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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 23:15
Investissement dans le sud
Une commission de «dé bureaucratisation»
Organisée en collaboration avec l’université Kasdi Merbah de Ouargla et la Chambre de commerce et d’industrie des Oasis, la rencontre a regroupé les représentants des directions de l’industrie et des mines, ceux des chambres de commerce et d’industrie et des investisseurs de Ghardaïa, Laghouat, Biskra, El Oued, lllizi, Tamanrasset et Ouargla.
Les travaux se sont localisés sur l’amendement apporté par l’ordonnance 06-08 du 15 juillet 2006 à la 01-03 du 20 août 2001 portant promotion de l’investissement, ses effets sur le système d’éligibilité, les avantages octroyés, les procédures et la croissance des investissements et présenté par M. Mansouri, SG de l’ANDI. Le bilan 2002-2008 du guichet unique décentralisé de Ouargla qui couvre sept wilayas du Sud-Est a démontré la déficience des investissements à mesure qu’on va plus au Sud et leur prévalence à Ouargla, avec 1560 dossiers pour 73 millions de dinars, El Oued avec 228 dossiers pour 9 millions de dinars et El Oued avec 239 dossiers pour 21 millions de dinars. Les statistiques illustrent également la faiblesse des investissements dans les secteurs productifs et la prédominance du secteur du transport, ce qui dénote une fois de plus l’inexistence d’un esprit entrepreuneurial et d’un investissement visant le développement durable et la création de richesses. Les principales préoccupations des investisseurs présentés autant par les chambres d’industrie et de commerce que par l’association professionnelle des opérateurs économiques de l’oued Righ dénudent les contraintes du Sud non prises en charge par la réglementation en vigueur et qui font que l’investissement et l’exploitation des unités industrielles reviennent plus cher qu’au Nord. On relève notamment les conditions climatiques, l’éloignement des ports, des gisements de matières premières. des marchés, des sources d’énergie et des centres de décision ainsi que l’absence d’infrastructures. A ces contraintes, des solutions sont proposées, notamment l’octroi du régime dérogatoire prévu dans l’ordonnance 01-03 du 20 août 2001 relative à la promotion de l’investissement pour les projets déclarés au-delà de cette date, vu leur implantation dans des zones non développées et classées antérieurement dans la liste des zones à promouvoir, l’extension des avantages fiscaux et parafiscaux, l’allégement des cotisations sociales, la viabilisation des zones industrielles et zones d’activités, la supplantation des câbles électriques aériens par d’autres enterrés pour sécuriser les unités industrielles, développer et moderniser l’infrastructure ferroviaire, équiper et étoffer les services des banques et des douanes et enfin créer la Banque du Sud pour gérer le Fonds du Sud en finançant les projets spécifiques au Sud. A souligner enfin les résultats de l’étude menée par deux chercheurs de l’université de Ouargla sur l’avenir de l’investissement dans le sud du pays qui, malgré la note optimiste quant à l’existence de projets étatiques structurants à l’effet d’entraînement, notent les disparités régionales, le taux important d’analphabétisme et le manque de qualification au sein des populations actives.
Source El Watan
Le Pèlerin
 
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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 23:02

«Le tourisme saharien, principale destination Algérie»  

 

«Le tourisme saharien, principale destination Algérie» 

 

«Le tourisme saharien constitue la force de frappe de la stratégie globale du gouvernement visant à remettre en selle la destination Algérie », a souligné le ministre du Tourisme, Noureddine Moussa, dans un entretien accordé hier à la Chaîne III de la Radio nationale dont il était l’invité de la rédaction.
Dans ce sens, il annonce la création de cinq pôles touristiques : le Tassili, Tamanrasset-Ahaggar, la Boucle des Oasis, la Saoura et le Touat Gourara. Pourquoi ce choix? Le ministre en explique les raisons site par site : le Tassili est un grand musée à ciel ouvert de 83 millions de km2 ; Tamanrasset-Ahaggar connaît un afflux de visiteurs en accroissement (ils sont passés de 8 000 en 2005 à 21 000 en 2006); la Boucle des Oasis, qui part de Ghardaïa, Ouargla, Biskra et d’autres villes du Sud, est une randonnée traditionnelle très en vogue à une époque (les années 70) ; le Touat Gourara est en voie d’être classé grâce à une démarche entreprise par le ministère de la Culture et la Saoura contient d’énormes potentialités, notamment ses peintures rupestres récemment découvertes. Le tourisme saharien répond, en outre, aux critères du marché, c’est à dire qu’il offre ce que demandent les touristes : dépaysement, évasion, aventure, souci de l’environnement, découverte de la nature... Toutes choses qui n’exigent pas de gros moyens en matière d’infrastructure. Le tourisme saharien peut satisfaire les besoins des étrangers mais aussi des nationaux en stimulant la demande interne qui sera sans doute favorisée par la culture de l’étalement des vacances.
Évidemment, tous ces avantages ne dispensent pas du travail de mise en valeur des sites, autrement dit le travail de promotion qui est indispensable pour faire connaître le tourisme saharien. C’est l’affaire de l’organe institutionnel qu’est l’Office national du tourisme mais c’est aussi celle des opérateurs qui doivent mettre en valeur le produit et contribuer à améliorer l’image Algérie et la rendre attractive et ils doivent être soutenus dans cet effort. Cela se fait notamment à travers les salons et foires à l’étranger.
Le tourisme saharien n’est pas individuel, fait remarquer le ministre, il doit être organisé par des agences professionnelles dans des circuits qui permettent d’assurer la sécurité des personnes et également la protection du patrimoine archéologiques dont on sait qu’il est l’objet de convoitises de pilleurs qui n’hésitent pas à voler des pièces de valeur pour les sortir du territoire et les acheminer à l’étranger. Il rappelle que cette pratique est combattue par les autorités avec l’arsenal de lois et de règlements dont dispose l’Algérie.
Quand verrons-nous l’impact de cette stratégie ? Il faut être patient, répond le ministre. L’activité touristique demande du temps. Le processus vient tout juste de commencer, en mars 2006. Nous mesurerons l’évolution par les flux d’arrivées d’étrangers vers les sites touristiques. On a déjà de premiers résultats, par exemple, Biskra qui a connu une évolution de 400% entre 2005 et 2006, sur le nombre d’étrangers qui sont allés dans cette ville. Or, on le sait, il y a plein de services (hôtellerie, restauration, commerces,...) derrière le séjour d’étrangers dans un lieu touristique. A propos du classement des hôtels, le ministre a rappelé les opérations en cours : sur 40 dossiers de classement, 35 hôtels ont été classés et 5 ajournés, d’autre part, 116 établissements ont été fermés pour se mettre à niveau et des hôtels ont été déclassés pour devenir dortoirs 

