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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 23:01

Adrar: La capitale du Touat s’offre un nouveau look

Le centre-ville a embelli d’une manière très remarquable avec la réalisation de trottoirs spacieux protégés par des arcades de couleur rouge d’un style pittoresque et harmonieux.

A leur retour de vacances, les habitants d’Adrar ont été surpris, après les quelques jours d’absence, de constater que leur ville s’est complètement métamorphosée, notamment l’artère principale, de la rue de Bouda jusqu’à hauteur de la cité des 90 logements, soit près de deux kilomètres. Cette partie du centre-ville a embelli d’une manière très remarquable. Elle s’est offerte un nouveau look avec la réalisation de trottoirs spacieux protégés par des arcades de couleur rouge d’un style pittoresque en harmonie avec le type « Touat ». La place du 1er Novembre 54, elle aussi, est en train de refaire sa toilette. Sa partie nord est déjà en chantier pour la rénovation de ses espaces. Cette opération d’embellissement devrait pratiquement toucher tous les quartiers de la capitale du Touat et ses communes, selon les autorités. En plus des nombreuses opérations menées dans le cadre des différents programmes gouvernementaux et communaux inscrits visant à apporter des améliorations aux conditions de vie des citoyens, on notera celle de « Blanche Algérie ». Cette dernière sur l’initiative du ministère de la solidarité consiste à octroyer des crédits aux APC par le biais des DAS en vue de permettre l’appoint nécessaire en matière de propreté et d’embellissement des villes, notamment les rues, les façades, l’éclairage, etc.

Espaces verts

L’avantage de ce dispositif, c’est qu’il permet aux jeunes personnes qualifiées de bénéficier des projets TUP HIMO et pouvoir ainsi créer leur propres entreprises. « 1,6 milliards de centimes a été retenu, cette année, pour Adrar, ce qui a permis la création de huit petites entreprises ouvrant ainsi 60 postes d’emplois », selon M. Gacem de la direction de l’action sociale. Ce dernier nous affirme que pour cette session, la daïra d’Adrar a bénéficié de 6 projets. Réggane et Timimoun ont eu un projet chacune. L’opération sera généralisée prochainement à l’ensemble des autres daïras. Il nous fera savoir également que ces projets consistent en la création des espaces verts en partenariat avec les services des forêts, la maintenance et la propreté des routes, l’embellissement des villes (peinture, trottoirs, éclairage, etc).

Source El Watan

 Le Pèlerin

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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 23:37
Ouargla
Six décès par piqûres de scorpion
 
Six personnes dont quatre enfants âgés entre 2  et 3 ans sont décédées suite à des piqûres de scorpion dans la wilaya de Ouargla  depuis début 2007, apprend-on hier, auprès de la direction locale  de la santé, de la population et de la réforme hospitalière (DSPRH).
1329 cas de piqûres de scorpions ont été enregistrées depuis le début  de cette année sur l’ensemble du territoire de la wilaya, précise la même source  ajoutant que le plus grand nombre de ces cas a été recensé dans la région de  Ouargla avec 652 personnes piquées suivi de Touggourt (région de Oued Righ)  avec 520 cas d’envenimement scorpionique.  Comparativement à l’année 2006 où il a été enregistré, durant la même  période, 1576 personnes piquées par cet insecte dont un cas de décès, les services  de la santé de Ouargla ont noté un taux élevé de cas de décès dus, selon eux, à la dégradation de l’environnement, principal facteur qui favorise la prolifération  de ces insectes venimeux.
En effet, la plupart des cas de piqûres de scorpion ont été signalés à l’extérieur des habitations, indiquent ces responsables.
Concernant l’opération de ramassage des scorpions au profit de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), les responsables de la direction de la santé de Ouargla  font état du ramassage de 3000 insectes depuis le début de l’année 2007 à ce  jour par l’association de ramassage des scorpions de la wilaya, dans le cadre  de la prévention et la lutte contre l’envenimement scorpionique, transmis  à l’unité de recherche de Ouargla pour l’extraction du venin.. Cette unité créée en 2006, est spécialisée dans les recherches scientifiques  dans plusieurs domaines relatifs à la médecine, notamment l’envenimement scorpionique,  un genre de pathologie qui caractérise cette région du sud, précise la même  source.
Cette pathologie qui est devenue un véritable problème de santé publique  nécessite, selon les responsables locaux de la santé, l’implication de tous  les secteurs concernés en vue de réduire les dangers générés par cet insecte.
 
Source El Moudjahid
 
Le Pèlerin
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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 23:11
Rébellion Targuie sur la frontière sud
La violence s’installe au nord du Niger

