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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 03:52

Agriculture saharienne - Le Sud, le potager de l’Algérie !

Paysage de Ghardaia

L’agriculture saharienne n’est plus au stade de projet. C’est une réalité tangible. Aujourd’hui, plusieurs régions du pays sont approvisionnées en fruits et légumes depuis Biskra, Ouargla, Adrar et Laghouat.

L’autosuffisance alimentaire constitue l’un des principaux objectifs de la politique agricole tracés par notre pays pour les prochaines années. Mais cela «ne sera pas facile à réaliser». Et pour cause : la terre, l’eau et la main-d’œuvre, entre autres, posent problème au niveau des régions à fort potentiel agricole.

Que faudra-t-il alors faire pour mettre fin à notre dépendance vis-à-vis de l’Europe en matière de produits agricoles ? Pour Mustapha Chaouch, directeur de Krizalid Communication, qui organise le Salon de l’agriculture saharienne et steppique (Sud’Agral), la solution consiste à encourager l’agriculture dans le Sud.

«Le Sahara est l’avenir de l’Algérie», dit-il avec beaucoup de conviction. De son avis, toutes les conditions d’une agriculture performante sont réunies dans cette région du pays : «Il y a la terre, l’eau et la lumière, soit les trois éléments essentiels à toute culture.» De son avis, l’agriculture saharienne a «tout naturellement» connu un boom extraordinaire, ces dernières années. «A Biskra par exemple, il y a d’immenses surfaces qui sont cultivées», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse qu’il a animée à l’effet de présenter la 6e édition de Sud’Agral.

L’agriculture saharienne n’est plus au stade de projet, mais c’est une réalité tangible. Les projets d’investissement lancés jusque-là ont donné de très bons résultats et, aujourd’hui, plusieurs régions du pays sont approvisionnées en fruits et légumes à partir de Biskra, Ouargla, Adrar et Laghouat entre autres, notamment en hiver.

Pour Mohammed Selles, président du comité d’organisation de Sud’Agral-2010, le Nord ne produit plus. «Où est la Mitidja ? Où sont les vallées d’Oran et d’Annaba ?», s’interroge-t-il.

Par ailleurs, il soulignera que la plupart des produits agricoles que l’on consomme aujourd’hui proviennent du Sahara.

«Quand on se rend au marché, on y trouve tous les légumes à n’importe quelle période de l’année. Ce qui n’était pas le cas dans le passé. C’est le fruit de l’agriculture saharienne», explique-t-il.

Un «bond qualitatif» dans les années à venir

Dans une allocution prononcée au cours du séminaire national sur l'eau dans l'agriculture saharienne organisé en mai 2010 à El-Oued, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, a indiqué que l'agriculture saharienne connaîtra dans les années à venir «un bond qualitatif au regard des efforts consentis par l'Etat dans ce cadre». Selon M. Benaïssa, il est question de consacrer quelque 300 000 hectares de terres agricoles dans le Sud à la céréaliculture. «C’est l’un des objectifs que nous nous sommes fixés», a-t-il précisé.

Toutes les cultures réussissent au Sahara

Particularités n D’aucuns estiment que les fruits et légumes produits au Sahara, à l’instar de la pomme de terre d’El-Oued et de l’orange d’El-Ménéa, dans la wilaya de Ghardaïa, sont de très bonne qualité.

L’agriculture saharienne ne manque pas d’atouts. Il faut dire que le Sud regorge de surfaces agricoles qui ne demandent qu’à être exploitées. Aussi le sol dans cette région du pays est-il riche en oligo-éléments, ces éléments minéraux purs nécessaires à la vie de tout organisme, mais aussi en ressources hydrauliques. «Contrairement à certaines idées reçues, il y a plus d’eau dans le Sahara que dans le Nord», précise M. Chaouch.

Selon M. Selles, ces ressources sont à même de subvenir à tous les besoins d’une agriculture performante pour peu qu’elles soient utilisées de façon rationnelle. Autre atout de l’agriculture saharienne : l’énergie solaire dont le potentiel est énorme. Sur un autre plan, d’aucuns estiment que les fruits et légumes produits au Sahara, à l’instar de la pomme de terre d’El-Oued et de l’orange d’El-Ménéa, dans la wilaya de Ghardaïa, sont de très bonne qualité. «Ce sont des produits qui ont un goût à part, que l’on ne retrouve nulle part ailleurs», commente le président du comité d’organisation de Sud’Agral-2010. «Ils sont très appréciés ailleurs en plus», ajoute-t-il, non sans rappeler l’expérience d’un opérateur privé qui a exporté de la courgette en France en 2005 au prix de… 9 euros le kilo !

«Cela donne une idée sur les profits que l’on peut faire dans l’agriculture saharienne. Malheureusement, nous ne savons pas exporter», regrette cet ancien cadre du ministère de l’Agriculture. Selon lui, le rendement de la terre au Sahara est, de très loin, supérieur à celui des terres du Nord. Pour les céréales par exemple, au Sud, le rendement est de 70 quintaux à l’hectare contre 4 à 12 quintaux à l’hectare dans le Nord. S’agissant de la pomme de terre, l’écart est encore plus frappant : 400 quintaux à l’hectare pour les régions du Sud contre 120 uniquement pour celles du Nord.»

Il y a lieu de noter également le succès de l’expérience de plantation d’oliviers à El-Oued où une récolte de 9 472 quintaux d'olives a été enregistrée au titre de la saison agricole 2009/2010, selon des statistiques de la Direction locale des services agricoles (DSA).

A ces atouts naturels viennent s’ajouter les avantages accordés par l’Etat aux investisseurs dans le cadre des différents programmes de développement…

Pour une plus grande maîtrise des techniques

Les problèmes auxquels sont confrontés les investisseurs dans ce créneau ne sont pas insurmontables.

Le développement de l’agriculture saharienne est principalement confronté au problème de l’eau. Certes, il existe dans le Sud d’importantes ressources hydrauliques, mais celles-ci ne sont pas renouvelables. Leur exploitation excessive, ces dernières années, a d’ailleurs entraîné une remontée des nappes phréatiques et une salinisation des sols. Autre obstacle auquel font face les investisseurs dans ce créneau : l’éloignement des régions de production de celles de consommation.
La mobilisation de moyens de transport est dans ce cas nécessaire, ce qui a pour effet d’augmenter le prix de revient des produits agricoles provenant du Sud.

Les fruits et légumes à Tamanrasset et à Illizi, pour ne citer que ces wilayas de l’extrême Sud du pays, sont chers pour la simple raison qu’ils ne sont pas produits localement. Ils proviennent dans leur quasi-totalité des régions situées un peu plus au nord. Par ailleurs, les habitants du Sud ne maîtrisent pas les techniques spécifiques à l’agriculture saharienne, eux qui ont toujours vécu de l’élevage. A ce propos, le directeur de Krizalid Communication, qui organise Sud’Agral, révèle que lors de la troisième édition de ce salon, organisée en 2003, de nombreux habitants de la région «ont pris attache avec nous pour savoir quelles sont les cultures qui peuvent réussir dans le Sahara».

«Nombre d’entre eux ont pris le soin de ramener avec eux un peu de terre et d’eau de leur région pour analyse et pour savoir quel type de culture adopter», poursuit-il. Toujours est-il que ces obstacles ne sont pas insurmontables. Ainsi la réutilisation des eaux usées après épuration et la généralisation des techniques qui permettent d’économiser l’eau permettraient-elles de résoudre le problème du manque d’eau.

Quant au transport des produits agricoles du Sud vers le Nord, il sera facilité après concrétisation des programmes d’extension des réseaux routier et ferroviaire dans les prochaines années. «Sans cela, les gens sauront se prendre en charge», souligne M. Selles.