 

 

Source Algerie-dz.com 

 

 

Le Pèlerin 

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 23:07
Antoine Chatelard
Membre de l'ordre des Petits Frères de Jésus, Antoine Chatelard est installé à Tamanrasset (Algérie) depuis 1954. Il connait bien le milieu touareg et le Tamacheq, il est l'auteur de nombreux articles et d'études sur Charles de Foucauld.
il a écrit deux livres sur la mort puis a vie de Charles de Foucauld à savoir :
1.         La mort de Charles de Foucauld
2.         Charles de Foucauld – Le Chemin vers Tamanrasset
 
Il doit rédiger un troisième livre qui fasse la jonction entre ces deux livres ; mais ses activités ne lui permettent guère de le faire
 
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Antoine, près de Rachid,  à la reception du soir organisée par Larshen
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Antoine à la Chapelle à Tamanrasset
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Antoine, Larshen, Philippe et moi
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Antoine Chatelard a vécu simplement dans cette société d’adoption où il a été tour à tour boulanger, météorologue et ingénieur hydraulique tout en œuvrant auprès des réfugiés.
Homme de relations harmonieuses entre l’occident et le monde musulman, il trouve son inspiration dans la vie de Charles de Foucauld, converti au siècle dernier, qui a passé sa vie à côtoyer les musulmans dans le désert.
 
J’ai eu l’occasion de rencontrer cet homme charmant et très disponible et apprécié de tous. J’en garde un souvenir inoubliable
Je vous en présente quelques photos lors de mon passage à Tamanrasset les 5 et 12 mars 2007
 
cordialement
 
Le Pèlerin
 
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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 23:44

Le pillage prend de l’ampleur

Sans doute, jamais les temps n’ont été aussi durs pour notre patrimoine culturel et archéologique. Pour alimenter un balbutiant marché local et les marchés d’art européens, des milliers de pièces, d’une valeur inestimable, empreintes millénaires laissées par de riches civilisations en Afrique du Nord, se retrouvent chaque année soumises à un pillage en règle et à un trafic juteux.

Des pointes de flèches préhistoriques, des statuettes en bronze ou en marbre d’empereurs romains, des divinités antiques, des toiles de maître, des pièces de monnaie et même des canons espagnols et turcs du XVIe siècle, rien n’est épargné. Discrètement et loin des feux des projecteurs, le trafic d’art prospère mettant en péril la mémoire. Les rapports des services de police, de gendarmerie et des douanes sur les atteintes au patrimoine tirent la sonnette d’alarme. La quantité d’affaires de vol et de trafic traitées par les services spécialisés de ces corps a carrément explosé. Les deux brigades spécialisées des douanes, crées en avril 2005, à IIlizi et Tamanrasset où se trouvent les plus importants parcs nationaux, le Tassili et l’Ahaggar, livrent des bilans inquiétants. Durant l’année 2006, la brigade de Tamanrasset a saisi lors de contrôles effectués à l’aéroport Aguenar, sur une cinquantaine de vols à destination de l’étranger, 2300 pièces archéologiques. Rien qu’en janvier dernier, 250 objets de la même valeur ont été récupérés sur des touristes au niveau du même aéroport et remis pour expertise à l’Office du parc national de l’Ahaggar. Les douanes d’Illizi totalisent de 2003 à 2006, un record de 1401 pièces archéologiques saisies. Un trafic qui ne s’attaque pas uniquement au matériel archéologique mais aussi à la flore : 948 plantes protégées ont été retrouvées dans les paquetages des touristes. La création de ces brigades fait suite, selon le chef adjoint de la brigade de Tamanrasset, Zitouni Rachid, à l’affaire dite des « Rolling rover », une agence de voyage allemande qui versait dans le trafic d’objets archéologiques. Des escouades de 20 douaniers initiés à l’archéologie ont été formées dans la perspective de « contenir » les pillages. Le gros des saisies, 90%, s’effectue, d’après l’officier, au niveau de l’aéroport. Cependant, il y a une faille dans l’action des douaniers, note un observateur : ce service se contente de pratiquer des « saisies préventives », sans finaliser la procédure judiciaire à l’encontre des touristes mis en cause. Sans doute pour ne pas toucher aux intérêts du segment touristique.

Tourisme, une menace ?

Pointés du doigt pour être en partie mêlés aux actes de pillage, les tours opérateurs se défendent d’en être les responsables. « C’est faire un mauvais procès à la profession et aux touristes passionnés que de parler de trafic », réplique sèchement Madjid Amouche, propriétaire d’une agence de voyages . « Ces accusations émanant, dit-il, des autorités et de certains médias, ne reflètent pas la réalité ». Selon ce dernier, il n’y a même pas lieu de parler de trafic, puisqu’« il est inexistant ». « Quand un touriste ramasse des objets, il le fait souvent par naïveté ou inadvertance », déclare-t-il. La remise en cause du travail des agenciers sert, d’après lui, à masquer l’« incompétence », et les « limites du système de gestion » des pouvoirs publics, dont « certains services versent dans le braconnage et couvrent le commerce illicite d’objets culturels », donnant pour exemple le marché d’El Goléa, où ce trafic se fait au vu et au su de tous . « Si faillite il y a dans la protection du patrimoine national, observe-t-il, elle est d’abord celle de l’autorité car c’est elle qui délivre les licences d’exploitation, qui contraint les touristes étrangers à passer par une agence agréée pour se rendre dans le Sud. Mêmes les guides sont nommés par les offices des parcs nationaux, ajoutant que les dégradations des sites sont imputables aux militaires et aux migrants et non aux touristes ». De son côté Farid Ighilahariz, directeur du parc de l’Ahaggar, ne se voile pas la face : « Les proportions que prend le pillage sont évidemment alarmantes », nous répond-il. Des belles pièces ont été, d’après lui, saisies au niveau de l’aéroport de Tam, malgré l’interdiction faite à « quiconque » de ramasser ou de prélever le moindre échantillon de matériel archéologique, de la faune ou de la flore. Actuellement, mentionne Ighilahariz, un travail de « sensibilisation et d’information », en collaboration avec les agences de tourisme, est en train de se faire. Ils étaient 10 000 touristes, principalement des Allemands, des Espagnols, des Français et des Italiens à se rendre, l’année dernière, dans le grand Sud, où plusieurs cultures se juxtaposent. La particularité des gisements préhistoriques sahariens réside dans le fait qu’ils sont en plein air. Une sorte de musée à ciel ouvert qui, par sa superficie, 450 000 m2, donne du fil à retordre à ses gestionnaires. « Il y a des endroits qu’on ne connaît pas encore. Heureusement d’ailleurs. Plus de la moitié des sites sont inaccessibles pour les véhicules, ce qui les préserve des dégradations, c’est le cas par exemple du massif de l’Immidir, se réjouit Ighilahariz. « Le tourisme est beaucoup plus présent dans le Tassili et le Hoggar, précise-t-il, d’où les dégradations et les pillages constatés. Des gravures rupestres ont été altérées rien que par le toucher », témoigne-t-il. Il observera également que certains sites sont marqués de graffitis et d’autres pillés à cause de leur proximité des milieux urbains. Et d’ajouter que des touristes participent au trafic en s’adonnant à la chasse aux « souvenirs » ou par des procédés plus élaborés. Les « spécialistes », dit-t-il, font d’abord dans le repérage au moyen du GPS, de photos satellites et utilisent ensuite les nationaux et les touristes pour s’approprier les pièces désirées. « Maintenant, nous avons de moins en moins de cas », rassure-t-il. C’est le résultat, d’après lui, du dispositif de surveillance et de contrôle. Un dispositif intégrant l’installation de 50 postes fixes aux limites des zones frontalières avec le Niger et le Mali, et 20 autres prochainement. Le Parc a reçu, en 2005, 300 millions de dinars pour renforcer son dispositif. Des brigades camelines devraient aussi voir le jour, idem pour les brigades mixtes, douanes-OPNA. Des moyens qui demeurent tout de même « insuffisants » pour contrôler toute la superficie du parc de l’Ahaggar.