Depuis février dernier, l’armée nigérienne et les rebelles touareg s’accusent mutuellement d’avoir posé des mines antichar et antipersonnel dans la zone de conflit.
Ça devient de plus en plus chaud à la frontière sud algérienne. Encore des morts. «Quatre gendarmes nigériens ont été tués et trois blessés, lundi soir, lorsque leur véhicule a sauté sur une mine dans la périphérie d’Agadez, dans le nord du Niger», a indiqué hier, une source militaire nigérienne.
Cet incident s’inscrit dans le sillage du conflit qui oppose les rebelles touareg du MNJ (Mouvement des Nigériens pour la justice) au gouvernement central de Niamey. Néanmoins, les Touareg rebelles s’en lavent les mains et refusent d’être impliqués dans l’incident.
Dans un communiqué diffusé hier, le MNJ estime que «les militaires nigériens ont été victimes de leurs propres pièges». Explications: «Ayant posé des milliers de mines disséminées à travers le paysage nord de notre pays, ils n’ont (les militaires nigériens) pu éviter de sauter sur l’une d’entre elles aux alentours d’Agadez, à Inbakatan», lit-on dans le communiqué du MNJ, rendu public quelques heures seulement après l’incident. Bon gré, mal gré, cet épisode d’un conflit troublant la stabilité de la région ne fait qu’envenimer la situation qui devient, au fil du temps de plus en plus complexe.
En tout cas, depuis février dernier, l’armée nigérienne et les rebelles touareg s’accusent mutuellement d’avoir posé des mines antichar et antipersonnel dans la zone de conflit, c’est-à-dire au nord du Niger et près de la frontière algérienne. On avait tendance à l’appeler la zone du conflit. Le dernier communiqué du MNJ apporte la énième accusation contre l’armée nigérienne.
Le MNJ précise que «cette pose de mines est devenue la seule tactique de défense des militaires qui, par ce même acte, mettent en danger les civils et eux-mêmes, comme ce fut le cas aujourd’hui». Les rebelles touareg ne comptent pas abandonner les hostilités. Lors d’un dernier assaut au moins deux civils ont été tués, il y a de cela presque deux semaines, lorsque les rebelles armés du MNJ ont perpétré deux attaques à Agadez. Les victimes de cet énième incident faisaient partie d’une patrouille de la gendarmerie dans la ville d’Agadez et sa périphérie, où les mesures de sécurité ont été renforcées depuis «la dernière attaque à la roquette menée contre la ville par les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ)».
Au lendemain de cette attaque, le MNJ a refusé toute offre de dialogue et a annoncé qu’il s’oppose à toute forme «d’ingérence» des pays amis du Niger. Allusion faite à la demande d’une médiation algérienne faite par les autorités nigériennes, car il n’est secret pour personne que la visite, à Alger, de l’émissaire du président nigérien avait comme message la demande d’une médiation algérienne. Chose à laquelle les Touareg rebelles du MNJ se sont opposés avec la dernière énergie. «Le MNJ attire l’attention des pays amis du Niger de ne pas s’immiscer dans la politique intérieure du pays, à défaut de prôner la paix», lit-on dans un communiqué signé par le MNJ. Le refus de médiation et du dialogue risque de faire durer plus longtemps encore le bruit des armes, et mettre, par ricochet, la région du Sahel et du Sahara au bord d’une interminable tempête. Onze militaires au total ont déjà été tués dans des explosions de mines en exactement deux mois, selon des sources officielles nigériennes.
Le 1er août dernier, quatre soldats avaient été tués dans le nord du Niger, théâtre d’affrontements entre l’armée et les rebelles touareg.
Le 20 juillet, l’armée nigérienne avait annoncé encore la mort de trois soldats dans des circonstances à peu près similaires près des montagnes de l’Aïr, fief des rebelles touareg.
Le conflit a en tout cas mal tourné en l’absence d’une volonté des deux parties de trouver une issue à la crise. La cause des rebelles touareg nigériens est similaire à celle des Touareg du nord du Mali (Kidal) qui avaient usé eux aussi des armes contre le gouvernement central du Mali. Le MNJ, lit-on dans un précédent communiqué, réclame «une juste et équitable répartition des retombées des ressources du sous-sol nigérien». La paix est-elle encore si loin?
Source Horizons
 
Le Pèlerin
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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 23:44
Les Touareg du Niger haussent le ton

Le MNJ a annoncé qu’il s’oppose à toute forme «d’ingérence» des pays amis.
D’une menace à l’autre. Après avoir perpétré deux attaques meurtrières à Agadez, le week-end dernier, le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) a annoncé qu’il s’oppose à toute forme «d’ingérence» des pays amis du Niger. Dans un communiqué diffusé, dimanche soir, les rebelles touareg du Niger ont indiqué texto: «Toute ingérence de quelque nature qu’elle soit est considérée dans la situation actuelle comme un parti pris flagrant dans le conflit qui nous oppose au pouvoir central de Niamey.» Autrement dit, la logique de guerre est réaffirmée avec la dernière énergie. Et, par ricochet, toute forme de négociation est rejetée d’avance.
Les visées de cette annonce sont à prendre avec prudence. Car, il y a quelques jours, le président nigérien, Mamadou Tandja, avait dépêché à Alger un émissaire en vue de solliciter une médiation algérienne. Est-ce que cette médiation sollicitée est considérée comme étant une «ingérence»?
Dans son communiqué, le mouvement armé des Touareg nigériens a viré carrément sur la piste des mises en garde. «Le MNJ attire l’attention des pays amis du Niger de ne pas s’immiscer dans la politique intérieure du pays, à défaut de prôner la paix», lit-on dans le communiqué, signé par cette organisation qui commence bel et bien à voir rouge.
Cette annonce intervient deux jours après la tournure imprévue et dramatique du conflit opposant les rebelles touareg nigériens au gouvernement central de Niamey. Au moins deux civils ont été tués, le week-end dernier, lorsque les rebelles armés du MNJ ont perpétré deux attaques à Agadez. Depuis l’annonce de la fin du monopole d’Areva, groupe nucléaire français, sur l’exploitation de l’uranium nigérien, les accusations tombaient en cascade. Areva et la Libye avaient été accusés au départ d’avoir financé les rebelles touareg du MNJ. Quelques jours après, un émissaire de Mamadou Tandja arrive à Alger aux fins de penser une fin pacifique au conflit, tandis que l’armée nigérienne est allée jusqu’à supposer «une main étrangère» dans cette affaire. Le chef de file des Touareg armés du MNJ ont nié la piste évoquée par l’armée nigérienne et ont annoncé sur la lancée qu’ils entretenaient de bons liens avec les Touareg du nord du Mali.
Le chef du MNJ a jusqu’à maintenant refusé de se plier à toute logique de négociation. Le Mouvement des Nigériens pour la justice a indiqué dans son communiqué de dimanche soir qu’il «se réserve le droit de réagir en temps opportun à toute entrave à sa lutte armée contre le système corrompu du pouvoir central, qu’il combat pour l’instauration d’une juste et véritable bonne gouvernance au profit des populations autochtones».Ces nouvelles menaces du MNJ relance le débat sur l’insécurité dans le Sahara et toute la bande sahélienne. Cette annonce a balayé surtout toute offre de paix et a réaffirmé, par là même, la logique de guerre qui met toute la région sous une tension à haut risque.
Le MNJ, lit-on dans le même document, revendique «une juste et équitable répartition des retombées des ressources du sous-sol de notre pays, droit inaliénable, que le pouvoir central de Niamey a longtemps dénié aux populations nigériennes».
Cette affaire risque de provoquer d’autres dérapages, puisque le chef des Touareg armés a rendu évidente la connexion de son groupe avec les Touareg du nord du Mali, où se réfugiait Mokhtar Benmokhtar, le redoutable terroriste du Sahara.
 
