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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 08:08
Bouteflika à son premier jour à Tamanrasset
Une visite dédiée au développement


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Le décor est planté : portraits géants de « l’homme de la paix et de la réconciliation », des centaines de personnes entassées derrière les haies de sécurité et des troupes de karkabou.

Il est environ 11h30. Le cortège présidentiel arrive en trombe. Descendu de sa voiture, le chef de l’Etat reçoit une gerbe de fleurs, des bises et se dirige vers la foule qui scande des slogans tels « Tahia Président (vive Bouteflika) » ou encore « Oûhda talitha li raïs (un troisième mandat pour le Président) ». Les troupes folkloriques se mettent au travail. Les baroudeurs aussi, donnant une ambiance de fête. Le Président fait des centaines de mètres à pied, allant dans tous les sens pour serrer la main à ceux qui sont venus l’accueillir. Parmi la foule, les enfants, des écoliers surtout qui se distinguent facilement par leurs lourds cartables, sont en force, figés devant cette scène de liesse. L’attentat de Batna le 6 septembre 2007, qui s’est soldé par 22 morts parmi la population venant accueillir le chef de l’Etat, semble être jeté aux oubliettes. Des militants politiques, des représentants d’associations, des syndicats et les scouts musulmans sont là. Un détail : aucune banderole ni affiche réclamant au Président une nouvelle candidature n’a été exhibée par le FLN, principal promoteur de la révision constitutionnelle et du troisième mandat. Au fur et à mesure que le Président poursuit sa marche sur le principal boulevard de la ville de Tam, les cris de la foule s’accentuent : un mélange de youyous et de sifflets. Tout souriant, il salue une dernière fois la foule, se glisse dans la voiture présidentielle qui se dirige vers la maison de l’artisanat, à quelques encablures de l’accueil populaire.

Les réserves du président

A son arrivée à 10h30, le Président inaugure l’aéroport de Tamanrasset, rebaptisé au nom de celui qui fut jadis l’autorité morale des Touareg, à savoir Bey Ag Akhamoukh. Il est accompagné de onze ministres, représentant des secteurs d’activités comme ceux de l’eau, des transports, de l’énergie, de la culture, de la justice, de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Sans tarder, le chef de l’Etat procède à la pose de la première pierre du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Tamanrasset à travers In Salah. D’emblée, le Président qualifie le projet, dont le coût s’élève à un milliard de dollars, de promoteur pour la région de l’Ahaggar, à l’image du barrage de Beni Haroun à l’est du pays, de Taksebt à Tizi Ouzou et du MAO à l’Ouest. « Là où il y a l’eau, il y a la vie. C’est un signe de début de développement », lance-t-il en direction du présentateur du projet qui lui fait savoir que l’ensemble du projet pourrait être achevé en 2010. Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eaux, souligne au Président qu’une fois le projet concrétisé, des centres de vie verront le jour tout au long de la Transaharienne. Les travaux de construction d’un réseau de collecte d’eau sont déjà entamés à Tam. Il comprend six stations de pompages, une chambre de comptage et de contrôle, une station de déminéralisation d’une capacité d’un million de mètres cubes par jour. Le président Bouteflika a toutefois émis des réserves sur la construction d’un réservoir d’arrivée d’une capacité de 50 000 m3/jour. Selon lui, un tel réservoir est « petit » pour répondre aux besoins de la population locale d’ici 2020. D’après les estimations de M. Sellal, les besoins en eau potable de Tam seront de 60 000 m3/jour d’ici une quinzaine d’années.

« c’est dur de vivre ici »

Pour cette raison, M. Bouteflika a demandé à ce que les capacités du réservoir soient doublées pour passer à 100 000 m3/jour. « Pourquoi ne pas sauter sur l’occasion pour réaliser un réservoir de 100 000 m3 ? », indique-t-il. Après ce point, le Président se dirige vers le centre universitaire nouvellement construit et baptisé au nom de Hadj Moussa Akhamoukh, chef des notables touareg très influent dans la région, décédé en décembre 2005. Le centre universitaire dispose de 2000 places pédagogiques et de 1000 lits. Loin d’afficher un teint d’excellente forme, le chef de l’Etat poursuit doucement son périple et inaugure d’autres infrastructures dont la nouvelle cour de justice qui créera 70 nouveaux postes d’emplois. Cela avant de prendre le chemin du stade communal où une foule l’attendait sur les gradins. Là, le Président, oubliant son âge, s’adonne à une partie de foot avec des chérubins. Dans les gradins, l’ambiance est tout autre. A l’aide d’un mégaphone, une personne en costume, la quarantaine passée, réclame d’une voix rauque un troisième mandat pour Bouteflika. Des gestes de sa main, il demande à ceux qui occupent les gradins, des jeunes de moins de 16 ans en grande majorité, de le soutenir dans sa « démarche ». Et à ceux-ci de prendre le relais : « Oûhda talitha li raïs ». Cela dure une dizaine de minutes. Enchanté par cet appel, le Président se dirige vers les tribunes et salue de ses deux mains ces « militants ». Dans l’après-midi, le premier magistrat du pays procède à l’inspection de plusieurs projets en cours, l’inauguration et le lancement d’autres. Les habitants de Tamanrasset apprécient différemment cette visite. Il y a ceux qui pensent qu’elle va apporter plus de développement à la région et ceux qui n’y voient qu’une tournée politicienne, voire électoraliste. Une chose est sûre : la population de Tamanrasset ne cache nullement sa colère contre la cherté de la vie. « Un kilo de pomme de terre à 90 DA, une boîte de lait à 95 DA, que voulez-vous que je vous dise : c’est plus que dur de vivre ici », lâche un autochtone qui dit exercer une profession libérale.

 

Source El Watan

Le Pèlerin

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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 07:53

Le président Bouteflika en visite demain à Tamanrasset

L’Algérie face à la poudrière du Sahel

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Le président Bouteflika se rendra demain à Tamanrasset pour une visite de travail.

