les réceptions commenceront à partir du troisième trimestre de cette année pour 116 logements et 46 au cours du quatrième trimestre.
Dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire, Béchar a eu 300 logements, dont les travaux sont totalement entamés. La réception de 20 logements est prévue pour le 4ème trimestre de 2008, le reste début 2009. Toujours dans le même cadre, un autre quota de 500 logements a été accordé à Béchar. Le projet est en phase du choix du terrain. Le lancement de celui-ci se fera juste après que l’assiette foncière retenue.
Depuis 2005, quelque 1299 logements sont attribués, dont 594 au niveau du chef-lieu de wilaya. 1138 logements, dont 631 au niveau du chef-lieu de wilaya, sont actuellement notifiés au niveau des commissions d’attribution des daïras. C’est dire que depuis quelques temps la wilaya de Béchar, géographiquement stratégique, opère sa mue et est en passe de devenir une véritable capitale du sud-ouest algérien.

 

Source Horizons

 

Le Pèlerin

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 23:06

Tindouf - Lancement de plusieurs projets pour le développement de la culture de l'arganier

 

Plusieurs projets de plantation et de préservation de l'arganier ont été lancés dans la wilaya de Tindouf, a-t-on appris auprès des services de la Conservation des forêts de cette collectivité. Cette espèce d'arbre, qui joue un rôle important dans l'équilibre écologique voire économique de la région et qui produit une huile aux qualités gustatives et curatives reconnues, est menacée d'extinction par des aléas naturels et des actes de prédation, a indiqué le chef de service de développement des ressources et de préservation de la faune et la flore de la Conservation des forêts de cette wilaya. "Le secteur a accordé, cette année, une grande importance à la préservation de cette espèce végétale rare, endémique à cette wilaya du sud-ouest du pays", a souligné la même source. La Conservation des forêts a affecté, dans le cadre de la campagne de reboisement 2007-2008, un montant de 30 millions DA pour développer la culture de l'arganier qui a connu un net recul ces dernières années, en raison des conditions climatiques, de l'arrachage et du pacage illicites. Ce programme vise, dans sa première phase, la mise en terre de plants de cette espèce arboricole sur une superficie de 20 hectares, eu égard à l'expérience menée avec succès, il y a trois années de cela, au niveau de la pépinière de "Oued Djez" qui a permis la production de 3000 arbrisseaux d'arganier. Pour réussir ce programme, plusieurs opérations ont été enregistrées, à l'instar de la réalisation d'un forage hydraulique et de plusieurs bassins de retenue d'eau dans la région de "Oued El-Ma" qui compte une superficie arganière de 300 ha, avec une densité de 10 à 20 arbres/ha. L'arganier est considéré comme l'une des espèces les plus nobles de la région. L'huile extraite de ses fruits est utilisée dans des préparations pharmacologiques, l'industrie des cosmétiques et la gastronomie. Elle peut favoriser le développement de l'économie locale et nationale, a-t-on expliqué. La présence de l'arganier, une espèce rustique et "saponifére" dans la wilaya est jugée "faible" par les services de la Conservation des forêts, la majorité des arbres, parfois séculaires, étant signalés sur les berges de "Oued El-Ma". L'arganier, un arbre à feuilles caduques, ressemblant à l'olivier, fournit une essence de bois très robuste. Son tronc peut atteindre parfois un diamètre de 8 à 10 mètres. Ses feuilles et les coques de ses fruits, très riches en matières organiques, peuvent servir à l'alimentation du bétail, alors que son bois est considéré comme une essence noble, a-t-on expliqué. Dans le cadre du programme de développement rural, une étude de la Conservation des forêts a montré que l'intérêt économique de l'arganier réside essentiellement dans son huile qui peut favoriser l'installation d'une industrie spécialisée dans la région. L'utilisation de cette huile par la population locale a totalement disparue, ce qui a conduit les services concernés à envisager des projets de proximité, destinés à réhabiliter l'exploitation de cette richesse locale, a-t-on soutenu.

 

Source Actu-Dz.com

Le Pèlerin

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 23:23

Tamanrasset - L’attrait Irrésistible du Grand Sud

Un lieu culturel et touristique incontournable



Dès qu’on a connu une fois le Grand Sud algérien, on ressent un pressant désir d’y retourner. Ces grands espaces où la vie est rude, surtout en hiver avec le froid des nuits glaciales et la chaleur torride des journées d’été, possèdent la magie d’attirer et de retenir.