Source l’Expression
 
Le Pèlerin
 
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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 23:22

Voyage au cœur des 40 zaouïas et 294 ksour d’Adrar

 
Adrar, en zénète, variante de la langue amazigh, veut dire tout simplement pierre. Elle est située à l’extrême Sud-Ouest du pays. Son énorme territoire recèle d’importantes potentialités naturelles, hydriques et gazières. A ce titre, les économistes lui prédisent une place de choix et on lui prédestine même un rôle de premier plan dans les échanges Nord-Sud, pourvu qu’on y mette les moyens. Déjà riche par son aspect mystique, de part les zaouïas qui y ont élu domicile depuis des lustres, la wilaya est en train de renouer avec l’une de ses vocations premières, celle de carrefour des caravanes dans une version relookée, moderne s’entend.
Les zaouïas, ces centres de rayonnement religieux et lieux de savoir, jouant un rôle pas des moindres dans la vie sociale des Adraris, sont en fait au nombre insoupçonnable. Elles seraient une quarantaine répartie à travers l’ensemble des ksour du Touat, Gourara et le Tidikelt.
L’attachement de la population locale à la zaouïa est apparent et le rôle qu’elle joue dans la vie quotidienne est très important car, outre les actions humanitaires, elle est un repère pour tout un chacun.
La zaouïa, un repère et un prolongement naturel du ksar 
Centre de la science et de la religion, la zaouïa est ainsi reconnue pour son engagement social. Au niveau d’Adrar, elle est une partie intégrante de la vie de la communauté, puisqu’elle est implantée au sein du ksar même : un prolongement naturel.
Ici on passe sans lieux de transition des temporels aux spirituels. Chaque zaouïa est gérée par un règlement intérieur qui détermine la tâche et la responsabilité de tout un chacun, à commencer par la répartition de la nourriture jusqu’aux relations avec les étudiants.
La participation de la zaouïa à la guerre de Libération a fait de ces lieux de culte l’une des premières cibles de la force coloniale. Quant à son rôle social, il n’est pas non plus négligeable de nos jours : ses portes restent toujours ouvertes pour accueillir les nécessiteux comme elle s’interpose également dans les conflits entre les habitants du ksar.
Les toutes premières zaouïas d’Adrar sont zaouiate Kounta et Reggania, lesquelles, outre leur rôle religieux, étaient aussi des carrefours sûrs du commerce et un trait d’union entre le Maghreb et l’Afrique occidentale. Zaouiate Tasfaout El-Djerraria s’est distinguée pour sa part à son époque par sa résistance à l’activité commerciale des Juifs, qui commençait à prendre de l’ampleur alors dans la région et ce, grâce à l’engagement de son père spirituel, cheikh Sidi Moussa qui avait érigé des commerces concurrentiels à ceux des Juifs à Timimoun.
La zaouïa Bakaria est parmi les plus réputées dans la région, puisqu’elle a formé de nombreux oulémas et ses branches s’étendent jusqu’à la Tunisie et la Libye
El-Balbalia est reconnue de son côté pour son rôle dans la justice et parmi ses adeptes les chioukh de la zaouïa Karzazia.
En tout, une quarantaine de zaouïas sont donc recensées, dont 16 érigées dans le Touat, 21 dans le Gourara et 3 dans le le Tidikelt. La majorité de ces édifices ont été baptisés entre le 8e et 13e siècle de l’hégire. Dès leur création, ces lieux se sont fixés pour premières missions l’action sociale, l’apprentissage du Coran et leur rôle dans la multiplication des écoles coraniques, qui accueillent de nos jours plus de 60.000 étudiants est fort apprécié dans la région.
Ces medersas, où est dispensé l’enseignement de la littérature arabe, les principes de la religion, l’apprentissage du Coran et l’activité éducative et religieuse, se trouvent notamment à Tamentit, Bouda, Melouka, zaouiate Kounta, Kousam et Zaglou dans la région du Touat à Ould Saïd et Timimoun dans le Gourara, à Akbli et In Salah dans le le Tidikelt.
Une trentaine de grandes écoles internes sont recensées, dont celles de cheikh Mohamed Belkbir et cheikh Etouhami d’Adrar. Les années d’études dans ces medersas ne sont pas déterminées et à la fin l’étudiant rejoint les instituts de formation des cadres des affaires religieuses.
294 ksour et autant d’histoires 
Centre de passage obligé par excellence, avec donc ses frontières avec le Mali, la Mauritanie ainsi que ses limites administratives avec plusieurs wilayas (Tamanrasset, Tindouf, Béchar, El-Bayadh et Ghardaïa) Adrar contribue énormément aux échanges entre les régions sud-ouest du pays. Au-delà, cette contrée dispose de plus d’un atout dans ces innombrables ksour pour attirer les âmes intéressées par le dépaysement et l’évasion : pas moins de 427.968 km2 d’étendues désertiques au charme insoupçonnable. N’importe quel visiteur du Nord aura remarqué que toute la vie à Adrar se déroule derrière les murs des ksour, puisque 70% de la population occupent ces habitations ancestrales. Malgré les différents programmes de relogement, les Adraris demeurent attachés à leurs ksour qui renferment, à leurs yeux, toutes les commodités d’une vie descente. En fait, peut-on changer son mode de vie quand on est habitué à vivre paisiblement en groupe, à l’ombre de la palmeraie, suprême prolongement qui satisfait presque tous les besoins de la famille en fruits et légumes ? Dans ces îlots de verdure, l’eau est disponible tout le temps. Caprice de dame nature oblige, elle ne tombe pas du ciel mais elle monte de la terre.  Pour les gens du Nord, non habitués à la vie des ksour à la toiture basse et mal éclairée, il difficile d’y vivre, mais pour ceux du Sud la question ne se pose même pas. Habitués aux dédales des ruelles et aux toits bas qui protègent des grandes chaleurs, ils sont dans leur élément. Cela dit, le choix architectural n’est nullement arbitraire mais plutôt bien réfléchi. Car si l’on rappelle que certaines régions d’Adrar sont considérées parmi les plus chaudes d’Algérie (50° à l’ombre), le justificatif est vite trouvé.
 Par tradition, chaque ksar a son wali (saint). C’est un point d’honneur. Ouled Ouchène, avec son wali Es-salih Moulay Slimane Ben Ali, dont le mausolée a été érigé au 7e siècle, est l’exemple de ces ksour, empreints de mysticisme et d’ancestralité avec néanmoins le regard tourné vers la modernité. Les pouvoirs publics orientent tous leurs efforts vers l’alimentation des ksour en eau potable et leur dotation en gaz de ville. Il s’agit aussi de redonner aux façades lépreuses leur image d’antan. La couleur rouge ocre tirée du toub et mélangée à l’eau est la teinture de choix dans la région. Les longues façades des ksour sont donc retapées à l’aide de ce matériau traditionnel. A l’intérieur, le travail est tout autre. Il s’agit en premier de relier le ksar au réseau routier, chose qui n’est pas toujours facile, vu l’étroitesse des ruelles qui jadis étaient empruntées uniquement par les habitants et leurs bétails. Pour permettre aux véhicules d’y pénétrer, les autorités ont, parfois, eu recours à l’expropriation.
 Le long couloir obscur et les différentes ruelles des ksour conduisent à des maisonnettes faites de toub et à l’authentique placette ou encore à la mosquée. Et l’extrémité du  ksar donne en général sur une palmeraie et des champs de culture maraîchère.
Mais il se trouve que le secteur agricole, dont le développement est intimement lié à la réhabilitation des ksour, passe inéluctablement par l’entretien des fouggaras, sources de distribution hydrique équitable.
Sur les 909 fouggaras existants, 707 sont fonctionnels et offrent un débit de 3,68 m3/ seconde, mais celui-ci a baissé de 30% ces dernières années. Les quatre importants plateaux agricoles de la wilaya (le Tidikelt, Stah Assi, Ahmed Raia et Oued Ghezala) de 30.000 hectares produisent essentiellement des dattes au niveau des 22.640 ha de palmeraies.