Parmi les points figurant dans son périple, il y a le mégaprojet de transfert des eaux souterraines d’In Salah vers Tamanrasset, lancé officiellement en novembre 2006. Cet ouvrage titanesque d’un milliard de dollars, qui permettra de transférer un million de mètres cubes d’eau par jour, est censé pallier le manque d’eau potable dans la région de Tamanrasset. Le chef de l’Etat va s’enquérir certainement de l’état d’avancement des projets en cours dans divers secteurs et en lancera d’autres. Mais aussi cette visite serait une opportunité pour le président Bouteflika de jauger sa popularité en prévision d’un éventuel troisième mandat, sur lequel il ne s’est pas encore exprimé, mais que le parti qu’il préside, à savoir le FLN, revendique de vive voix. Au-delà de ces calculs politiciens, le développement du Grand Sud constitue, aux yeux de nombreux spécialistes, un enjeu majeur pour l’avenir de l’Algérie. Longtemps délaissées, les régions du Sud souffrent aujourd’hui d’un incommensurable retard de développement, comparativement au Nord. Toutes les équipes qui se sont succédé à la tête du gouvernement depuis l’indépendance ont tourné le dos, par méconnaissance des enjeux ou faute de moyens, à cette partie désertique de l’Algérie, qui représente pourtant plus de trois quarts de la superficie du pays. Cela hormis l’effort consenti par le défunt président Boumediène, lequel avait mis en œuvre dans les années 1970 un programme de désenclavement des régions du Sud en focalisant son action – à l’image des villages agricoles au Nord – sur le développement des oasis Des spécialistes indiquent que sur 1000 DA investis dans le pays, moins de 5 sont destinés au Grand Sud. Cette disparité flagrante a été bien relevée par Abdelatif Benachenhou, à l’époque où il était ministre des Finances (en 2003). Même les investisseurs privés se montrent réticents à aller là-bas. Les compagnies étrangères, basées au Sud, se consacrent entièrement à l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles (richesse nationale) qu’elles exportent sans que cela profite, d’une manière ou d’une autre, aux populations locales. Cela est d’autant plus étonnant lorsque l’on sait que le sous-sol du Grand Sud regorge de ressources naturelles : le pétrole et le gaz d’abord, les gisements d’uranium, de diamant et d’or du Hoggar ensuite. Il n’y a pas que ça. L’extrême Sud est également riche de ses trésors paléolithiques. Depuis son arrivée en 1999 au pouvoir, le président Bouteflika a plaidé, dans ses discours, pour la réhabilitation des équilibres régionaux et surtout pour le développement du Grand Sud. C’est ainsi qu’il a institué, en 2003, un Fonds de développement spécial du Sud, pour lequel on verse 2% de la fiscalité pétrolière. On a même consacré 300 milliards de dinars (près de 400 millions de dollars) au renforcement de l’infrastructure et au développement local. Plusieurs investissements ont été réalisés dans le cadre du programme de soutien à la croissance de 50 milliards de dollars. Mais cette initiative n’a pas contribué à améliorer le cadre de vie des populations autochtones qui se débattent jusqu’à maintenant dans la misère. Des émeutes ont plusieurs fois éclaté dans des grandes villes comme Ouargla, Béchar et Tamanrasset. Les populations locales ont protesté contre leurs conditions de vie intenables et la politique de recrutement de la main-d’œuvre favorisant les gens du Nord au détriment des autochtones. Le gouvernement a tenté d’apaiser la colère de ces populations en donnant instruction aux bureaux de main-d’œuvre de répondre en priorité aux demandes des autochtones. De telles mesures restent insuffisantes. En 2005, à l’issue de ses visites à Laghouat et à Ouargla, le Président a octroyé une enveloppe de 377 milliards de dinars (500 millions de dollars) pour l’investissement au Sud, dans le cadre d’un programme étalé sur les quatre années à venir et répartis sur dix wilayas. Mais débloquer de l’argent ne suffira jamais à faire face aux multiples problèmes dont souffre cette partie de l’Algérie. Outre les questions socioéconomiques, le Sud, de par sa proximité avec le Sahel (plaque tournante de tous les trafics), mérite plus d’égard et d’intérêt de la part des gouvernants. Profitant de cette étendue désertique, de son climat et de ses reliefs accidentés et déroutants, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, devenu depuis septembre 2006 la Branche d’Al Qaïda au Maghreb islamique) fait de l’extrême Sud sa zone de repli. L’étendue de la frontière, la rendant difficile à sécuriser, facilite le mouvement à la fois des trafiquants et des groupes terroristes qui souvent se procurent armes et munitions dans certains pays du Sahel pour accomplir leurs forfaits sur le territoire national ou ailleurs. Cette « perméabilité » des frontières favorise également le développement du phénomène de l’immigration clandestine. En fuyant la misère rongeant leurs pays, les populations subsahariennes tentent souvent de passer par le sol algérien, de s’y installer momentanément avant de pouvoir atteindre « l’eldorado » européen.

 

Source El Watan

Le Pèlerin

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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 07:46
Les grands chantiers du Sahara


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Le Sahara algérien, immensité désertique représentant près 80% de la superficie globale du pays (soit 2 millions de kilomètres carrés), regorge de richesses minières et énergétiques. Un vaste territoire exotique, avec un sous-sol généreux, qui a toujours fait figure de «coffre-fort» pour le reste du pays. Les gisements miniers et pétroliers du Grand Sud garantissent à l’Algérie des revenus conséquents qui en font d’elle la seconde puissance économique du continent avec un PIB qui frôle les 120 milliards de dollars. Le pétrole (9ème exportateur mondial), le gaz naturel (4ème fournisseur), le zinc, le fer, le phosphate sont autant de matières premières qui y sont extraites et exportées aux quatre coins du monde.
Le Sahara, c’est aussi l’agriculture avec ses oasis et ses palmeraies qui proposent un grand échantillon de dattes d’une exceptionnelle qualité. La céréaliculture, le maraîchage, l’arboriculture et l’élevage réalisent, en outre, des résultats probants. Et puis, il y a le tourisme et les cultures locales. Constitué essentiellement de regs, d’ergs et d’oasis luxuriantes, le désert algérien et ses savoirs ancestraux ont depuis toujours captivé l’intérêt et l’engouement des voyageurs et des aventuriers du monde entier, même s’il reste beaucoup à faire en matière d’infrastructures d’accueil de haut standing. Rien qu’au cours des fêtes de fin d’année qui viennent de s’achever, le Sahara a accueilli quelque 12 000 touristes étrangers, selon les chiffres de l’Office national du tourisme. Djanet, Tamanrasset, Timimoun, Taghit, Ouargla, Ghardaïa, le parc national du Tassili figurent parmi les destinations les plus prisées par les vacanciers, essentiellement européens. Malgré toutes ses potentialités, cette vaste région du pays apparaît depuis toujours comme le parent pauvre en matière de développement local et régional. Le taux de chômage y est très élevé. La couverture en matière de services publics (écoles, hôpitaux, universités, transport et télécommunications) reste bien en dessous de la moyenne nationale.
Les populations locales montent épisodiquement au créneau pour revendiquer leur «part» d’émancipation. Prenant conscience de l’importance stratégique de cette partie du territoire national, l’Etat algérien a consacré ces dernières années de volumineuses enveloppes budgétaires pour rattraper les retards cumulés en la matière et mettre en valeur les wilayas du Grand Sud. Une politique de promotion de l’ensemble de la région a été, en effet, mise en œuvre par le président Abdelaziz Bouteflika tant pour assurer une meilleure exploitation de ses potentialités économiques en garantissant l’indispensable équilibre régional que pour se concilier les Sahariens qui s’estimaient abandonnés par les pouvoirs centraux. Des investissements publics colossaux qui commencent déjà à porter leurs premiers fruits. «Ce qui frappe le plus au premier abord, c’est l’accroissement démographique de la population et celle de la surface de l’agglomération urbaine : 100 000 habitants, des cités à perte de vue, des routes bitumées périphériques, l’électricité dans de nombreux quartiers, des travaux de tout-à-l’égout, d’adduction d’eau, des écoles et collèges par dizaines, d’immenses marchés regorgeant de toutes sortes de produits. Les services de l’Etat (wilaya, daïra, justice, casernes, école de police, hôpitaux, dispensaires, etc.) avec les banques, pharmacies, sont omniprésents. La circulation automobile est strictement réglée, la vitesse en ville ne dépasse pas 50 km/heure, les accidents sont rares; le prix des déplacements en taxi (qui se sont multipliés) est fixé à 50 DA quelle que soit la course dans l’agglomération», constate l’universitaire français Marceau Gast au sujet de la ville de Tamanrasset, en soulignant que la vie sociale paraît spectaculairement agréable et détendue.
«Cafés et restaurants peuvent rester ouverts jusqu’au milieu de la nuit ainsi que les cybercafés et les cabines téléphoniques privées. Des couples de jeunes gens, des femmes, peuvent vaquer à leurs occupations dans les marchés, les boutiques ou se promener dans les boulevards en toute liberté, visiblement détendus et heureux», ajoute le même auteur. Pour examiner de très près l’état d’avancement des chantiers lancés et s’enquérir des nouveaux besoins de la région, le chef de l’Etat entame dès demain une visite d’inspection et de travail dans la région.
La poursuite de l’œuvre de modernisation des métropoles sahariennes, l’encouragement de l’investissement productif et la création d’emplois, ainsi que la valorisation des potentialités économiques et humaines du Sahara figurent parmi les grandes priorités de cette tournée présidentielle qui se veut un gage supplémentaire pour booster ces gigantesques ateliers du Grand Sud.