Enfin et s’agissant de la non maîtrise des techniques spécifiques à l’agriculture saharienne, des campagnes de sensibilisation et d’explication régulières devraient suffire à convaincre les populations du Sud à se lancer dans ce créneau.

Ces «paradis verts» !

A Laghrous, dans la wilaya de Biskra, des commerçants viennent des 48 wilayas du pays pour s’approvisionner en tomates, poivrons et autres courgettes.

On ne peut parler d’agriculture saharienne sans évoquer ces vergers qui ont fait leur apparition à Biskra, El-Oued, Laghouat, Djelfa et Ouargla. En quelques années, ces régions sont devenues de véritables «paradis verts», où l’on cultive toutes sortes de fruits et légumes.

Ceux qui les ont connues jadis doivent avoir du mal à les reconnaître aujourd’hui tant leur mutation a été profonde. «Ce que j’ai vu récemment à Biskra m’a vraiment impressionné. Je n’en reviens pas franchement, on se croirait en pleine Mitidja. Quand j’ai visité la région dans les années 1990, il n’y avait que du sable. Mais les choses ont radicalement changé depuis», témoigne Abderrahmane, 61 ans, qui exerce en tant que conseiller pour le compte d’une entreprise privée du secteur de l’agroalimentaire.

«Il faut se rendre à Laghrous, dans la wilaya de Biskra, pour voir le potentiel de l’agriculture saharienne. Pour moi, cette commune est le potager de l’Algérie. Des commerçants y viennent des 48 wilayas du pays pour s’approvisionner en tomates, poivrons, courgettes, dattes et j’en passe», souligne, de son côté, le président du comité d’organisation de Sud’Agral-2010. «La région d’El-Ménéa mérite également d’être visitée», poursuit-il. Selon lui, néanmoins, l’agriculture saharienne peut réussir dans n’importe quelle région du Sud : «Tout le Sahara peut être cultivé.» Aussi surprenant que cela puisse paraître, les investisseurs dans ce créneau sont pour la plupart originaires du nord du pays. «Il s’agit le plus souvent d’industriels qui ont acheté des terres dans le Sud», note M. Selles, non sans préciser que les premiers à avoir tenté l’expérience sont natifs de Kabylie surtout.

Et d’expliquer que les populations locales n’ont pas de traditions agricoles : «Elles ont toujours fait de l’élevage.» Toutefois, «elles sont en train de s’intéresser de près à l’agriculture saharienne», souligne-t-il encore. Ainsi et à titre d’exemple, certains habitants se sont lancés dans l’apiculture, que l’on a crue, à tort, «incompatible» avec le climat saharien. C’est dire que toute activité agricole peut réussir dans le Sud !

54 exposants à Sud’Agral

Depuis 2001, un salon dédié à l’agriculture saharienne est organisé chaque année dans une wilaya du Sud. La 6e édition de Sud’Agral, qui s’est déroulée du 19 au 22 décembre 2010 au complexe sportif El-Alia de Biskra, a vu la participation de 54 exposants, en augmentation de 60% par rapport à la précédente édition. «Ceci est un signe révélateur de l’intérêt porté à cet événement et de la prise de conscience de l’importance stratégique du développement de l’agriculture dans les zones arides et semi-arides», avaient indiqué les organisateurs de cette manifestation au cours d’une conférence de presse. Outre les opérateurs économiques, des organismes d’encadrement et des instituts de recherche et de formation ont pris part à ce salon. Vulgariser les techniques agricoles et pastorales spécifiques aux régions arides, désertiques ou semi-désertiques et d’échanger le savoir-faire et les expériences réussies en la matière sont les principaux objectifs de ce salon.

Source Infosoir Kamel Imarazène

Le Pèlerin

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 16:19

Ghardaïa et la vallée du Mzab (Algérie) : Atouts touristiques infinis  

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GHARDAIA : La visite de la cité est pédestre, elle s’effectue à pieds, compte tenu de l’étroitesse des rues montant en escaliers. De la vieille place du marché (Souk), spécialisée dans la vente des produits de l’art traditionnel, on y accède à la grande mosquée datant de plusieurs siècles. Le visiteur pourra se diriger vers l’emplacement de la grotte légendaire refuge de Daya, femme mythique qui aurait donné son nom à la ville (Ghar = grotte en Arabe Daya le nom de la femme ) d’où le nom de la ville ’’Ghardaïa’’.
Le musée, situé au centre de la ville, abrite diverses pièces antiques, plus au Nord le long de l’oued M’Zab, se trouve le cimetière AMI SAID et sa mosquée à semi- souterraine.
La palmeraie de Ghardaïa nous fait découvrir son système traditionnel de partage des eaux pour l’irrigation des parcelles cultivées ainsi que le système de lutte contre les crues et les digues construites sur le lit de l’oued M’Zab. Les belvédères surplombant la vallée du M’Zab offre une vue panoramique imprenable sur l’ensemble de la pentapole.

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BENI IZGUEN : La cité dotée d’un rempart entièrement sauvegardé et classé comme patrimoine mondial, renforcé de tours, s’ouvre par deux grandes voies d’accès. Des guides sont à la disposition des touristes pour la visite de la place du marché et sa vente à la criée , la mosquée et le Bordj ( tour ) CHEIKH BELHADJ dit " Bordj BOULILA "... MELIKA : Cité bâtie sur un piton et proche de GHARDAIA. A partir du cimetière Sidi Aissa abritant son célèbre mausolée, une superbe vue panoramique en direction de la ville de GHARDAIA s’offre au visiteur.
BOUNOURA : Bâtie sur un rocher qui surplombe l’Oued M’ZAB, elle est à longueur noyée par un coucher de soleil exceptionnel visible à partir d’une colline environnante. L’architecture de BOUNOURA recèle quelques spécimens intéressants de la construction locale dont une sorte de maisons remparts aux lignes arrondies.
EL-ATTEUF : Cité appelée " TAJNINT " en berbère et tient son nom arabe de sa situation sur les contours d’un méandre de l’oued M’ZAB. C’est la plus ancienne ville de la pentapole. La place du marché et la mosquée de SIDI BRAHIM dont se serait inspiré l’architecte, le CORBUSIER dans l’édification de la chapelle de RONCHAMPS mérite un détour. L’Oasis de Metlili, qui se trouve à 40 Km au Sud de GHARDAIA , constitue une attraction touristique par ses nombreux tombeaux de saints et par son cimetière tout à fait différente de celle du M’ZAB. L’architecture de la mosquée et des maisons contraste avec les villes mozabites. Le vieux Ksar de METLILI est classé monument historique.

 

Le  commentaire d’un lecteur Jean-Paul Gabano

Bonjour

C'est tout a fait par hasard que je suis tombé sur cet article...J'ai moi même en tant qu'appelé du contingent séjourné au bordj de Ghardaia...Je suis arrivé au tout début de juin 1960 en tant que sous lieutenant et dans un premier temps nommé adjoint au lieutenant Barjeaud qui commandait le commando de chasse. Je dois dire que les conditions de vie étaient particulièrement dures. sorties de jour et de nuit s'enchainaient sans relâche.

Je me souviendrai toujours de cette terrible journée du 18 juin 1960...La veille une voiture de civils avait été mitraillée dans les virages de la route de Berriane au lieu dit l'escargot et toute la compagnie était sur le qui vive. Donc le 18 juin vers 11 heures du matin le lieutenant Xavier de Premare qui patrouillait avec nous dans la palmeraie en fouillant une maison isolée tombe nez a nez avec une bande de fellaghas...panique générale ça tire dans tous les coins, juste le temps de se mettre a l'abri derrière un petit muret pour éviter les balles qui sifflent a nos oreilles...le combat va durer plus d'une heure...l'adjudant chef Zhenardi,un ancien d'Indochine, qui avait connu les camps de déportation en Allemagne (il avait son numéro matricule tatoué sur le bras) va réussir a neutraliser les 2 tireurs postés dans une cave de la maison qui nous flinguaient pour protéger la retraite des autres, a l'aide d'une grenade offensive; les 2 fells sortiront les bras en l'air le sang pissant par les oreilles et seront conduits a l'hôpital de Ghardaia...triste spectacle que la guerre mais tout ceci reste bien vivant dans ma mémoire presque 50 ans âpres les fait.