Source El Watan

Le Pèlerin

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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 23:36
Adrar 5 hectares de cannabis en plein désert

Cela a conduit à l’arrestation de six personnes par la Gendarmerie nationale
Le travail effectué par les différents corps de sécurité pour juguler les différents fléaux sociaux a donné ses fruits. Les services de la Gendarmerie nationale, dans un communiqué rendu public hier, ont procédé à l’arrestation de six personnes ayant cultivé une surface de 15 hectares de cannabis et de pavot - une plante herbacée ayant des propriétés somnifères -, dans le Grand Sud de l’Algérie, précisément à Timimoun, une région située à quelque 1400km au sud-ouest de la capitale. Fragilisés par la dureté des conditions de vie, ces citoyens veulent, vaille que vaille, relever le défi et subvenir aux besoins de leurs familles respectives vivant dans une extrême précarité.
A l’instar des autres corps de sécurité, les brigadiers verts ont pu recenser 4000 plants de cannabis et 8000 de pavot.
En outre, une autre quantité d’opium, suc narcotique, destiné à être écoulé par des personnes âgées de 45 à 50 ans a été répertoriée, selon la même source. Il convient de rappeler qu’un Algérien de 72 ans, cultivant 5 hectares de cannabis dans la région d’Adrar -1540km au sud d’Alger- a été arrêté, le 8 avril dernier, par les services de la gendarmerie. Le faussaire, non identifié, était en possession de 2060 plants de cannabis et 110 autres séchés, prêts à être commercialisés.
Ce cas n’est, faut-il le préciser, qu’«une infime partie» des arrestations enregistrées chaque semaine.
Une semaine avant, les douaniers algériens ont réussi à saisir une quantité dépassant les deux (02) tonnes de résine de cannabis dans les alentours de Tindouf. Cette saisie est, précisons- le, la plus importante réalisée à l’intérieur du pays depuis une dizaine d’années. S’étalant sur une surface de deux millions de kilomètres carrés, l’immense Sahara algérien est devenu, vu la difficulté de l’accès qui ralentit les descentes sur le terrain pour les gendarmes, un terrain propice au trafic de de psychotropes en provenance du royaume chérifien, réputé mondialement. Ainsi, il figurera sur une liste rouge prédominée par des villes de l’Ouest. Comme une fâcheuse épidémie, cette pratique illégale se gangrène pour s’enraciner dans le reste du pays. L’Est, le Nord et le Centre n’y échappent pas. Les corps sécuritaires sont appelés à plus d’un titre à redoubler d’efforts pour annihiler les tentatives de commercialisation de la drogue. En termes de chiffres, l’Office algérien de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Onldt) a dressé un bilan évaluatif de l’année 2006 d’où ressort une saisie de 10 tonnes de résine de cannabis. Les services de lutte contre le trafic de drogue ont procédé à l’interpellation de 9879 personnes impliquées dans le trafic de stupéfiants, un chiffre qui était de l’ordre de 8698 en 2005.
Source L’Expression
Le Pèlerin
 
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 23:12

  Tamanrasset, le Sangatte algérien

Le Grand Sud algérien est envahi par les immigrants africains qui s'y déversent de tous les pays limitrophes du Sahel. Là bas, les communautés vivent regroupées et sont organisées en quasi tribus. Le commerce anarchique y est florissant et ces immigrants qui, pourtant, ne sont là qu'à titre provisoire – la plupart monteront vers le Nord pour tenter une traversée hasardeuse vers la rive nord de la Méditerranée – élisent domicile dans des habitations en dur louées par les habitants de la région.

La prolifération de ces étrangers aux frontières sud crée une situation d'insécurité qui, à la longue, risque même de déboucher sur des conflits inter communautaires.

Lorsque j’y suis pasé début mars 2007, nous cherchions un petit restaurant pour y prendre quelques grillades…Ils sont tenus, pour la majorité d’entres eux par ces Immigrés venus du Niger ou du Mali.. Eh bien ce jour là…Nenni..ils avaient tous étés ramassés par la police locale pour défaut de papiers…

Ce jour là nous nous sommes rabattus sur un rstaurant dont le patron venait du nord de l’Aklgérie…

Et oui, on retrouve à Tamanrasset les mêmes images qu'aux frontières ouest où, ces mêmes immigrants «clandestins» s'organisent pour la dernière phase de leur longue traversée vers l'«Eden».

Mais, généralement, la traversée du désert finit dans les mailles de la police algérienne, ou s’ils en réchappent dans embarcations des garde-côtes espagnols et autres services de sécurité européens qui veillent au grain.