 

 votre Serviteur au Tassili du Hoggar et à Tam

 

Ce vide qui semble exister par les étendues infinies de sable ou de rocailles, n’est en réalité qu’une façade car la vie est partout présente aussi bien dans les plantes, chez les animaux et les hommes. Le genre humain, lui se distingue par ses genres de vie qui ont marqué le passé, qui font une grande place au présent avec de brillantes perspectives pour l’avenir.

La ville de Tamanrasset semble réunir en elle-même ces idées qui caractérisent le Grand Sud. Cette métropole de l’Ahaggar possède un atout supplémentaire. Située en altitude sur un plateau dépassant les 1500 mètres, ses températures n’affichent pas les extrêmes des autres régions du Sud. La clarté de sa lumière et la légèreté de son atmosphère constituent d’autres atouts, propres au désert mais qui prennent ici une autre dimension.

Les nationaux comme les étrangers sont séduits par cette ville qui connaît un essor sans précédent. De bourgade, réunissant quelques maisons traditionnelles, Tamanrasset est passée en quelques décennies en un très important centre urbain avec une université, un grand carrefour commercial et un lieu de rencontre de toutes les nationalités du continent africain. Le problème du manque d’eau est en train de se résoudre avec la réalisation du grand projet d’adduction d’eau potable de In Salah, projet récemment inauguré par le président de la République. Les voies de communications pour désenclaver Tamanrasset prennent forme avec la construction d’un réseau routier moderne qui la relie sur des centaines de kilomètres de distance, aux autres villes du Grand Sud et aussi du Nord. Ces commodités n’ont pas laissé indifférents des nationaux d’autres régions du pays qui ont décidé de s’installer pour toujours en ces lieux. C’est le cas de Mohamed, écrivain, scénariste et artiste peintre. Il vient de Boumerdès. Il veut fuir la pollution du Nord avec ses impossibles embouteillages. L’Europe ne l’attire plus. Il a vécu plus de quatre ans à Paris. Il se déclare fier d’être algérien et de pouvoir jouir de cette sérénité du Grand Sud que seul son pays peut lui offrir. Il se rappelle avec amertume les regrets et les remords formulés par des concitoyens qu’il a connus dans les villes européennes qui rêvent de revenir dans leur pays. Il pense déjà à son prochain roman qui est l’histoire de "harraga" en sens inverse, Nord-Sud.

Atouts naturels et promotion

Cet attrait irrésistible du Grand Sud est aussi bien vivant chez les touristes étrangers qui visitent Tamanrasset. L’hôtel Tahat, le plus grand centre d’hébergement touristique, entièrement restauré, accueille toute l’année des étrangers. Ils se sentent en sécurité dans ces lieux. De là, ils peuvent rayonner sur les autres sites. "Je ne peux me passer de cette atmosphère du Grand Sud. Elle m’est indispensable pour retrouver mon équilibre. Je suis un habitué de Tamanrasset", confie un touriste espagnol qui est venu avec un groupe dans un vol charter. " Ces mêmes impressions sont partagées par un autre groupe d’Allemands, de Suisses et de Français qui font partie d’un voyage organisé par une agence de tourisme. Ces touristes étrangers sont ravis de s’y retrouver. Ils admirent la beauté des paysages, leur sérénité, leur éternité dans un environnement qui se perd dans la nuit des temps, profitant des moments d’évasion que leur procure ce voyage. Ils ne peuvent se passer de visiter les sites culturels, le tombeau de Tin Hinan, les peintures rupestres. Ils s’intègrent bien volontiers à la culture des habitants du Sud, adoptant leur manière de vivre, savourant leur art culinaire et accordant leur intérêt à leur savoir artisanal. Nombreux parmi ces touristes étrangers n’accordent pas d’attention au confort de leur séjour dans le Sud. Ils se privent volontiers du luxe pour vivre simplement comme les habitants du désert. D’ailleurs, ce genre de vie humble est recherché et même exigé par beaucoup, faisant partie intégrale des conditions du voyage dans le Sud. Aussi, les centres d’hébergement dans les "zribas", des campings sahariens, sont-ils les préférés dans ces séjours. Ainsi, le Grand Sud sera toujours un lieu privilégié qui subjugue par son attirance. Il reste une destination incontournable qui se joue des conjonctures de restrictions imposées momentanément par des conditions de sécurité. Le Grand Sud possède en lui-même les atouts de sa propre promotion, ayant en lui les éléments naturels de toute campagne publicitaire opérée et lancée en son nom. C’est pourquoi ces contrées idylliques possèdent une dimension d’éternité qui ne sera jamais démentie ni remise en question.