Au début juillet je quitterai le peloton commando et je prendrai le commandement du peloton "Rouge" avec comme adjoint le maréchal des logis chef Gillium et j'irais m'installer dans la palmeraie El-Ateuf et continuerai les patrouilles de jour comme de nuit

Pour moi le séjour se terminera vers la fin aout en raison d'une forte jaunisse et je me retrouverai à l'hôpital Maillot d'Alger avant d'être rapatrié en France vers l'hôpital Villemin a la fin du mois de septembre

En conclusion je ne peux pas garder un souvenir idyllique de cette période. Parmi les officiers que je n'ai pas encore cités et qui ont partagé avec moi cette période de vie je citerai: le sous lieutenant Tuffery qui commandait le peloton des 2 AMM8 assigné a la base, c'était un officier d'active. Je m'étais fait un ami: l'aspirant Deleau qui était attaché a l'hôpital de Ghardaïa comme pharmacien militaire et qui comme moi était un appelé, je serais très heureux de pouvoir le retrouver.

Enfin je dispose d'une petite collection de diapos que j'ai récemment numérisées de bonne qualité de cette époque du bordj et que je pourrais envoyer a Mr Serge Molinés qui semble être intéressé par ces lieux.

J'espère que mes commentaires en appelleront d'autres aussi bien d'un coté comme de l'autre, de ceux qui ont été mêlés a cette terrible tragédie de la guerre d'Algérie

Vous pouvez accéder à ces photos en  cliquant ici

La suite..... 

ZELFANA : Oasis de verdure située à L’Est de GHARDAIA et de METLILI en bordure de l’Oued M’ZAB se caractérise par l’existence d’une source thermale renommée dans la région.
La ville d’El Meneaa (ex El Goléa), importante Oasis située à plus de 270 Km de la vallée du M’Zab sur la route nationale N°Une reliant Alger a l’extrême sud du pays via Tamanrasset. Elle est fréquentée aussi bien par les touristes individuels que par les touristes en circuits organisés.
Elle est considérée par les touristes, comme une étape très importante vers le grand Sud. Les ruines du vieux Ksar sont classés monument historique.
A travers les dunes de sable, dans les environs du lac salé et pour la visite du village " Nebka " des promenades à cheval et à dos de chameaux peuvent être proposés aux touristes.
Dans les programmes de circuits touristiques sont prévus :

La visite de la ville dont le vieux Ksar berbère ;
La visite du tombeau du père de Foucault et l’église catholique ;
La visite du lac salé avec des promenades dans les dunes de sable ;
La visite du village " Nebka ".
Les autres formes de tourisme, qui offre plusieurs type des circuits touristique, dont le tourisme nomade qui serait l’occasion d’entrer en contact avec des populations au rythme de vie assez particulier.
Il permet en outre de suivre la plénitude du dénuement qui, dit - on aurait modulé le caractère calme et généreux de l’homme type du Sahara. Cette forme de tourisme implique des randonnées à dos de chameaux et des nuits dans les tentes nomades.
 