Source El Moudjahid
Le Pèlerin
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 23:32

Les damnés de Hassi Messaoud montent à Alger

Ils étaient une bonne vingtaine, femmes et hommes, vêtus de gandouras et autres robes typiquement sahariennes, à venir taper à la porte de la maison de la presse, hier à Alger, dans l’espoir de trouver une solution à leur problème.
« Vous, les journalistes, êtes notre dernier recours », s’écrit Abdelwahed le visage bronzé. Adossés au mur de la maison de la presse, ils sont venus crier leur douleur au milieu d’un dispositif de sécurité renforcé. « Non à la hogra », « Nous sommes les vrais habitants de Hassi Messaoud ! », « Nous avons le droit de vivre décemment », lit-on sur les banderoles accrochées à la façade du mur d’enceinte de cet édifice public. Journalistes et simples citoyens s’arrêtent et s’approchent de ces misérables damnés de la terre qui ont fait plus de 800 km pour hurler leur douleur de se retrouver à la rue. En effet, racontent-ils, le 1er juillet dernier, les autorités municipales de Hassi Messaoud ont décidé de raser un bidonville situé au beau milieu de la ville et de procéder au relogement des familles qui y vivotaient depuis des années. Au total, ce sont 305 logements qui seront distribués aux anciens locataires du bidonville. Mais pas tous. Au moins une soixantaine de familles a été tout simplement exclue de l’opération de relogement, alors que le quota de logements a été épuisé. Leurs misérables bicoques détruites, certains ont élu domicile dans une tente généreusement offerte par un citoyen chagriné et d’autres habitent dans une petite mosquée désaffectée avec femmes et enfants. Pourquoi n’ont-ils pas été relogés comme tout le monde ? « Beaucoup de personnes ont bénéficié de logement alors qu’ils avaient déjà leur propre appartement. D’autres n’habitent même pas Hassi Messaoud et se sont vu offrir des logements neufs alors que nous, plus de 60 nécessiteux, nous nous sommes retrouvés du jour au lendemain à la rue… ! » Abdellah est pratiquement au bord du crise de larmes. Il ne comprend pas comment les autorités peuvent agir de la sorte contre de misérables citoyens. « Nous avons frappé à toutes les portes et personne n’a voulu prendre en charge notre requête. Le maire dit qu’il n’est à son poste que provisoirement puisque l’ancien a pris l’argent et s’est enfui, alors que le wali nous a dit : moi je pars en retraite, laissez-moi tranquille ! » En désespoir de cause, les contestataires ont décidé de monter à Alger pour se faire entendre. « Nous n’avons pas dormi, nous avons démarré hier soir de Hassi Messaoud et nous venons juste d’arriver à la gare routière », affirme Kamel, les yeux rougis par la fatigue. Première résolution de ce groupe de « sudistes » : ils ont décidé d’entamer depuis hier une grève de la faim à Alger pour attirer l’attention des autorités. « Nous avons nos droits, nous sommes des Algériens, nous avons notre part dans ce pays ! », tonne Abdelwahed, plus que jamais décidé avec ses amis d’infortune à ne pas faire marche arrière. Hier encore, et jusqu’à la mi-journée, les malheureux citoyens de Hassi Messaoud faisaient encore le pied de grue à la maison de la presse en attendant qu’une autorité veuille bien les écouter. Ils seront priés en début d’après-midi de quitter les lieux par les forces de l’ordre dont les talkies walkies n’avaient pas cessé de grésiller pendant toute la durée de ce sit-in. Il est vrai que le « spectacle » de ces desperados du désert n’était pas spécialement amusant pour les autorités, surtout pas en plein cœur d’Alger.
 