Source La Tribune

Le Pèlerin

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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 00:23

Adrar : La foggara, un moyen d’irrigation à sauvegarder

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Dans la wilaya d’Adrar, la foggara est considérée comme la colonne vertébrale de l’agriculture saharienne, particulièrement de l’agriculture Oasienne.

Cependant, l’épanouissement de cette dernière se trouve menacé par la dégradation graduelle de ce système d’irrigation ancestral. On compte 1 400 foggaras réparties entre les régions du Touat, Gourara et du Tidikelt. Elles irriguent les 49% de la surface utile agricole oasiennes de la wilaya, estimée à environ 14 000 hectares. La foggara fait partie de notre patrimoine matériel et culturel national, d’autant qu’elle faisait aussi partie du mode de vie du fellah saharien. Cependant, de nos jours, son existence est mise en péril à cause du peu d’intérêt que lui accorde la nouvelle génération des enfants de fellahs. En effet, depuis plus d’un tiers de siècle, la jeunesse a complètement tourné le dos à cette tradition. Cet état de fait caractérisé par l’interruption de la transmission de père en fils de l’art de l’entretien de la foggara, a induit un manque accru de la main d’œuvre qualifiée pour sa maintenance. Aujourd’hui, on dénombre 878 foggaras en activité. Par contre, les 502 restantes sont à l’arrêt ou taries, soit une moyenne de 35,86%. Le secteur agricole d’Adrar enregistre 18 foggaras à l’arrêt et 10 en activité, quant à celui de Timimoun, il en dénombre 50 foggaras taries et 124 en activités. La réhabilitation de ces instruments traditionnels d’irrigation a mobilisé un grand nombre de programmes de soutien à l’agriculture saharienne, tant nationaux qu’étrangers, avec l’implication de certaines institutions des Nations Unies, comme le PNUD et la FAO. Depuis 1991 à ce jour, le ministère de l’Agriculture, par le biais de la DSA d’Adrar, a investi plus de 60 millions de dinars pour la restauration et l’entretien de 770 foggaras. Cependant, les foggaras inactives qui jalonnent le centre-ville d’Adrar commencent à poser un sérieux problème de sécurité pour les usagers. En effet, une foggara est d’abord un puit qui peut atteindre plusieurs mètres de profondeur, selon l’endroit où l’on se trouve par rapport à son origine. Les passants sont souvent victimes d’accidents lorsqu’ils circulent à proximité de ces trous qui parfois ne sont pas visibles ou cachés par la sédimentation et l’accumulation de terre. Plusieurs personnes ont fait des chutes dans ces abîmes. Il y a eu même des cas où des véhicules se sont enfoncés dans ces ruisseaux souterrains. De l’autre côté, ce même citoyen, caractérisé par son manque de civisme, n’hésite pas à utiliser ces foggaras comme lieu de décharges publiques où, quotidiennement, il déverse sans aucun scrupule ses déchets ménagers. A cet effet, plusieurs associations de défense de la foggara ont lancé des appels aux autorités et à la municipalité pour prendre des mesures et sauvegarder cette source de la vie.
 

Source El Watan 

Le Pèlerin

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 00:26

Le tourisme motorisé reconquiert l’Algérie 

Le Sahara, destination idéale 

Ralenti par l’affaire des touristes allemands et autrichiens enlevés en 2003, le tourisme saharien reprend de plus belle, surtout en moto.


En témoigne la randonnée des motards montés sur des Harley Davidson effectuée au début de cet été (ils seront plus nombreux en 2008), et celle achevée depuis quelques jours par une soixantaine de bikers dont plus de 45 de nationalités étrangères. Un pari difficile certes à réaliser mais qui nécessite une totale coordination entre les différents services, à commencer par ceux chargés de la sécurité, les tour-opérateurs et les offices de tourisme. Les bikers qui ont quitté la capitale algérienne depuis l’hôtel Mazafran, à Zéralda, se sont ébranlés à travers les routes nationales et les chemins de montagne à destination de Ghardaïa. Plusieurs haltes ont été effectuées pour des photos-souvenir comme celle de la Chiffa, lieu paradisiaque réputé pour ses singes, ou sur la route vers Aïn Ouessara pour l’approvisionnement en carburant. En prenant la RN 1 vers Djelfa, on est subjugué par l’étendue des plaines. Des travaux d’extension de cette route en deux fois deux voies sont en cours. « Regardez toutes ces parcelles de terre, vous pouvez construire non pas une seule ville mais plusieurs à la fois et régler définitivement la crise du logement. Il faudrait que l’Etat fasse appel à des experts en construction pour endiguer le problème crucial du logement », lance Lyès, le photographe d’El Watan. Arrivés dans une station d’essence sur la route menant à Djelfa, les motards sont envahis par un groupe d’adolescents qui leur posent différentes questions. « Que faites-vous ici ? Où allez-vous ? » A l’intérieur du café situé à l’angle de cette station, un individu au teint kabyle nous sert une limonade. « Vous êtes des journalistes. Vous savez que vous avez de la chance de voyager avec des motards étrangers, je connais pas mal de vos confrères avec qui j’ai étudié à Babez (université Houari Boumediène de Bab Ezzouar) », avance-t-il. Ingénieur de son état, notre bonhomme exerce comme serveur dans un patelin presque désertique. A notre question de savoir par quel miracle il a atterri dans ce lieu, sa réponse est plus que logique : « El Khobza mon frère (mon gagne-pain). » Nous quittons notre ami en lui souhaitant bonne chance, tout en prenant la route vers Ghardaïa. Nous marquons une pause-déjeuner sur une route bien asphaltée dont la couleur sombre contraste avec la couleur éclatante des collines dénudées. Quelques bâtiments de couleur jaune de deux étages font face au restaurant. Des badauds se regroupent de l’autre côté de la chaussée. Lyès, Riad et Mohamed « la pression », une équipe dynamique d’Allo OTA, se déplacent vers les enfants, les bras truffés de tee-shirts et de casquettes blanc et rouge à l’effigie de l’opérateur de téléphonie mobile. Les mioches sont heureux de recevoir ces cadeaux. D’autres accourent pour décrocher un tee-shirt. Il est utile de préciser qu’Allo OTA a sponsorisé ce raid en compagnie de sept de ses distributeurs officiels : Isicom, Mobi One, Ring, Nomadic, Moon Mobile, Novaphone et Sarl wmpi), en compagnie de Glob Trans, Universal Transit France, la Safex, la Fédération algérienne des sports mécaniques, le ministère du Tourisme et Red Bull. Pour ce dernier cité, il faut dire que les Red Bullettes et leurs véhicules confectionnés à l’effigie de la marque de boisson énergétique étaient elles aussi de la partie. Amina, Lamia, Sihem, Meriem et leurs deux collègues Aniss et Rabie ont véritablement animé le raid. Ils distribuaient des cannettes aux bikers lors de chaque halte, exténués qu’ils étaient aussi bien par le long trajet que par la chaleur du désert. Arrivés dans la soirée sous bonne escorte de la gendarmerie et de la police, l’armada à deux roues, accompagnée par un nombre impressionnant de véhicules, a été prise en charge par l’agence de voyages M’zab Tours. Son directeur, Boughali Toufik, a déployé toutes ses qualités pour accueillir tout ce beau monde dans sa merveilleuse palmeraie de Beni Izguen. Un dîner traditionnel a été servi dans des salles traditionnelles, où la h’rira le disputait au couscous local servi dans des écuelles en bois. Les Hollandais, les Belges et le couple argentin n’en revenaient pas du paysage féerique et de l’accueil réservé à la délégation. « L’accueil des gens était chaleureux, le paysage est magnifique et même les routes étaient excellentes », déclarent Guillermo et Martinez d’Argentine. Accompagné de Mercedes, le couple, vivant à Genève (Suisse), a participé à différents raids aux USA, au Canada, en Amérique latine et en Europe. Il tient à remercier les services de sécurité pour leur assistance quasi permanente. « L’escorte nous a facilité le travail », tiennent à préciser nos interlocuteurs. Seul bémol, ajoutent-ils, les services de l’hôtellerie à améliorer et à exploiter davantage dans plusieurs villes du Sud. Cette nuit-là, une troupe folklorique égayait la soirée de ses chants et danses traditionnels, créant ainsi une ambiance conviviale. Les étrangers ne se gênaient guère pour se lancer dans l’ambiance et danser dans les palmeraies. Le lendemain, les bikers se sont réveillés tôt le matin pour immortaliser les photos du lever du soleil. Un soleil entre le sommet d’une dune, les palmiers et les roches de sable. Un paysage féerique. Les motards ne se gêneront guère pour filmer et photographier même sur les toits des habitations traditionnelles.