Source El Watan

Le Pèlerin

Jean-Paul Gabano

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 04:39

Sud algérien - Timimoun : La pépinière du tourisme saharien
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Il y a quelques années, les autorités se sont engagées à développer cette région à vocation touristique. Une série de projets, dont le seul objectif est de donner un coup de starter au secteur, ont été mis sur pied.
Il ne faut pas être clerc pour deviner les atouts tous azimuts qu’offre la région de Timimoun. Un séjour éphémère suffit au visiteur de mesurer le potentiel touristique de la région, l’esthétique originale de ses Ksars mais surtout l’hospitalité de ses habitants, les Gouraris. La beauté des courbes du désert, entrecoupées par l’étendue des palmeraies, ne laisse point indifférents les hôtes. Le tableau est sublime même si, dans la profondeur, des efforts restent à consentir pour faire le plein. Joindre l’utile à l’agréable.
«A Timimoun, je me sens toujours bien » dit Jean Paul Monnier, touriste français, rencontré au centre ville de Timimoun. M. Monnier a pris l’habitude, « depuis des années », dit-il, de venir passer la période hivernale dans cette localité féérique du grand sud, et fuir le froid glacial de l’hexagone. Tout comme lui, des centaines de touristes de différentes nationalités étrangères s’y rendent chaque année. Timimoun, la capitale des Gourara, est à plus de 200 kilomètres du chef lieu de la wilaya d’Adrar. Gourara, Touat et Tidikelt (Saoura) sont, en effet, les trois principales régions des Zénètes.
Secrète, méconnue, telle est cette contrée, plus connue aussi par le nom de « l’oasis rouge ». Les Ksars de la ville sont faits en argile rouge, appelé « toub ». Pour parvenir à Timimoun, il faut s'enfoncer dans le désert pour la retrouver enveloppée dans ses palmeraies. Elle apparaît brusquement au sommet d'une côte, sur une route à une seule voie. La région se situe au cœur du Grand Erg Occidental, imposant massif dunaire de plus de 80 000 km2. De l’avis des riverains, le chef lieu est en expansion. Une large avenue sépare la ville. D'un côté, la nouvelle ville avec ses rues toutes droites et spacieuses, et de l'autre côté, en bas, se trouve le vieux ksar avec ses ruelles et ses maisons encastrées. Les habitants des ksars seraient, indique-t-on, les premiers sédentaires de la région. Les flux migratoires sont des légendes dans cette oasis. Ce qui est certain, c’est que le Gourara, depuis des siècles, a servi de zone refuge pour des groupes humains fuyant les conflits.
Ville Cosmopolite
Timimoun compte plus de 100 ksars. Il y a quelques années, les autorités se sont engagées à développer cette région à vocation touristique. Une série de projets, dont le seul objectif  est de donner un coup de starter au secteur, ont été mis sur pied. La réhabilitation des infrastructures hôtelières, l’amélioration de l’accueil et des prestations de services, la construction de villages touristiques, sont autant de  chantiers figurant dans le programme de développement. A vrai dire, la situation actuelle des infrastructures y existantes n’encourage guère la promotion du domaine du tourisme. Les hôtels de la ville sont dans un état déplorable mais les prix présentés sont excessifs. Ce qui contraint les touristes à écourter leurs séjours ou installer des bivouacs sur les périphéries de la ville.
«Je passe ici une semaine chaque année avec ma petite famille pour assister à la célébration de S’bou. J’aurai aimé passer encore plus de jours pour visiter tous les beaux endroits de cette région, mais franchement, c’est chose que je ne peux réaliser en raison principalement de la cherté de l’hébergement ici », affirme M. Abdelkader, un touriste venu de Tlemcen, en compagnie de sa famille, tous rencontrés à la terrasse du célèbre hôtel de Gourara qui donne sur la palmeraie. La direction de l’hôtel indique que le « Gourara » fermerait ses portes dans quelques mois pour rénovation.
«Cet hôtel figure parmi les 9 hôtels qui vont être complètement réhabilités», dit-on. L’hôtel Gourara est, en effet, dans un état de délabrement avancé. La conception de cette infrastructure est faite sous forme de la lettre G- sans doute pour signifier Gourara- par l’architecte français, Fernand Pouillon, en 1973. Depuis, le Gourara n’a bénéficié d’aucun programme visant sa réhabilitation. Doté de 96 chambres aux tarifs variant de 2000 à 3450 dinars la chambre, cet hôtel «trois étoiles» appartient à l’Entreprise de gestion touristique de l’Ouest. Sa rénovation s’inscrit dans le cadre de la réhabilitation de huit autres hôtels du grand sud pour être mis au diapason des normes internationales en la matière.
« Il est vrai que, quand on vient dans le désert, on ne cherche pas le luxe mais toujours est-il que la qualité du service doit être de rigueur », confie un touriste.
Le partenariat s’avère important pour mettre sur rail le domaine. Conscientes de l’apport qu’il peut apporter au secteur, les autorités ont fait appel à de nombreux intervenants tels l’ONAT, l’ONT et Pont Afrique, pour opérer dans le volet transport en particulier. En sus de la réhabilitation des hôtels, d’autres infrastructures sont en cours de construction pour ne citer que cet hôtel cinq étoiles, en cours de réalisation à la sortie de la ville.
Parallèlement aux établissements hôteliers, les autorités se sont penchées sur la prise en charge de la palmeraie, principale richesse de la région. Cependant, l’idée d’implanter des châteaux d’eau à la limite des foggaras (système d’irrigation traditionnel) pour alimenter les habitants en eau potable, n’est pas du goût des propriétaires des palmeraies. Ceux-ci expliquent que la déviation des eaux des foggaras est la cause principale de l’état de dégradation de la palmeraie actuellement.
Animations Et Contraintes
Gourara est, en effet, une région extrêmement aride, ne recevant guère plus de 10 mm de pluie par an en moyenne. Mais le véritable réseau hydrique est en fait souterrain, et se traduit, explique-t-on, par la présence de chotts et sebkhas, résultant de la remontée des eaux souterraines aussitôt évaporées sous l’action conjuguée du soleil et du vent. Le caractère aride de la région expose certaines espèces animales au danger de la disparition, comme l’explique M.Toufik, vétérinaire à la subdivision agricole de Timimoun.
LA RÉGION DE GOURARA RENFERME DES CENTAINES DE WALIS ET ZAOUÏAS
Les fameuses « quobas » à la silhouette si particulière au Gourara, sont visibles au centre ville ou à proximité de chaque ksar. Le gros des festivités qui se déroulent dans cette localité a généralement un cachet religieux. Le S’bou, Baroud et Ahellil sont les principales occasions qui animent, pendant des jours, la région de Timimoun et font oublier aux habitants une monotonie de plusieurs mois. La célébration du S’bou est sans conteste la plus connue dans toute la région d’Adrar. Des dizaines de milliers de pèlerins de localités limitrophes, voire de plusieurs régions du pays s’y rendent pour célébrer la fête du Mawlid, précisément à la célèbre zaouïa de Hadj Belkacem. Le Baroud se manifeste au cours des fêtes nationales mais aussi religieuses : Aïd El fitr, Aid El Adha, et Achoura. Pour la tradition de Ahellil, une pratique séculaire qui se caractérise par des chants et qui a failli disparaître, est exhumée il y a quelques années. Cette tradition se célèbre du 25 au 27 décembre de chaque année. Timimoun organisera la troisième édition de l’Ahellil- classé patrimoine mondial oral de l’humanité par l’UNESCO- au mois de décembre prochain. Le Centre culturel de Timimoun contribue, en dépit des modestes moyens dont il dispose, à l’animation de la ville. En sus de l’absence de statut propre, comme l’explique le directeur du centre, Tahiri Ahmed, le centre ne dispose pas de siège puisqu’il occupe l’ancien hôtel «Oasis» du centre ville.
«Cette chambre a été occupée par SAR Mme la Grande Duchesse de Luxembourg. Inauguration du circuit du grand erg, le 15 avril 1926 », pouvait-on lire dans l’une des chambres de cet ancien hôtel transformé en centre culturel. La majorité du personnel y exerce dans le cadre du dispositif du pré-emploi. Abdelkrim Benkhaled, psychologue, explique que le problème de l’emploi qui se pose avec acuité dans la région est la raison « phare » des fléaux qui se propagent à Timimoun. Le Centre de formation professionnel tente, tant bien que mal, d’orienter les jeunes de la région.
Un ancien professeur au centre avec dix années d’expérience, déplore l’absence de novelles spécialités à enseigner au centre. L’absence d’un partenaire social au côté de la Direction est à l’origine de la stagnation du centre, souligne-t-on. En somme, d'immenses potentialités culturelles et touristiques que recèle la région demeurent sous exploitées.
Avec les oasis limitrophes de Beni Abbes et Taghit, Timimoun pourrait aisément se ranger parmi les grands sites du tourisme saharien.
Source Horizons Mourad Kechad
Le Pèlerin

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 04:03

Un legs indétrônable

Laghouat--Le-tapis-de-Djebel-Ammour.jpg

 

Le tapis de Djebel Ammour, fierté de la wilaya de Laghouat, ne s’est guère laissé emporter par les vents de la modernisation et de l’industrialisation de la tapisserie.

Ce produit, originaire de la région, n’a cessé de susciter un intérêt croissant chez les acheteurs, à la satisfaction des artisans, tisserands et tapissiers, notamment les femmes de la région qui s’emploient à marquer chacune son produit de signes particuliers, en référence justement à la tribu dont elle est issue.
De la commune de Sebgueg à l’ouest de Laghouat, à celle d’El-Beïda à l’Est, où foisonnent les diverses activités d’artisanat, le tapis de Djebel Ammour se place en tête des métiers, considéré comme un legs indétrônable et une icône de la diversité culturelle et artistique de la région.
La présidente de l’Association de préservation du patrimoine et de l’artisanat à Aflou a indiqué que les formes géométriques et les motifs imprégnés au tapis de Djebel Ammour sont inspirés de la nature.
Ils immortalisent les conditions et faits historiques de la région et renvoient, de par leurs couleurs et signes, à des dimensions purement sociales et existentielles.
Les motifs berbères et les influences de la culture ottomane jalonnent majestueusement, sur une forme géométrique façonnée en couleurs rouge, noire et blanche, le fameux tapis de Djebel Ammour.
Des chercheurs concernés par cette filière affirment que le tapis, enraciné dans la région, consiste à mettre en valeur le produit laineux dans la réalisation des dessins, décors et miniatures géométriques, dans une parfaite synergie, inspirés de la nature et traduisant des us et coutumes anciennes de la région. Les dessins, plus connus dans le jargon artisanal local sous le nom de «regma», sont multiples et largement endossés par son inventeur à l’instar du motif «kheznachi» que bon nombre de tapissiers attribuent à une femme turque ayant œuvré à la promotion du tapis de Djebel Ammour.
Cette promotion esthétique lui a conféré une notoriété mondiale qui lui ont valu des prix internationaux décrochés durant les années 1970 lors de manifestations internationales à Moscou, Washington, Paris et Berlin, où le tapis de Djebel Ammour s’était imposé devant une rude concurrence et des labels mondiaux de la tapisserie. Cette position d’envergure internationale qu’incarne ce tapis ne peut, cependant, occulter le concours des marchés locaux, notamment hebdomadaires, dans la commercialisation et la promotion du produit.
Le marché d’Aflou, précisément «le quartier des tapis», d’une surface de 300 m2, où convergent chaque semaine des vendeurs de tapis, reflète à lui seul un savoir-faire féminin d’une parfaite dextérité. Des vendeurs et artisans ont, eu égard à l’exiguïté de l’espace, plaidé pour la réhabilitation et la restauration de cette rue, constituant une source vivrière pour de nombreuses familles artisanes.
Toujours dans le cadre des efforts visant la préservation du patrimoine matériel, de nombreuses associations actives se sont employées à apporter assistance aux femmes artisanes, en les sensibilisant sur les mécanismes d’emploi et de qualification en vue de bénéficier de prêts, au titre des différents dispositifs mis en place par les pouvoirs publics, pour pérenniser cette activité artisanale inestimable.