Source El Watan
 
Le Pèlerin
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 23:00
Notre séjour en mars 2007
Un grand merci à nos amis Touaregs Salah et Mustapha
  On m’avait dit que les Touaregs étaient des hommes de parole, des gens organisés et très attachants
J’en ai fait l’expérience lors d’un séjour de huit jours que j’ai effectué début mars 2007 avec mon fils et mon ami Rachid
A bord de leur Toyota, ils peuvent vous emmener partout ...Je vous en présente quelques photos...Je fais cela à titre gracieux; uniquement en guise de reconnaissance..  
Salah-Mustapha-et-les-deux-chameaux-dans-le-Tassili.jpg
  Salah et Mustapha aux "deux chameaux"
 
Salah-et-le-Th--.jpg
 
Salah,  Mustapha, Rachid et moi en bivouac..la nuit est déjà tombée
 
 
alah-Mustapha-au-Terc--.jpg
 
L"équipe au Tercé
 
Midi-les-compositions-de-Mustapha.jpg
 
Midi une préparation à Mustapha
 
 
alah-Mustapha-au-Terc--.jpg
 
 
l'équipe au Tercé
 
 
Salah-et-le-the-.sacre-pour-un-Touareg.jpg
 
Le Thé sacré de Salah
 
 
Photos-Algerie-2007-1-223-copie.jpg
 
Philippe et Mustapha à Afilal
 
 
Un-puit--prvision-d-eau.jpg
 
Provision d'eau prés d'un camps de Nomades
 
 
Salah--Mustapha-Philippe-et-Rachid.jpg
 
l'équipe pose pour vous dans le Hoggar
 
Si vous désirez un complément d’information, vous pourrez toujours me contacter par le biais d’un commentaire sur ce blog ou à mon adresse internet henrithoa@free.fr
Des que je les obtiendrais je vous enverrai leur coordonnées ...ou mieux encore, vous trouvereaz ci-dessous leur adresse internet:


salae.edaber@caramail.com

Le Pèlerin
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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 23:40
Bechar: Les quatre filières de l’immigration clandestine

Lors d’un point de presse animé jeudi dernier par les officiers de la sûreté de wilaya, portant sur le bilan de leurs activités, le responsable chargé du dossier des étrangers a mis en exergue l’épineuse question de l’immigration clandestine, à laquelle son service est confronté depuis plusieurs années.

Selon l’officier, l’immigration clandestine subsaharienne est classée en plusieurs catégories. La première concerne les ressortissants de Côte d’Ivoire et du Cameroun. Les citoyens de ces deux pays circulent et se déplacent munis d’attestations de réfugiés politiques délivrés par le bureau de l’ONU situé à Hydra (Alger). Interceptés lors de contrôles de routine, ils sont aussitôt invités, au vu de leurs documents, à quitter la wilaya et à rejoindre la circonscription d’Alger. La deuxième catégorie de ressortissants étrangers concerne ceux du Nigeria. Lors des descentes opérées dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, les services de sécurité ont souvent la désagréable surprise de découvrir chez ces étrangers, non pas des passeport et des visa mais des cartes consulaires souvent falsifiées avec lesquelles ils circulent, indique l’officier. Présentés devant la justice, ils sont sommés de quitter, après la remise de PV de notification, le territoire algérien dans un délai de 15 jours. La notification, souligne l’intervenant, restera lettre morte et ces ressortissants nigérians disparaissent dans la nature. La troisième catégorie touche le reste de l’ensemble des nationalités des pays africains. Plusieurs parmi ces africains en situation irrégulière, arrêtés lors des contrôles, s’efforcent de se faire passer pour des citoyens nigérians, statut privilégié à leurs yeux, qui leur permet de bénéficier de la mesure prononcée par la justice de « quitter le territoire algérien dans un délai de 15 jour » et d’éviter ainsi la procédure d’expulsion immédiate, applicable sur la quasi-totalité des africains ne pouvant justifier leur séjour sur le territoire algérien.

Quelle politique ?

La quatrième catégorie, relative au dossier de l’immigration clandestine, vise les Africains des pays limitrophes à l’Algérie (Niger et Mali), ayant foulé le sol algérien avec passeport et visa réglementaires de 3 mois. Ils s’installent à Béchar et se lancent généralement dans le commerce des plantes médicinales. A l’expiration du délai de séjour (3 mois), ils regagnent aussitôt Alger et obtiennent des attestations (exhibées par l’officier) de dépôt de dossier de demande de passeport auprès de leurs représentations consulaires. Ces attestations indéfiniment renouvelées sont présentées aux services de sécurité en cas de contrôle afin de temporiser leur présentation devant la justice. Par conséquent, les efforts déployés par les agents de la sûreté de wilaya en matière de lutte contre l’immigration clandestine buttent sur l’obstacle que constitue l’absence de concertation entre les autorités centrales du pays et les dirigeants des pays africains pour définir et asseoir une politique claire en matière d’immigration et d’installation légale des étrangers sur le sol algérien. A moins que cette situation soit dictée par des liens d’amitié traditionnelle de l’Algérie avec ces pays et qui l’emporterait sur toutes les autres considérations.

Source El Watan

Le Pèlerin

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 00:55

Reddition de Abou mossaab, chef de la zone sahara du GSPC

 

L’émir de la zone 9 pour le GSPC, englobant les régions du Sud et comprenant la phalange El Moulathamoun (les enturbannés), s’est rendu récemment aux forces de sécurité, a-t-on appris auprès de celles-ci.