Le Pèlerin
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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 23:13
Algérie et Libye, sanctuaires de l'art rupestre saharien
 
Fascinant par son immensité et sa beauté, le Sahara est aussi l'un des plus vastes musées de plein air de notre planète. Poteries, objets en pierres taillées ou polies, perles en œuf d'autruche ou encore squelettes et monuments mégalithiques, les traces de l'homme y sont nombreuses. Elles nous révèlent quelques aspects des populations préhistoriques, de leurs successions, de leur mode de subsistance ou de leurs coutumes funéraires. Néanmoins ces occupants du Sahara restent assez irréels, et n'apparaissent qu'en filigrane : des pans entiers de leurs modes de vie restent obscurs. Les manifestations les plus spectaculaires de leur présence sont sans conteste les peintures et gravures qui ornent les parois des oueds et des abris. À travers ces messages, qui ne sont en rien des « instantanés » de la vie d'autrefois, ces hommes prennent une dimension plus réelle et nous apparaissent plus concrètement.
Yves Gauthier, directeur de recherche au CNRS et co-auteur de L'art du Sahara, archives des sables (Le Seuil, 1996), nous invite, après cette lecture, à aller admirer ces fragiles témoignages du passé, pour leur dimension magique et l'atmosphère étrange et émouvante qui se dégage de leur cadre somptueux.
 
Une répartition inégale dans le temps et dans l'espace
 
L'histoire des populations sahariennes est rythmée par les fluctuations climatiques liées elles-mêmes aux glaciations successives. Comparativement à l'Europe, l'art rupestre est tardif et ne débute qu'après le dernier épisode hyper-aride au cours duquel le Sahara, bien plus grand que l'actuel, est quasiment vidé de ses habitants. Avec le retour des pluies, vers 12000 avant notre ère environ, au début de l'Holocène, les sols se reconstituent et ces conditions plus favorables autorisent une recolonisation par la faune et par les hommes. L'optimum climatique se situe vers 8000 avant J.-C. et précède un autre épisode aride, d'une durée d'environ mille ans et d'inégale ampleur selon les régions. L'Holocène est marqué par une dernière pulsation, l'« Humide néolithique » (env. 6500-4500 avant J.-C.) avec des précipitations moins abondantes. Avec quelques rémissions, le climat va se détériorer lentement mais inexorablement et, vers 2500 avant J.-C., le Sahara est pratiquement aussi étendu qu'aujourd'hui.
L'art pariétal saharien est très inégalement réparti dans le temps comme dans l'espace et pour parvenir jusqu'à nous il a fallu que soient réunies plusieurs conditions : régions favorables pour l'établissement des populations, présence de parois adéquates, absentes dans les ergs ou sur les regs, traditions iconographiques – tous les groupes ne se sont pas exprimés sous forme graphique –, préservation des atteintes naturelles, anthropiques et animales et, enfin, découvertes et publications. Ces limitations expliquent la distribution très inhomogène de l'art pariétal qui recouvre les plus grands massifs sahariens. Sud marocain, Atlas saharien, Adrar des Ifoghas, Aïr et Djado au Niger, Gilf Kebir et Aweinat en Égypte sont, avec le Tibesti, l'Ennedi au Tchad, parmi les plus grandes régions à tradition rupestre, chacune avec ses spécificités traduisant l'existence de nombreux foyers culturels. Les plus grands centres, car peut-être les plus explorés, sont assurément ceux du Sahara central, Sud algérien et Fezzân (Libye), par la quantité, par la qualité artistique et par leur portée historique – ces deux dernières dimensions n'étant pas absentes ailleurs !
 
Une datation difficile à établir
 
Depuis plusieurs années, les méthodes de datation sont appliquées à l'art pariétal – par exemple pour les grottes Chauvet et Cosquer – mais, au Sahara, ce travail reste à entreprendre : hormis quelques tentatives isolées de datation directe et sauf exception, peinture ou gravure recouverte par une couche archéologique datée, l'essentiel des œuvres est d'âge inconnu. À défaut et en l'absence de textes anciens – les premières inscriptions remontent à deux ou trois siècles au mieux avant notre ère – les classifications et cadres chronologiques reposent principalement sur des critères indirects : styles, superpositions, techniques, thèmes, taille, patine, présence ou non de certains animaux.
 
Un autre argument, délicat à manipuler, est la présence, au pied des parois ou en stratigraphie, de restes archéologiques : datées ou non, ces pièces ont-elles été produites par ceux-là même qui ont peint dans l'abri ? Et que dire si, dans la couche, plusieurs niveaux, c'est-à-dire plusieurs groupes, se sont succédé ? Certains abris ornés ont été occupés depuis le début de l'Holocène, les nomades revenant encore de nos jours pour des périodes d'hivernage ! Lequel de ces groupes est l'auteur des fresques ?
 
Deux thèses s'opposent quant à l'âge des premières figurations pariétales : pour les uns, elles remonteraient au début de l'Holocène vers 10000-12000 avant J.-C. ou même avant, d'autres militent pour un âge plus récent, vers 6000-7000 avant J.-C.
 
Un riche bestiaire
 
Le contraste est saisissant entre l'aridité présente et l'ambiance nettement plus humide qui se dégage des figurations rupestres, tout au moins des plus anciennes. Buffles, éléphants, girafes, autruches, rhinocéros, félins et antilopes, animaux de savane, mais aussi crocodiles, poissons, hippopotames, le bestiaire est riche en espèces sauvages, représentants de cette faune africaine qui maintenant subsiste encore beaucoup plus au Sud, et que vous pourrez admirer sur les sites d'In-Habeter et Mathendush (Fezzân).
 
Indéniablement, les lacs, aujourd'hui asséchés, étaient remplis, les rivières coulaient, lorsque ces animaux ont été figés dans la pierre. Les parois, mémoires des temps lointains, détaillent aussi d'autres grands animaux, disparus depuis des millénaires : l'aurochs, ancêtre des bovidés domestiques africains et le buffle antique dont les cornes gigantesques pouvaient atteindre plus de trois mètres d'envergure.
Quelques détails anatomiques finement dessinés dénotent une excellente connaissance de la faune reproduite par ces artistes, parfois grandeur nature : girafes de huit mètres de haut à l'oued Djerat en Algérie ou éléphant de près de cinq mètres de long, taille d'un mâle de cinquante ans au Fezzân, conduisant à une lecture naturaliste de ces représentations dont la beauté et la finesse ne laissent jamais indifférent.
Pour autant, dans ce concert, quelques animaux apparaissent avec une fréquence anormalement élevée pour le biotope suggéré par les espèces citées : c'est le cas des grands mammifères ou des autruches par exemple, qui représentent à elles seules plus de 15 % des figurations animales. À l'inverse, les autres oiseaux sont singulièrement rares – quelques pélicans, de possibles flamands – et curieusement aucun n'est montré en plein vol. Il en est de même pour d'autres espèces qui n'apparaissent que quelques fois, lièvres, singes ou phacochères.
Ces disproportions ou des absences inexplicables suggèrent que ce bestiaire ne peut être tenu pour un reflet exact de la faune de cette époque et suggèrent une autre interprétation. Confirmation en est donnée par les êtres étranges qui se mêlent à la faune : autruches à tête de girafe, autruches à quatre pattes ou au cornage majestueux, girafes à tête d'âne, hippopotames grimaçants à dentition de carnassier ou singe affublé de grandes élytres.
Une société de pasteurs, un univers symbolique
 