Source Horizons

Le Pèlerin

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 23:23

Développement

Ghoul  et La Transsaharienne

Les voies du partenariat et de l’économie

Le projet se trouve aujourd’hui au coeur du Nepad avec l’engagement des pouvoirs publics africains des pays concernés comme gage de bonne volonté.

Alger abrite, depuis hier et jusqu’à aujourd’hui, la 49e session du Comité de liaison de la route Transsaharienne (Clrt). C’est le ministre des Travaux Publics, Amar Ghoul, qui a présidé hier la séance d’ouverture officielle de cette réunion. Les travaux se poursuivent à l’hôtel El-Aurassi avec la participation des pays membres du comité. Il s’agit des représentants du Mali, Niger, Tunisie, Tchad et Nigeria. Les participants, qui se réunissent tous les six mois, sont en train d’élaborer un plan évaluatif sur les travaux réalisés jusque-là. Côté algérien, le ministre a souligné que «notre pays a beaucoup avancé dans la réalisation de son tronçon». Amar Ghoul a affirmé en outre, que «le projet qui était un rêve au début, se concrétisera très prochainement». Sur le territoire national, il reste entre Tamanrasset et In Guezzam environ 175km à parachever sur l’ensemble des 415km que compte ce tronçon qui sera réceptionné vers la fin de l’année en cours. Amar Ghoul a réitéré que l’Algérie «est doublement engagée pour la finalisation de ce projet afin de construire dans la région une route de stabilité, de paix et de développement». Selon le ministre, ce projet constitue un grand axe du programme du Nepad, dans lequel l’Algérie est engagée à travers les initiatives du président de la République Abdelaziz Bouteflika. «Le Nepad est au coeur des préoccupations de l’Afrique. Et la Transsaharienne est au coeur du Nepad», a indiqué le ministre.
Par la même occasion, une convention-cadre a été signée entre le Clrt et un groupement d’études algéro-koweïtien. Cette convention porte essentiellement sur les possibilités de mettre en place une étude et un plan dont la finalité est de promouvoir les échanges commerciaux entre l’Algérie et les pays africains dans le cadre de la Transsaharienne. Cette étude a été financée par la Banque arabe du développement économique, laquelle a «offert» un don de 400.000 dollars. A propos de cette convention, le ministre souligne qu’«on cherche, également à travers la Transsaharienne, à mettre en place une véritable politique de coopération, de partenariat et d’échanges entre l’Algérie et les pays voisins africains».

Et d’ajouter: «On privilégie une coopération Sud-Sud, sans compromettre les relations de l’Algérie avec les pays de l’UMA.» Le ministre a aussi profité pour annoncer, dans le même cadre, que l’Algérie réalise une autoroute Nord-Sud dont les travaux ont atteint un stade très avancé. Selon le ministre, les travaux donnent entière satisfaction: «On aura une autoroute Nord-Sud qui relie Alger jusqu’à Ghardaïa en passant par Médéa, Djelfa et Laghouat. Prochainement, cette autoroute touchera d’autres wilayas jusqu’à Tamanrasset. Elle sera raccordée au projet du siècle, à savoir l’autoroute Est-Ouest.»
A noter que l’Algérie a consacré une enveloppe d’environ un million de dollars pour la réhabilitation, le renforcement et le développement de son tronçon. Sur l’ensemble des 3400km, l’Algérie a revêtu en bitume environ 2840km.