Ghardaïa, perle des oasis

La vallée du M’zab est la région qui a inspiré plus d’un poète et attiré plus d’un touriste. Jadis, lorsque les touristes occidentaux se comptaient par centaines de milliers, Ghar de Daïa (traduire par là Grotte de Daïa), aujourd’hui Ghardaïa, était le point de chute par excellence des touristes européens et nord-américains. On continue à aimer cette oasis de paix en ce sens que les hôtels de la ville affichent complet. Les civilisations ancestrales de la vallée font d’elle une zone touristique par excellence. Sa situation géographique et son développement économique et culturel lui confèrent des atouts certains. Son patrimoine culturel est immense et original. Ghardaïa, porte du désert et perle des oasis, est considérée comme l’une des plus importantes régions touristiques en Algérie, plus particulièrement au Sud. La wilaya jouit d’atouts considérables qui font d’elle un lieu de perdition pour les touristes, les ethnologues, les architectes, les chercheurs et les historiens. Les Mozabites sont un peuple amazigh avec ses propres traditions, croyances, rites et mode de vie. Ils sont reconnaissables à leurs tenues traditionnelles, le saroual loubia (pantalon large) et la chéchia (toque). Ghardaïa est construite dans le même style et selon la même architecture que les quatre autres villages mozabites les plus importants de la vallée du M’zab. Sa disposition a dû s’adapter au profil des collines rocailleuses de la région. Un style architectural unique en son genre, avec les commerces, la grande place du marché à la criée et des ruelles formant un véritable labyrinthe et la mosquée au sommet de la colline. Ghardaïa, qui est l’un des sites touristiques les plus prisés en Algérie, attire non seulement par ses dunes de sable, ses oasis et son architecture unique, mais aussi et surtout par son artisanat. Les tapis mozabites sont très connus, ainsi que d’autres produits textiles tels que les burnous, les tenues traditionnelles pour les enfants et les souvenirs. Les autres produits artisanaux, tels que le cuir, le cuivre ou les peintures sur sable ont valu à la vallée du M’zab la réputation d’être l’un des plus importants centres d’artisanat en Algérie. « Nos produits sont copiés et vendus en tant que produits locaux par nos voisins tunisiens aux touristes qui en raffolent », affirme un commerçant du marché de cette ville. Les touristes ont envahi ce lieu de commerce afin d’acquérir quelques objets souvenir. Des photos-souvenir ont été immortalisées avec des Mozabites. La richesse de son artisanat, de ses coutumes et chants traditionnels ont favorisé El Oued, une région attractive qui dispose d’un patrimoine riche et varié sites naturels, chott, lacs, « sebkhate », souks, villages traditionnels, mosquées centenaires, faune et flore typiquement sahariennes, une gastronomie purement locale et son climat qui ont fait de cette région une destination touristique incontestable. Ce que nous voulons vous faire découvrir, en somme, c’est toute la splendeur de ses paysages en hiver, au printemps et même en été, ses couchers de soleil, ses mosquées, ses palmeraies, ses maisons, ses lacs, sa faune et son architecture fortement adaptée au climat du Sahara. Une halte à Ouargla dans une pompe à essence et nous voilà partis en direction d’El Oued, la ville aux mille coupoles. Cette ville se distingue par ses immenses étendues de dunes de sable pouvant atteindre jusqu’à 100 m de haut et par ses routes à l’asphalte bien entretenu.

El Oued, la ville aux mille coupoles

El Oued dispose de grandes potentialités touristiques, à travers tout son territoire allant des sites naturels aux sites archéologiques très diversifiés. Aujourd’hui, pour découvrir le vrai visage du Souf, c’est en dehors de la ville d’El Oued que l’on est subjugué par les couleurs, les tons, les paysages et les dunes de sable enserrant de petites palmeraies. C’est également dans les jardins « Ghitane », non loin de la ville, que l’on retrouve le silence et la sérénité du Sahara. Comme on la retrouve dans les vieilles citées de Ouglana et de Tamerna dans la région de Oued Righ. Le Souf est spécifique de par son architecture en voûtes et en coupoles, il constitue une ville originale qui a impressionné des visiteurs venus du monde entier. Les toits des maisons sont faits de voûtes et de coupoles qui donnent une valeur esthétique à l’architecture et répondent parfaitement aux conditions climatiques et d’isolation. Après une nuit de sommeil, les bikers ont pris la route vers la sortie de la ville, à une trentaine de kilomètres. Des dunes d’une extrême beauté assaillent votre regard. C’est le moment de prendre des photos et profiter du sable doré d’El Oued. La délégation a pris la route vers Biskra, puis a goûté à un plat traditionnel typiquement biskri (chakhchoukha biskria), à l’hôtel Les Ziban. Après une pause-déjeuner, les motards s’enfoncent en direction de Skikda. Un passage obligé par Menbâa El Ghozlane (Source des gazelles), indispensable pour l’achat de dattes, puis vers la route sinueuse d’El Kantara. Dommage que les bikers n’ont pas visité les grottes de Gouffi. Peut-être l’année prochaine. Arrivés à Constantine en fin d’après-midi, les motards se sont ébranlés sur la route montagneuse et extrêmement zigzagante menant vers Skikda. Une voie dangereuse qu’il faudrait prendre avec des pincettes d’autant plus que l’éclairage public

 fait défaut sur pratiquement le trois quarts du trajet. Dans son discours de fin de parcours prononcé à l’hôtel Salam de la ville, Hubert Auriol, le patron du Raidalgérie 2007, a précisé que cette première expérience est une réussite même si quelques imperfections restent à améliorer. Il précisera que le pari de visiter le Sahara algérien a été tenu et qu’un autre raid est prévu pour l’année prochaine. « Nous avons voulu par ce raid donner une autre image de l’Algérie et je pense que ceux qui se sont retirés à la dernière minute pour des raisons sécuritaires ont eu tort », a certifié notre interlocuteur. Grand bravo également aux autorités locales des villes de Ghardaïa, d’El Oued ainsi qu’aux services de sécurité (police et Gendarmerie nationale) et la Protection civile.