Il s’agit de Benmessaoud Abdelkader, dit Abou Mossaab, natif de la région de Djelfa et âgé de 32 ans. La barbe encore pendante, les traits tirés, Abou Mossaab se présente comme étant très proche de Mokhtar Belmokhtar, dit Abou El Abbas, ou Belouar (le borgne), émir de la région du Sahel. Les révélations sur les graves dissensions qui minent le GSPC laissent perplexe. Pour le repenti, l’organisation de Droukdel est en train de vivre « la même situation » vécue par le GIA sous le règne de Antar Zouabri vers la fin des années 1990. Selon Abou Mossaab, la crise a commencé à ronger les rangs du groupe après l’allégeance de ce dernier à Al Qaïda. Une décision, dit-il, prise par Droukdel et deux de ses proches collaborateurs sans consulter la base. « L’idée de s’allier à Al Qaïda est de Belmokhtar, mais c’est Droukdel qui va la concrétiser sans se référer aux différents chefs des phalanges. Son annonce a été une surprise pour ces derniers. Cela a fait naître un sentiment de méfiance et de crainte d’autant que le poste qu’il occupe ne lui revient pas en réalité. Après la mort de Nabil Sahraoui et l’exclusion de Hassan Hattab, c’est Belmokhtar qui devait prendre les rênes du GSPC », déclare Abou Mossaab. Il explique que Droukdel n’a pas « les capacités » à diriger l’organisation. Ce sont ses proches, tous de Bordj Menaïel, à leur tête Abdelhamid Saâdaoui, dit Abou Yahia, chef de la zone 2, l’une des plus riches en moyens matériels et financiers, qui l’ont imposé comme « émir national ». « Un service qu’il n’est pas près d’oublier. Il leur assure une immunité assez large au point de passer l’éponge sur les nombreuses plaintes relatives aux détournements de l’argent du racket au profit de leurs familles et proches. Saâdaoui a une grande emprise sur Droukdel et rien ne se décide sans son consentement. C’est lui qui a nommé Djouadi Yahia, dit Abou Ammar, à la tête de la zone 9, pour contrecarrer Belmokhtar avec lequel il est entré en conflit. Raison pour laquelle ce dernier a demandé à ses fidèles de rallier sa phalange du Sahel de peur de se voir exclure, comme cela a été le cas pour Hassan Hattab », raconte Abou Mossaab, en précisant que Belmokhtar est actuellement en situation de stand-by, en prévision d’une éventuelle scission du GSPC. Il explique qu’après l’arrestation de Abderrazak El Para, la direction de la zone 9 est revenue de fait à Belmokhtar, mais c’est Abou Zeïd qui sera nommé quelque temps plus tard, en remplacement de ce dernier. Ce qui a créé une grave divergence entre les deux chefs. Droukdel, et après sa venue à la tête de l’organisation, a dépêché un certain Abou Ammar, qui avait pour instruction de reprendre les rênes de la zone 9, poussant Belmokhtar à aller avec son groupe vers le Sahel pour prendre les commandes de cette région. Au mois d’août 2006, Abou Ammar meurt dans une embuscade tendue par les forces de sécurité, et c’est Abou Mossaab qui prend sa place à la tête de la zone. « Depuis qu’il s’est remarié avec la fille d’un notable malien de la tribu des Brabiches, Belmokhtar a entrepris des contacts avec les services algériens dans le but de se rendre avec tous les membres de sa phalange, mais avec des conditions préalables », note le repenti. Il parle longuement de la situation déplorable dans laquelle se trouve actuellement la zone 9, dépourvue de logistique, que Belmokhtar trouvait sans difficulté eu égard aux relations qu’il entretenait avec les notables de la région. « Les phalanges manquent de moyens matériels et financiers, contrairement aux groupes qui agissent dans la zone 2, dont les chefs très proches de l’émir national recourent à des actes proscrits par la religion, tels que le racket, les faux barrages dressés pour détrousser les civils et les enlèvements en contrepartie de rançons », souligne Abou Mossaab. Revenant sur la question d’Al Qaïda, le repenti estime que ce nom est utilisé par Droukdel et ses proches de la zone 2 uniquement pour renforcer le recrutement. « Ils font croire aux jeunes, pour la plupart très sensibles aux images de la guerre en Irak, qu’ils vont leur permettre de s’entraîner avant d’être convoyés vers l’Irak pour combattre la coalition anti-Islam. Or, une fois dans les maquis, ils sont pris au piège parce qu’ils se retrouvent inévitablement impliqués dans des attentats », précise-t-il, avant de révéler que bon nombre de terroristes de la zone 2 n’attendent que l’occasion pour se rendre aux services de sécurité. Au sujet des ressortissants étrangers enrôlés dans les rangs du GSPC, Abou Mossaab estime leur nombre à une quarantaine qui, selon lui, aujourd’hui, ne cherchent qu’à rejoindre leurs pays. D’ailleurs, ajoute-t-il, certains ont fait défection, citant les cas des Tunisiens, des Maliens et des Nigériens qui ont déserté les rangs. Bref, la situation décrite au sein du GSPC ressemble étrangement à celle qui a marqué le GIA durant les dernières années de son existence. Abou Mossaab a commencé son parcours de terroriste dans les rangs de cette organisation, avant de suivre Hassan Hattab dans son idée de créer le groupe salafiste. Il a quitté Antar Zouabri pour avoir, dit-il, dévié de la stratégie initiale. Selon lui, le GSPC est en train d’emprunter le même chemin. « Ce qui le mènera inévitablement vers l’autodestruction. » A signaler que l’ex-terroriste a participé à de nombreux attentats, notamment dans le Sud, parmi lesquels l’embuscade contre les douaniers à Naâma et l’attaque contre la caserne de l’armée mauritanienne à Lemghiti, aux côtés de Belmokhtar. Abou Mossaab est en train de préparer un appel de repentance adressé à ses ex-acolytes encore dans le maquis. Sa reddition est un sérieux coup asséné au GSPC.

 

Source Forum Algérie 

Le Pèlerin

 
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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 23:52

En proie à un bouillonnement de colère depuis samedi dernier, le tonnerre gronde toujours sur l’oasis de Bou Saâda

La « cité du bonheur », traduction littérale de Bou Saâda, était autrefois incontestablement une ville confortable et promise à un avenir radieux. 

Eh bien, de cette ville qui fut un véritable enchantement pour des yeux épris de nature, on en garde aujourd’hui tout juste le souvenir oblitéré d’une lointaine réputation de ville touristique qui lutte, à ce jour, désespérément contre la récession économique locale. L’heure indique 8h45 à notre arrivée, ce mercredi, au théâtre des émeutes à Bou Saâda et les rues sont encore relativement désertées par les foules à cause de la saison chaude. A noter que dès les premières lueurs du jour, Bou Saâda tend à devenir une fournaise. Ce n’est donc pas pour une raison sécuritaire que ses habitants ont préféré, ce jour, rester chez eux, ils le font habituellement, du moins jusqu’à ce que la température soit devenue clémente. Curieusement, la chaussée, par endroits, est noircie à peine par des incendies de pneus et parsemée de rares galets, traces, tout de même, de violents affrontements serrés, survenus depuis l’annonce du « triste sort » de l’ABS, considéré comme la seule raison de vivre de cette population richement représentée par 14 tribus. On nous instruira de la mesure prise par l’APC de ne rien laisser, notamment sur le boulevard principal, et de rendre, si possible, le paysage « nickel » chaque fois que l’agitation populaire est maîtrisée. « On n’avait plus que cette fierté, notre club de football, l’ABS, pour nous enivrer et oublier qu’on est des laissés-pour-compte et voilà qu’on nous assène le coup de grâce en le faisant dégringoler en interligues, au mépris des articles 128, 160 et 161 des règlements généraux », fulmina M. B., connu sur la place pour sa culture polyvalente et qu’on a pu approcher par aiguillage. Son ami G. H., dont on nous a dit qu’il ne se sépare jamais de lui, le relaye en accusant carrément : « C’est le frère du Président qui a foutu la m… en intercédant en faveur de Sidi Bel Abbès pour le motif que chacun sait », allusion faite à une relation parentale.