 

Source l’Expression

Le Pèlerin

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 06:34

Le mois du patrimoine débute demain

Le parc de l’Ahaggar sous haute protection





Balisage de pistes pédestres, interdiction des véhicules à certains sites, contrôle des touristes : le plus grand parc d’Algérie fait l’objet de mesures de protection renforcée pour préserver un patrimoine archéologique et biologique plus fragile qu’ailleurs.

 

C’est l’heure où les fauves vont boire. Dans l’air chaud et humide de la fin de journée, des femmes dansent. A quelques mètres, un homme immortalise la scène sur une paroi rocheuse. Il dessine également une girafe, comme celles qu’il croise tous les jours dans la vallée. Nous sommes dans l’Ahaggar, il y a plus de 5000 ans. Notre ancêtre habitait encore une savane verdoyante dont il ne subsiste aujourd’hui que des acacias. Mais ses peintures, elles, n’ont quasiment pas été altérées. A Mertoutek, un petit village du parc national de l’Ahaggar, à 230 km au nord-est de Tamanrasset, Messaouda Benmessaoud, attachée de conservation au parc et préhistorienne, s’extasie à chaque nouvelle visite sur le site. « On ne voit que l’ocre mais peut-être nos ancêtres avaient-ils utilisé d’autres couleurs à base de pigments végétaux, effacées avec le temps ? On ne sait pas non plus avec quel outil il gravait dans la roche ? » En soulevant ces questions, la préhistorienne aborde l’une des problématiques de l’art rupestre du parc national de l’Ahaggar, le plus grand de l’Algérie – 450 000 km2 – et un des plus vastes au monde : pour protéger un patrimoine, il faut d’abord le connaître. Or, à l’heure actuelle, très peu de sites, au regard de la superficie du parc, ont été fouillés et une partie seulement des vestiges et monuments a pu être inventoriée. Il en va de même pour le patrimoine naturel : le comportement de nombreuses espèces, à l’image du barbeau, un des quatre poissons répertoriés dans le désert, reste un mystère. « Dès qu’une sortie est organisée sur le terrain, nous envoyons des spécialistes sur le terrain, et ce, quelle que soit la discipline : géologie ou anthropologie, par exemple, souligne Farid Ighilahriz, directeur de l’Office national du parc de l’Ahaggar. Cet acte scientifique est lié à notre mission de conservation. » Dans ce sens, à Mertoutek, un des sites les plus visités – il est une des voies d’accès vers le massif de la Tefedest – un aménagement est prévu pour préserver le site. « Nous allons concevoir un petit musée de site, un espace où les artisans pourront vendre leurs produits artisanaux mais aussi alimentaires comme les fromages séchés, et un espace d’accueil pour les chercheurs et les étudiants, énumère Farid Ighilahriz. Cette structure qui est également un poste de contrôle et de surveillance sera équipée en énergie solaire. Avec l’accord de la population, nous prévoyons également d’interdire l’accès aux véhicules au-delà du poste de contrôle et envisager un déplacement en âne. » Il en va de la survie de l’oued grâce auquel les quelques habitants du site vivent, via la culture de tomates, d’abricots, de figues, de nèfles ou de raisin.