Source Infosoir R.L. APS

Le Pèlerin

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 06:26

Les taux bonifiés portés à 100% pour les wilayas du Sud

reserves de change en dollars

 

Deux nouveaux décrets exécutifs fixant les conditions et le niveau d'aide apportée «aux jeunes promoteurs» et «aux chômeurs-promoteurs âgés de 30 à 50 ans» ont été publiés dans le dernier journal officiel (n°19). Les deux textes modifient et complètent deux précédents textes adoptés il y a près de deux ans, en accordant des avantages pour les wilayas du sud du pays. Le décret exécutif n°13-125, modifiant et complétant celui n°03-290 du 6 septembre 2003 fixant les conditions et le niveau d'aide apportée aux jeunes promoteurs. Il modifie l'article 12 du précédent texte concernant la bonification des taux d'intérêts des crédits. Ainsi, le nouvel article stipule que « le ou les jeunes promoteurs bénéficient d'une bonification des taux d'intérêt sur les crédits d'investissement de création ou d'extension d'activités qui leur sont consentis par les banques et les établissements financiers, prévue à l'article 7 du décret présidentiel n° 96-234 du 2 juillet 1996». Ainsi, cette bonification est fixée à: «80% du taux débiteur appliqué par les banques et établissements financiers, au titre des investissements réalisés dans les secteurs de l'agriculture et de la pêche, du bâtiment, des travaux publics et de l'hydraulique ainsi que de l'industrie de transformation» ; à «60% du taux débiteur appliqué par les banques et établissements financiers, au titre des investissements réalisés dans tous les autres secteurs d'activités». Il est également précisé que «lorsque les investissements du ou des jeunes promoteurs sont situés dans les wilayas des Hauts-Plateaux, les bonifications prévues ci-dessus sont portées respectivement à 95% et à 80% du taux débiteur appliqué par les banques et établissements financiers». Et que les bénéficiaires des crédits «ne supportent que le différentiel non bonifié du taux d'intérêt.» Cependant, lorsque les investissements de jeunes promoteurs «sont situés dans les wilayas de Adrar, Tindouf, Ghardaïa, Biskra, Bechar, Laghouat, Ouargla, IIlizi, Tamenghasset et El Oued», les bonifications «sont portées à 100% du taux débiteur appliqué par les banques et établissements financiers». 
Le décret exécutif n°13-126 du 6 avril 2013, modifiant et complétant le décret exécutif n°04-02, fixant les conditions et les niveaux des aides accordées aux chômeurs-promoteurs âgés de 30 à 50 ans, introduit les mêmes dispositions. A savoir que « les chômeurs-promoteurs bénéficient d'une bonification des taux d'intérêts sur les crédits d'investissement de création ou d'extension qui leur sont consentis par les banques et les établissements financiers». Ces bonifications sont de: «80% du taux débiteur appliqué par les banques et établissements financiers, au titre des investissements réalisés dans les secteurs de l'agriculture et de la pêche, du bâtiment, des travaux publics et de l'hydraulique ainsi que de l'industrie de transformation» ; et d'un taux de 60% «au titre des investissements réalisés dans tous les autres secteurs d'activités». Lorsque ces investissements «sont situés dans les wilayas des Hauts-Plateaux», les bonifications «sont portées respectivement à 95% et à 80%» et «les bénéficiaires du crédit ne supportent que le différentiel non bonifié du taux d'intérêt». Pour les investissements «des chômeurs-promoteurs situés dans les wilayas de Adrar, Tindouf, Ghardaïa, Biskra, Béchar, Laghouat, Ouargla, Illizi, Tamenghasset et El Oued», les bonifications «sont portées à 100% », précise le second décret. 

Source Le Quotidien d’Oran M.M.

Le Pèlerin

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 02:46

Les Touareg, gardiens de la mémoire

touareg

 

L’artisanat constitue une des diverses facettes du riche patrimoine matériel plus que séculaire que les Touareg du Tassili, dans la wilaya d'Illizi, se sont attelés à préserver d’une génération à une autre. Cet héritage, entretenu depuis la nuit des temps, revêt une importance particulière chez les populations targuies. A travers lui est valorisé le savoir-faire artistique dans différents segments du richissime artisanat traditionnel, à l’instar de la bijouterie traditionnelle, la vannerie et la maroquinerie, qui, bien que travaillés avec des outils et moyens rudimentaires, ont gagné une réputation transcendant les frontières du pays.
Les outils et armes de guerre, tels les épées, les coutelas, les hachettes et autres produits façonnés dans le cuivre, ajoutés au travail du bois fait avec dextérité, le tout orné de motifs, dessins, sculptures et graphies en tifinagh renvoyant à des origines anciennes des Touareg (bien avant l’ère commune), constituent également, avec l'habit traditionnel, des éléments de ce patrimoine matériel que l’Homme bleu s’emploie à valoriser et à perpétuer.

Une association, un combat …
Parmi les associations les plus actives dans ce créneau, l’Association coopérative de l’artisanat traditionnel de la localité de Bordj Omar Idriss s’est distinguée, par ses œuvres, lors de manifestations nationales et internationales, à l’instar de salons tenus à Paris (France) et Berlin (Allemagne). Cette association s’emploie aujourd’hui à perpétuer le riche legs artisanal ancien des Touareg et à le vulgariser, en formant des jeunes, en vertu de conventions signées avec des établissements de la formation professionnelle.
Son président, Ayloum Mohamed Salim, avait confié dans une récente communication que cette association envisageait de moderniser ses équipements et moyens de production dans le but de répondre à la demande et aux goûts des touristes amoureux de la région. Il a, dans ce cadre, sollicité les autorités locales à prêter assistance aux artisans de la région afin de leur permettre de faire face aux contraintes freinant leurs activités, notamment pour ce qui est de «la cherté de la matière première, en mettant à leur disposition les moyens nécessaires, ainsi que de la révision à la hausse du microcrédit destiné aux artisans, et plafonné actuellement à 250 000 DA seulement», avait-il tenu à fait savoir.

Source Infosoir Lyes Sadoun

Le Pèlerin

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 06:05

Sud Algérien - Découvrir le Sahara

 

 

 

Longues théories de dunes vibrant sous un soleil implacable, lent cheminement des chameliers au cœur d’un monde immobile : c’est souvent la première image qui s’impose lorsqu’on prononce le mot « Sahara ». Et pourtant le plus vaste désert du monde est un milieu étonnant et divers. Clio vous convie à découvrir deux régions du Sahara exceptionnelles par la splendeur de leurs paysages et uniques par l’abondance et la qualité des témoignages artistiques que les hommes du Néolithique y ont peints ou gravés à une époque où cette terre verdoyait sous un climat plus clément : le Hoggar et le Tassili des Ajjers.

 le Tassili des Ajjers

 

Chacun sait que le désert n’a pas toujours été aussi aride qu’aujourd’hui, mais peut-on savoir comment les hommes y vivaient jadis ?

Il y a plus de douze mille ans, quand l’Europe était largement recouverte par les glaces, la zone saharienne connaissait un climat beaucoup plus humide qu’aujourd’hui. Les plateaux étaient couverts d’une savane arborée, les oueds étaient des rivières pérennes et les éléphants voisinaient avec les girafes et les hippopotames. Les hommes du Paléolithique y menaient une vie axée sur la chasse et la cueillette : la fin de la dernière grande glaciation bouleversa leur mode de vie. Une aridification progressive fit régresser la flore et la vie se concentra dans les fonds de vallées humides ou dans les zones de montagnes plus arrosées. L’homme dut s’adapter pour survivre. Le perfectionnement des outils de pierre marqua alors le passage au Néolithique. L’élevage le conduisit à fonder sa vie sur la gestion des troupeaux. L’environnement de plus en plus hostile rendit nécessaire des déplacements toujours plus fréquents : le Sahara devenait le domaine du nomadisme pastoral associé, plus tard, à une sédentarisation marginale dans les oasis vouées à l’agriculture.
 