Le statut de wilaya revendiqué

La couleur est d’ores et déjà annoncée et tous s’affichaient qui pour accuser les autorités locales, qui pour s’en aller au-delà ! Rattachée à M’sila depuis 1974, Bou Saâda semble regretter le très controversé exercice tutélaire de l’ex-wilaya du Titteri, bien que ses habitants préfèrent qu’elle accède pleinement au rang de département. « Vous rendez-vous compte que pour un document qui demande au plus une heure, on nous fait poireauter toute une journée à M’sila », reconnaîtront tous les deux en rajoutant presque à l’unisson qu’il ne reste plus qu’à y transférer l’état civil dans les archives nécrologiques. Mais cette phobie à l’égard du chef-lieu de wilaya est loin d’être justifiée par une simple question de documents à produire ou d’une quelconque maille à partir avec les natifs de M’sila, ce phénomène étant plus ou moins le quotidien des autres Algériens par ailleurs. A vrai dire, les Bousaâdis ont toujours revendiqué le statut de wilaya, s’estimant en mesure de l’assumer dignement grâce à un réservoir de cadres dont ils disposent dans la Fonction publique essentiellement. « L’extrait de naissance de Bou Saâda date d’une période très ancienne, il est donc logique de réclamer ce statut », nous dit M. B., visiblement outré. Le football serait-il finalement un bouc émissaire ? « Non », répliqua-t-il : « Il est seulement la goutte qui a fait déborder le vase, ce qui ne signifie pas qu’on va lâcher l’ABS. » Le problème présenterait donc une ambivalence, soit deux aspects qui sont désormais intimement liés ! A la question de savoir si la LNF, après un nouvel examen du cas ABS, reconsidère sa position et rétablit ce club dans « ses droits », voici la réponse du président du comité des supporters de l’ABS, Benaceri Mohamed, que nous avons joint dans une maison précise : « Que personne ne tente surtout de s’exprimer à notre place ou d’agir par mandat improvisé, c’est nous la société civile car, nous sommes l’émanation de la population profonde, celle qui vit les affres de la pauvreté, le dénuement et le désœuvrement total. » Et mettriez-vous un terme à l’émeute si l’ABS était maintenue dans le gotha national, avons-nous insisté ? « Nous n’aurons pas l’esprit obtus si jamais ceci arrive mais à condition que l’Etat soit plus regardant de notre côté. Après tout, nous sommes des Algériens autant que les autres, qu’on nous place sous la tutelle administrative de Djelfa en attendant des jours meilleurs. » Pour être arrivé jusque-là, dirait un non-averti, il faut admettre que vivre sous administration m’silie est synonyme de la croix et la bannière. Par contre, si l’on connaît l’histoire de la région, on s’abstiendrait de faire hâtivement cette déduction pour aller chercher les raisons du vœu de se rapprocher de Djelfa dans des caractéristiques identitaires propres à la tradition, au langage et bien plus pour beaucoup, à l’appartenance tribale, un élément fondamental et déterminant dans la vie de société dans la steppe algérienne. Parmi des jeunes rencontrés par hasard dans un café, il y avait un, blessé, Z. A., 24 ans, dont le bras gauche, entièrement bandé, était bien amoché : « J’ai été brûlé par une colonne d’eau bouillante qui a giclé d’une lance de camion de police antiémeute. » Il explique que si sa surprise le figea sur place au moment où la police chargeait, c’est parce que la manifestation de samedi était pacifique. Après, les choses ont pris une tournure grave, continua-t-il, et les manifestants se sont redéployés comme dans la guérilla urbaine, agissant par vagues successives, alternativement à partir de ruelles anguleuses et resserrées car, il était plus facile de s’y fourvoyer pour des policiers accourus d’ailleurs, en l’occurrence de Bordj Bou Arréridj. Les jeunes manifestants, près de 10 000, d’autres avancent un chiffre de 20 000, étaient munis de portables leur permettant systématiquement d’attaquer et d’effectuer des replis stratégiques en restant à l’écoute les uns des autres. Ils étaient pour la plupart à bord de cyclomoteurs et armés de cocktails Molotov. Nullement préparés à faire face à des manifestants qui opèrent de la sorte, les policiers, de l’avis de bon nombre de citoyens, non impliqués dans l’émeute, au lieu de se masser devant les édifices publics pour les protéger, se sont déployés dans les quartiers densément habités en se rabattant sur des personnes n’ayant aucune relation avec l’événement, si ce n’est de s’être trouvées au mauvais endroit et au mauvais moment. Nous citerons le cas de ce jeune pharmacien BCBG qui a été rudoyé alors qu’il était en train de laver sa voiture devant chez lui, ou ce mécanicien, M. B., qui a été atteint à l’œil par un engin fumigène ou encore cet hémiplégique qui a été malmené. Mais le cas le plus flagrant, selon ces citoyens, est ce vieux de 75 ans qui a reçu une tannée et dont le front a été ouvert par un coup, juste parce qu’il aurait demandé aux policiers de ne pas projeter de fumigènes à l’intérieur des maisons et de ne pas blasphémer et dire des grossièretés ! Même la presse a été prise à partie alors que la manifestation était à ses balbutiements. Le cas de notre confrère du quotidien Al Khabar atteste on ne peut mieux de la mauvaise manière à juguler de tels mouvements. Ce qui a fait dire à certains que si le premier épisode de ce malheureux événement avait été pris en charge sagement par une police du coin, il aurait vite fait d’être circonscrit.