Contrairement à des idées largement diffusées, cet « étage » décrivant la grande faune ne précède pas un « étage » supposé plus récent attaché à un mode de vie pastoral selon le schéma classique chasseurs/cueilleurs puis pasteurs. Sur les gravures du Fezzân, style, patine et techniques, rien ne permet de séparer en deux entités distinctes ces animaux sauvages, d'animaux incontestablement domestiques qu'ils côtoient sur les parois. En effet, ces derniers, qui représentent près de 40% des figurations, sont parfois sous-jacents aux gravures de la grande faune ; ce statut domestique est affirmé par des colliers, pendeloques ou bâts portés par des bœufs montés ou transportant des ballots et piquets de tente, comme dans l'Oued Tin Tarabine. Les troupeaux où se mêlent bœufs et moutons s'organisent autour du campement.
 
La remarque est plus qu'anecdotique car cette simultanéité porte en elle des contraintes sur l'âge des gravures. En effet, dans l'état actuel des connaissances, les restes osseux de bovins domestiques sahariens les plus anciens remontent au VIIe millénaire avant J.-C. Les groupes ayant figuré ces animaux ne sauraient être antérieurs ! Ce qui ne règle pas forcément le cas de tous les groupes sur l'ensemble du Sahara : certains des plus anciens, les fameuses « Têtes rondes » des stations de Séfar, In Awanghet, Jabbaren au Tassili-n-Ajjer, n'ont pas figuré d'animaux domestiques.
 
Dans ces sociétés pastorales, l'élevage n'est pas l'activité exclusive : de minuscules archers s'attaquent avec bravoure aux plus grands animaux, éléphants, rhinocéros hippopotames ou aurochs. Parfois secondés par des chiens, ils piègent les proies avec des pierres d'entraves que l'on retrouve en abondance à proximité des anciens cours d'eau. Mais les préoccupations de ces populations dépassent très largement le simple stade narratif de la vie quotidienne : leur monde est peuplé d'êtres étranges, humains à tête de chacal ou de lycaon, dotés de pouvoirs surhumains comme à In Habeter. Ces géants portent avec aisance des rhinocéros, des aurochs ou des ânes, copulent avec des éléphants ou les chevauchent. Cet univers symbolique transparaît tout particulièrement avec ces personnages affublés de masque d'animaux, – rhinocéros, bœuf, antilope, éléphant – masques qu'ils portent lors de scènes rituelles ou de pratiques, dont les acteurs sont richement parés, ou dans des affrontements symboliques entre des archers masqués et des singes.
 
Du bœuf au cheval, et du cheval au chameau
 
La péjoration climatique va bouleverser le panorama. Ces sociétés pastorales, présentes un peu partout au Sahara, vont évoluer et/ou disparaître au profit d'autres groupes, conjointement avec une modification de la faune, dont une partie émigre vers la zone sahélienne. Vers le début du IVe millénaire avant J.-C., les espèces exigeantes en eau disparaissent ou se réfugient dans les massifs où elles trouvent des niches écologiques résiduelles, et les plus grands mammifères, éléphants, rhinocéros se font rares sur les parois rocheuses. Subsistent surtout girafes, oryx, mouflons, autruches et lions qui s'accommodent de climats plus arides.
 
Vers 3500 avant J.-C., le cheval fait son apparition en Afrique et plus tard au Sahara, vers la fin du IVe millénaire ou dans la deuxième moitié du Ier selon les auteurs. S'il sert à la monte, c'est surtout comme animal de trait qu'il figure, attelé aux chars, dont il existe plusieurs représentations au wâdi Teshuinat dans l'Akakûs, et dont l'origine est controversée. Les populations « équidiennes » qui les possèdent, sont peintes selon des conventions rigides et de façon plus schématique que dans les écoles précédentes. Les thèmes développés sont moins nombreux et moins riches, et la composante symbolique des étages anciens semble totalement évacuée. Ces groupes, qui occupent la quasi totalité du Sahara central, pratiquent la chasse au mouflon comme à Teshuinat et à l'autruche, et dans une faible mesure, poursuivent des activités pastorales, chèvres et moutons prenant une place de plus en plus grande au détriment des bœufs.
La dernière évolution perceptible, avant l'arrivée de l'Islam, se situe juste avant notre ère. L'introduction du chameau scelle le retour définitif du climat aride et l'avènement du monde berbère dont l'extension déborde largement du Sahara central.
 
Source : Clio.fr
 
Le Pèlerin
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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 23:14
Algérie et Libye, sanctuaires de l'art rupestre saharien
 
Fascinant par son immensité et sa beauté, le Sahara est aussi l'un des plus vastes musées de plein air de notre planète. Poteries, objets en pierres taillées ou polies, perles en œuf d'autruche ou encore squelettes et monuments mégalithiques, les traces de l'homme y sont nombreuses. Elles nous révèlent quelques aspects des populations préhistoriques, de leurs successions, de leur mode de subsistance ou de leurs coutumes funéraires. Néanmoins ces occupants du Sahara restent assez irréels, et n'apparaissent qu'en filigrane : des pans entiers de leurs modes de vie restent obscurs. Les manifestations les plus spectaculaires de leur présence sont sans conteste les peintures et gravures qui ornent les parois des oueds et des abris. À travers ces messages, qui ne sont en rien des « instantanés » de la vie d'autrefois, ces hommes prennent une dimension plus réelle et nous apparaissent plus concrètement.
Yves Gauthier, directeur de recherche au CNRS et co-auteur de L'art du Sahara, archives des sables (Le Seuil, 1996), nous invite, après cette lecture, à aller admirer ces fragiles témoignages du passé, pour leur dimension magique et l'atmosphère étrange et émouvante qui se dégage de leur cadre somptueux.
 