Miracle

Grâce à un petit cours d’eau sinueux que l’on devine fragile, les parcelles cultivées affichent un vert équatorial à peine croyable sous les plus de 30 degrés de cette sèche matinée d’avril. « Notre parc est une zone hyperaride où toute existence de vie relève du miracle, explique Djazia Ouchen, zoologue et sous-directrice de la zone d’Idelès de l’OPNA. Tous les milieux naturels sont fragiles, mais ceux de l’Ahaggar le sont encore plus. Si une espèce disparaît pour cause de désertification, on n’y peut rien, la nature impose ses lois. Nous devons simplement veiller à ce que la vie suive son cours. En d’autres termes, lutter contre le pillage ou le braconnage et limiter les impacts de la pression anthropique. » De cette pression, les sites de Tit et d’Amekni, à 40 km au nord de Tamanrasset dans la région de l’Aghechoum, en subissent chaque jour les conséquences. Les habitants de la ville de Tamanrasset notamment viennent en pique-nique et on devine le passage de visiteurs tout le long du discret cours d’eau dissimulé au milieu de la Typhaie, au bord duquel on trouve des couches-culottes et des sachets en plastique. L’OPNA a ainsi décidé d’aménager le lieu avant de proposer sa classification en secteur sauvegardé, une sorte de label le mettant définitivement à l’abri de dégradations ou de constructions anarchiques. « C’est un site très riche, insiste Messaouda Benmessaoud. Les gisements préhistoriques attestent d’une présence humaine très ancienne. Le site néolithique abrite également des gravures et peintures de 5000 à 6000 ans et des inscriptions libyco-berbères. On trouve aussi une petite mosquée de la période islamique et une casbah comprenant un silo pour les récoltes. » Les scientifiques pensent que la présence humaine entre Tit et Amekni, à quelques kilomètres, ne s’est pas interrompue. « Les fouilles, qui remontent à 1969, ont permis de mettre au jour des galets aménagés similaires à ceux trouvés en Afrique de l’Est et qui remontent à plus de deux millions d’années… Les céramiques, qui remontent à 10 000 ans, sont quant à elles parmi les plus anciennes au monde. » Un parcours va donc être aménagé, animé par un guide chargé d’informer les visiteurs sur les sites et de les sensibiliser. A Afilal, une guelta cachée au milieu des rochers sur la route, à 60 km au nord de Tamanrasset sur la route menant à l’Assekrem, des mesures plus draconiennes ont été prises pour interdire l’accès des véhicules au point d’eau. « Il y avait beaucoup trop de voitures. Elles perturbaient le lieu, véritable centre de gravité et importante escale pour les oiseaux migrateurs », souligne Djazia. Un abreuvoir salutaire trahi par la végétation de laurier-rose, les libellules qui virevoltent et les croassements de la grenouille verte ou du crapaud de Mauritanie, les deux seuls amphibiens de l’Ahaggar. Pendant les mois de migration, les plus chanceux pourront apercevoir de nombreux canards et de bruyants gangas arrivant en groupe. « La guelta se forme par l’oued qui arrive des hauteurs et alimente les oueds de Tamanrasset, explique la zoologue. Une fois la crue d’hiver terminée, l’eau reste emprisonnée dans la roche et même si le niveau baisse en fonction des saisons, il y a toujours de l’eau. »

Bleu lavande

De quoi faire le bonheur de la végétation. Après les pluies, le sol se couvre du rouge de l’oseille sauvage, du blanc de la fleur de câprier et de la menthe sauvage et du bleu de la lavande. « Nous avons recensé plus de 270 espèces végétales dont une cinquantaine très rares qui n’existent que dans le parc, parmi elles des lichens et des mousses, non identifiées. » Pour que le visiteur comprenne la valeur du milieu dans lequel il évolue, un autre projet est prévu à Tahabort, à 8 km de Tamanrasset, là où se trouve la célèbre source carbonatée. « Cette source d’eau gazeuse, unique dans l’Ahaggar, draine tellement de visiteurs qu’il était urgent d’aménager le site », explique Djazia Ouchen. Toute la difficulté étant d’organiser l’espace autour de la source sans y toucher, car nous ne savons pas d’où elle provient et nous risquerions de la tarir. Et d’imaginer une décoration telle que l’espace se fonde dans son environnement. « Le projet comprend un volet éducatif, avec un musée de site dédié à l’eau, un jardin botanique où seront plantées les espèces locales (acacia, palmier…) et un parc animalier. » On y trouvera des espèces domestiquées par l’homme, des petits perdus ou blessés que nous soignons avant de les redéployer dans leur milieu. Un autre volet, consacré aux loisirs et à la détente, prévoit la conception d’un circuit pédestre, d’une aire de pique-nique et d’un espace pour les produits artisanaux fabriqués dans le parc. Les chercheurs et les étudiants y trouveront enfin des chambres pour séjourner à l’occasion de leurs travaux de recherche. « Accompagner par la sensibilisation est essentiel. Aujourd’hui, la pression de l’homme est telle que l’on considère que les cinq à dix kilomètres dans le périmètre d’un village sont menacés. Depuis des millénaires, l’habitant de l’Ahaggar s’intègre naturellement dans son milieu, relève Mohamed Belghoul, chef de département des études et de développement du patrimoine naturel à l’OPNA. Mais cet équilibre "négocié" entre l’homme et la nature est aujourd’hui bien menacé. »

Source El Watan

Le Pèlerin

 

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