Source El Watan

Le Pèlerin

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 00:00

Fondation Déserts du monde

Coopération pour la préservation de la faune

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l'Askreem

Un procès-verbal de coopération a été signé mercredi dernier à Alger entre la fondation Déserts du monde et le Sahara Conservation Fund (SCF) pour la préservation de la faune sauvage saharienne.

Cette coopération a pour principal objectif la mise en place d’un programme d’échange d’expériences dans la préservation de la faune sauvage endémique et le repeuplement des espèces disparues ou menacées d’extinction dans leurs habitats naturels. Dans ce cadre, deux experts, en l’occurrence Mme Laurie Marker, co-fondatrice du Cheetah Conservation Fund (CCF) et John Newby, directeur exécutif du SCF, ont animé une conférence, présidée par Chérif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme et président de la fondation Déserts du monde. La conférence a abordé des thèmes relatifs à la situation actuelle des espèces d’antilopes sahélo-sahariennes en Afrique du Nord, les perspectives pour l’Algérie, la gestion de la faune sauvage et de l’interaction du cheptel face au guépard. John Newby nous a affirmé : « Le SCF a été créé en 2004 pour essayer de combler les lacunes en matière de conservation de la zone saharienne. L’Algérie étant le plus grand pays saharien a un rôle très important dans toute stratégie de conservation en matière de faune et flore pour cette région d’autant plus que le ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire est aussi fondateur de Déserts du monde, une organisation qui a joué un rôle très important dans le mouvement pour la conservation du désert, plus particulièrement en 2006 avec l’Année internationale pour le désert, une année fondée par les Nations unies. » Selon lui, la conservation touche « aussi bien le plan culturel que biologique, n’oublions pas que malgré les préjugés, le Sahara n’est pas un espace vide mais habité où la nature et l’humanité coexistent depuis des millénaires et que nous envisageons une cohabitation mutuellement bénéfique pour d’autres millénaires. » Quant aux projets envisagés avec l’Algérie, il a souligné : « Nous avons un mémorandum avec la Direction générale des forêts (DGF) sur la base duquel nous avons déjà entamé des missions sur le terrain d’inventaire de faune et de flore mais aussi des échanges d’expériences entre des experts algériens et étrangers qui nous ont permis de passer à la formation en matière de technique de recensement. »
Source el Watan
Le Pèlerin
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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 00:35

700 touristes à Djanet pour célébrer la fête du nouvel an

La région de Djanet, située à 400 km au sud du chef-lieu de la wilaya d’Illizi a accueilli ces derniers jours plus de 700 touristes de différentes nationalités européennes venus célébrer la fête du nouvel an 2008 dans les régions et hauteurs mythiques du Tassili, a-t-on appris auprès de la wilaya d’Illizi.  Selon la même source, les structures hôtelières et d’accueil de la ville de Djanet "affichent complet" devant le flux touristique.    
Les touristes, notamment des allemands, espagnols et français, ont rallié la région par voies terrestre et aérienne à bord de vols charters affrétés auprès de plusieurs compagnies aériennes européennes et Air Algérie, conformément aux programmes établis conjointement par les agences de voyages locales et étrangères, a-t-on expliqué.     Outre le village touristique d’Ihrir, 230 km au nord de la ville de Djanet, qui constitue une direction par "excellence" des touristes étrangers de par sa richesse en atouts touristiques féeriques, les autres régions de Tedraret, Admar, Tikoubaouine, Tegherghert et Issendilen, situées à l’intérieur du Parc national du Tassili, devraient, de leur coté, accueillir d’importants contingents de touristes en cette circonstance annuelle.    
Selon le directeur du tourisme de la wilaya d’Illizi, divers programmes culturels et artistiques ont, en prévision de cette fête, été mis au point par les parties concernées, en plus de la prise des différentes mesures afin de permettre un séjour agréable aux invités de la région. Le président des agences de voyages, M. Abdelkader Tedrart, qui a indiqué que cette région du grand sud du pays constitue un lieu de villégiature de prédilection des touristes, a expliqué que la célébration du nouvel an devrait être mise à profit pour la dynamisation et la commercialisation du produit touristique que recèle le grand sud algérien.

Source el Moudjahid

Le Pèlerin

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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 00:00

À Djanet, on scrute toujours l’horizon

Riche par ses ressources et pauvre par ses dirigeants

Riche en ressources gazières mais aussi par la beauté de sa nature, Djanet est malheureusement réduite à la misère par le fait de la bêtise humaine. Située à quelque 1200 km au sud d’Alger, elle semble totalement isolée si ce n’est l’ouverture avec l’aéroport et une piste de 220 km qui la relie à Illizi, chef-lieu de la wilaya dont elle dépend.