Mais que reste-t-il d’une telle civilisation, fugitive par essence ? 

Un immense trésor artistique ! Les pasteurs du Néolithique ressentirent le besoin de confier aux parois rocheuses leur reconnaissance envers les animaux nourriciers, leur crainte des grands prédateurs, la fierté du chasseur vainqueur d’un rhinocéros, ou de mémoriser les rites ancestraux. L’homme martela, incisa, polit la pierre pour en faire jaillir la vie. À l’ombre d’un encorbellement rocheux, il broya les ocres, les appliqua uniment, d’un geste précis, sur la paroi. La vie quotidienne, l’imaginaire, les fantasmes de ces hommes allaient traverser plus de cinquante siècles pour émerveiller et émouvoir le voyageur d’aujourd’hui et l’on ne peut que s’émerveiller de l’immense talent de ces artistes qui savaient d’un trait résumer le dynamisme du mouvement d’une antilope, la massivité d’un pachyderme, la fascination de la beauté.

 les Touaregs et leurs traditions

Les hommes ont-ils conservé mémoire de ces traditions ?

Aujourd’hui encore, malgré l’irruption du monde moderne qui jette à bas les fondements économiques sur lesquels ont de tout temps reposé les modes de vie pastoraux et nomades, les Touaregs peuvent se prévaloir du lointain héritage des antiques civilisations sahariennes. Ces véritables « princes du désert » ont privilégié le verbe plus que l’image. Leur riche tradition orale, appuyée par la maîtrise d’une écriture originale, apanage des femmes, reste encore aujourd’hui le symbole de leur identité. Chants emplis des grands espaces, de la gloire des combats, de la mélancolie des départs ou troublantes oaristys nourrissent une poésie toujours vivante, toujours vécue, malgré l’abandon des troupeaux et des caravanes.

Quelle différence y a-t-il entre les deux voyages que vous nous proposez ?

Le Hoggar est un vaste massif montagneux, dominé par le massif de l’Atakor et ceinturé par les rebords de plateaux sédimentaires – les tassilis du Hoggar. C’est avant tout la région des paysages fantastiques et des gravures rupestres. Le Tassili des Ajjers, plateau creusé de vallées d’oued parfois étonnamment profondes, est le grand domaine des peintures rupestres sahariennes. Sur ce plan, les deux voyages sont réellement complémentaires. Mais une différence majeure tient au fait que, contrairement au Hoggar qui est sillonné de pistes praticables par les véhicules tout terrain, le Tassili des Ajjers n’est accessible qu’à pied. Même si les conditions de marche ne s’avèrent pas difficiles, ce circuit est naturellement plus exigeant sur le plan de la condition physique que le circuit au Hoggar.

Comment se déroule votre voyage au Hoggar ?

Ce circuit consiste en deux boucles effectuées au départ de Tamanrasset. Au nord, une piste assez difficile conduit à travers le massif du Hoggar – plus précisément de l’Atakor – à travers des paysages grandioses. Dans ce monde minéral, l’écorce terrestre dévoile ses racines et livre l’histoire de toutes ses convulsions. Paysage où l’homme ne peut que ressentir l’humilité, paysage à la mesure d’une personnalité hors du commun comme celle de Charles de Foucauld, qui choisit pour ermitage le sommet de l’Assekrem. Une seconde boucle de cinq jours conduit au sud de Tamanrasset vers les tassilis du Hoggar. À travers le vaste espace du reg, les cordons dunaires et les vallées d’oued, la piste mène vers les basses collines et plateaux rocheux qui recèlent de nombreuses gravures. Ce circuit s’effectue donc en véhicules tout terrain. L’accès aux sites de gravures rupestres est aisé et ne nécessite que de courtes marches.

En dehors des nuits passées en hôtel à Tamanrasset, le voyage s’effectue en bivouac. Je signale également que la nuit passée sur l’Assekrem se déroule à une altitude supérieure à 2 500 mètres.

Le bivouac


Dans quelles conditions s’effectue votre voyage au Tassili des Ajjers ?

 

En l’absence de toute piste praticable par les véhicules tout terrain, seule la marche à pied permet de visiter le plateau des Ajjers et d’accéder aux sites des peintures rupestres. Cette randonnée nécessite une bonne aptitude à la marche, mais ne présente pas de difficulté particulière et n’a rien d’un parcours sportif. La durée journalière des marches est comprise entre quatre et sept heures, mais il s’agit essentiellement de promenades à la recherche des peintures dans des paysages qui n’engendrent pas la monotonie. Seule la longue traversée du plateau des Alendoumen le cinquième jour du circuit (un peu plus de vingt kilomètres) peut présenter une certaine difficulté. Un point important est cependant à préciser : le groupe est accompagné par une équipe locale qui fournit des ânes transportant les bagages tout au long du circuit pédestre. C’est donc les mains libres, sans sac à dos, que vous ferez ces promenades, ce qui est fort appréciable. Mais attention, les ânes ne peuvent supporter la charge d’une personne sur ce type de chemins : ne comptez pas sur eux pour vous transporter ! Naturellement, ce circuit s’effectue entièrement en bivouac, à l’exception des deux nuits à Djanet.

Qu’entendez-vous exactement par « bivouac » ?

Le Petit Larousse nous définit le bivouac comme un « campement provisoire en plein air ». C’est tout à fait exact, et le désert se prête parfaitement à cette expérience. Chaque voyageur aura soin d’emporter un duvet de qualité suffisante : les nuits peuvent être très froides dans le désert et, en hiver, les températures nocturnes oscillent entre 5 et 12 °C, avec une mention particulière pour la nuit passée sur l’Assekrem (circuit au Hoggar) où l’on peut subir cinq degrés en dessous de zéro…
Mais, même s’il s’agit de votre première expérience, je peux vous assurer que vous ne le regretterez pas. L’expression consacrée de « nuit à la belle étoile » n’acquiert nulle part autant de réalité qu’au Sahara. C’est avec regret que vous retrouverez l’espace clos de vos nuits

Qu’avez-vous prévu pour les repas ?

Le soir, au campement, l’équipe locale allume le feu du bivouac et prépare le repas. Ratatouille de tomates, oignons et courges diverses, pommes de terre rissolées ou cuites sous la cendre, ragoût de mouton ou de chèvre, brochettes, sauté d’agneau seront préparés sur place, accompagnés de la teguela, galette traditionnelle cuite sous le foyer dans le sable brûlant. Je précise cependant que la viande fraîche ne se conservant pas très longtemps sous le climat saharien, les derniers repas seront plutôt végétariens… L’eau est le bien le plus précieux au désert. Les ânes, et même les véhicules, ne peuvent en emporter des quantités considérables et il faudra vous montrer très économe du précieux liquide et vous contenter durant quelques jours de faire une toilette de chat à l’aide d’un litre d’eau et des lingettes imprégnées que vous aurez emportées.

Quelle est la meilleure saison pour ce voyage ?

Naturellement, les températures estivales excessives interdisent tout voyage dans des conditions acceptables en été. C’est pourquoi nous programmons nos circuits de fin octobre à avril. À cette époque de l’année, vous connaîtrez un climat chaud et sec. Les températures au cœur de la journée atteignent généralement 30 °C en décembre et janvier, 35 °C en novembre et février. Parfois cependant, un vent frais vient diminuer l’impression de chaleur et impose de se couvrir un peu plus. Enfin, la nuit, l’absence de couverture nuageuse entraîne une diminution fort sensible de la température dès que le soleil disparaît à l’horizon. Il faudra donc vous munir d’un anorak pour les bivouacs.