Une répartition inégale dans le temps et dans l'espace
 
L'histoire des populations sahariennes est rythmée par les fluctuations climatiques liées elles-mêmes aux glaciations successives. Comparativement à l'Europe, l'art rupestre est tardif et ne débute qu'après le dernier épisode hyper-aride au cours duquel le Sahara, bien plus grand que l'actuel, est quasiment vidé de ses habitants. Avec le retour des pluies, vers 12000 avant notre ère environ, au début de l'Holocène, les sols se reconstituent et ces conditions plus favorables autorisent une recolonisation par la faune et par les hommes. L'optimum climatique se situe vers 8000 avant J.-C. et précède un autre épisode aride, d'une durée d'environ mille ans et d'inégale ampleur selon les régions. L'Holocène est marqué par une dernière pulsation, l'« Humide néolithique » (env. 6500-4500 avant J.-C.) avec des précipitations moins abondantes. Avec quelques rémissions, le climat va se détériorer lentement mais inexorablement et, vers 2500 avant J.-C., le Sahara est pratiquement aussi étendu qu'aujourd'hui.
L'art pariétal saharien est très inégalement réparti dans le temps comme dans l'espace et pour parvenir jusqu'à nous il a fallu que soient réunies plusieurs conditions : régions favorables pour l'établissement des populations, présence de parois adéquates, absentes dans les ergs ou sur les regs, traditions iconographiques – tous les groupes ne se sont pas exprimés sous forme graphique –, préservation des atteintes naturelles, anthropiques et animales et, enfin, découvertes et publications. Ces limitations expliquent la distribution très inhomogène de l'art pariétal qui recouvre les plus grands massifs sahariens. Sud marocain, Atlas saharien, Adrar des Ifoghas, Aïr et Djado au Niger, Gilf Kebir et Aweinat en Égypte sont, avec le Tibesti, l'Ennedi au Tchad, parmi les plus grandes régions à tradition rupestre, chacune avec ses spécificités traduisant l'existence de nombreux foyers culturels. Les plus grands centres, car peut-être les plus explorés, sont assurément ceux du Sahara central, Sud algérien et Fezzân (Libye), par la quantité, par la qualité artistique et par leur portée historique – ces deux dernières dimensions n'étant pas absentes ailleurs !
 
Une datation difficile à établir
 
Depuis plusieurs années, les méthodes de datation sont appliquées à l'art pariétal – par exemple pour les grottes Chauvet et Cosquer – mais, au Sahara, ce travail reste à entreprendre : hormis quelques tentatives isolées de datation directe et sauf exception, peinture ou gravure recouverte par une couche archéologique datée, l'essentiel des œuvres est d'âge inconnu. À défaut et en l'absence de textes anciens – les premières inscriptions remontent à deux ou trois siècles au mieux avant notre ère – les classifications et cadres chronologiques reposent principalement sur des critères indirects : styles, superpositions, techniques, thèmes, taille, patine, présence ou non de certains animaux.
 
Un autre argument, délicat à manipuler, est la présence, au pied des parois ou en stratigraphie, de restes archéologiques : datées ou non, ces pièces ont-elles été produites par ceux-là même qui ont peint dans l'abri ? Et que dire si, dans la couche, plusieurs niveaux, c'est-à-dire plusieurs groupes, se sont succédé ? Certains abris ornés ont été occupés depuis le début de l'Holocène, les nomades revenant encore de nos jours pour des périodes d'hivernage ! Lequel de ces groupes est l'auteur des fresques ?
 
Deux thèses s'opposent quant à l'âge des premières figurations pariétales : pour les uns, elles remonteraient au début de l'Holocène vers 10000-12000 avant J.-C. ou même avant, d'autres militent pour un âge plus récent, vers 6000-7000 avant J.-C.
 
Un riche bestiaire
 
Le contraste est saisissant entre l'aridité présente et l'ambiance nettement plus humide qui se dégage des figurations rupestres, tout au moins des plus anciennes. Buffles, éléphants, girafes, autruches, rhinocéros, félins et antilopes, animaux de savane, mais aussi crocodiles, poissons, hippopotames, le bestiaire est riche en espèces sauvages, représentants de cette faune africaine qui maintenant subsiste encore beaucoup plus au Sud, et que vous pourrez admirer sur les sites d'In-Habeter et Mathendush (Fezzân).
 
Indéniablement, les lacs, aujourd'hui asséchés, étaient remplis, les rivières coulaient, lorsque ces animaux ont été figés dans la pierre. Les parois, mémoires des temps lointains, détaillent aussi d'autres grands animaux, disparus depuis des millénaires : l'aurochs, ancêtre des bovidés domestiques africains et le buffle antique dont les cornes gigantesques pouvaient atteindre plus de trois mètres d'envergure.
Quelques détails anatomiques finement dessinés dénotent une excellente connaissance de la faune reproduite par ces artistes, parfois grandeur nature : girafes de huit mètres de haut à l'oued Djerat en Algérie ou éléphant de près de cinq mètres de long, taille d'un mâle de cinquante ans au Fezzân, conduisant à une lecture naturaliste de ces représentations dont la beauté et la finesse ne laissent jamais indifférent.
Pour autant, dans ce concert, quelques animaux apparaissent avec une fréquence anormalement élevée pour le biotope suggéré par les espèces citées : c'est le cas des grands mammifères ou des autruches par exemple, qui représentent à elles seules plus de 15 % des figurations animales. À l'inverse, les autres oiseaux sont singulièrement rares – quelques pélicans, de possibles flamands – et curieusement aucun n'est montré en plein vol. Il en est de même pour d'autres espèces qui n'apparaissent que quelques fois, lièvres, singes ou phacochères.
Ces disproportions ou des absences inexplicables suggèrent que ce bestiaire ne peut être tenu pour un reflet exact de la faune de cette époque et suggèrent une autre interprétation. Confirmation en est donnée par les êtres étranges qui se mêlent à la faune : autruches à tête de girafe, autruches à quatre pattes ou au cornage majestueux, girafes à tête d'âne, hippopotames grimaçants à dentition de carnassier ou singe affublé de grandes élytres.
Une société de pasteurs, un univers symbolique
 
Contrairement à des idées largement diffusées, cet « étage » décrivant la grande faune ne précède pas un « étage » supposé plus récent attaché à un mode de vie pastoral selon le schéma classique chasseurs/cueilleurs puis pasteurs. Sur les gravures du Fezzân, style, patine et techniques, rien ne permet de séparer en deux entités distinctes ces animaux sauvages, d'animaux incontestablement domestiques qu'ils côtoient sur les parois. En effet, ces derniers, qui représentent près de 40% des figurations, sont parfois sous-jacents aux gravures de la grande faune ; ce statut domestique est affirmé par des colliers, pendeloques ou bâts portés par des bœufs montés ou transportant des ballots et piquets de tente, comme dans l'Oued Tin Tarabine. Les troupeaux où se mêlent bœufs et moutons s'organisent autour du campement.
 