Les routes qui mènent vers les frontières avec la Libye et le Niger sont très surveillées par les gardes-frontières et l’armée. Les parcours souvent empruntés par les contrebandiers et les terroristes sont tellement dangereux que la population s’y aventure rarement. Ainsi enclavés, les jeunes de Djanet sont durant les six mois de l’année réduits à la contrebande et les six autres mois à lutter pour un travail comme chauffeurs, guides, cuisiniers ou interprètes pour une agence de tourisme. Une situation qui a engendré un profond malaise et à maintes fois une grande colère exprimée notamment par de violentes émeutes. La confiance entre la population et les dirigeants locaux n’existe plus. Plus personne ne croit aux promesses, à plus forte raison lorsqu’elles sont faites à la veille des rendez-vous électoraux. La forte abstention ayant marqué le dernier scrutin législatif hante l’esprit des partis qui vont prendre part aux élections locales prévues le 29 novembre 2007. Les panneaux d’affichage dans les rues principales sont pratiquement vierges. Les quelques affiches collées par-ci par-là par des jeunes payés à la journée sont griffonnées ou carrément déchirées. Signe d’une flagrante rupture avec tout ce qui symbolise le pouvoir. Parce que les APC, pour les citoyens, incarnent le régime qui les a marginalisés, rien n’a été fait pour développer leur région et améliorer leurs conditions de vie. Le pouvoir d’achat est tellement élevé que la pauvreté est perceptible à l’œil nu. Ceux qui entrent au marché de la ville pour la première fois sont choqués par non seulement la mauvaise qualité des fruits et légumes mais aussi par les prix exorbitants. Ici, la pomme de terre, qui a fait trembler le gouvernement lorsqu’elle a atteint 75 DA le kg à Alger, a largement dépassé les 100 DA le kg. L’oignon, la courgette, la carotte et le navet sont affichés à 100 DA, alors que la tomate a atteint les 120 DA. Même les produits de large consommation, subventionnés par l’Etat, comme le lait, flambent à Djanet. Ainsi, une boite de lait en poudre coûte... environ 300 DA et celle pour bébé est à 280 DA. La marque Nespray (pour adulte) dépasse la barre des 350 DA le paquet. Pour ce qui est des viandes, le marché connaît une véritable frénésie. Le poulet est vendu à raison de 350 DA le kg, la viande de mouton entre 600 et 700 DA kg et celle de brebis à 600 DA le kg. De quoi réduire toute une population à une paupérisation certaine, voire à la misère. Même les cadres qui travaillent dans les administrations affirment ne pas réussir à joindre les deux bouts avec la cherté des produits alimentaires. Rencontré dans son petit magasin d’artisanat, Salah Ben Sidi Ali Tikaoui, un notable, la soixantaine passée, ne manque pas d’exprimer sa colère, et à travers elle, celle de tous ses compatriotes. « Notre région a de tout temps été marginalisée. Elle regorge de ressources inestimables qui ne profitent pas à ses habitants mais à ceux du Nord. Comment expliquer que nous achetons le lait à 300 DA le paquet, alors que vous au Nord vous l’achetez à 150 DA ? Comment se fait-il que nous achetons le kg de datte à 350 DA/kg ? La vie est tellement chère ici que les jeunes sont souvent obligés de verser dans la contrebande pour arriver à vivre décemment. Les sociétés pétrolières préfèrent la main-d’œuvre du Nord à celle du Sud... », dit-il. Il affirme que Djanet vit depuis trois ans une situation de sécheresse qui a poussé des dizaines d’éleveurs à abattre leur cheptel. Durant toute cette période, note-t-il, les autorités n’ont pas bougé le petit doigt alors que la région est en train « de basculer vers une catastrophe écologique ». Il explique que les Touareg du Tassili n’Ajjer vivent en général de l’élevage de brebis et de chameaux et depuis quelques années de moutons. L’absence de pluie depuis l’hiver 2004 a réduit sensiblement les espaces de pâturage et d’abreuvement. « J’ai vu des éleveurs abattre leurs brebis et les manger par la suite, parce qu’ils ne pouvaient continuer à les garder. Dans cette région, les gens vivent dans la roche, sans eau et sans nourriture. lls sont les oubliés du système et ils résistent. Mais leur patience a des limites. Les dernières émeutes pour l’emploi n’ont malheureusement pas été comprises. Les autorités gèrent les crises par des promesses, rien que des promesses. Il y a quelques mois, des jeunes ont demandé à être écoutés par le wali. Ce dernier n’a pas daigné donné suite à leurs doléances. Je l’ai moi-même sollicité. En vain. J’ai alors saisi le Premier ministre mais ma demande est restée sans suite. J’ai décidé d’écrire au président de la République et quelques jours plus tard, le chef du gouvernement a écrit au wali et lui a fait injonction de me recevoir. Le wali a demandé à ses administrés d’organiser une rencontre avec la société civile, notamment les associations de jeunes. Moi et certains autres notables avons évité le pire. Tout le monde voulait venir pour exprimer sa colère contre lui. Encore une fois, le problème de chômage a été soulevé, mais à ce jour, soit plus de six mois, rien n’a été fait. Des listes de jeunes à embaucher ont été remises et les candidats attendent toujours. » Pour constater de visu la situation de paupérisation dans laquelle se débat la population, il faut faire une visite à la petite localité de Tayni Aghoum, située à 12 km de Djanet.

« Nous voulons être comme les citoyens du Nord »

Les gens vivent dans le dénuement le plus total. Ayant pour nourriture quelques stocks de dattes dures, la population, pour la plupart des femmes, des enfants en bas âge et des vieux (les jeunes ayant préféré fuir la situation), vit en petits groupes d’éleveurs de chèvres très maigres. « Si la situation continue, nous serons dans l’obligation d’abattre le peu qui nous reste. Le cheptel nous coûte très cher et la moitié a déjà été emportée à cause de la rareté du pâturage et de l’eau. Nous avons fait état de nos préoccupations, notamment pour l’installation de forages, puisqu’il y a de l’eau, mais en vain. Nos familles sont menacées de famine », lance un vieux targui, en regardant quelques brebis affectées ne pouvant plus bouger. Cette famille nous demande avec insistance d’immortaliser la scène de ces deux chèvres qui viennent de mourir pour la transmettre aux décideurs. « Après la mort de ces deux brebis, notre tour viendra. Dites-leur que nous voulons vivre décemment comme tous les autres Algériens du Nord. Notre quotidien ne peut continuer à être fait éternellement que de souffrances », lance le vieil homme d’une voix coléreuse. M. Tikaoui n’a pas tort de parler de profond malaise chez la population. Il s’interroge : « A qui ont profité les budgets colossaux dégagés par l’Etat pour la relance économique de la région ? Le gaz dont regorge la région alimente directement le Nord, alors que des milliers de foyers se chauffent encore au gaz butane acheté à raison de 500 DA l’unité, ou au bois très rare à trouver et dont la collecte nécessite des kilomètres à pied. Le seul créneau, très porteur et qui reste encore à la traîne, est le tourisme. A peine a-t-il démarré en 2000 voilà que l’affaire de l’enlèvement des 32 touristes allemands en 2003 a freiné son élan. Djanet, ce musée à ciel ouvert, est privée de ses visiteurs. De 3500 à 4000 touristes par an, la moyenne est réduite à quelques centaines seulement en 2004. Mais des efforts sont fournis par les agences de tourisme qui poussent comme des champignons pour dévoiler aux adeptes du désert la féerique capitale du Tassili n’Ajjer, une chaîne de montagne de quelque 80 000 km2, et les plus importantes gravures rupestres et plus vielles peintures (rupestres) au monde. Les parcours touristiques sont tous sécurisés, pour peu que les visiteurs soient accompagnés de guides de la région qui sont en général employés par les agences de tourisme. La saison en cours semble être prometteuse. La visite du roi d’Espagne Juan Carlos et de son épouse, au mois de mars dernier, a été une bonne publicité pour les inscriptions. L’attentat manqué contre l’aéroport de Djanet aurait pu tuer dans l’œuf la saison touristique, mais fort heureusement la venue du président allemand quelques jours après à Djanet a été d’un grand secours. Les annulations ont été très rares et les inscriptions de nouveaux groupes, surtout allemands et japonais, se sont multipliées. Mais ce secteur névralgique pour le Sud semble totalement marginalisé par les autorités. Les aides de l’Etat pour le remettre sur rails sont quasiment inexistantes ni en matière de publicité sur les trésors que recèle le Sud, surtout dans les ambassades algériennes à l’étranger, ni en matière de facilitation des procédures de visas et d’entrée des touristes en Algérie. A cela s’ajoute le manque flagrant d’infrastructures d’accueil, notamment les auberges et les hôtels sahariens, lesquels sont principalement axés sur les villes du Nord. Des prospectus rappelant aux touristes leurs obligations en matière de protection de la nature et l’interdiction de déplacer, de prendre ou de saccager des objets trouvés sur leur passage, sont remis gratuitement au niveau de l’aéroport de Djanet. Elaborés récemment par l’Office national du parc du Tassili (ONPT), ils ont été rapidement épuisés par les groupes de touristes. Avec une superficie de 80 000 km2, le parc est un musée à ciel ouvert qui emploie 126 agents de conservation pour contrôler un espace difficile à maîtriser. Son directeur, Amokrane Salah, estime que les moyens actuels sont en deçà des capacités nécessaires pour assurer le contrôle vu l’immensité des lieux. Il reste néanmoins optimiste quant à une prise en charge optimale, avec la livraison prochaine de 17 véhicules 4x4, et compte sur l’implication de tous les intervenants dans la protection du parc. « C’est notre patrimoine à tous. Nous l’avons emprunté à nos ancêtres pour le remettre aux générations futures dans l’état où nous l’avons eu. Sa protection engage une responsabilité individuelle, collective et institutionnelle. Tout le monde est donc concerné, pas uniquement les agents du parc. » En tout cas, cette richesse naturelle inépuisable, plus importante que le pétrole ou le gaz, est la seule à même de faire sortir Djanet de son isolement et de promouvoir un développement durable, sans passer par les services de responsables locaux aux appétits voraces et aux discours creux. Les jeunes de Djanet s’identifient tous à cette vache, illustrée par leurs ancêtres il y a plus de 10 000 ans, et qui fascine depuis des décennies ses visiteurs avec les larmes qui coulent de ses yeux. « Elle pleure le sort réservé à Djanet et à ses habitants... », explique ironiquement l’un d’entre eux.