« un haggar sans pitié »

Notre jeune ira jusqu’à affirmer avoir assisté à une scène de violence policière caractérisée de la part d’un agent frappant de ses godasses la tête d’un jeune manifestant, pourtant mis à terre ! Côté hôpital, selon des confrères, la situation est alarmante. En revanche, la version officielle ne recense que quelques cas souffrant de petits bobos. Ni le chef de daïra ni le maire n’ont pu nous édifier sur le nombre des uns et des autres ! Quant au chef de sûreté de daïra que nous avons tenté de joindre par téléphone, il était abonné aux absents et à notre tentative de le voir au commissariat, rien n’y fit, il était en mission quelque part. Pourtant, il a pointé à chaque endroit où nous sommes passés, n’ont pas hésité à nous dire les personnes que nous avions contactées ! Le président du comité des supporters B. M., embarqué de chez lui et placé en garde à vue avant d’être relâché par le procureur, sera tranchant dans sa déclaration envers ce responsable : « Nous voulons son départ car il n’arrête pas de nous provoquer, c’est un haggar sans pitié », et non sans le rendre responsable d’avoir terrorisé de nombreuses fois sa mère, une septuagénaire. Bou Saâda aurait donc une panoplie de problèmes et si l’on s’en tient à l’avis de la population, il faut tout revoir dans le cadre d’un mouvement des corps constitués car, le wali et le chef de daïra sont également l’objet de contestations. Ce dernier, Touiba Mohamed, a accepté de faire l’impasse sur un rendez-vous pour nous recevoir dans son bureau. « Je suis au regret de dire que la population ignore la réalité, elle en est même très loin. Il est vrai qu’avant 2004, Bou Saâda accusait un retard notable dans les infrastructures et les équipements publics et les causes en sont multiples, notamment le fait que cette ville n’était pas préparée à recevoir le flux migratoire qu’elle a connu lors de la décennie noire, en sus de recevoir déjà, dans la journée, une bonne partie des 23 communes dites du sud de la région. » Et d’ajouter : « Ceci n’est plus vrai aujourd’hui puisque beaucoup d’opérations ont été réalisées en matière de réseau routier, d’acheminement de l’eau potable, d’évacuation des eaux usées, de santé, de logement... et le travail existe à profusion dans les secteurs du bâtiment et de l’agriculture. » Il notera que la commune qui accusait par le passé un déficit budgétaire et qui ne fonctionnait que grâce à des subventions d’équilibre pour un budget tournant autour de 300 millions de dinars, vient de bénéficier exceptionnellement d’un montant conséquent destiné à l’entretien de la ville, à l’achat de vide-fosses, de caisses à ordures. ainsi qu’à l’éclairage public. « Tous les quartiers de la ville ont tiré avantage des programmes de réhabilitation », nous a certifié le P/APC, Saâd Malki. En allant retrouver nos premiers interlocuteurs afin d’en faire le recoupement avec le bilan donné par le chef de daïra, tous déclarent que rien de concret et de consistant n’a été accompli à ce jour par l’Etat ! Pour eux, Bou Saâda a raté tous les rendez-vous de l’histoire, 1962 : l’indépendance, 1966 : les programmes spéciaux, 1974 : le premier découpage administratif, 1984 : le second, etc. Selon eux, Bou Saâda n’a pas changé d’un iota. Le chef de daïra nous a communiqué l7 857 unités que constitue le parc logement de sa circonscription et une demande qui frôle les 15 000 sur une population de 130 000. Le P/APC soutient que l’effort est considérable et à propos des événements, il dira : « Nous faisons de notre mieux pour apaiser les ardeurs en multipliant les contacts avec la société civile, des notables, d’anciens député, etc. » Allez savoir laquelle des deux sociétés civiles est la plus représentative, celle-ci ou la masse populaire représentée, entre autres, à travers le club de football directement ? A ce sujet, il faut préciser que celle citée en premier a été appelée d’urgence par le wali à une réunion tenue mercredi à 15h afin de constituer une cellule de crise et d’apporter son assistance aux autorités locales, a-t-on appris de Si El Hadj Hattab, un ancien moudjahid et notable de la région. Ironie du sort, dans la même journée, vers 21h, les émeutes ont repris de plus belle, alors que la veille, un groupe de manifestants s’est attaqué au siège de la sûreté urbaine à l’aide de fûts et de pneus incendiés, les échauffourées ont duré jusqu’à une heure tardive de la nuit de mardi à mercredi. Mais ce qui laisse pantois lors de cette nuit agitée de mercredi, est certainement le fait marquant que le magasin de l’ex-président de l’ABS, une droguerie et quincaillerie, a été saccagé dans la nuit de mercredi à jeudi. Laihar Nadhir, puisqu’il s’agit de lui, est selon les supporters du club une référence régionale en matière de relations d’aide et d’assistance au football et d’une manière générale à tous ceux qui sont dans le besoin. Qui a donc bien pu commettre ce crime alors que tout le monde ici, à Bou Saâda, voue un respect absolu à ce « symbole » ?, se demande tout quidam. Les soupçons pèsent cependant sur un responsable des services de sécurité dont la victime, elle seule, connaît l’identité pour avoir eu déjà des démêlés avec lui par le passé. Ceci nous a été confié par le concerné au téléphone jeudi tard dans la nuit. En tout cas, les dégâts ont été évalués entre 450 et 500 millions de centimes, a déclaré M. Laihar. Aux dernières nouvelles, les jeunes manifestants appréhendés, une trentaine, qui étaient détenus dans l’attente de leur procès, ont été remis en liberté suite à l’intervention du wali. Il ne reste plus que ceux qui ont été pris en flagrant délit de destruction, moins d’une dizaine, a-t-on appris par téléphone de Si El Hadj Hattab, un des membres de la cellule de crise. Ce groupe de jeunes encore détenu, comparaîtra après-demain devant le juge du tribunal de Bou Saâda. La fin des hostilités dépendrait également du procès de lundi si l’on en croit la version des supporters de l’ABS. Néanmoins, la ville, et par extension ses environs, risque de connaître un climat d’hostilité en puissance dans les jours à venir si l’Etat ne réagit pas avec sagesse et équité. La situation reste donc tendue et rien ne laisse présager une accalmie, sauf le temps de reprendre son souffle pour « mieux charger les services de sécurité ». Les manifestants promettent des vertes et des pas mûres pour tous ceux qu’ils trouveront sur leur chemin, ne cessaient-ils de jurer.

Source El Watan

Le Pèlerin

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