La remarque est plus qu'anecdotique car cette simultanéité porte en elle des contraintes sur l'âge des gravures. En effet, dans l'état actuel des connaissances, les restes osseux de bovins domestiques sahariens les plus anciens remontent au VIIe millénaire avant J.-C. Les groupes ayant figuré ces animaux ne sauraient être antérieurs ! Ce qui ne règle pas forcément le cas de tous les groupes sur l'ensemble du Sahara : certains des plus anciens, les fameuses « Têtes rondes » des stations de Séfar, In Awanghet, Jabbaren au Tassili-n-Ajjer, n'ont pas figuré d'animaux domestiques.
 
Dans ces sociétés pastorales, l'élevage n'est pas l'activité exclusive : de minuscules archers s'attaquent avec bravoure aux plus grands animaux, éléphants, rhinocéros hippopotames ou aurochs. Parfois secondés par des chiens, ils piègent les proies avec des pierres d'entraves que l'on retrouve en abondance à proximité des anciens cours d'eau. Mais les préoccupations de ces populations dépassent très largement le simple stade narratif de la vie quotidienne : leur monde est peuplé d'êtres étranges, humains à tête de chacal ou de lycaon, dotés de pouvoirs surhumains comme à In Habeter. Ces géants portent avec aisance des rhinocéros, des aurochs ou des ânes, copulent avec des éléphants ou les chevauchent. Cet univers symbolique transparaît tout particulièrement avec ces personnages affublés de masque d'animaux, – rhinocéros, bœuf, antilope, éléphant – masques qu'ils portent lors de scènes rituelles ou de pratiques, dont les acteurs sont richement parés, ou dans des affrontements symboliques entre des archers masqués et des singes.
 
Du bœuf au cheval, et du cheval au chameau
 
La péjoration climatique va bouleverser le panorama. Ces sociétés pastorales, présentes un peu partout au Sahara, vont évoluer et/ou disparaître au profit d'autres groupes, conjointement avec une modification de la faune, dont une partie émigre vers la zone sahélienne. Vers le début du IVe millénaire avant J.-C., les espèces exigeantes en eau disparaissent ou se réfugient dans les massifs où elles trouvent des niches écologiques résiduelles, et les plus grands mammifères, éléphants, rhinocéros se font rares sur les parois rocheuses. Subsistent surtout girafes, oryx, mouflons, autruches et lions qui s'accommodent de climats plus arides.
 
Vers 3500 avant J.-C., le cheval fait son apparition en Afrique et plus tard au Sahara, vers la fin du IVe millénaire ou dans la deuxième moitié du Ier selon les auteurs. S'il sert à la monte, c'est surtout comme animal de trait qu'il figure, attelé aux chars, dont il existe plusieurs représentations au wâdi Teshuinat dans l'Akakûs, et dont l'origine est controversée. Les populations « équidiennes » qui les possèdent, sont peintes selon des conventions rigides et de façon plus schématique que dans les écoles précédentes. Les thèmes développés sont moins nombreux et moins riches, et la composante symbolique des étages anciens semble totalement évacuée. Ces groupes, qui occupent la quasi totalité du Sahara central, pratiquent la chasse au mouflon comme à Teshuinat et à l'autruche, et dans une faible mesure, poursuivent des activités pastorales, chèvres et moutons prenant une place de plus en plus grande au détriment des bœufs.
La dernière évolution perceptible, avant l'arrivée de l'Islam, se situe juste avant notre ère. L'introduction du chameau scelle le retour définitif du climat aride et l'avènement du monde berbère dont l'extension déborde largement du Sahara central.
 
Source : Clio.fr
 
Le Pèlerin
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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 23:05

7 jours au cœur de l’oasis blanche  

 

Taghit pauvre malgre ses richesses

 

 

 

Destination Taghit. 7 jours au cœur de l’oasis blanche. Le moment est aux découvertes et à l’évasion. Une savoureuse escale. La Saoura a accueilli ses invités, les bras ouverts, en leur offrant ce qu’elle a de meilleur. 

 

 

 

 

 

 


Taghit - l'Oasis

 

N"Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la grâce de Dieu. C’est là qu’on se vide et qu’on chasse de soi tout ce qui n’est pas Dieu". Nul ne peut contredire cette phrase lourde de sens de Charles de Foucauld. En effet, passer une semaine au cœur de l’oasis blanche suffit largement pour se libérer du stress. Dans cette ville, les qualificatifs : merveilleuse, magnifique, féerique et magique trouvent tout leur sens dans chaque coin visité. Ils revenaient tel un leitmotiv dans la bouche des invités de la Saoura, venus en masse (1200) prendre part au troisième festival du tourisme saharien que le département de Noureddine Moussa a organisé du 26 au 31 mars dernier.

 

Taghit dans toute sa splendeur 

 

 

Randonnée à l'intérieur des Ksours


Les aiguilles de la montre indiquaient midi passé de quelques dizaines de minutes. Une chaleur de plomb régnait à cette heure. Le soleil luit pour tout le monde. Evitant l’insolation, tout un chacun a pris ses précautions. La majorité portait le chèche que les autorités locales leur ont offert. En arrivant à la porte principale de la ville de Taghit, une troupe folklorique était déjà sur place. Les visiteurs, dont la plupart sont des journalistes nationaux et étrangers, ont profité de l’occasion pour prendre des photos de la parade. Une grande kheïma a été aménagée pour abriter les invités du ministère du Tourisme.
Taghit, l’oasis paradisiaque s’est fait toute belle pour cette occasion. D’ailleurs le wali le confirmera, les autorités locales "n’ont pas lésiné sur les moyens" pour réaménager la région. Eclairage, réaménagement des façades et des routes, rien n’a été laissé au hasard. Taghit est, en fait, une agglomération de six ksour éparpillés le long de la palmeraie.
Le plus grand se situe juste à l’entrée de la ville. Des travaux de restauration sont lancés. Le ksar est partiellement restauré. Certaines maisons sont occupées. D’autres sont dans un état précaire. Les propriétaires tiennent beaucoup à leurs habitations héritées depuis plusieurs générations. "Nous ne renoncerons jamais à notre ksar", nous dira Slimane, un jeune que nous avons rencontré dans une petite pièce transformée en restaurant où on sert des plats traditionnels de la région tels "El mekhalegh" et la galette farcie. Pour Ali, qui offrait aux passants un thé bien dosé préparé sur place, la vente du ksar à des privés professionnels dans le domaine touristique, est une option qui leur a été suggérée par les autorités locales afin de le revaloriser et d’en tirer profit pour la promotion du tourisme saharien, est d’emblée rejetée. "Aucun ne saura préserver le ksar comme ses propriétaires, ce que nous demandons c’est de nous donner les moyens afin de les restaurer", atteste-t-il. A l’intérieur du ksar, c’est un vrai labyrinthe. Tous les chemins mènent à la grande palmeraie. Celle-ci, asphyxiée par les eaux usées, commence à perdre ses couleurs. Dans le souci de lui redonner un nouveau souffle, un bureau d’études français a été sollicité pour prendre en charge l’opération d’épuration. Les autorités locales ont versé 20 millions de centimes pour résoudre ce problème.  