 

Source El Watan

 

Le Pèlerin

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 00:19
Naâma
La désertification de la steppe devient alarmante
 
 
Le phénomène de la désertification a pris des allures alarmantes dans la wilaya de Naâma, selon une récente étude de la direction  locale de l’environnement qui souligne que ’’la steppe est dans un état de dégradation  avancé’’.  Selon ce rapport, les composantes de la steppe dans la wilaya de Naâma se sont dégradées durant cette dernière décennie, marquée par  des périodes de sécheresse qui ont accéléré la régression du couvert végétal,  l’amplification des facteurs d’érosion et de désertification.  Les terres pastorales sont menacées par la désertification qui a accentué la  perte de grandes superficies de thym et d’alfa, plantes endémiques de la steppe  des hauts plateaux algériens, note l’étude de la direction de l’environnement.  En effet, les ressources pédologiques sont devenues pauvres en matières organiques,  selon les statistiques qui précisent que 3 millions d’hectares de la superficie  de la wilaya de Naâma, soit plus de 74% sont menacés par le spectre  de la désertification, alors que 5% de la superficie globale (150.000  ha) sont en voie de se transformer en ’’Sahara’’ du fait de l’avancée de dunes  de sable qui ont envahi plus de 16.615 ha de steppe.  Les facteurs climatiques de ces dernières années, caractérisées par de longues  périodes de sécheresse ont été à l’origine de la dégradation du couvert végétal  (alfa, thym, pistachier atlasien, etc), et de grandes superficies ont été recouvertes  d’épineux, des plantes à faible qualité fourragère, estime-t-on.  S’agissant de la productivité du sol, les mêmes spécialistes en environnement  estiment que la dégradation des superficies pastorales des années 1980 à ce  jour démontre une différence des indices de la valeur productive des pâturages.  En effet, les superficies végétales représentent 40% de la superficie  pastorale globale, alors que 3 à 4% de cette superficie ont été envahis par les zones de pacage, d’où la régression de la superficie végétale à 20% alors que le taux d’occupation du cheptel a atteint 12 têtes à l’hectare.  La productivité des pâturages a régressé également, surtout celle des plantations  alfatières de 100 unités à 30 avec la disparition de plus de 415.000 ha de cet  espèce végétal endémique et particulière à cette région. D’autre part, le taux d’envahissement des dunes dépasse  actuellement 20%, avec une nette baisse des plantes fourragères destinées  à l’alimentation du bétail qui est passée de 190 dans les années 1980 à 26 à  l’hectare en 2003, particulièrement à Mecheria, Aïn-Benkhellil et Touadjer. La désertification se caractérise par des indices naturels et humains  car il est difficile de contrôler les interventions de l’homme du fait des vastes  superficies.  Entre autres indices naturels relevés par l’étude de la direction de l’environnement  de la wilaya de Naâma, figurent les dunes de sable, la dégradation des terres  agricoles, la déforestation, la réduction des eaux superficielles et souterraines,  la salinité et la baisse de la fertilité du sol, l’érosion hydrique et atmosphérique,  en plus des sédimentations dans les oueds, barrages et les fortes tempêtes.  Les facteurs du climat, du sol et du couvert végétal ainsi que la présence  humaine ont favorisé l’aggravation du phénomène de désertification dans la wilaya  de Naâma dont 74% de la superficie globale (21.840 km2) est steppique  et caractérisée par l’activité pastorale. Le climat régnant sur la région se subdivise durant l’année en deux saisons,  l’une froide et humide allant du mois de novembre à avril. La seconde saison  chaude s’étale de mai à octobre avec des précipitations très faibles.  La situation écologique actuelle de la wilaya de Naâma nécessite, selon les  spécialistes, la promotion d’un programme homogène de gestion des steppes avec  la participation des populations locale à long et moyen terme.  Les actions urgentes sont notamment le reboisement des zones de dégradation  végétale, la réalisation des objectifs de biodiversité (gestionnaires, éleveurs, agriculteurs), l’accroissement des réserves pastorales, la constitution de banques  de données sur les animaux et les plantes en vue  d’une meilleure répartition des ressources hydriques. La région de Naâma nécessite l’élaboration par des spécialistes  et des experts, d’études approfondies et des méthodologies à même de protéger  les zones menacées par la désertification et l’érosion, en régénérant les zones  semi humides par l’application des moyens scientifiques pour lutter contre l’avancée  du sable menaçant les steppes et les villes.  Il est nécessaire également d’intensifier les activités du tourisme écologique,  notamment les bassins de Daïra et Tiout, la zone agricole de Dzira, la station  thermale de Aïn El-Warka et autres, préconisent les spécialistes en environnement.  Les études réalisées à ce jour démontrent le rôle important de la rationalisation  des interventions des éleveurs en vue de faire face aux risques écologiques  accentuées par les vents de l’ouest (20%) en comparaison aux vents  nord-est. En effet, il existe cinq passages aux tempêtes de sable, soit Echott Gharbi,  le sud, Sabkha, l’Atlas saharien de l’ouest et la zone de Figuig (Maroc) soit  177.200 ha ou les vents restent actifs de manière permanente.  Le secteur des forêts intensifie pour sa part ses interventions à travers les zones steppiques, les oueds par la réalisation des ceintures vertes, les brise-vent,  la mise en application des plans visant à lutter contre l’avancée du sable, la réussite des réserves pastorales et l’interdiction du labourage et le pacage  illicites en vue de garantir le renouvellement du couvert végétal. Enfin, les services des forêts s’emploient à introduire des espèces végétales  de fixation du sol, telles la Casaritana, les figues de barbarie, les plantes  fourragères (El-Gatfa, El-Batm) les arbres oléicoles, les pistachiers atlasiens  et autres afin de lutter contre la désertification.
 
Source El Moudjahid
 
 
Le Pèlerin 
 
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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 00:43

2.000 touristes ont visité les oasis de Béchar en 2006, contre 200 en 2002 !