Faut-il prendre des précautions sanitaires particulières ?

Aucune vaccination n’est exigée pour se rendre au Sahara, et il n’y a pas actuellement de maladies endémiques. Il est naturellement conseillé d’être à jour des vaccinations classiques, en particulier contre l’hépatite. Les moustiques, présents seulement autour des rares trous d’eau permanents – les gueltas –, sont peu virulents à l’époque où nous programmons nos circuits. Cependant, ceux qui désirent éliminer tout risque pourront prévoir une prophylaxie antipaludéenne.

Ces circuits s’adressent-ils à tous les voyageurs de Clio ?

En ce qui concerne leur intérêt culturel, il n’y a pas de doute : ces circuits s’adressent à tous les voyageurs passionnés de Clio. Il ne faut cependant pas ignorer que, même si les conditions matérielles sont parmi les meilleures possibles, elles se doivent de respecter la philosophie du désert, et ces circuits ne peuvent s’adresser qu’à des voyageurs qui les acceptent en connaissance de cause. Une mention supplémentaire doit être faite pour le circuit au Tassili qui nécessite une bonne condition physique et une bonne aptitude à la marche.

Pour conclure, à qui conseilleriez-vous de partir à la découverte du Sahara ?

À tous ceux qui ont un jour rêvé du désert, qui ont été fascinés par les légendes des « hommes bleus » et sauront comprendre que rien n’est moins désert que le désert.

Source : Clio.fr

 Le Pèlerin

 

 

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 02:40

Le désert avance, l’agriculture régresse, la consommation augmente: Le signal d’alarme des experts 

L’Algérie est face à une véritable menace sur sa sécurité alimentaire. Un danger triangulaire nous guette. Il s’agit de la désertification galopante qui risque d’engloutir 30 millions d’hectares supplémentaires, induisant ainsi un recul de l’agriculture qui n’arrive pas à couvrir les besoins en consommation, importés à hauteur de 70% du marché extérieur. Les spécialistes demandent une réaction urgente pour réduire ce risque. En plus de la nécessité de multiplier les efforts pour endiguer le phénomène de la désertification, ces derniers insistent sur l’importance de réaliser une synergie entre l’agriculture et l’industrie agroalimentaire pour subvenir aux besoins de consommation nationale qui ne cessent d’augmenter.

La sécurité alimentaire et l’approvisionnement en eau potable risquent d’être compromis à long terme si rien n’est fait. Le phénomène de la désertification pèse telle l’épée de Damoclès sur l’Algérie comme sur d’autres pays du monde. Les chiffres communiqués, à la veille de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la désertification (17 juin) par la direction générale des forêts (DGF) sont alarmants. Erosions, pertes de sédiments, glissements de terrain et avancée du désert… au moins 30 millions d’hectares des terres arables du territoire national sont aujourd’hui plus que jamais menacés par la désertification. Selon le rapport de la DGF, 12 millions d’hectares sont soumis à l’érosion hydrique dans les zones montagneuses, dont 47% des régions les plus érodées se situent à l’ouest du pays.

Le rapport, rendu public hier, évoque aussi la perte de 120 millions de tonnes de sédiments/an et une diminution des capacités de stockage des eaux de barrages avoisinant les 20 millions de m3/an. Ce qui risque de réduire encore davantage les capacités, déjà insuffisantes, pour subvenir aux besoins nationaux en la matière. « La sédimentation de certains barrages a atteint un taux qui avoisine les 100% », précise la même source. Ce sont les régions steppiques (dans les Hauts-Plateaux et l’ouest du pays) qui sont les plus menacées. Représentant près de 36 millions d’hectares, 20 millions d’hectares relevant du domaine de la steppe sont aujourd’hui vulnérables à la désertification. « Alors que 600 000 hectares sont désertifiés, 7 millions d’hectares relevant de la steppe sont sérieusement menacés par l’érosion éolienne », précise le document de la DGF. En plus de l’avancée du désert, la DGF souligne également un autre problème relatif au glissement du terrain (16,6 m3 érodés/an) dû à la déforestation. Malgré les efforts consentis jusque-là, à travers le projet du barrage vert lancé en 1971 et les différentes campagnes de reboisement lancées ces dernières années, la superficie forestière demeure insignifiante. Elle ne représente, selon le même rapport, que 1,7% du territoire national, dont 11% se situent dans la région nord du pays.

La situation est la conséquence de plusieurs facteurs. En sus du climat et de l’avancée du désert (200 millions d’hectares représentent le Sahara), la DGF cite en particulier le facteur humain. L’exploitation irrationnelle des terres, notamment dans les régions steppiques et la destruction des forêts favorisent le phénomène de la désertification. Soulignant la nécessité de conjuguer les efforts au niveau de tous les secteurs, la DGF rappelle les objectifs du programme d’action national (PAN) pour la lutte contre la désertification. Le PAN vise, indique la même source, le développement durable de l’écosystème steppique. « Cet objectif est réalisable à travers la diminution de la population tirant sa subsistance de l’exploitation extensive des zones classées sensibles, la création d’opportunités d’investissement non désertifiant pour les capitaux actuellement utilisés dans l’élevage steppique, et également une recherche scientifique et technique proposant des techniques agricoles et pastorales à effet désertifiant faible », précise la DGF. Pour la reconstruction du patrimoine forestier, la DGF cite encore la campagne de reboisement consacrée comme tâche « d’intérêt national » et qui se traduit par une mobilisation des citoyens et la mise en œuvre d’un vaste programme d’investissement. « Ces programmes et cette campagne ont permis la plantation, de 1962 à 1970, de plus de 99 000 ha », indique-t-on.

Source El Watan

Le  Pèlerin

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 07:19

Sud algérien - Boussaâda : Envoûtante par son charme, séduisante par sa tolérance