 

La Beauté du paysage ne fait plus recette


En sortant de ce labyrinthe portant le nom de "Ksar du village", une rue principale nous accueille. Au bout, il y a l’hôtel communal. Le seul d’ailleurs, où toute la ville se retrouve. Un hôtel, d’une capacité d’accueil de 80 lits. Il est classé trois étoiles. Et pourtant… ! Les prestations de services laissent à désirer. En face, se situe la daïra. Le manque d’infrastructures d’accueil de centre de loisirs est la fausse note dans ce grand " tableau " qui mérite vraiment d’être revalorisé. Les étrangers, l’ont eux-mêmes remarqué.
Le contraste est flagrant. Une petite virée dans les quartiers de la ville suffit largement pour le constater. Taghit est pauvre malgré ses richesses et ses atours. "L’ensemble des installations demande à être soumis aux normes internationales. Beaucoup reste à faire en matière d’infrastructure", nous dira René Fagnoni, secrétaire général du comité général du groupe Soc-Presse et directeur du quotidien Figaro.
Cet écrivain, amoureux de l’Algérie qu’il considère comme "le fleuron de la Méditerranée", dira "que l’on ressent le désir et la soif des autochtones de vouloir s’ouvrir sur le monde". Dans toute la commune de Taghit, on ne trouve que 2 Cyber- cafés, peu équipés. Les écoles sont dans un état dégradé. L’agriculture est peu développée.
Et pourtant l’eau coule à flot. Les quelques légumes et fruits récoltés ne couvrent nullement les besoins locaux. La région s’approvisionne d’Oran. Sur les 13 000 fellahs ayant formulé des demandes pour l’octroi de crédit, seulement 900 en ont bénéficié. La détresse des jeunes est indescriptible. La population de Taghit subit au quotidien des problèmes endémiques. Le chômage se mêlant à la misère frappante constituent l’autre face de l’iceberg que le fort potentiel d’énergie solaire que recèle la région n’a pu faire fondre 
 

 

Source Horizons 

 

Le Pèlerin 

 

A quelques encablures de Taghit, nous descendîmes des bus et continuâmes le trajet à pied. Un des jeunes guides mobilisés pour la circonstance nous l’a conseillé pour mieux apprécier la surprise. Les plus curieux ont préféré escalader la montagne rocheuse pour dominer le paysage panoramique. Une fois arrivés au lieu indiqué, Taghit apparaît au détour d’un virage. On s’était cru face à un gigantesque tableau, dans lequel sont méticuleusement dessinées des grandes dunes comme arrière- plan. Le village de Taghit s’appuie, en effet, aux dunes du grand erg occidental, nous dira notre guide. Au centre du "tableau", des palmeraies verdoyantes bien étoffés attirent l’attention. Cette dernière comporte en tous 90 000 palmiers.
Le mariage des couleurs donne de l’éclat à cette région. Les palmiers à la couleur émeraude pointant avec majesté vers le ciel bleu, implantés dans un sol rougeâtre épousant la couleur dorée du sable fin des dunes, sont des plus captivants. Une vraie source d’inspiration et d’évasion. Ce qui fait d’elle une destination touristique de choix. De grands artistes tel Alain Delon y sont souvent venus pour célébrer le nouvel an, nous dira Noureddine

 

Les bagages soigneusement déposés à l’hôtel Anter, pour certains, pour d’autres dans une résidence militaire sise au chef-lieu, Bechar, là où nous étions hébergés, aucun de nous n’a voulu rater une occasion, pour monter dans un des quatre bus mis à notre disposition, et partir à la découverte du sublime d’une région qui fait rêver plus d’un. Le programme arrêté par le département ministériel a été riche en activités. A chaque halte, les étrangers particulièrement, ont été ensorcelés par les paysages ressemblant presque à des œuvres d’art. La grande surprise fut la découverte de la perle de la Saoura : Taghit l’enchanteresse.
Une des plus fines et des plus belles régions de Bechar. Située à 93 km au sud-est du chef lieu de la wilaya, la route qui s’étend depuis Bechar, nous a fait découvrir des merveilles de l’architecture humaine, rimant parfaitement avec une nature de toute beauté. Les montagnes rocailleuses nous ont accompagné des kilomètres durant.

 

 

 

l'Oasis de Taghit, si belle


Mecheri, le wali de Bechar qui nous a accompagnés dans notre découverte.  

 

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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 23:06

Des gravures rupestres contrefaites

 

 

 

Parmi les circuits visités dans le cadre du festival du tourisme saharien, les gravures rupestre du néolithique, situées à 28 km de Taghit. C’est l’un des sept sites dont dispose la wilaya. Une multitude de gravures, qui remonte à 40 000 ans avant Jésus-Christ, est dispersée sur 90 km tout au long de la vallée. Le plus fascinant sont ces effigies reflétant la vie primitive des gens de cette époque. Une main, un pied, et plusieurs animaux telles la vache et la chèvre sont à jamais gravés sur de grandes pierres pour que les générations futures se souviennent de leurs ancêtres. Selon un des guides, les écritures circonscrites sont à 90 % en Tifinagh. Malheureusement, ce joyau classé patrimoine national n’est pas préservé. Pis encore, il est dans un état pitoyable. La mafia des pièces archéologiques y a laissé ses empreintes. Une partie importante de la pierre gravée a été dépouillée. Certains dessins sont indignement égratignés. La gravure a été malheureusement "profanée" par des mains ignobles qui n’ont fait que défigurer la nature. "Nous ne pouvons pas préserver ce site, d’abord pour raison d’éloignement et puis pour défaut de moyen adéquat", nous dira un spécialiste en archéologie, rencontré sur le site. Celui-ci nous parle également d’un fait qui sort de l’ordinaire. Dans ce site il se trouve des imitations de gravure. Autrement dit des gravures contrefaites. Celles-ci ne servent en aucun cas le tourisme saharien, si ce n’est que le "blasphème" de l’Histoire et de la mémoire des générations passées

 

 

 

Source Horizons

 

 

 

Le Pèlerin

 

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