 
Pour 200 DA la nuitée, les touristes étrangers ont apprécié la culture et le mode de vie de la population du Sud.
Malgré son jeune âge, Mabrouk est ambitieux et plein d’idées. Loin des discours négatifs qui émaillent, par accablement ou par simple habitude, les discussions des jeunes de Béchar, il préfère parler de projets, de potentialités, de l’avenir de Taghit qu’il chérit plus que tout. Il a gros sur le cœur et espère que ceux qui ont déserté leurs «origines» reviennent vers l’enchanteresse pour lui restituer sa couronne d’antan en faisant d’elle la destination touristique prisée qu’elle fut durant les années 70. Mabrouk, ce digne fils du vieux ksar de Taghit, a débuté cette année une carrière professionnelle en ouvrant sa demeure à l’exploitation touristique. Le 3e festival du tourisme saharien est pour lui une occasion à ne pas lâcher. Et il en sort satisfait : «J’ai loué les trois chambres de ma demeure aux touristes étrangers. C’est ma manière à moi de faire dans la promotion de la culture ancestrale et du “way of life’’ de nos aïeux», nous dit-il. A 200 DA la nuitée, cette proposition a enjoué les hôtes de la Saoura et Mabrouk trouve son compte : «J’ai employé trois amis qui se chargent de la préparation du thé, de la cuisine à l’étouffée et l’accompagnement», assène-t-il tout en fierté. Couscous traditionnel, Khliaa, R’fis et autres préparations culinaires leurs sont proposées et ce, en sus des randonnées sur dromadaire et discussions familiales : «Ils apprennent beaucoup sur notre vie et notre histoire et c’est ce qu’ils recherchent en visitant une région», nous dit-il. Comme lui, beaucoup d’autres propriétaires se sont lancés dans cette aventure. L’arrivée, à l’occasion du festival, de près de 300 étrangers avait de quoi les pousser à tenter l’expérience. Mohamed, voisin de Mabrouk nous explique que ses hôtes ont beaucoup apprécié les nuits chaleureuses  dénuées de tout signe de modernité. Hormis l’éclairage électrique, les chambres du ksar se distinguent par la simplicité et le calme infini : «C’est cette odeur de toub et cette ambiance bien de chez nous que cherchent les étrangers», Mohamed l’a bien compris.
L’initiative de Mabrouk et Mohamed s’intègre parfaitement avec la nouvelle vision du ministère de tutelle. Les autorités en charge du dossier comptent en effet sur l’implication de la population dans l’activité touristique et ce, en vue de l’instauration d’une véritable culture et promotion touristique. Message visiblement bien reçu même si l’on est encore en phase de balbutiement : «Nous faisons de l’artisanat de manière conjoncturelle en attendant que l’activité touristique s’installe durablement dans la région», nous dit un jeune vendeur de toiles en sable. Le vieux ksar étant totalement rénové, les jeunes de Taghit commencent timidement, mais sûrement, à y installer  une dynamique commerciale :  «Nous voulons faire de cette Casbah du sud le nid de l’art artisanal», assène-t-on. Le directeur du tourisme le souhaite aussi : «Le ksar est voué à devenir un pôle touristique de premier rang mais notre rôle se limite à exercer le contrôle de cette activité sachant qu’elle incombe aux seuls propriétaires de ces demeures», annonce M. Karbouaâ en précisant qu’une vingtaine de chambre est mise à la disposition des visiteurs de Taghit.   
 
Réhabilitation  des ksour : la confusion
L’apparition de ces activités, créatrices d’emploi, pose cependant la problématique de la gestion de ces ensembles urbains tout aussi agréables que fragiles. La remise en état d’un ksar coûte en moyenne 1,5 milliard de centimes. Un programme spécifique a été lancé par le ministère de la Culture pour la réhabilitation de ces ksour et ce, avec le concours du PNUD qui s’est engagé à financer une partie de ces réhabilitations. Selon M. Karbouaa, ce programme est lancé sur le terrain : «La partie financée par le gouvernement algérien est en bonne voie au niveau des dix premiers ksour», nous dira-t-il.  Il s’agit des ksour de Kenadsa, Taghit, Beni Ounif, Beni Abbès, Moghel, Boukaïs et Louata (30 km au sud de Béni Abbès). 
Lors des visites touristiques organisées dans le cadre du programme du 3e festival du tourisme saharien, l’on a cependant constaté que les parties réhabilitées dans les plupart des ksour ne représentent que les zones communes : placettes, ruelles et fondations. «Le programme de réhabilitation est scindé en plusieurs phases. Ce programme est perturbé par une absence de financement», nous dit un haut responsable du département du tourisme en précisant que le PNUD n’a pas encore débloqué le budget consacré à la partie du programme qui lui a été confiée. Pour leur part, les propriétaires des demeures qu’on a rencontré à Moghel, Kenadsa, et Boukaïs nous ont clairement signifié qu’ils sont prêts à reprendre en main leurs propriétés si l’Etat s’engage à les assister : «Nous sommes pour la plupart des gens pauvres et ne pouvons pas assurer une telle opération», nous confie un jeune habitant de Boukaïs.
Pour sa part le secrétaire général de l’APC de Moghel atteste que les facilitations accordées dans le cadre du logement rural ont encouragé la grande évasion : «On aurait préféré que cette aide soit orientée vers la réhabilitation des ksour», dira-t-il. En attendant, ce qui reste de ces ksour s’effrite peu à peu sous le regard triste des autochtones. Selon les estimations d’un expert rencontré dans la région, plus de la moitié de ces ksour est désormais irrécupérable… une perte inestimable pour l’humanité, commente-t-on.    
Habiter un ksar…  et vivre avec  un minimum d’eau…
La situation de ces ksour désole la population locale qui continue à y organiser les cérémonies de mariage et exercer une activité agricole. La vie à l’intérieur du ksar est loin d’être monotone, contrairement aux idées reçues : «J’ai passé mes plus belles années dans ce ksar, tous mes souvenirs de jeune mariée y sont reliés», nous dit el hadja Fatima. C’est un mode de vie qui ne peut qu’être exceptionnel. Habiter un ksar c’est côtoyer intimement son voisin. Vivre avec des habitudes uniques. Une utilisation minimale d’eau, pour exemple ! Même les salles de bains sont conçues de façon à éviter tout contact avec cette ressource démolisseuse : «On ne boit même pas à notre soif !», ironise  Mabrouk. La demeure est conçue tel une vieille maison de la Casbah… sauf qu’elle est de couleur rouge brique. Avec son patio au milieu, des chambres et un imprenable panorama à partir de la splendide minuscule terrasse. Hommes, comme femmes, passaient le plus clair de leur temps plus bas, dans l’oasis, à cultiver les terres qu’ils ont hérité de pères en fils. Aujourd’hui, ces ksour sont abandonnés mais les propriétés agricoles demeurent soignées par leurs propriétaires : «Nous avons été obligés de quitter nos maisons durant la période coloniale. Lorsque des moudjahidine trouvaient en ces ksour le lieu idéal pour tenir leurs réunions ou simplement se cacher des troupes coloniales», nous lance la vieille Abbou qu’on a rencontré à Beni Abbès. Depuis, ces sites datant du début du 15e siècle sont livrés à un délabrement continu rendant irrécupérables bon nombre des 65 ksour de la Saoura. Des projets pour l’alimentation des ksour en eau potable et leur connection au réseau d’assainissement sont inscrits, une fois les travaux de réhabilitation menés à terme. Des dispositions qui encourageront davantage le retour d’une vie à l’intérieur des ksour. En attendant, ces sites gardent intacte leur attirance. La région de la Saoura reçoit progressivement de plus en plus de touristes nationaux et étrangers. Selon les statistiques de la direction du tourisme de la wilaya de Béchar, près de 2.000 touristes étrangers (contre 202 en 2002) choisissent chaque année cette destination et savourent la beauté de ses irrésistibles oasis parsemées ici et là.  Entre les étendues de palmeraies et ces imposants ksour, témoins de l’histoire de l’humanité, les visiteurs de la Saoura trouvent en ces lieux un berceau de tranquillité et de quiétude tout en caressant une culture qui existait jadis et qui revient progressivement avec le retour des ksour
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Source El Moudjahid
 
Le Pèlerin
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