Boussaâda est une oasis nichée entre le Hodna et le début du désert aride. Elle a l’air prospère et séduisante, elle qui n’a cessé, tout au long de sa récente histoire (elle serait fondée au 13e siècle), d’attirer vers elle les rescapés de l’Andalousie ou les tribus du nord en fuite aux guerres ou encore les simples voyageurs en quête de calme et de ressourcement spirituel.
Elle a été la ville adoptive de Dinet et d’autres peintres venus d’Europe, du fils de l’Emir Abdelkader qui a préféré cette ville à l’exil. Comme M. Dinet, devenu  Nasreddine après sa conversion à l’islam, l’Emir Hachemi y est enterré, ce qui témoigne de l’attachement des personnages les plus illustres à cette terre cosmopolite. Boussaâda se trouve à 270 kilomètres au sud d’Alger. Elle est célèbre par le débordement de ses lumières et la richesse de ses 24.000 palmiers. Aujourd’hui, elle étouffe avec une population qui avoisine les 140.000 habitants, à tel point qu’à l’entrée, juste après l’aéroport, une nouvelle ville est en chantier.
Les citoyens, jeunes et moins jeunes, sont, à l’instar des autres régions du pays, en proie au chômage tellement l’activité se réduit à une place dans la fonction publique ou un boulot dans les services.
Ces derniers sont tributaires de la relance de la vocation touristique qui est aussi une chance pour le développement de l’artisanat. D’ailleurs, une semaine du burnous est programmée pour la fin novembre afin de «susciter  l’engouement pour les produits de l’artisanat», nous révèle un des organisateurs, le vice-président de l’APC de Boussaâda.
Les élus locaux auront ainsi des rencontres avec les citoyens. C’est le moment idéal pour prendre la vraie température. Deux jours par semaine sont consacrés à ce type de contact. Les couloirs ne désemplissent pas. Les sujets essentiels abordés avec les édiles sont le logement et bien sûr  l’emploi. Pour le P/APC, Lembarak Amrane, «si Boussaâda  avait eu le rang de wilaya, on n’aurait pas eu ce genre de problèmes».
Elle aurait eu, en tant que wilaya, des investissements dans le tourisme, dans l’agroalimentaire autour de la célèbre plaine d’El Madher appelée à devenir «la nouvelle Mitidja» ou carrément un «pôle» dans les matériaux  de construction.
C’est l’occasion de relancer le débat sur le «droit pour Boussaâda au rang de wilaya» qu’elle a «raté lors des deux derniers découpages, en 1974 et en 1984», dit-il, tout en restant confiant que, cette fois-ci, la prochaine réorganisation administrative sera «la bonne». Côté population, le filet social, même avec ses 3000 dinars, est la seule planche de salut car le chômage atteint ici «des proportions alarmantes», nous apprend-on.
La dernière proposition d’assainissement des fichiers du filet social avec l’exclusion des moins de 30 ans et des célibataires a gonflé les rangs des mécontents  qui viennent dénoncer «cette injustice» lors des jours de réception du maire.
Un tour au marché des fruits et légumes montre que l’agriculture est, dans cette nouvelle zone d’El Madher, prometteuse. Des légumes comme les carottes sont expédiés jusqu’au Nord.
Un citoyen parle d’une expérience concluante dans la production d’agrumes et de plusieurs autres variétés de fruits. Parc contre, la viande est chère à l’instar des toutes les régions du pays, ce qui explique davantage la régression du pouvoir d’achat et l’ouverture de magasins des viandes congelées. Pourtant, Boussaâda est une région agropastorale.
L’extraction de sable, un danger pour l’environnement et le cachet touristique de la ville
La promotion de la région dans le domaine du sable a redonné l’espoir de résorption du chômage mais l’on reste sceptique. Les élus craignent pour Boussaâda beaucoup de dégâts écologiques suite à la décision de profiter des ses immenses ressources en sable pour les matériaux de construction.
L’extraction de sable est devenue une affaire florissante. Sur la route des colonnes, de gros camions font le va et vient jusqu’au nord du pays. Les populations craignent, avec une exploitation sans répit, l’élargissement des lits des oueds et des crues.
Il y a une semaine, la route vers Boussaâda était fermée suite aux fortes intempéries. Boussaâda dispose de deux grands oueds qui deviennent dangereux à l’approche de l’hiver. Celui de Mitar avait, il y a une année, défrayé la chronique en emportant toute une famille. La ville avec sa configuration encaissée nous rappelle la ville de Ghardaïa. Pour les citoyens, l’extraction du sable des oueds Mitar et Boussaâda a pris de l’ampleur ces dix dernières années, mettant en péril l’environnement de la ville.
Pour les autorités locales, «l’exploitation est décidée au niveau de la Direction des mines de la wilaya, nous n’y pouvons rien». On parle de «deux millions de mètres cubes extraits annuellement des deux oueds». Il reste encore le sable des dunes.
Ce dernier n’en n’est pas moins nocif car il constitue «une atteinte au cachet touristique de la ville», nous dit un enseignant. Alors sur quoi va compter la ville pour créer de l’emploi ? Certains restent confiants en la relance des potentialités touristiques : la visite de la tombe de Dinet et de son musée, de celle de l’Emir Hachemi, la création de plateaux cinématographiques.
S’ajoute à cela la construction de nouveaux hôtels, en plus de l’hôtel Caïd et du Transat.
Moulin de Ferrero : un espace de détente et de loisirs par excellence
Boussaâda dispose d’endroits magnifiques pour les randonnées, la détente, les loisirs ou pour l’industrie cinématographique. A l’image du mythique moulin de Ferrero, choisi alors par un colon maltais pour édifier un moulin pour les agriculteurs de la région. Les cascades qui irriguent l’endroit lui donnent un aspect pittoresque. Les  citoyens qui se baignaient ici durant les grandes chaleurs se désolent aujourd’hui de la décrépitude d’un site enchanteur. A commencer par les égouts des bidonvilles mitoyens, notamment à Sidi Slimane, qui se déversent au vu et au su tout le monde. Les autorités veulent le réhabiliter avec la corniche qui s’étire jusqu’à la palmeraie qui reste un grand paradis de fraîcheur avec ses arbres de diverses essences : agrumes, abricots,  dattes.
Des projets de relais, des kiosques, des  auberges, et des restaurants seront proposés aux investisseurs dans le secteur du tourisme, ce qui ne manquera pas de créer une certaine activité et redonner à Boussaâda, qui a subjugué par le passé tant d’artistes, ses lettres de noblesse. Il y a eu des tentatives dans ce sens mais elles ont fait long feu. Sur la route, nous rencontrons un restaurant à l’état de carcasse. Il a été abandonné par son propriétaire. Notre ami nous explique que «son créneau destiné aux adeptes de Bacchus» a été la cause de l’échec. Il faut noter que le terrain sur lequel est édifié le moulin, bien que situé dans une zone d’expansion touristique, est l’objet d’une revendication d’un particulier qui l’aurait acheté en 1949, à M. Ferrero. Ce dernier aurait décidé de s’en débarrasser suite à «un drame familial», nous explique un des héritiers. Des crues avaient emporté, dit-il avec précision,  la fille Mathilde Ferrero, ce qui a justifié chez la famille du grand chocolatier sa cession. Il est  donc utile de régler au préalable ce problème avant de penser en faire un lieu touristique ou,  comme on l’avait suggéré à la ministre de la  Culture, un plateau de tournage comme ça été la vocation de cette région. En effet, on parle de l’intérêt des cinéastes pour cette région dès les années trente avec le tournage de Samson et Dalila, d’une grande partie du film Tarzan du réalisateur E. R. Burroughs, Trois pistolets contre César, Marchand d’esclaves, et plus récemment les vacances de l’Inspecteur Tahar, le clandestin….
Source Horizons K. Daghefli
Le Pèlerin

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 10:39

C’est la Fête de la Tomate

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 La Fête de la Tomate, qui a entamé, ce vendredi, sa deuxième et dernière semaine, est marquée, pour la première fois depuis l’année 1973, date d’essai réussi de la culture dans la région du Touat de ce fruit légume, par son abondance et à un prix raisonnable.

En effet, cette tomate locale, de petite et moyenne taille, que l’on ne voyait pas sur les étalages dans le passé en cette période de l’année, est disponible sur pratiquement toutes les surfaces commerciales, proposée par les petits cultivateurs de la vallée du Touat entre 40 et 50 DA le kg. Par contre la tomate parvenue du nord du pays par l’intermédiaire des mandataires est présente en quantité avec 100 à 120 DA le kg. Au niveau des parcelles de culture dans le Touat profond ou bien à Zaouiet Kounta, la tomate est cédée entre 10 et 20 DA le kg.

D’ailleurs, les ménagères averties profitent de cette période pour s’approvisionner en quantité suffisante pour la congélation ou la préparation de sauce destinée à la cuisine du mois du Ramadhan. Notons que cette fête est célébrée annuellement par la municipalité d’Adrar, au mois d’avril par le biais de plusieurs manifestations culturelles, sportives et d’animations avec la collaboration des associations locales, des troupes folkloriques de la région ainsi que d’autres invités des wilayas limitrophes.

En marge de ces festivités, la grande esplanade «Massini» et le hall d’expositions «Foggaras» abritent la quinzaine économique, avec la présence de plus de 400 commerçants ambulants venus de diverses régions du pays. Cette manifestation, dont la clôture est pour le 18 avril prochain, verra la participation des Syriens spécialisés dans l’habillement oriental féminin et d’enfants ainsi que d’autres fabricants chinois qui exposent des articles ménagers dans le domaine de la literie.                           

Source El Watan A.A.

Le Pèlerin

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